Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Martine Billard, députée :

«STOP a la guerre à Gaza
Depuis maintenant 10 jours, Gaza est soumis à des bombardements intenses et depuis hier à une intervention au sol de l'armée israélienne.
Le gouvernement israélien invoque les tirs de roquette du Hamas sur le sud d'Israël pour justifier cette offensive militaire.
En fait Hamas et gouvernement israélien sont les deux responsables d'une crise interminable où ceux qui souffrent le plus sont les civils palestiniens victimes du blocus de Gaza depuis des mois, sans aucun espoir ni de paix ni de construire une vie meilleure.
Tant que le Hamas cherchera une victoire par les armes et tant qu'Israël refusera d'accepter le droit des palestiniens à un état indépendant, la guerre continuera avec son cortège d'horreurs, de blessés et de morts.
Seule une solution politique avec la création d'un état palestinien viable pourra apporter la paix à laquelle les deux peuples, palestinien et israéliens, ont le droit.
L'armée israélienne doit se retirer de Gaza et cesser les bombardements. Le Hamas doit arrêter de tirer des roquettes sur Israël. Le blocus de Gaza doit être levé et une aide humanitaire et sanitaire massive doit être apportée d'urgence à la population de Gaza. Une trêve doit être instaurée et des négociations politiques doivent s'ouvrir entre toutes les parties au conflit, y compris le Hamas, car que cela plaise ou non, on ne choisit pas son adversaire et rien ne sert de vouloir écarter ceux qui tiennent dans leurs mains une partie du problème.
lundi 5 janvier 2009 »
Hélène Flautre, député européenne :

« M. Kouchner doit demander la suspension immédiate du réhaussement des relations UE/Israël
Lancée, un an presque jour pour jour, après les engagements du processus d’Annapolis de Novembre 2007 censé mettre un terme à 42 ans d’occupation, l’attaque militaire meurtrière à Gaza conclut dramatiquement une année de dégradation de la situation ayant amené, les autorités, tant israéliennes que palestiniennes à l’impasse : intensification de la politique de colonisation, augmentation des check points, assassinat de 500 palestiniens et de plus de 2000 blessés, poursuite des intrusions militaires punitives, et blocus de la bande de Gaza ayant provoqué un drame humanitaire sans précédent .
Les manquements graves d’Israël à ses obligations au regard du droit international et humanitaire et à ses engagements dans le cadre du processus de paix lancé à Annapolis n’ont été malheureusement suivis d’aucune condamnation, ni sanction de la part de la communauté internationale.
Au contraire le Conseil européen a poursuivi sa politique de renforcement des relations avec Israël, au mépris des engagements communs fondés sur le respect des droits de l’Homme et du droit international. Le 8 décembre en effet le Conseil Affaires Générales a réitéré sa détermination d’accorder dés avril 2009 un statut privilégié à Israël, et le Ministre Kouchner, en déplacement à Tel-aviv, avait assuré la Ministre Tzipi Livni que l’issue du processus de paix serait sans conséquence sur le rehaussement des relations UE-Israël.
Au mépris de la mission d’enquête effectuée par les parlementaires européens en Juin 2008 qui concluaient, tous groupes politiques confondus, au vu de la dégradation de la situation et du non respect des engagements d’Annapolis, à l’inopportunité d’ouvrir de telles négociations, négligeant l’alerte lancée par le Parlement européen qui a majoritairement refusé en Novembre dernier de donner un avis conforme à la participation renforcée d’Israël aux programmes et agences communautaires, le Conseil est allé de l’avant !
Fort d’une impunité jamais démentie, acculé par une situation bloquée qu’il a lui-même créée, le gouvernement israélien, surenchérit dans l’agression militaire à la veille des élections, profitant de la transition du pouvoir aux Etats-Unis et de l’affaiblissement du Président Abbas.
Les ministres européens des affaires étrangères doivent aujourd’hui tirer les conclusions de leur échec patent à contribuer à la paix dans la région. Ils doivent immédiatement annoncer la suspension des négociations en vue du rehaussement des relations avec Israël, faute de quoi ses appels à la fin des tirs meurtriers et au respect du droit humanitaire resteront une déclaration lénifiante et impuissante de plus.
Après avoir vainement espéré du processus de paix qu’il entraîne des changements significatifs sur le terrain de nature à renforcer la confiance mutuelle et le processus de paix lui-même, il s’agit maintenant de comprendre que seul un changement radical sur le terrain peut ouvrir la voie à la paix. C’est d’ailleurs, par la force et dans le sang, à créer une nouvelle donne sur le terrain, que s’emploient les autorités israéliennes en bombardant Gaza ! Personne ne voit en revanche quel chemin vers la paix serait ainsi ouvert !
Avec ses partenaires du Quartet, notamment de la nouvelle administration américaine, avec la ligue des Etats arabes, et l’Egypte co-présidente de l’Union pour la Méditerranée , l’Union européenne doit changer la situation sur le terrain pour donner une chance à la paix en réunissant immédiatement les conditions du déploiement rapide d’une force internationale de protection des populations civiles et du retrait définitif des forces israéliennes des territoires occupés palestiniens. Après des années de politique complaisante à l’endroit d’Israël et humanitaire envers les palestiniens, l’Union européenne doit enfin agir comme partenaire politique responsable ! »
Les porte-paroles nationaux :
«Escalade guerrière à Gaza : La France et l’Europe doivent condamner Israël
Communiqué de presse du 4 janvier 2009
Escalade guerrière à Gaza La France et l’Europe doivent condamner Israël
L’ampleur de la mobilisation en France samedi a montré le rejet de la politique de la terreur et des massacres menés par le gouvernement israélien à Gaza. La propagande scandaleuse d’Israël voudrait nous faire prendre les agresseurs pour des victimes, et nous faire croire que c’est au nom de valeurs « qui sont aussi celles de la France » selon Tzipi Livni, qu’on massacre des civils : des hommes, des femmes et des enfants. Mais l’opinion publique a compris que l’Etat d’Israël s’est engagé dans une escalade de la terreur moralement inacceptable et politiquement sans issue.
Mais la complaisance des gouvernements européens, de Nicolas Sarkozy en particulier, qui a encaissé sans broncher le refus du cessez le feu par la ministre israélienne des affaires étrangères, a sonné comme un encouragement à passer à la phase suivante de l’engagement terrestre de Tsahal à Gaza. La tournée de Tzipi Livni n’avait d’autre but.
Dans ce contexte on ne voit pas l’utilité du voyage du Président de la République au Moyen Orient. Au mieux il ne servira à rien, au pire il cautionnera davantage encore une politique inacceptable et contraire aux valeurs et à la diplomatie de la France.
Les Verts affirment leur solidarité avec la population Palestinienne mais aussi avec tous les pacifistes et les démocrates en Israël et dans le monde entier.
Les Verts estiment que seule une solution politique avec la création d’un état palestinien viable pourra apporter la paix à laquelle ont droit les deux peuples.
Les Verts demandent au gouvernement français et à l’Europe de faire preuve de fermeté face à Israël et pour commencer à renoncer à tout accord privilégié avec ce pays tant qu’il poursuivra cette politique.
Djamila Sonzogni et Jean louis Roumégas,
Porte-paroles»