Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

Voici une information parue dans le Parisien sur la pollution des sols des murs à pêches de Montreuil à cause de l’utilisation de boues d’épandage par les horticulteurs d’antan.
Contrairement à ce qu’indique le Parisien, il n’y a pas de quoi mettre en cause les projets de préservation de ce lieu magique. En revanche, nous en sommes d’accord, il y a de quoi inciter à prendre un certain nombre de précautions : ne plus y cultiver par exemple certains légumes particulièrement « accumulateurs » de plomb, cuivre, mercure, zinc et cadmium.
D’où l’arrêté municipal en préparation.

A noter l’attitude responsable des personnes attachés aux murs à pêches (tout particulièrement mon ami Pascal Mage, cité dans l’article, mais aussi de la mairie de Montreuil) quand on voit trop de soi-disant « responsables » tout faire pour cacher ce type de choses.
Vive les Murs-à-Pêches.
Pierre Mathon
« Alerte à la pollution aux Murs-à-Pêches
La mairie de Montreuil va interdire la distribution de salades, poireaux, rhubarbe, thym et menthe cultivés sur ces parcelles et contaminés aux métaux lourds.
La rumeur courait depuis plusieurs années. Les élus et associations viennent d’en avoir la triste confirmation. Les Murs-à-Pêches de Montreuil sont pollués. Des analyses pratiquées par la Direction régionale et interdépartementale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Driaaf) ont révélé la présence de métaux lourds comme le plomb, le cadmium, le cuivre, le mercure et le zinc dans les sols. La mairie est en train de prendre un arrêté pour interdire « la distribution à titre gratuit ou onéreux » des salades, poireaux, de la rhubarbe, du thym et de la menthe. Une réunion d’information se tient demain à 18 heures à l’hôtel de ville.
Précaution
Selon le rapport de la Driaaf, c’est le recours aux boues de Paris comme engrais qui est à l’origine de cette pollution. « Les horticulteurs, l’hiver, faisaient venir des boues d’épandage qu’ils étalaient au printemps », explique Pascal Mage, de l’association Murs-à-pêches. C’est lui qui a fait faire les premières analyses et a alerté la mairie en avril 2008.
Eve Poulteau, chargée de mission sur les Murs-à-pêches à la mairie, se veut rassurante. « Nous prenons cet arrêté par précaution. Ce n’est pas en mangeant ponctuellement un légume contaminé que l’on se met en danger », détaille la responsable qui compte mettre en place un plan de surveillance. Sur ce site, 70 foyers cultivent un lopin dans les jardins familiaux. Les Jardins du coeur y disposent de 6 000 m 2 et distribuent leurs récoltes à quelque 600 familles de la ville. « Nous ne produirons plus de produits interdits. Nous allons faire des tomates, des fruits, tout ce qui n’emmagasine pas de plomb », confie Charles Lasbax, le président des Restos du coeur du 93.
La mairie va lancer une étude afin d’être sûre qu’il n’y a pas d’autres sources de pollution, telles que des retombées atmosphériques d’émissions industrielles. Pour Pascal Mage, qui milite depuis des années pour la préservation du site, cette pollution est une mauvaise nouvelle « dont les Murs-à-Pêches se seraient bien passés ». Même si une commission extramunicipale a planché durant des mois sur ce site, son avenir paraît bien incertain.
Marjorie Corcier Le Parisien 12.05.2009 »