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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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Burqa, niqab, une initiative parlementaire salutaire


Cinquante huit parlementaires de droite et de gauche réclament une commission d'enquête pour lutter contre l'expansion du port de ce voile qui recouvre entièrement les femmes.


La burqa, qui voile une femme de la tête aux pieds, pourrait-elle être interdite dans les espaces publics en France ? Cinquante huit députés de toute tendance ont cosigné une proposition de commission d'enquête parlementaire pour réfléchir à la question. André Gerin, député-maire PCF de Vénissieux, à l'origine de cette proposition, l'a transmise mercredi au premier ministre.

«Nous sommes aujourd'hui confrontés, dans les quartiers de nos villes, au port par certaines femmes musulmanes de la burqa, voilant et enfermant intégralement le corps et la tête» écrit André Gerin, dans l'exposé des motifs du texte. « Il ne s'agit plus seulement d'une manifestation religieuse ostentatoire mais d'une atteinte à la dignité de la femme».
 

«Panne d'intégration»


«La burqa n'est absolument pas une prescription du Coran», rappelle Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, interrogé par lefigaro.fr. Le port de la burqa existait déjà avant l'apparition de l'islam dans des pays comme l'Afghanistan». Le recteur soutient la démarche des députés, «à condition que la commission soit un moyen de dialoguer avec les responsables de l'islam». Toutefois dubitatif sur une voie législative qui interdirait la burqa, au regard des libertés individuelles et religieuses, il pense que «La solution réside plutôt dans la compréhension des racines de ce problème», qui s'apparente à ses yeux à une «hyper affirmation identitaire et à une panne de l'intégration.»


On ne s’étonne pas, en revanche, de la réaction de des militants de l’islam fondamentaliste de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) très implantés dans les « quartiers ». Son secrétaire général, Fouad Alaoui, déclare que cette proposition des députés est «une nouvelle manœuvre propre à encourager les amalgames». Il regrette cette démarche qui intervient «justement quand on parle de l'Iran». Soulignons que ce n’est pas « on » qui parle de l’Iran, mais les Iraniens et les Iraniennes qui hurlent leur malheur d’être tombés sous le joug d’un régime islamiste liberticide, corrompu, brutal et criminel. Et ce sont les démocrates de tous les pays qui souffrent avec eux et avec elles, qui soutiennent les jeunes et les femmes d’Iran qui, au péril de leur vie, tentent de sortir de ce cauchemar.



Quant à Sihem Habchi, la jeune présidente de Ni Putes Ni Soumises, elle réagit sans ambiguïté : «Il faut encourager le débat sur cette question, rendre visible la réalité et la dégradation de la condition des femmes et considère que «La loi de 2004 sur la laïcité (interdisant les signes ostensibles d'appartenance religieuse dans les établissements scolaires) « n’est pas suffisante ». Il faut «rouvrir le débat», lance-t-elle.

 D’autres pointent également une situation qui n’est pas compatible avec une société organisée et un Etat de Droit. Ils dénoncent le fait insupportable que cette pratique interdit, de fait, de connaître ou de reconnaître un interlocuteur ainsi affublé. En effet, rien ne permet alors de savoir à qui nous avons affaire à … une femme ? à … un homme ? De plus, tout le monde le sait, le dialogue et la compréhension se situent autant au niveau du regard, de l’expression de l’ensemble du visage, que des propos eux-mêmes.

Comment recueillir le consentement d’une personne lors du mariage s’il est impossible de l’identifier ? Comment reconnaître l’auteur d’un crime ou d’un délit si la personne cache son visage ? C’est d’ailleurs un subterfuge classique … (voir les cagoules). Comment savoir si c’est la bonne personne qui se présente à un examen, à un emploi ? Comment savoir si c’est la mère qui vient rechercher son enfant à la maternelle ou une autre personne non autorisée ?

Clairement, comment organiser une société pacifiquement et justement dans un chaos où chacun pourrait se cacher sous un drap ou avec une cagoule ?


D’ailleurs, chacun se souvient de l’évasion de Abdul Aziz, chef de la mosquée rouge d’Islamabad en juillet 2004, déguisé en femme et dissimulé sous une … burqa !

Dans l’exposé des motifs de la proposition de cette commission d’enquête, on peut lire aussi :

« Vêtue de la burqa ou du niqab, elle est en situation de réclusion, d’exclusion et d’humiliation insupportable. Son existence même est niée.

La vision de ces femmes emprisonnées nous est déjà intolérable lorsqu'elle nous vient d’Iran, d’Afghanistan, d’Arabie Saoudite ou de certains autres pays arabes.

