Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

Publicité

Par 88 voix contre 54, le SEDIF reste en gestion privée

Des 68 élus qui avaient annoncé un vote pour la gestion publique de l’eau, il n’en reste que 54. Pour ces 14 « courageux » qui ont voté pour la gestion privée dans le secret de l’isoloir, les eaux du SEDIF sont plutôt troubles.

Voici en effet le communiqué de l’AFP qui nous annonce cette triste nouvelle.

« Ile-de-France: les élus maintiennent la gestion de l'eau au secteur privé

Voici en effet le résultat du vote acquis par Santini 88 contre 54 .  « CHOISY-LE-ROY (Val-de-Marne) - Les élus du Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif) ont voté jeudi en faveur du maintien au secteur privé de la gestion du plus gros service d'eau potable en Europe, par 88 voix contre 54, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ce vote, effectué à bulletins secrets, entérine la poursuite de la délégation de service public (DSP), confiée depuis 1923 au groupe Veolia (alors Générale des Eaux), et rejette de fait la constitution d'une régie publique qui avait notamment les faveurs d'élus de gauche.

Le débat public précédant le vote a souvent viré à la passe d'armes: les partisans de la motion ont fustigé le "recours à des méthodes altermondialistes" de la part des partisans de la régie publique, qui ont, eux, accusé Veolia d'"être obnubilé par la soif de rentabilité".

Signé en 1962 pour un montant de 317 millions d'euros, le dernier contrat confié à Veolia expire fin 2010 et se trouve au centre de critiques d'associations et d'élus de gauche qui dénoncent régulièrement "une surfacturation" de l'eau francilienne, UFC-Que Choisir l'ayant évaluée à 90 millions d'euros par an.

Une étude commandée par le Sedif lui-même montre pour sa part que des économies de 35 à 42,5 millions d'euros par an pourraient être réalisées en rénovant le mode de gestion actuel.

Le débat a pris de l'ampleur depuis la décision fin novembre de la ville de Paris de remunicipaliser la distribution de l'eau dans la capitale.

A l'issue du vote, le président (Nouveau Centre) du Sedif, André Santini, s'est montré très "optimiste" concernant une future baisse des prix, invoquant "la concurrence acharnée" qui s'est manifestée sur ce marché.

"Veolia, c'est son plus beau contrat (...), ils sont très menacés, et Suez (Environnement, concurrent de Veolia, ndlr) a fait savoir, en montrant les dents, qu'il voulait être candidat. Je suis très optimiste", a résumé M. Santini.

Contactés par l'AFP, Veolia et Suez Environnement n'ont pas souhaité faire de commentaires.

Opposante au projet, la maire (Verts) de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Dominique Voynet, a fait part de sa "déception". "Je suis convaincue que la formule de la régie aurait permis de faire plus facilement baisser les coûts tout en assurant la sécurité de l'approvisionnement", a-t-elle dit.

Le Sedif doit à présent élaborer un cahier des charges détaillant les modalités de la nouvelle délégation de service public avant le lancement d'un appel d'offres international à la mi-2009.

M. Santini s'est notamment engagé à "étudier" la possibilité de diviser le marché en plusieurs lots ("alotissement") et à instaurer "une tarification sociale" de l'eau pour les ménages modestes.

Le Sedif fournit en eau potable quatre millions d'habitants répartis sur 144 communes et les sept départements de la banlieue parisienne.

(©AFP / 11 décembre 2008 17h10) »


Il faudra maintenant voir comment nous continuons le combat.

