Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Nous publions aujourd’hui le chapitre 3 « les impasses du « modèle jacobin » après les deux premiers chapitres du Manifeste Transculturel. Ce manifeste a été rédigé par l’association « Laïcité Ecologie Association » (son principal rédacteur étant notre ami Philippe Nahmias).
Bonne lecture.
« Les impasses du jacobinisme.
De l’autre côté, nous trouvons des gens qui se proclament universalistes et républicains, mais dont la pratique est tout autre. C’est ce que nous appelons les Jacobins.
Partant d’une idée du contrat social qui unit les Français, quelle que soit leur origine, s’est affirmée l’idée d’une « unité » de la France.
Cette unité en droits est devenue une unité culturelle. Ainsi, le jacobinisme a réduit les langues régionales, exigé une assimilation totale des populations immigrées, centralisant toutes les décisions au niveau national.
Obsédés par la notion d’identité nationale, les Jacobins ont tenté par tous les moyens de réduire les autres identités que porte tout un chacun : régionale, du pays d’origine, culturelle et/ou religieuse...
La montée de l’identité européenne les consterne. Ils n’acceptent en fait aucune autre identification que nationale, ils la perçoivent comme un danger. Ainsi, ils combattent tout regroupement communautaire, même - par exemple - sur la base d’une orientation sexuelle !
Le problème c’est qu’en plus de ne pas prendre en compte ce besoin d’identité, ils n’apportent plus les réponses sociales qui ont « fait passer la pilule » de la perte identitaire aux générations passées.
Leur modèle franco-français peut s’avérer efficace contre le racisme ouvert, mais est incapable de lutter contre les discriminations rampantes, car ils prétendent que la loi, universelle, est appliquée. Ils ne sont plus à l’écoute des souffrances réelles des populations.
Pire, pour certains, il y aurait des cultures ou des religions « exogènes » incapables de s’intégrer à la « culture française ». Cette dérive conduit d’ailleurs rapidement à des propos et des comportements racistes.
Ils n’ont pas compris que le problème n’était pas l’éradication des cultures, mais leur acceptation pleine et entière, vécu comme un enrichissement. Bien entendu, faut-il le rappeler, l’expression d’une culture ne dédouane pas du respect des droits humains fondamentaux et des lois en vigueur, mettant en cela tous les citoyens à égalité. »
Déjà publié :
Pierre Mathon