Elle est totalement inacceptable sur le sol de la République française.

Nous savons, en outre, qu’à cette tenue vestimentaire dégradante s’ajoute une soumission à son époux, aux hommes de sa famille, une négation de sa citoyenneté.

 



Il faut se rappeler les professions de foi de l’imam Bouziane, en avril 2004, en faveur des châtiments corporels pour les épouses adultères, sur fond de diatribe idéologique anti-Occident, d’un racisme anti-blanc, anti-France ».

 

Voici l’Article unique de cette proposition :

« Il est créé une commission d’enquête parlementaire de trente membres afin de

dresser un état des lieux de la pratique du port de la burqa ou du niqab par certaines femmes musulmanes, de mieux comprendre le phénomène et de définir des propositions afin de lutter contre ces méthodes qui constituent une atteinte aux libertés individuelles sur le territoire national.

Elle doit rendre son rapport le 30 novembre au plus tard. »

On ne peut que saluer cette initiative.

Hélène Zanier.

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I
Communiqué de l’association Chevalier de la Barre<br /> Les principes laïques de notre République ont conduit par le passé à légiférer sur les signes vestimentaires d’appartenance religieuse.<br /> En mars 2004, une loi a interdit le port de signes religieux ostensibles dans les établissements scolaires, et notamment le voile islamique.<br /> Cette loi a préservé la liberté de conscience pour les filles qui ne souhaitaient afficher aucune identité ; et elle a permis aux autres de s’engager dans une voie d’émancipation, fondée sur la raison, orientée vers l’acquisition d’un savoir universel.<br /> Par ailleurs, les femmes musulmanes, en poste dans la fonction publique, ne peuvent porter le voile sur le lieu de leur travail. Cette interdiction est une conséquence directe de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de décembre 1905. « Le Chevalier de La Barre » se félicite des dispositions déjà prises par le législateur.<br /> Aujourd’hui, un autre débat s’ouvre : celui du port de la burqa (et du niqab), tenue qui couvre l’ensemble du corps et du visage de certaines femmes musulmanes. Une commission parlementaire a été créée pour instruire le sujet et déposer ses conclusions en novembre 2009 au plus tard.<br /> Au fond, la question est : faut-il interdire le port de la burqa ?<br /> La burqa, symbole religieux ou signe d’oppression de la femme ?<br /> Soumission à l’homme ou bien expression libre et originale de la femme ?<br /> Extériorisation radicale de la foi ou désir de lancer une mode vestimentaire ?<br /> Offensive marketing de commerçants saoudiens ou provocation orchestrée d’islamistes?<br /> Le sujet est d’autant plus délicat que cet habit est porté dans l’espace public, là où notre société a permis une très grande liberté vestimentaire. On est à présent sortis des établissements scolaires ou administratifs de la République.<br /> Quoiqu’il en soit, nous constatons que le port de la burqa dissimule entièrement la femme. On ne peut ainsi la distinguer d’autrui, sauf à la remarquer La singularité que cette femme souhaiterait afficher dans la rue est usurpée puisque sa tenue est uniformément noire.<br /> Le signe d’appartenance que cette femme voudrait promouvoir est falsifié puisque on ne peut la reconnaître dans son individualité sous ce vêtement. La « publicité » qu’elle pourrait ainsi rechercher dans l’espace dit « public » a donc un caractère d’imposture.<br /> Aussi cette dissimulation contrevient-elle gravement au principe de reconnaissance individuelle, principe que notre démocratie n’a cessé de cultiver afin de promouvoir la liberté de chacun et lui éviter d’être asservi à quelque autorité que ce soit sauf celle de la loi.<br /> Cette pratique bafoue autant la liberté de conscience que la liberté d’expression.<br /> Et elle marque une profonde régression du mouvement d’émancipation de la femme.<br /> Pour ces raisons, l’Association « Le Chevalier de La Barre » soutiendra avec la plus grande vigueur tout effort législatif visant à l’interdiction du port de la burqa (et du niqab) en France.<br /> A Paris, le vendredi 3 juillet 2009
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J
va te faire mettre avec ton "vivre ensemble"!<br /> <br /> on n'en a rien a foutre de vivre avec ta sale tronche!<br /> <br /> on t'emmerde.
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B
