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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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Affaire des marchés truqués des lycées d’Ile de France : compléments

 

 

Plusieurs personnes nous ayant demandé d’être plus explicites sur l’affaire des marchés truqués des lycées d’Ile de France, nous publions ce qu’en dit l’encyclopédie Wikipédia.

 

De 1988 à 1997, les marchés de construction et d’entretien des lycées étaient attribués à une poignée d’entreprises en échange de pots de vins versés au RPR, au PR, au PS et au PCF : pour la seule période de 1990 à 1995, 53 millions de francs ont ainsi été détournés au profit de l’UMP, 32,6 au profit des centristes du parti Républicain, 46,7 au profit du PS et 21 au profit du PCF.

 

C’est tout à l’honneur des conseillers régionaux Verts et en particulier de Jean-Félix Bernard d’avoir porté cette affaire publiquement et devant la justice. Avec succès puisque des condamnations ont été prononcées et que les entreprises ont été condamnées à une amende de 47 millions d’euros.

 

Le recours en référé engagé par la Région aurait dû faire en sorte que cet argent revienne à la Région puisque ce sont les contribuables régionaux qui ont été spoliés. Le 15 janvier, la Région a subi une défaite juridique en référé, mais cela n’efface pas les victoires juridiques précédentes et ce n’est peut-être que partie remise avec la perspective d’un recours sur le fond.

 

Pierre Mathon


Notre article publié le 19 janvier :


Jean-Félix Bernard a réagi, au nom du groupe des Conseillers régionaux Verts d’Ile de France, à une décision de Justice du 15 janvier rejetant le recours en référé du Conseil [...] Lundi 19 janvier 2009 
 




Voici l’article de Wikipédia :


«
 L'affaire des marchés publics d'Île-de-France ou Affaire des marchés truqués des lycées d'Île-de-France est un dossier emblématique des dérives du financement des partis politiques dans les années 1990.

Cette affaire politico-financière française porte sur le financement par les marchés de construction et d'entretien des lycées des grands partis politiques français : RPR, PR, PS, PCF, organisés en cartel. Seuls les Verts et le FN n'ont pas participé à ce détournement. Les montants détournés aux frais du contribuable francilien se montent à plusieurs dizaines de millions d'euros (300 à 600 millions de francs), soit 2% du montant des contrats.

La rénovation des lycées d'Île-de-France]

Chargé des lycées depuis les premières lois de décentralisation, le conseil régional dirigé par le RPR et dont le président était Michel Giraud a engagé, entre 1988 et 1997, 24 milliards de francs de travaux de rénovation, extension et construction dans 471 établissements, il a été prélevé 2 % de « commissions occultes » que se sont partagés ces grands partis, au prorata de leur représentation à l'assemblée régionale (0,8% pour la gauche et 1,2% pour la droite).

Selon l'accusation, les entreprises qui se voyaient attribuer des marchés de construction des lycées d'Île-de-France devaient reverser 2% de leurs montants aux partis: RPR, PS, Parti républicain. La plus grosse part (1,2%) du "racket" revint au RPR, alors dirigé par Jacques Chirac, secondé par Michel Roussin.

En cinq ans, pour la seule période comprise entre 1990 et 1995, le RPR recevra 53 millions de francs, le PS arrive en deuxième position, avec 46,7 millions, suivi du Parti républicain (32,6 millions) et du PCF (21 millions). Soit, au total, un peu plus de 150 millions de francs ont été versés par les grands groupes : Bouygues, Eiffage, Spie Batignolles, Suez et Générale des eaux.

Protagonistes

Michel Roussin, ex-bras droit de Jacques Chirac à la mairie de Paris.

Louise-Yvonne Casetta, trésorière occulte du RPR, ancêtre de l'UMP.

Jean-Claude Méry, ancien collecteur de fonds occulte du RPR, décédé. Le dossier d'instruction comporte ses célèbres "confessions" posthumes, publiées en 2000 (Cassette Méry). Il y racontait notamment avoir remis peronnellement des fonds en espèces en 1986 à Jacques Chirac en présence de Michel Roussin.

Gérard Peybernès, ex-président de l'association de financement du PS.

Jean-Pierre Thomas, ancien trésorier du Parti républicain (15 mois avec sursis et 5.000 euros d'amende).

Guy Drut

Gérard Longuet

Les voyages de Jacques Chirac [

L'un des volets de ce dossier concerne les voyages payés en espèces par Jacques Chirac (Affaire des billets d'avion de Jacques Chirac). La justice soupçonne que l'argent liquide ayant servi à régler les billets d'avion (pour un montant de 336.210,00 €) puisse provenir de versements en espèces des commissions occultes versées par les entreprises de BTP attributaires des marchés publics, ce qui serait un abus de biens sociaux.

Jacques Chirac affirme que cette somme, qui n'apparaît pas dans sa déclaration de patrimoine, provient des fonds spéciaux conservés lorsqu'il était Premier ministre. Aucun lien n'a pu être établi entre ces espèces et l'argent de la corruption des marchés d'Île-de-France.

Selon le procureur Jean-Pierre Dintilhac, rien ne s'opposait à une audition de Jacques Chirac comme témoin assisté dans cette affaire. Cependant, par un jugement de la Cour de cassation, les tribunaux ne peuvent examiner les investigations menées sur les voyages payés en espèces par Jacques Chirac pour plusieurs millions de francs, qui avaient motivé en 2001 l'interrogatoire par les juges d'instruction de plusieurs proches du chef de l'État, dont sa fille Claude Chirac.

Le chef de l'État, qui bénéficie d'une immunité pénale pendant la durée de son mandat, n'a jamais commenté en détail le dossier, expliquant simplement en 2000 qu'il ne "pouvait pas croire" à une corruption impliquant droite et gauche.

