Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
« Bagnolet avance ».
Le maire avait pourtant déclaré publiquement qu’il s’opposerait au permis de construire des « bobos » du 90 rue Victor Hugo dans le quartier des Coutures.
C’était en juin 2006 lors des deuxièmes « assises » de la ville : il faut dire qu’à l’époque pour des préoccupations électoralistes, notre maire avait lancé la « guerre aux lofts et aux bobos », n’hésitant pas à dresser une partie de la population de Bagnolet contre une autre.
Maire-adjoint à l’urbanisme à ce moment, non seulement je n’ai pas proposé la préemption que certains auraient bien voulu, mais j’ai signé le permis de construire. Il faut dire que nous étions en présence d’une démarche intéressante et d’un beau projet, qui entraient parfaitement dans ma conception urbanistique du quartier des Coutures : qualité architecturale, qualité du cadre de vie, mixité fonctionnelle (activités-emplois), mixité sociale.*
Avant
Malgré l’opposition du maire et de ses amis, grâce aux élus Verts, ce projet est aujourd’hui réalisé et des nouveaux Bagnoletais sont installés au 90 rue Victor Hugo depuis fin 2007.
Après
Le site « Bati-actu » vient de publier un article (plutôt un publi-reportage) sur la rénovation de l’immeuble situé au 90, rue Victor Hugo à Bagnolet et sa transformation de bâtiment d’activités en bâtiment de « lofts » combinant habitat et emplois.
Nous le reproduisons bien volontiers.
Malgré les freins et les obstacles, comme aime à le dire Marc Everbecq, « Bagnolet avance » !
Pierre Mathon
Maire-adjoint Vert délégué à l’urbanisme
de mars 2001 à février 2007
* Nous reviendrons prochainement sur ce qu’il convient de faire aux Coutures : les espaces verts et le jardin partagé « autour du chêne », un service public de qualité avec le maintien de la bibliothèque et l’agrandissement de l’école Jules Ferry, la propreté et de l’espace pour les piétons, la mixité sociale et des logements sociaux pour les plus fragiles, quel traitement pour la misère et pour les squats …
Voici l’article de « Bati-actu », illustré par de nombreuses photos :
« Des bureaux transformés en logements
Transformer des bureaux en logements : le concept n’est pas nouveau mais il séduit un nombre grandissant de la population qui peut ainsi cumuler, au sein d’un lieu particulièrement spacieux, travail et habitat.
Le travail à domicile est le lot d’un grand nombre de professions. Mais les volumes des logements ne sont pas toujours appropriés aux activités professionnelles : « Les professions libérales, les artistes et les travailleurs indépendants, notamment, ont des besoins auxquels l’habitat urbain traditionnel ne répond pas », explique Jérôme Bouchet, architecte de l’agence Lab123. Conscient de cette problématique, le cabinet s’est spécialisé dans les programmes mixes pour permettre aux acquéreurs de travailler et de vivre dans la même enceinte, à l’image de leur dernier immeuble rénové à Bagnolet (93).
La rénovation
Pour rendre l’immeuble tertiaire habitable, une partie des bureaux a été réhabilitée : « Des chapes flottantes ont été coulées sur l’ensemble des planchers afin d’améliorer l’isolation phonique, souligne Jérôme Bouchet. Les structures verticales du rez-de-chaussée ont été renforcées et les cloisons séparatives des 18 lots réalisées en ‘Placostyl’ pour ne pas surcharger le bâtiment ».
Concernant les parties communes, l’ascenseur et l’escalier ont été rénovés : « le noyau des circulations verticales a été démoli et reconstruit pour mettre l’escalier à l’abri des fumées et créer une ventilation haute pour le parking en sous-sol », ajoute Jérôme Bouchet. Sur les terrasses, des jardinières plantées de bambous ont été disposées pour apporter une touche de vert tout en assurant la protection visuelle.
Une volumétrie généreuse
Pour permettre aux propriétaires et aux locataires d’évoluer dans des volumes conséquents, l’ensemble du bâtiment a été purgé de ses anciennes cloisons. Les doublages, menuiseries, revêtements et réseaux d’origine ont notamment été retirés des pièces.
A l’extérieur, la cour a été dégagée des constructions parasites : « La coursive et les trois terrasses du premier étage ont été montées sur des poteaux inclinés et articulés pour ne pas surcharger le plancher haut du sous-sol », précise Jérôme Bouchet.
Au final, l’espace commun est plus facilement accessible aux habitants, et selon l’agence d’architecture Lab123, « plus appropriable » pour l’ensemble des activités qu’elles soient d’ordre professionnel ou privé.
Fiche technique :
Maîtrise d’ouvrage : SCI 90 Victor Hugo – Louis Schneider
Maîtrise d’œuvre : Lab 123- Bouchet Fénelon Rouart
Coût des travaux : 1.750.000€ (HT)
1.681 m² habitables (1.950 m² SHON) »