<br /> <br /> Quelle élégance …<br /> <br /> <br /> Nous<br /> publions votre commentaire pour que chacun puisse apprécier le « niveau » de « l’argumentation » de certains activistes anti-laïques.<br /> Le pseudonyme que vous avez choisi « Jules Ferry », icône de la république laïque, mais aussi grand colonialiste*  aurait pu permette d’engager un dialogue constructif au cours duquel nous aurions précisé d’une part notre conception de la république et de la laïcité, d’autre<br /> part notre opposition au colonialisme et au néo-colonialisme.<br /> <br /> <br /> Mais<br /> vous préférez, caché derrière votre burqa intellectuelle, proférer des insultes.<br /> <br /> <br /> Triste, mais malheureusement signifiant.<br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> *Jules Ferry, né le 5<br /> avril 1832 à Saint-Dié (Vosges, Lorraine) et mort le 17 mars 1893 à Paris, est un homme politique français. Plusieurs décennies après sa mort, le ministre, promoteur de l’œuvre scolaire de la<br /> Troisième République, est devenu une figure emblématique de la laïcité française. Il fait partie des rares hommes politiques pères fondateurs de l’identité républicaine en France. Il a rendu<br /> l’instruction obligatoire et l’enseignement laïc, ce que certains résument en « école gratuite, laïque et obligatoire ». Parallèlement, Jules Ferry se montre un partisan actif voire<br /> zélé de l'expansion coloniale française.<br /> <br /> <br /> <br />
P
Il faut doser. Qu’est-ce qu’il faut doser…<br /> <br /> http://ysengrimus.wordpress.com/2008/06/16/le-chene-et-le-roseau-pourquoi-l%E2%80%99epanouissement-identitaire-serait-il-un-communautariste-pourquoi-le-repli-identitaire-serait-il-un-multiculturalisme/ <br /> <br /> Prudence et patience…
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B
<br /> <br /> Voici le texte recommandé<br /> par Paul Laurendeau, sur lequel je ferai une simple<br /> remarque :<br /> <br /> <br /> En matière de « vivre<br /> ensemble », au delà de la spécificité de chaque situation historique, il est évident qu’il faut combiner l’attitude "chêne" et l’attitude "roseau".<br /> <br /> <br /> Le tout est de savoir quand il<br /> faut faire le "chêne" et quand il faut faire "le roseau".<br /> <br /> <br /> Une seule certitude : nous devons<br /> nous fonder sur le respect des êtres humains et des valeurs universelles progressistes.<br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br /> « L’un dans l’autre, la question de l’intégration multiculturelle rencontre deux traitements, celui du chêne et celui du roseau.<br /> <br /> <br /> Le chêne: la France. La République se réclame d’un certains nombre de valeurs de base qui fonctionnent comme des principes axiomatiques. Tous les citoyens étant égaux devant la loi française<br /> (dont l’extraterritorialité est fondée et légitimée dans la ci-devant universalité -voulue ou réelle- des fameux droits humains – valeurs de 1789, que les ricains implémentèrent…<br /> en 1776, mais bon) et il faut se conformer. On ne touche pas plus à la laïcité qu’on ne touche aux congés payés. L’immigrant et ses descendants sont une sorte d’accident de parcours, un apport<br /> toléré s’il s’intègre, un candidat, serein ou rebelle, à l’assimilation. Politique identitaire est un terme péjoratif en France. Le concept central pour eux, c’est le<br /> communautarisme, synonyme de replis identitaire, de résistance indue face aux exigences élémentaire de la vie publique, de crispation passéiste.<br /> <br /> <br /> Le roseau: le Canada. Terre d’immigration dotée de deux peuples fondateurs égaux en droits et en valeurs… sinon dans les faits. Décontraction très Nouveau Monde, ouverture (non exempte cependant<br /> d’un type tout particulier de condescendance onctueuse et bienveillante parfois presque fétide, oh que oui…). Toutes les religions, tous les restos, tous les langages. Port des couvre-chefs<br /> religieux autorisé partout, sans problème particulier. Tolérance est le maître mot, le calcul étant qu’une intégration saine et effective ne se fait pas sous la contrainte des<br /> lois mais par le serein exemple. Le Canada se réclame de la notion cardinale de multiculturalisme et l’épanouissement identitaire est une valeur endossée et promue. Huit personnes<br /> sur dix rencontrées sur la rue ignorent purement et simplement la signification glauque du mot communautarisme.