Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Fichtre, on nous avait caché ça !
Décidément les finances de Bagnolet font la une.
Il y a la crise certes, mais la gestion locale a aussi largement aggravé les choses. Le nouvel article du Parisien intitulé « les erreurs de gestion plombent Bagnolet » de ce mercredi 10 décembre 2008 nous apprend « ce que nous avons toujours voulu savoir mais que l’on nous avait caché », élections municipales obligent …
Aujourd’hui, Marc Everbecq nous dit « tout ». Mais c’est un peu tard et un peu facile. De plus, ce qui n’est pas « joli-joli », il se défausse sur des boucs émissaires, alors qu’il est seul aux commandes à la mairie de Bagnolet, avec les pouvoirs exorbitants du maire, depuis 2001.
Rappelons-nous, les Verts de Bagnolet (et moi-même) étions accusés de tous les maux lors du mandat précédent pour avoir osé réclamer un audit (participatif) sur les finances communales, l’élaboration d’un plan pluriannuel d’investissements et avoir pointé le faible taux d’autofinancement et la maîtrise insuffisante des frais de fonctionnement.
En 2007 nous avions dû nous résigner à voter contre le budget du maire (c’était l’époque où le PS n’avait pas encore senti le vent des municipales : toutes tendances confondues, ils avaient repoussé nos amendements visant à améliorer les choses et avaient voté le budget.
En 2008, nous avions également voté contre le budget présenté par le maire, rejoints cette fois par le PS : c’était à deux mois des municipales …
Nous reviendrons sur cette situation budgétaire, sur la crise, sur les responsabilités des uns et des autres. Nous ne crions pas « haro sur le baudet » : Marc Everbecq est le maire, mais il n’est pas le seul à avoir une part de responsabilité dans la situation de notre commune.
Nous disons tout cela avec esprit de responsabilité. Bagnolet reste une ville gérée à gauche et nous voulons qu’elle le reste, même si nous avons proposé (et proposons toujours) des améliorations.
A bientôt.
Pierre Mathon
En attendant, voici l’article du Parisien du mercredi 10 décembre :
« Les erreurs de gestion plombent Bagnolet
FINANCES. Le maire (PC) Marc Everbecq reconnaît que 900 000 € de déficit du budget 2008 sont dus à un « manque de compétence » dans ses services.
LA SITUATION financière de Bagnolet est plus grave que prévu. Vendredi dernier, le maire (PC) Marc Everbecq annonçait une réduction de 50 000 € sur le budget de vœux, parmi d’autres mesures d’économie (notre édition d’hier). Hier, le maire a finalement décidé d’annuler purement et simplement la cérémonie de début d’année. Economie escomptée : 100 000 €.
En cause, un lourd déficit sur le budget 2008 reporté en 2009. Avec le ralentissement des ventes de logements, la ville de 34 000 habitants a touché 1,4 million d’euros de moins que prévue en droits de mutation (ces taxes qui sont versée à chaque transaction immobilière). Deuxième raison, plus grave, des manquements dans la gestion des deniers municipaux, dus à l’absence pendant deux ans d’un directeur général des finances. C’est le maire lui-même qui en parle. Ainsi, au centre municipal de santé, une erreur de comptes prévoyait 500 000 € de recettes , qui ne sont jamais arrivées mais qui ont été dépensées ! De même, à la direction du personnel, les services ont anticipé une somme fantôme de 400 000 €. Il y a eu un problème de compétence, admet le maire. Sur nos difficultés économiques, 900 000 € relèvent d’une insuffisance de gestion ».
« Nous allons renégocier tous nos contrats »
« Nous avons pris conscience de la gravité de la situation en mais, mais chaque mois de nouvelles dépenses s’ajoutent ». Lundi, c’était le prestataire chauffagiste qui annonçait une augmentation de ses tarifs, avec un surcoût pour la ville de 200 000 €. L’heure est donc aux mesures draconiennes. Des investissements en baisse, la vente d’un quart du parc automobile municipal, moins de vacataires, pas d’ouverture cette année du centre de vacances d’Yzeure, dans l’Allier … « Nous allons renégocier tous nos contrats, quitte à modifier le cahier des charges. Sur l’éclairage public, en retirant un quart d’heure matin et soir, on peut dégager plusieurs milliers d’euros. »
Mais à quelque chose malheur est bon : « Il y a une dynamique qui se crée où chacun, des directeurs généraux à la base des salariés, prend conscience des réalités. De ces difficultés, nous devons apprendre à réduire le train de vie général de la commune. » Cet automne, Bagnolet a tout de même dépensé 170 000 € pour les Assises de la ville, qui se sont achevées vendredi dernier.
GIREG AUBERT »