Enquête et instruction [

L'affaire fut instruite par le juge Armand Riberolles à partir de 1997.

Le 1er décembre 2000, Michel Roussin, ancien ministre RPR et ancien directeur du cabinet de Jacques Chirac à la Mairie de Paris, est incarcéré, tandis que Louise-Yvonne Casetta, ex-trésorière officieuse du RPR, est mise en examen. Michel Roussin est libéré sous caution et placé en liberté sous contrôle judiciaire le 5 décembre 2000. Le juge Armand Riberolles a renvoyé Michel Roussin et 46 personnes devant le tribunal correctionnel.

Le 11 février 2004, l'ordonnance de renvoi devant le tribunal de 47 prévenus a été signé par le juge Armand Riberolles. Dans son ordonnance, Jacques Chirac est évoqué a plusieurs reprises, mais le juge ne peut pas poursuivre le président de la république qui est protègé par son immunité.

Procès en correctionnelle]

Une cinquantaine de personnes ont été renvoyée devant le tribunal correctionnel de Paris. Le procès en première instance s'est terminé le mercredi 26 octobre 2005. Le tribunal a condamné 43 prévenus, dont 14 ont fait appel.

Michel Giraud a été condamné à 4 ans de prison avec sursis et 80 000 euros d'amende. Le parquet avait demandé un an de prison ferme contre lui. Cette peine inclut une privation des drois civiques, civils et de famille pendant une durée de cinq ans.

Michel Roussin, reconnu coupable de complicité et recel de corruption, a été condamné à 4 ans de prison avec sursis et une amende de 50 000 euros.

Guy Drut, député UMP, champion olympique du 110 mètres haies en 1976 et ministre des Sports RPR de 1995 à 1997, a été condamné à 15 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende pour un emploi fictif. Guy Drut a été amnistié en mai 2006 par le président Jacques Chirac. Son casier judiciaire ainsi blanchi, Guy Drut a pu garder son siège de membre du Comité international olympique (CIO) et les avantages et prébendes de cette fonction.

Jean-François Donzel, élu écologiste dissident de Génération écologie, a été condamné à un an de prison ferme (trois ans de prison dont deux avec sursis).

Gérard Longuet, l'ancien président du Parti républicain, a été relaxé.

Louise-Yvonne Casetta, trésorière occulte du RPR, a été reconnue coupable de complicité et recel de corruption, et a été condamnée à 20 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende.

Gérard Peybernès, ex-président de l'association de financement du PS, a été condamné à 15 mois de prison avec sursis et 8.000 euros d'amende.

Jean-Pierre Thomas, ancien trésorier du Parti républicain, a été condamné à 15 mois avec sursis et 5.000 euros d'amende.

Des chefs d'entreprise ont également été condamnés.

Procès en appel]

Onze personnes comparaissent dans un procès en appel à partir du 17 octobre 2006. En grande majorité, les condamnés ont renoncé à faire appel, comme l'ex-président du conseil régional Michel Giraud, l'ex-trésorier du Parti républicain Jean-Pierre Thomas et Gérard Peybernès, ancien président de l'association nationale de financement du PS.

Le procès doit s'étaler sur cinq semaines, jusqu'au 22 novembre 2006, à raison de deux jours d'audience par semaine en moyenne.

L'audience d'appel survient après la nomination par Jacques Chirac le 13 septembre 2006 d'un de ses anciens conseillers, Laurent Le Mesle, au poste de procureur général de Paris. Ce magistrat ne sera pas physiquement présent à l'audience mais sera en position de dicter les réquisitions au magistrat chargé du procès.

Le 27 février 2007, la cour d'appel de Paris a confirmé les condamnations prononcées en octobre 2005 par le tribunal de grande instance de Paris à l'encontre de dirigeants des sociétés Bouygues Bâtiment, CBC Ile-de-France, Dumez Ile-de-France, Fougerolle, GTM (Grand Travaux de Marseille), Nord France, SAEP, SCGPM et SPIE. Michel Roussin a été condamné en appel à quatre ans de prison avec sursis, 80.000 euros d'amende et quatre ans d'inéligibilité pour "complicité de corruption".

Conseil de la concurrence [

En mai 2007, le Conseil de la concurrence a infligé une amende de 47,3 millions d'euros à 12 entreprises dans le cadre du dossier concernant cette entente illicite. »

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T
Si je me rappelle bien c'est cetteaffaire des lycées qui avait fait passer la région à gauche?
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B
<br /> <br /> En effet, en 1998, suite à l’affaire des marchés truqués des lycées d’Ile de France, la<br /> droite a écarté le président sortant Michel Giraud ce qui a semé le trouble chez ses électeurs, déjà ébranlés par cette affaire, et l’a privée de la possibilité de défendre son bilan (qui n’était<br /> pas si mauvais, surtout sur les questions environnementales, où sous la pression des écologistes, un certain nombre d’avancées avaient été engagées).<br /> <br /> <br /> <br /> A l’époque (1996-1998), j’étais responsable aux élections des Verts Ile de France (Jean-Félix Bernard étant chef de file des Verts sur la liste du rassemblement de la gauche et des Verts) et nous<br /> avions gagné de justesse (à un siège près, la droite conservait la majorité !)<br /> <br /> <br /> <br /> Par la suite, aux élections régionales de 2004 il y a eu une vague de gauche dans tout le pays et les choses ont été plus faciles.<br /> <br /> <br /> <br /> On peut dire que c’est grâce aux Verts et à leur pugnacité dans cette bataille contre la corruption que la gauche a gagné en 1998 en Ile de France.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br /> <br />