<br /> <br /> <br /> Attention important! Notez qu’il ne s’agit pas ici de reprendre le jugement de valeur porté par la fable de Lafontaine. Notre bon fabuliste n’est pas nécessairment un auteur réaliste! Si<br /> le chêne de la fable se déracine tandis que le roseau plie et reste indemne, la moindre promenade auprès d’un de nos beaux lacs canadiens vous montrera des roseaux ayant cassé net d’avoir été<br /> trop flexibles et des chênes ayant parfaitement résisté à l’orage…<br /> <br /> <br /> Ceci dit, ces deux modèles gagneraient chacun à s’inspirer un peu de l’autre. L’exemple historique du Québec est ici particulièrement parlant. Au moment de la conquête anglaise de 1760,<br /> une population française de 60 000 âmes, implantée depuis plus de 150 ans, se retrouve subitement encadrée par un occupant n’alignant pas 20 000 gogos. Le cas est savoureux, piquant et fort utile<br /> à la réflexion car ici, c’est l’immigrant minoritaire qui tient le pouvoir économique et politique… Spontanément communautaristes, du communautarisme du charbonnier en quelque sorte, les<br /> canadiens français du temps voyaient à leurs affaires, leur religion de chapelle, leur cadastre rural, le mariage de leurs fils et de leur filles, leurs corvées villageoises, leur pot-au-feu,<br /> selon leurs lois, us, pratiques et coutumes traditionnels. Le conquérant, un peu ébahi par la cohérence bourrue de cette autonomie vernaculaire, a vite vu qu’il ne pouvait pas réformer et<br /> angliciser tout ça. Il a donc justement fait la part du feu. Les crimes, impliquant notamment mort d’homme, les arnaques majeures, les insurrections, seraient traités selon les lois de<br /> l’occupant. Pour le bazar de litiges, de cadastre, de récoltes, de constructions de chapelles et de mariages, arrangez-vous entre vous avec vos lois françaises. Le Québec a, encore aujourd’hui,<br /> un code civil français et un code criminel de common law britannique. Il tient aux deux, comme il tient fermement à son parlement de type britannique, où il traite ses affaires en<br /> français… En 1774, deux ans avant la révolution américaine, craignant que les français de la vallée du Saint Laurent ne veuillent s’associer à la république américaine naissante, les occupants<br /> britanniques du Dominion du Canada, toujours numériquement minoritaires, produisent la première loi multiculturelle en terre nord-américaine, L’Acte de Québec. En un mot: OK<br /> les copains, vous pouvez rester catholiques, vous pouvez conserver la langue française, vous ne devez plus prêter explicitement serment au roi d’Angleterre. Les autres ont répondu<br /> Vive le Roi George! (en français) et les bataillons canadiens français eurent un rôle important à jouer pour empêcher la révolution américaine de s’exporter dans nos arpents de<br /> neige… Notons au passage qu’il y a donc, ici aussi, une république jouant un rôle de dynamo… extérieure, mais quand même…<br /> <br /> <br /> Peut-on donner tort aux Québécois d’avoir continué de faire cuire leur couscous et de porter leurs voiles, si vous me passez l’analogie? Peut-on les accuser de replis<br /> identitaire pour avoir perpétué ainsi leur existence nationale, produisant une des cultures francophones les plus originale au monde hors de France, et imposant de facto à toute l’entité<br /> canadienne la notion profonde et définitoire de multiculturalisme, dont celle-ci, sans le dire trop fort, se serait bien passé autrement? Conseil d’ami: n’allez pas dire aux Québécois qu’ils<br /> auraient aussi bien pu s’assimiler, cela les crisperait fort. La notion d’assimilation est hautement péjorative pour eux. C’est purement et simplement la suprême exécration. La<br /> culture arabe de France ne pourrait-elle pas, modulo les ajustements requis, produire un résultat lumineux similaire? Par la force des faits, les britanniques paniqués des premières décennies de<br /> la Conquête de la Nouvelle France nous donnent la leçon du roseau. <br /> <br /> <br /> Mais 250 ans plus tard, cette société québécoise, aujourd’hui laïque et moderniste, se rend compte soudain que cette souplesse anglo-saxonne qui fonda son existence commence à<br /> sérieusement gripper. Les québécois et les québécoises sont profondément féministes, le droit de la femme est pour eux un enjeu cardinal. Peuvent-ils reprocher à nos jacobins de Français, dans<br /> leur raideur et leur grandeur, de vouloir dire ça suffit! quand des pratiques juridiques inégalitaires grugent et compromettent de partout leur égalité républicaine qui est aussi<br /> un peu la nôtre? Sur le droit des femmes, si durement acquis, si fragile encore, si incomplet, la fermeté française en matière de replis identitaire (de ghetto ethnoculturel, de combines<br /> maritales louches, de magouilles d’immigration, d’oppression occulte de l’immigrante par l’immigrant – et, oui, comme la version française nous le suggère fortement, appellons un chat un chat)<br /> nous donne indubitablement la leçon du chêne.