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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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Vélib’ et auto-partage oui ! Autolib’ non !

 

Lors du dernier conseil municipal, le 23 février, la commune de Bagnolet a décidé d’adhérer au dispositif « autolib’ ».

Au-delà de l’assimilation facile au succès de vélib’, il convient d’aller y voir de plus près. Nous exposons ci-dessous la position des Verts Ile de France, adoptée par les Verts du 93.

 



Comme vous le verrez, les critiques de fond au système « autolib’ », entre autres coûteux et concurrentiel avec un système plus écologique et rationnel d’auto-partage qui commence à « prendre », sont loin d’être négligeables. D’autant que le prix à payer pour l’installation par les communes (50 000 € par station) n’est pas négligeable lui non plus (et à Bagnolet « un sou est un sou »).


 


Cette décision du conseil municipal de Bagnolet aurait pour le moins mérité un débat approfondi au cours duquel la parole verte aurait pu être portée. Les Verts auraient pu peut-être même convaincre puisque nos amis Verts parisiens ont fait approuver un
amendement (une étude d’impact environnemental avec comparaison de l’efficacité d’Autolib’ et de l’auto-partage) qui risque de remettre en cause le déploiement d'autolib'.

Malheureusement les élus bagnoletais des verts « officiels » étaient absents tous les deux à ce conseil municipal important et la parole Verte n’a été portée ni sur les orientations budgétaires, ni sur autolib’.

Visiblement certains se sentent peu concernés par ces problématiques écologistes.


Voici d’ailleurs en quels termes « fort guillerets » il en est rendu compte sur le blog de Michel Pesci sous la plume alerte de Maxime Gotesman : « 
Puis ce fut la litanie des délibérations On y appris que Bagnolet allait être équipé de vélib notamment sur Vélib et d'Autolib, petites voitures électriques. Il répondit à une ou deux questions de manière fort courtoise. A 22h 30 tout était plié. ».


Pour certains, la route est longue vers l’écologie ...

Quoiqu’il en soit, en s’appuyant sur le travail et les initiatives des Verts de Paris et du Val de Marne, tout espoir n’est pas perdu :

-          pour donner plus d’ampleur au déploiement du système de location de vélos (Vélib’, pourquoi pas au travers de la constitution d’un syndicat intercommunal comme l’ont demandé fin 2007 les élus Verts avec Denis Baupin)

-          pour développer l’auto-partage, (mais aussi la desserte en taxis par exemple).


Pierre Mathon

 

 

 

La position des Verts Ile de France :

 

«Autolib’ et précaution

1) Le conseil de Paris a décidé l’adhésion à un Syndicat mixte ouvert des collectivités concernées par "Paris métropole", dont l’objet est l’étude, la réalisation et l’exploitation d’un service public de véhicules automobiles en libre service dénommé Autolib’, lequel sera chargé de mettre en œuvre un dispositif de véhicules « propres » en libre service, et exercera l’ensemble des compétences pour ce faire : définition du projet et de l’ensemble de ses modalités de gestion (marchés, tarifs etc.).

2) Même si Autolib’ est censé être exemplaire au plan environnemental la technologie retenue pour les futurs véhicules Autolib’ n’est pas encore définie. Comme pour Velib’ la distribution des véhicules entre les stations nécessitera des parcours supplémentaires. Il existe par ailleurs des solutions en place d’auto-partage très performantes et réductrices de mobilité automobile comme « caisse commune », Okigo, Mobizen, voire Hertz .

3) Les élus Verts de Paris ont obtenu en Février 2009 qu’avant de déléguer cette mise en œuvre à un syndicat mixte ouvert une étude d’impact environnemental compare Autolib’ à un système d’auto-partage renforcé par les collectivités permettant un service équivalent.

4) Les Verts du Val de Marne ont déjà réagi en avançant des arguments similaires sur les « jockeys », en faisant valoir qu’Autolib’ concurrencerait surtout les transports publics et Velib’, en relativisant les avantages environnementaux de la voiture électrique (production de l’énergie et recyclage des batteries), en s’inquiétant du coût prohibitif de chaque station (50 000 euros). En dehors de quelques villes UMP en bordure du bois de Vincennes (Charenton, Saint Maurice, Nogent...) quasiment aucune ville n’a donné suite pour l’instant à l’offre de Paris..

