Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
| Confirmant la fragilité des installations nucléaires, nous apprenons par un communiqué de « sortir du nucléaire » que la montée des eaux du petit ruisseau qui traverse le site qui met en cause la sécurité et qui vient de déclencher une alerte. Cela démontre une fois de plus que le nucléaire qui manipule, dans son fonctionnement et par ses déchets, de la radioactivité. Il est dangereux et coûteux comme le montre la dérive des coûts de la construction des EPR en Finlande et à Flamanville !) Raison de plus pour se poser à nouveau la question d’une sortie du nucléaire, ce qui n’est pas contradictoire, quoi qu’en dise AREVA, avec la réduction des gaz à effet de serre. Voici le communiqué du Réseau Sortir du Nucléaire, communiqué du 15 décembre 2008, suivi d’un autre communiqué de Sortir du nucléaire sur les surcoûts du nucléaires et le communiqué AFP sur l’alerte-inondation.. Pierre Mathon
« Inondation du site nucléaire du Tricastin : "Sortir du nucléaire" demande d'urgence des mesures de radioactivité indépendantes |
«Surcoûts du réacteur nucléaire EPR : EDF a menti lors du Débat public - Une électricité à 55 euros/MWh au lieu de 43 promis par EDF - La décision de construire l'EPR peut encore être annulée
Lors du Débat public, EDF annonçait un MWh à 43 euros (et non 46
comme écrit ici où là). Le surcoût frôle donc les 30%... en attendant pire
EDF reconnaît aujourd'hui (d'après Les Echos) que le réacteur nucléaire EPR, en construction à Flamanville, dans la Manche, produira une électricité au prix de 55 euros par Mégawattheure, au lieu de 43 euros annoncés par EDF lors du Débat public officiel (3 novembre 2005 - 11 avril 2006).
En effet, dans le document officiel d'EDF, qui a servi de base au Débat public, il est explicitement écrit : "La tête de série EPR est compétitive face au cycle combiné à gaz. Son coût de revient (…) est de 43 €/MWh" (*)
EDF a donc ouvertement menti afin d'emporter la décision de construction de l'EPR. Le surcoût à ce jour frôle les 30%... en attendant pire : en effet, au vu des multiples déconvenues rencontrées tant par Areva (EPR finlandais) que par EDF (EPR de Flamanville), on peut s'attendre à de nouvelles réévaluations du coût de l'électricité qui sera produite par l'EPR… s'il fonctionne un jour.
En effet, il est possible que l'EPR ne soit pas mis en service. Ce pourrait être du fait des nombreuses déconvenues techniques qui pourraient tout simplement compromettre le fonctionnement de l'EPR. Mais il est aussi possible d'annuler le chantier de l'EPR de Flamanville, qui n'en est qu'à son début. C'est en tout cas ce que propose le Réseau "Sortir du nucléaire", afin d'investir dans les alternatives l'argent prévu pour l'EPR.
L'étude (**) "Un courant alternatif pour le Grand-Ouest", publiée en 2006 par le Réseau "Sortir du nucléaire", montre qu'avec l'argent prévu pour l'EPR, il est possible de produire et économiser deux fois plus d'électricité que celle qui serait produite par l'EPR, tout en créant 15 fois plus d'emplois. Il est clair que cette performance serait encore plus impressionnante du fait des surcoûts de l'EPR. Il est encore temps pour la France de sortir de l'impasse nucléaire…
(*) (Cf page 59 du dossier du Maître d'ouvrage, c'est-à-dire EDF :
http://www.debatpublic-epr.org/docs/pdf/dossier_mo/dossier_mo_interactif.pdf )
(**) http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=brochures&soussousmenu=courant-alternatif&page=index»
Communiqué de l’AFP du 15 décembre :
«Montée des eaux : plan d'urgence interne sur le site nucléaire du Tricastin
Les exploitants des installations nucléaires SOCATRI et BCOT ont déclenché dans la nuit de dimanche à lundi un plan d'urgence interne au vu d'une montée rapide du niveau des eaux de la Gaffière, le cours d'eau qui traverse le site du Tricastin, a annoncé lundi soir l'ASN. Le déclenchement de ce "plan d'urgence interne" a débuté lundi à 02H00 du matin, a précisé l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) dans un communiqué. SOCATRI est exploitée par le groupe AREVA, et BCOT (Base chaude opérationnelle du Tricastin) est exploitée par EDF.
La montée du niveau des eaux s'est poursuivie jusqu'à 3 heures du matin, et plusieurs locaux de la SOCATRI et de la BCOT ont été inondés. "Les plans d'urgence internes ont été levés par les exploitants aux alentours de 5h du matin après un reflux des eaux", précise le communiqué. Les exploitants ont informé l'ASN que l'eau entrée dans les locaux est restée à l'intérieur et qu'elle fera l'objet d'un traitement adapté. Cette montée des eaux est due à d'importantes précipitations et à des manoeuvres de régulation des eaux.
L'ASN procèdera à l'analyse de cette situation en liaison avec les exploitants et les services de l'Etat en charge des contrôles de l'exploitation des barrages. Dans son communiqué, l'ASN rappelle que SOCATRI exerce des activités sur les matériels et effluents en provenance d'EURODIF (assainissement et maintenance sur les composants). Elle réalise également des prestations pour le compte de l'ANDRA (tri et conditionnement de déchets, notamment en provenance du milieu hospitalier).
L'installation BCOT est exploitée par EDF. Elle a pour vocation l'entretien et l'entreposage des matériels et outillages provenant des circuits et matériels contaminés des réacteurs électronucléaires, à l'exclusion d'éléments combustibles, notamment les tubes guides, les outillages d'intervention, les matériels voués au démantèlement et les couvercles de cuve, ajouté le communiqué»
Photos de la manifestation antinucléaire du 12 juillet 2008 à Paris :
Pierre Mathon avec des amis Verts de Stains et Hélène Zanier aves des amis Verts de Paris.