<br /> <br /> <br /> Pourquoi l’épanouissement identitaire serait-il un communautarisme? Pensez au Québec, de plus en plus ouvert sur le monde et épanoui. Ce n’est pas un communautarisme. Pourquoi le repli<br /> identitaire serait il un multiculturalisme? Pensez aux femmes immigrantes ne bénéficiant pas effectivement des lois nationales et vivant incarcérées dans leur propre communauté, coupées du monde.<br /> Il n’y a pas grand chose de multiculturel là-dedans. Complexe.<br /> <br /> <br /> Pensez, pensez… Pensez syncrétisme du chêne et du roseau…<br /> <br /> <br /> Il faut doser ces deux apports, au cas par cas. Voile, bouffe, mariage, musique, héritage, patrimoine, tout doit y passer. Il faut patiemment tamiser. Chêne<br /> ici, roseau, là, Chêne pour ceci, roseau, pour cela, Il y en a pour une bonne génération. D’autres syncrétismes de grande valeur, ethnoculturels ceux-là, en émergeront, si c’est fait proprement…<br /> Je suis optimiste. »<br /> <br /> <br /> <br />
M
Les doigts d'honneur font partie de vos pratiques de politisation ? Si c'est le cas, prévenez-moi, nous serions entrés dans une nouvelle ère politique. Insultes et vulgarité affichée... Pour défendre quelle cause, rappelez-moi, le respect et l'amitié entre les peuples et les gens ? Un peu de sérieux, j'ai dû manquer un épisode...
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B
<br /> <br /> Il est clair que si la<br /> politisation dont « l’art de la paix » se prévaut, se traduisait uniquement par cette agressivité (le doigt « d’honneur », mais pas seulement) vis-à-vis de personnes qui se<br /> battent depuis des années contre les discriminations, il s’agirait là d’une régression dramatique du débat politique.<br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br /> <br />
N
Vincent Geisser, chercheur à l'Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman (IREMAM/CNRS) est l'auteur du livre très controversé La Nouvelle Islamophobie. L'ouvrage, plaidoyer en faveur de l'adoption du terme d'"islamophobie" en France. Selon lui, celle-ci « s'ancre très profondément dans la mémoire de l'Algérie coloniale ». Pour Vincent Geisser (chercheur CNRS et enseignant « elle [l'islamophobie] constitue bien un racisme antimusulman ». C'est dans ce sens qu'elle est dénoncée en France.<br /> Tout comme l'anti-sémitisme, l'islamophobie incite à des profanations.<br /> <br /> Selon un rapport du Conseil des Droits de l'homme des Nations unies, l'islamophobie, bien que le terme soit récent, a toujours existé et a augmenté sensiblement après certaines réactions aux attentats du 11 septembre 2001. L'accusation d'islamophobie, dans l'acception de «racisme anti-musulman», est sous-jacente à l'utilisation du terme de « choc des civilisations », utilisé par Samuel Huntington, par nombre d'hommes politiques et d'intellectuels qui opposent un « islam global » respectant à la lettre les prescriptions de la charia, à un « Occident » mettant l'accent sur les Droits de l'homme.<br /> <br /> En 2004, une conférence des Nations unies a eu pour thème les phénomènes de violence envers des musulmans et la recherche de moyens pour combattre l'islamophobie.
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B
<br /> <br /> Ce<br /> point de vue s’entend. Il est naturel que le débat ait lieu et que parfois les points de vue divergent.<br /> <br /> <br /> Cela<br /> dit, si j’ai bien compris vos propos, seraient de l’islamophobie :<br /> <br /> <br /> - le<br /> fait de vouloir faire respecter les règles de l’urbanisme,<br /> <br /> <br /> -  le fait de<br /> faire respecter les principes de la laïcité,<br /> <br /> <br /> -<br /> ainsi que le fait d’être favorable à la liberté d’expression sur la religion (cf. l’affaire des caricatures, mais aussi la fatwa contre Salman Rushdie)?<br /> <br /> <br /> Est-ce que je me trompe ?  <br /> <br /> <br /> Sinon<br /> je suis tout à fait d’accord pour permettre l’exercice du culte musulman dans de bonnes conditions en particulier à Bagnolet (je vous rappelle que non seulement j’ai signé le permis de construire<br /> de la mosquée de la rue Hoche rue Hoche, mais encore j’ai largement contribué à lever les obstacles qui entravaient sa construction) et pour combattre les tenants du choc des<br /> civilisations.<br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br /> <br />