5) Les Verts Ile-de-France expriment leurs plus vives réserves au sujet du projet Autolib, et sont dans l’attente de résultats de l’étude qui démontrerait des avantages conséquents et indiscutables de la solution Autolib’ pour la collectivité. Les Verts Ile de France expriment leur soutien au redéploiement des moyens envisagés pour Autolib’, financiers ou en terme d’espaces publics, vers les solutions actuelles d’auto-partage qui s’inscrivent dans la logique d’un système global alternatif à l’automobile comprenant transports collectifs, deux-roues, offres de vélo en libre service complémentaires et compatibles entre elles, marche à pied, covoiturage, transports à la demande...

La commission Transports des Verts Ile-de-France
Février 2009
»

En complément de cette position des Verts Ile de France, nous publions deux textes très clairs d’un élu Vert parisien et des Verts du Val de Marne :

 

« Non, Les Verts Paris ne sont pas favorables au projet de Delanoë « Autolib" »

Lors des débats budgétaires les élus Verts au Conseil de Paris ont même proposé d’abandonner le projet pour faire des économies.

En revanche, nous défendons le développement de l’auto-partage comme alternative à la possession d’une voiture.
Dans la mandature précédente nous avons travaillé longuement pour sortir l’auto-partage du bricolage.
Avec le sénateur Roland Ries (aujourd’hui maire de Strasbourg et nouveau président du GART) ou Chantal Duchêne (GART et maintenant adjointe à Ivry) nous avons essayé de faire avancer ce dossier.
Un colloque a été organisé au Sénat, une rencontre à l’Hôtel de Ville.
Nous sommes parvenus à convaincre les entreprises de location de voiture, les entreprises gérant les parkings de se lancer dans l’auto-partage.
Pour pallier le manque d’encadrement légal ou réglementaire, nous avons créé le label "auto-partage Paris" et commencé à créer des stations sur voirie.
Il y a aujourd’hui plus de 5000 adhérents à l’auto-partage à Paris sur 4 sociétés. Quelques stations se créent en banlieue.

Le label "auto-partage Paris" permet d’encadrer cette activité : types de véhicules, services, abonnements...
Le principe de l’auto-partage consiste à être abonné à un service ; lorsqu’on a besoin d’un véhicule pour visiter des amis, faire une course... on dispose d’un véhicule sur une station (dans un parking ou sur voirie) à proximité de son domicile ou de son lieu de travail, on redépose le véhicule sur la même station après usage.

En juin 2007, Bertrand Delanoë inaugurant une station d’auto-partage, en l’absence de Denis Baupin, un mois avant l’inauguration de Vélib’, a voulu jouer les "monsieur plus" en proposant un service Autolib’ où l’on pourrait prendre une voiture à un endroit et la laisser à un autre.
Contre l’avis des Verts, des techniciens, des professionnels, de son cabinet, il s’est entête sur cette proposition.
Il en a même fait l’une de ses rares propositions "novatrices" lors des municipales.
Il faut savoir qu’il y a eu une polémique l’an passé entre Colomb, maire de Lyon, et Delanoë.
Ce dernier avait annoncé qu’il allait créer Autolib’, alors que le service d’auto-partage existant à Lyon, s’appelait déjà Autolib’.

Une expérience de voitures en libre service a été menée à Saint Quentin en Yvelines à la fin des années 90, baptisée Praxitèle.
Ce fut un échec. Il y avait une cinquantaine de voitures. Le problème était qu’elles faisaient le chemin dans un seul sens : gare/bureau le matin, bureau/gare le soir.
On peut imaginer que les voitures en libre services Autolib’ feraient essentiellement des trajets domicile/travail vidant le matin les stations dans les quartiers de logements ou aux gares et les remplissant dans les quartiers de bureaux.
Ainsi, à Saint Quentin en Yvelines, des "jockeys" avaient été embauchés.
Deux jockeys partaient (en voiture) pour déplacer une seconde voiture vers les potentiels usagers, créant ainsi des déplacements supplémentaires, avec leur cortège de nuisances.
Comme pour les vélib’ imaginez des "porte-voitures" sillonnant les rues de l’agglomération...

