Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

Un autre "grand scientifique" et "grand spécialiste de la sexualité" rajoute une couche de crasse sur celle du pape.
Il s'agit d'André Fort, évêque d’Orléans, qui vient d'expliquer que le préservatif, comme moyen de protection contre le sida, n’était pas sûr à 100 % car « le virus passe à travers ».
TOTALEMENT FAUX, répondent médecins et organisations de santé.
(L’évêque a depuis publié un rectificatif.)
Après la polémique née des déclarations du pape Benoît XVI, qui estimait qu'on ne pouvait «pas régler le problème du sida» en Afrique «avec la distribution de préservatifs» et que, «au contraire, (leur) utilisation aggravait le problème», c'est au tour d'un évêque français de déraper.
Ce dernier a lancé jeudi au micro de France Bleu : «Vous le savez très bien, tous les scientifiques le savent : la taille du virus du sida est infiniment plus fine que celle d'un spermatozoïde. La preuve est faite que le préservatif n'est pas une garantie à 100% contre le sida». Et d'ajouter : «Il y a écrit sur les boîtes de cigarettes : « danger ». On devrait mettre sur les boîtes de préservatifs : fiabilité incomplète».
Une contre-vérité, de l'avis unanime de la communauté scientifique. Le docteur Philippe Arsac, membre du réseau Sida du Loiret, rappelle ainsi que «le virus ne passe pas à travers la paroi du préservatif». «Les préservatifs vendus en France doivent avoir la norme NF. Leur qualité à été contrôlée», insiste-t-il, avant de noter que les propos de l'évêque relèvent « d'un discours qu'on entend depuis longtemps (dans les milieux catholiques les plus conservateurs) mais qui ne s'appuie sur aucun raisonnement scientifique valable».
Jean-Luc Roméro, Président d’Élus Locaux Contre le Sida (ELCS) réagit :
La "dernière grande idée" de l'Eglise catholique pour lutter contre le sida qui est d'indiquer sur les boîtes de préservatifs la mention "fiabilité incomplète" est une "position irresponsable", a estimé aujourd'hui Jean-Luc Romero, président d'Elus Locaux Contre le Sida (ELCS).
Après que le pape ait affirmé la semaine dernière que l'on ne pouvait "pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs" et qu'"au contraire, (leur) utilisation aggrave le problème", l'évêque d'Orléans Mgr André Fort, "enfonce le clou en dévoilant sa nouvelle idée pour s'engager dans ce combat pour la vie : mettre sur les boîtes de préservatifs : +fiabilité incomplète+ comme on met sur les paquets de cigarettes +danger+", relève-t-il.
Faut-il rappeler à Mgr Fort cette "évidence qu'on croyait partagée par tous : le tabagisme tue, le préservatif protège ?", écrit M. Romero dans un communiqué.
Le président d'ELCS "rappelle que la sécurité des préservatifs est assurée par la norme NF" et réaffirme qu'"actuellement, malgré les progrès incessants de la recherche, le préservatif reste le seul vaccin disponible!".
"Les deux millions de personnes tuées chaque année (ndlr: dans le monde) par ce virus méritent sans doute plus de respect de la part de l'Eglise désormais complètement autiste", lance-t-il encore.
Hélène Zanier