Pierre Mathon

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Merci Monsieur Mathon de vos explications "embarassées". On se contentera en effet de l'affirmation de Madame Bernard.<br /> Je vous souhaite ainsi qu'à votre équipe une bonne année 2009.<br /> Claude Laurent
Répondre
B
<br /> <br /> Je vous souhaite également une bonne année 2009.<br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br /> <br />
C
Bonjour Monsieur Mathon,<br /> Je viens d’aller faire un tour sur le blog de Madame Bernard qui est la déléguée au SEDIF de notre commune et qui a voté dans le secret de l’isoloir. Je constate que la question de la gestion publique de l’eau n’y occupe qu’une une faible place. Y figure cependant une tribune de Monsieur Poux maire communiste de La Courneuve très ambiguë qui défend Monsieur Santini dans la gestion du SEDIF ainsi que le bilan de Monsieur Brard à ses côtés.<br /> Il a manqué 15 voix à la gauche. Qu’en pensez-vous ?
Répondre
B
<br /> <br /> Votre question est très embarrassante. Je n’étais pas dans l’isoloir.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Questionnée à ce sujet par la conseillère municipale verte Christiane Pesci, lors du<br /> dernier conseil municipal, Josiane Bernard a affirmé avoir voté pour la gestion publique de l’eau en Ile de France. Dont acte.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mais vous avez raison de souligner que l’on a peu vu Josiane Bernard dans cette<br /> bataille de l’eau. Par ailleurs, pour permettre à chacun de juger le caractère ambigu du texte de Gilles Poux, qu’elle a publié sur son blog, voici ce texte. Il semble s’attendre au résultat du<br /> vote et le moins que l’on puisse dire est qu’il n’en fait pas une histoire…<br /> <br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br /> « dimanche 30 novembre 2008<br /> <br /> <br /> tribune libre de Gilles Poux<br /> <br /> <br /> L’eau, un choix d’utilité publique Par Gilles Poux, maire de La Courneuve, vice-président du Syndicat des eaux<br /> d’Île-de-France.<br /> <br /> <br /> Le futur choix du Syndicat des eaux d’Île-de-France (SEDIF) à propos de son mode de gestion suscite un important et<br /> légitime débat, tant la question de l’appropriation sociale de la gestion des ressources en eau est un enjeu majeur.<br /> <br /> <br /> Mais, de grâce, arrêtons les anathèmes et les caricatures. La première question qu’il me paraît nécessaire de poser<br /> est : « Est-ce que les 144 communes qui ont construit ce syndicat en 1923 pour permettre aux quatre millions d’abonnés d’avoir en permanence une eau de qualité, une sûreté<br /> d’approvisionnement ont failli ? » À l’évidence non, les chiffres sont là. 93 % des usagers sont satisfaits et toutes les études techniques montrent le haut niveau de prestation, comme la<br /> fiabilité du réseau.<br /> <br /> <br /> Dans ce résultat, les élus communistes ont su jouer leur rôle, et je pense particulièrement à Jean-Pierre Brard, mon<br /> prédécesseur, qui a contribué à faire évoluer cet outil afin que les élus et les citoyens le maîtrisent tout en portant avec succès l’exigence d’une réduction du prix du mètre cube<br /> d’eau.<br /> <br /> <br /> La deuxième question concerne les processus de décision en cours : « Y a-t-il un coup de force ? »<br /> Franchement je ne le pense pas. Quel que soit le choix que feront les 144 délégués le 11 décembre 2008, celui-ci se fera au bout d’un vrai processus démocratique. Alors que le contrat qui lie le<br /> syndicat à Veolia arrive à terme le 31 décembre 2010, c’est dès 2006 que la réflexion a été lancée. Ce processus a commencé par une mise à plat de la gestion actuelle en toute transparence avec<br /> l’appui d’un cabinet indépendant. Toutes les pistes de gestion à venir ont été mises en débat, des séances d’information et d’échanges avec les délégués ont été organisées, comme des réunions du<br /> comité syndical pour faire le point en lien avec le travail d’expertise du cabinet d’audit. Des rencontres avec les associations d’usagers, notamment l’UFC-Que choisir, se sont tenues. Les<br /> différents groupes, dont le nôtre, ont organisé des séances de travail, des délégués ont pris l’initiative de rencontres publiques, de séances exceptionnelles de conseils municipaux. Au final, on<br /> peut dire que jamais, dans la vie du syndicat, une telle volonté de participation citoyenne n’a été à l’ordre du jour. J’ai la faiblesse de penser que le travail des élus communistes n’y est pas<br /> pour rien. On peut même ajouter que rarement dans les décisions stratégiques des différents syndicats intercommunaux, des conseils municipaux ou généraux de telles pratiques sont à<br /> l’oeuvre.<br /> <br /> <br /> La troisième question a trait à la position réelle des élus communistes et partenaires. Celle-ci s’est appuyée sur notre<br /> détermination à porter l’exigence d’un grand service public national de l’eau. Car, non, l’eau n’est pas une marchandise, cela suppose donc de sortir sa gestion de la sphère des marchands. Cela<br /> nous interpelle sur la bataille politique en faveur de la nationalisation des deux grands groupes français (Veolia et Suez) afin de redonner à la puissance publique les outils techniques<br /> indispensables à la maîtrise et au développement de la production de l’eau, qui manque aujourd’hui.