Pour faire avaler la pilule, il est proposé d’utiliser des véhicules électriques, mais les constructeurs ne sont pas prêts.
Pour ne pas rencontrer les mêmes difficultés sur l’extension du service au-delà du périphérique, il a repris l’idée de Denis Baupin pour Vélib’ : la création d’un syndicat intercommunal (à l’époque refusé), pour développer Autolib’ en banlieue.
Outre les problèmes de régulation, se pose le coût d’un tel service (investissement et fonctionnement).
Je ne vois pas l’intérêt des communes d’investir de telles sommes dans Autolib’ alors que l’investissement pour l’auto-partage est bien moindre : de la com’, des places de stationnement (dans les parkings ou sur voirie), un suivi technique...
Aujourd’hui, pas moins de 4 sociétés cherchent à se développer en Île-de-France.

Jean-Luc Dumesnil, Conseiller du 13ème arrondissement, délégué au plan vélo
Message du 7 janvier sur la liste idf-discussion 
»

Les Verts du Val de Marne :

«Aujourd'hui, la Ville de Paris entend imposer un nouveau système aux communes limitrophes, Autolib. Les Verts y sont fermement opposés. Autolib’ est un système bâti sur le même concept que Vélib’, mais ce qui est bon quand il s'agit de vélo ne l'est pas obligatoirement quand il s'agit de voiture. Vélib’ est un système qui vient en complément des déplacements en transport collectif : schématiquement, les déplacements longs en transport collectif, les déplacements courts à vélo. Par contre, Autolib’ viendrait concurrencer les transports collectifs et Vélib’, permettant d'effectuer tous types de déplacements. De plus, alors que le nécessaire transport des vélos, pour réalimenter les stations, dans le système Vélib’ est un inconvénient du système, il serait très nettement amplifié avec le transbordement des voitures avec les encombrements et les émissions qui iraient avec. Les Verts ne sont pas du tout convaincus par l'argument « voiture électrique » : ils rappellent que, même si les voitures électriques n'émettent pas de gaz à effet de serre, elles consomment néanmoins de l'énergie qu'il faut produire et utilisent des batteries difficilement recyclables. Enfin, le coût d'implantation des stations n'est pas du tout négligeable avec 50 000 € par station. Selon la décision finale des communes de banlieue, le système aura ou non des chances de voir le jour car, pour le coup, le système Autolib’ ne peut avoir de sens dans le seul Paris intra-muros.

Par contre, Les Verts se prononcent favorablement au développement de l'auto-partage déjà en place à Paris et qui commence à voir le jour dans le Val de Marne (une 1ère station avant la fin de l'année à Ivry) : en effet, l'auto-partage est clairement conçu pour venir en complément des transports collectifs, notamment pour effectuer des trajets vers des destinations mal desservis par les transports collectifs ou à des horaires où ils ne fonctionnent pas. Dans les systèmes d'auto-partage, la voiture est prise et remise à la même station.

Donc, clairement, pour Les Verts du Val de Marne, oui au développement des vélos publics et aux pistes cyclables, oui à l'auto-partage, mais non à Autolib’. »

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R
merci pour ces détails sur l'autopartage
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M
<br /> peut on reellement écrire qu'on ne veut pas de l'autolib car les personnes qui ont à faire un long trajet en bus pourrait delaisser les transports en commun pour favoriser une voiture.<br /> Ne pensez vous pas qu'à la fin, cette personne va finir par se fatiguer de prendre ce bus et va finir pas s'acheter une voiture, même si ça va lui faire des sacrifices sur son budget.<br /> Faire le choix d'autolib aujourd'hui, c'est offrir une alternative aux achats de voiture de demain...mais pour voir cela il faut dépasser une vision à court terme...pas facile tout ça,hein?<br /> <br /> <br />
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B
<br /> <br /> Comme le dit le titre de l’article, si nous nous opposons<br /> au projet autolib’ (pour des raisons environnementales, techniques et économiques), nous ne sommes pas contre l’auto-partage,<br /> bien au contraire.<br /> <br /> <br /> Tout est détaillé dans notre<br /> article.<br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br /> <br />
A
les diverses positions politiques sur autolib sont reprises sur le portail www.autolibre.com<br /> <br /> d'ailleurs, pas mal de formations politiques ne semblent pas avoir pris position encore...<br /> <br /> merci
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