Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

L’exposition PSYCKOZE “Tout feu, tout flamme” s’est ouverte le 4 juin au « Studio 55 » (Urban Arts Gallery) 55 rue Meslay à Paris dans le 3ème (métro République ou Srasbourg-Saint-Denis) et se poursuivra jusqu’au 27 Juin 2009.
Quelques mots de présentation de l'artiste bagnoletais PSYCKOZE .
Retenu par Alain-Dominique Gallizia pour illustrer l'affiche de son expo "TAG au Grand Palais", PSYCKOZE présentera au Studio55 une rétrospective couvrant vingt ans de sa vie d'artiste du graffiti.
Le titre, « Tout Feu, Tout Flamme », fait référence à l'incendie (criminel) qui a ravagé l'atelier de l'artiste au 115 rue Sadi Carnot à Bagnolet l'hiver dernier. Tel Phénix PSYCKOZE renaît de ses cendres. Les œuvres présentées au Studio55 ont survécu au feu. Elles forment un ensemble impressionnant en forme d'exposition-phénix.
PZYCKOZE débute dans le monde du graffiti fin 1984, à l’âge de 15 ans. Il commence par marquer le nom de sa copine (Fred) sur les murs, ainsi qu’ ”Acro”. Il adopte ensuite le blaze Psychose en 1987, qui deviendra définitivement PZYCKOZE par la suite. Il participe à la naissance de la Mac (mort aux cons) en 1990. En 1991, il s’associe au groupe Les charbonniers et travaille pendant plusieurs semaines à l’organisation de concerts, expositions et autres animations dans un entrepôt du 13eme arrondissement de Paris.
En 1993, la Rue Watt (13ème arrondissement) accueille l’évènement “La rue est à nous”, organisé par Les charbonniers. Pendant 10 jours, PSYCKOZE réalise une fresque par jour en direct, en recouvrant la précédente.
Entre 1994 et 1997, il se concentre sur la peinture, tout en continuant son parcours dans la rue. En mai 1997, il expose le travail de ses 5 dernières années lors de l’exposition “Parcours et Parpaings” ou il exprime sa vision du milieu urbain. En juin de la même année, il réalise une exposition avec Jonone, un artiste graffiteur au Frigo de Paris. En 1998, nouvelle exposition aux Portes Ouvertes de Belleville.
En 1999, PSYCKOZE expose en collaboration avec Satur (artiste graffiteur francais) à la Fonderie de Bagnolet (entre la rue Jules Ferry et l’avenue Gallieni). Il s’occupe aussi de divers projets avec la Mac sur le secteur de Bagnolet. Apparition des personnages « phantomatiques » de PSYCKOZE.
En septembre 2001, il participe a l’exposition “Rétrospective Graffiti” organisé par Agnès b. En 2003, nouvelle exposition personnelle intitulée “Prise de tête”.
Puis, en 2004, il revient à la FONDERIE (toujours à Bagnolet entre les rue Jules Ferry et l’avenue Gallieni) qu’il ouvre à d’autres artistes. Il y autoproduit diverses expositions afin de promouvoir la culture du graffiti auprès du grand public. On ne dira jamais assez quelle magnifique aventure artistique et citoyenne fut la Fonderie de l’ART.

Nous reviendrons dans ce blog à la suite de cette histoire. La « Fonderie » est devenue aujourd’hui un centre de formation aux métiers de l’image dont l’inauguration a eu lieu ces jours-ci. PSYCKOZE et ses amis ont été « relogés en 2005 dans un local communal situé au 115 rue Sadi Carnot (en très mauvais état), le projet ne eut aboutir malgré la qualité de son architecture et de son montage financier.

Il y eut ensuite cet incendie imbécile mais néanmoins criminel.
Pour conclure (provisoirement), je reproduis ci-dessous un très beau texte sur la démarche de PSYCKOZE :
« Comme artiste de graffiti, Psyckoze écrit sur les murs, dans la tradition de l'appropriation de l'espace public pour l'auto-expression. Partant du rendu calligraphique de son nom mais évoluant vers un art plus figuratif et représentationnel, son travail s'est déplacé au-delà de l'écriture pour devenir une exploration de l'âme de la ville, de notre relation d’amour-haine avec elle.
Il est le reflet de nos sentiments tiraillés entre le communautaire et l’anonyme, le désir d'être vu et la nécessité de passer inaperçu. Au-delà de la peinture "sur" la ville et des peintures la représentant, Psychose utilise la ville elle-même comme médium. Il a poussé les racines hors-la-loi du graffiti vers les entrailles urbaines interdites d’accès, dans le labyrinthe des couloirs souterrains dissimulés sous les rues de Paris, les catacombes où, en jouant avec l'un des principaux paradoxes du graffiti partagé entre le secret et l'affichage public, il crée des installations dans les chambres souterraines et sculpte des silhouettes dans la chair calcaire de la ville. En choisissant ce médium dans des lieux à la fois clandestins et très humains, Psyckoze touche au mystère et pique l'imaginaire. Les œuvres d'art sont visibles mais rarement vues. La connaissance de leur existence est aussi fascinante que la connaissance des peintures rupestres préhistoriques. Le spot d’un graffiti est aussi important que son message. Vous pouvez être recordman du plus grand nombre de « hits » ou champion des endroits les plus inaccessibles et difficiles d'accès.
Psychose, lui est le roi de l’underground.
As a graffiti artist, Psyckoze writes on walls in the tradition of appropriating public space for self-expression. Beginning with the calligraphic rendering of his name, but evolving to a more figurative and representational art, his work has moved beyond writing to become an exploration of the soul of the city, of our love-hate relationship to it and how our feelings are always stretched between the communal and the anonymous, between the desire to be seen and the need to pass without notice. Beyond painting “on” the city and making paintings about the city, Psyckoze uses the city itself as a medium. He has taken the outlaw roots of graffiti art to a level deeper in the outlaw regions, in the honeycomb of passageways deep beneath the surface streets of Paris, the catacombs where, playing with one of the central paradoxes of graffiti between secrecy and public display, he creates installations in the underground chambers and carves figures in the limestone flesh of the earth itself. His choice of this medium in these subterranean yet wholly human spaces evokes mystery and provokes the imagination. The works of art are visible yet seen by only a few. The knowledge of their existence is as tantalizing as the knowledge of prehistoric cave paintings. Graffiti is always concerned with where it is as much as with what it is. You can be king of the greatest number of hits or king of the most inaccessible and hard to reach places. Psyckoze is king of the underworld.
Henry Chalfant, New York, 9 mai 2009 »
Pierre Mathon
(avec l'aide du dossier de presse de l’expo)
Le dossier de presse de l’exposition « Tout feu, tout flamme » :
http://www.thestudio55.com/thestudio55.com/Coming_expo.html
Contact pour le Studio 55 et l’exposition de PSYCKOZE :
Emmanuel de Brantes
Tel : 01 42 71 42 42
“STUDIO 55” 55 rue Meslay 75003 interphone: Studio 55
Ouvert tous les jours de la semaine de 12 h à 19 h et le samedi sur rendez-vous
info@thestudio55.com
