Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

La situation est grave au centre municipal de santé Elsa Rustin. De nombreux usagers s’inquiètent, voire sont mécontents devant des dysfonctionnements qui perdurent et des réductions d’activités. Une pétition circule à l’initiative du comité des usagers. Nous publions ci-dessous l’éditorial de leur journal LA PÊCHE qui vient de paraître.
Edifiante lecture.
Pierre Mathon
« LE CENTRE DE SANTÉ : UN ÉQUIPEMENT PLÉBISCITÉ !
Un habitant de Bagnolet sur trois fréquente le centre de santé municipal Elsa Rustin. La raison en est simple : une offre de soins diversifiée, un plateau technique qui permet de pratiquer les examens prescrits, un accès facile, des tarifs qui respectent le secteur 1 et la pratique du tiers payant. En bref, la possibilité égale pour tous de se soigner.
Pourtant, le comité des usagers du centre de santé se fait l’interprète de nombreux usagers du centre qui manifestent une inquiétude, voire un certain mécontentement devant des dysfonctionnements qui perdurent et des réductions d’activités.
Problème le plus visible : la difficulté d’avoir un interlocuteur au téléphone. Ce problème dure depuis des mois et, bien que signalé à plusieurs reprises, il n’est toujours pas réglé. Où est donc le problème ? Le système de téléphonie défaillant ou un manque de personnel pour répondre ? Il est urgent d’apporter une réponse satisfaisante. Le Comité des usagers a décidé de faire signer une pétition demandant à la municipalité de prendre cette question au sérieux.
SUPPRESSION DES SPÉCIALITÉS ?
Plusieurs consultations sont aujourd’hui en souffrance : la radiologie n’est plus assurée comme auparavant, il en est de même pour l’ophtalmologie, la cardiologie, la pédiatrie, la psychiatrie, la phlébologie, le service de soins à domicile…
Peut-être caresse-t-on le rêve ici ou là de supprimer des spécialités avec l’espoir chimérique de faire des économies en se disant qu’après tout il existe deux cliniques à Bagnolet qui peuvent répondre à la demande !
C’est un mauvais calcul. C’est au contraire parce qu’on développe des services que l’on permet un meilleur équilibre financier. Les actes médicaux sont remboursés par la Sécurité sociale et les mutuelles. Moins il y en a et plus la structure et le personnel administratif (non pris en charge par la sécurité sociale) coûte cher.
Ne pas remédier à la diminution, voire à la suppression de consultations de spécialistes, c’est revenir à une conception caritative de dispensaire pour les pauvres. Ce qui ferait revenir 70 ans en arrière ! Ou plutôt cette conception n’a jamais été celle des équipes municipales qui se sont succédées depuis 80 ans !

Ce n’est pas faire moderne que de supprimer des services publics. Cela fait libéral !
Surtout dans une période qui connaît une crise sociale sans précédent et qui ne touche pas seulement les plus pauvres.
LA MÉDECINE PUBLIQUE EST UN ATOUT
Certes, nous connaissons la difficulté de recruter des médecins et des infirmières du fait d’une baisse de la démographie médicale et une préférence souvent affichée par le gouvernement et une partie du corps médical pour la médecine libérale qui autorise le dépassements d’honoraires. Raison de plus pour se mobiliser de façon déterminée et solliciter les personnels médicaux dont nous avons besoin de façon volontariste.
Pour contenir les abus des dépassements d’honoraires, la médecine publique reste le meilleur atout. Si nous n’avions le choix qu’entre la médecine de ville et … La médecine de ville, il est à craindre que les tarifs ne s’envolent !
Les Bagnoletais sont extrêmement attachés à leur Centre de santé. Il fait partie de l’histoire de leur ville, histoire dans laquelle Elsa Rustin reste la figure emblématique de ces médecins qui se sont fait et se font encore un honneur d’offrir à une population majoritairement modeste le droit de se soigner dans les meilleures conditions. »