<br /> <br /> <br /> Parallèlement, nous avons oeuvré pour que, sans attendre cette échéance, le choix à venir n’hypothèque pas une<br /> mutualisation entre les quatre syndicats de la région parisienne. Enfin nous avons posé avec force l’exigence d’une baisse du prix du mètre cube d’eau grâce à un meilleur contrôle des prestations<br /> et l’arrêt des marges scandaleuses que réalise Veolia, la mise en place d’une tarification sociale, rendant ce bien accessible à tous. C’est au regard de ces ambitions transformatrices et face à<br /> l’absence de solution satisfaisante aujourd’hui que notre groupe a pris position (17 pour et 3 abstentions) en faveur d’une régie publique avec marchés publics, ce qui nous conduira le 11<br /> décembre 2008 à voter contre le choix proposé d’une régie intéressée. La dernière question pourrait être « le 11 décembre 2008 sera-t-il la fin de l’histoire ? ». Je ne le crois pas.<br /> Nous aurons alors, quelle que soit l’issue du vote des délégués, deux ans de travail pour préparer la mutation à venir. Un autre travail commencera pour permettre, quelle que soit la décision<br /> prise, de mettre en place une gestion plus démocratique, plus transparente, plus efficace et plus rigoureuse sur le plan financier. Même si, sur ce dernier point, il ne faut pas oublier que pour<br /> un mètre cube d’eau moyen vendu à 3,98 euros TTC, le SEDIF pèse pour 1,843 euro TTC, la différence trouvant sa source dans les taxes et redevances pour le traitement des eaux usées.<br /> <br /> <br /> C’est cet esprit de responsabilité qui anime notre travail et qu’attendent de nous les usagers.<br /> <br /> <br /> Par Josiane<br /> BERNARD dans Environnement »<br /> <br /> <br /> <br />
V
Votre dernier commentaire me laisse septique... Si on ne rit pas avec n'importe qui on ne combat pas non plus avec n'importe qui... vos anciens camarades et leurs amis du cac ont montré leur incapacité à mener ce combat en dehors de leur haine du Maire (adoptent-ils aussi la même position ?) Donc avec qui mener ce travail de conviction ?
Répondre
B
<br /> <br /> Bonjour Vérolia,<br /> <br /> <br /> Il faut distinguer la situation locale et la problématique générale de l’eau en Ile de<br /> France.<br /> <br /> <br /> 1- Localement, malheureusement, les rancœurs et les aigreurs d’estomac sont plus fortes<br /> que l’intérêt général. A ceci près qu’il ne s’agit pas en l’occurrence de la « haine du maire » mais de la haine de celui qui est le plus proche :<br /> <br /> <br /> -          la haine de Michel Pesci pour les Verts historiques et légitimes, ici contre Hélène Zanier, dont il prétendait interdire la présence dans la<br /> réunion de préparation<br /> <br /> <br /> -          la haine des socialistes officiels vis-à-vis de ceux qu’ils ont exclus et dont une partie a rejoint le parti de Mélenchon (D’où l’interdit<br /> prononcé à l’encontre de Gabriel Amard pour la réunion publique bagnoletaise du 8 décembre).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il est à noter pour le moment une « solidarité » sans faille entre les<br /> tenants de la haine locale (le PS soutenant Michel Pesci contre Hélène Zanier et les « verts » soutenant le PS contre ses exclus et le parti de Gauche). Ce que je comprends mal en<br /> revanche, c’est l’attitude de Jean-Claude Oliva, qui s’il a été correct vis-à-vis d’Hélène Zanier a emboité le pas sectaire du PS sur Gabriel Amard. Pourtant, la sincérité du combat qu’il mène en<br /> Ile de France et à Bagnolet pour la gestion publique (et écologique) de l’eau est indiscutable et dans cette bataille aucun soutien de chacun ne peut être négligé.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> 2- Pour ce qui est de la situation de l’eau en Ile de France -et c’était à ce sujet que<br /> j’écrivais « on ne peut pas rire de tout avec tout le monde »- je faisais remarquer à « el diablo » que je n’avais envie de rire, ni avec Véolia, ni avec Santini, ni avec la<br /> poignée d’élus de gauche qui avaient changé leur vote dans le secret de l’isoloir.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br /> <br />
E
Le mêtre cube d'eau potable au robinet est bien trop cher...c'est sûr...c'est pourquoi des millions de braves gens chargent des centaines de millions de bouteilles d'eau plastique dans leurs chariots de super-marché. Eau qui, comme chacun sait, est quasiment donnée par les multinationales de l'alimentation (Nestlé et consorts). On en rigole bien chez Véolia...
Répondre
B
<br /> <br /> Bonjour « el diablo »<br /> <br /> <br /> C’est<br /> sûr que l’on doit bien rigoler chez Véolia !<br /> <br /> <br /> Pas<br /> seulement parce que les gens achètent des bouteilles d’eau minérale ! (D’ailleurs et vous en serez diaboliquement d’accord avec nous, ce n’est pas parce que la consommation d’eau en<br /> bouteille est excessive que l’eau du robinet n’est pas trop chère, du fait de sa gestion privée…).<br /> <br /> <br /> Et<br /> Santini n’est pas le dernier à rire du pied de nez qu’il vient de faire à la démocratie avec l’appui de quelques élus qui n’ont pas eu le courage de déclarer à leurs électeurs les raisons qui<br /> leur a fait voter (dans le secret de l’isoloir) pour la gestion privée alors qu’ils s’étaient engagés à faire le contraire.<br /> <br /> <br /> Nous<br /> ne rions pas avec eux, car comme dit Coluche, on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui.<br /> <br /> <br /> Mais<br /> rira bien qui rira le dernier.<br /> <br /> <br /> La<br /> mobilisation est en marche et ne s’arrêtera pas.<br /> <br /> <br /> Diaboliquement votre.<br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br /> <br />