Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
La première réunion du groupe de travail de concertation dédié à la partie Sud da la couverture du périphérique « Porte des Lilas » s’est tenue lundi 20 octobre. Florence De Massol, adjointe (Verte) de la mairie du XXème qui organisait cette rencontre, était accompagnée des responsables professionnels de la SEMAVIP (aménageur) et des services de la Ville de Paris. Les représentants des habitants des trois villes (conseils de quartier, Association Balipa, locataires, parents d’élèves, sportifs, …) ont participé à la visite des lieux et découvert et « ressenti » le changement.
Côté Bagnolet, nous étions trois représentants du conseil de quartier de la Dhuys à partager la préoccupation de construction de la liaison piétonne tant attendue entre Bagnolet et Paris.
Nous avons en particulier examiné « sous toutes les coutures » le site à l’endroit où le lien doit être créé pour faire aboutir l’avenue de la Dhuys (aujourd’hui en impasse) sur la couverture. L’architecte a confirmé que plusieurs solutions techniques existaient et qu’elles seraient étudiées.
Cette réunion a commencé par la visite très concrète et très complète du site. Elle a permis de vérifier que la couverture offrait une vue « imprenable » jusqu’à l’autre rive de la vallée de la Seine ! A hauteur d’homme, de cet endroit, le regard file et le périph disparaît ! On pouvait s’imaginer au milieu de la verdure dans ce nouveau petit coin de ville …
Nous avons identifié "in situ" la liaison (étranglement sur la rive parisienne du périph) avec le très joli square Emmanuelle Fleury (Porte de Ménilmontant). C’est ainsi que nous avons pu ainsi remarquer que le mur anti-bruit protégeant la crèche représentait une barrière visuelle importante. La réflexion s’est ensuite portée sur le franchissement de la rue de Noisy (qui relie Les Lilas et Bagnolet à Paris) qui se retrouvera entre deux espaces verts (le nouveau en « nez de la dalle » et celui qui est au pied de la cité des Fougères « Léon Frapié » magnifiquement rénové récemment).
Le programme de ce périmètre a été rappelé : dans un espace vert global de 6000 m², il s’agit de loger sur 2000 m² un boulodrome avec son club-house (8 pistes de boules lyonnaises), une structure de glisse de 450 m², le reste étant constitué de cheminements à l’intérieur d’un espace vert paysager.
Sur cet espace, nous avons également découvert les emprises et les contraintes : une station GDF, une canalisation d’hydrocarbure interdisant la plantation d’arbres à sa proximité, la canalisation de la captation de la Dhuys, la structure de signalisation le long de l’extrémité de la dalle obligeant à « neutraliser » une bande de terrain. Toutes ces contraintes représentent évidemment autant de surface non-utilisable pour le jardin proprement dit.
Lors de la réunion qui a suivi la visite, les participants ont exprimé leur vision de ce nouvel espace. Ils ont fait le tour des fonctions et des usages. La philosophie du projet a de nouveau été partagée : recoudre les territoires et permettre la rencontre des habitants des deux côtés de la « frontière » représentée par le périphérique. D’ores et déjà, certains envisagent l’organisation de la magnifique brocante de Balipa tout le long de la rue de Noisy jusqu’à la Porte de Ménilmontant !
Certains se sont interrogés sur la surface occupée par le boulodrome (plus du tiers de l’espace!) qui risquait d’impacter lourdement la fluidité du passage, surtout s’il était localisé du côté de la future « place des Trois communes » (carrefour rues de Noisy-Léon Frapié-M.A. Colombier). Il a été proposé « d’éclater » la structure en disséminant les pistes afin d’éviter de se heurter à cette grosse masse de 2000 m² … Il a été mis l’accent sur la réversibilité de certains espaces (pelouses ou surfaces stabilisées) ; bien évidemment, pas les arbres qui doivent grandir, faire de l’ombre … et des plantes qui doivent s’installer et se développer. Il a été rappelé que le projet comportait une forte dimension de protection et développement de la biodiversité végétale et animale et avait une fonction de « couloir écologique ». Il a également été proposé, dans le même esprit de développement durable, de récupérer les eaux pluviales qui pourraient ainsi constituer une ressource pour l’arrosage des plantations.
Plusieurs ont souhaité qu’un espace de « clairière » en pelouse (théâtre de verdure avec gradins rudimentaires, par exemple, s’inscrivant dans la pente) soit réservé pour permettre l’organisation d’événements collectifs culturels ou tout simplement festifs … 300 m² environ afin de créer du lien et d’animer ce nouveau lieu.
Les habitantes de la cité des Fougères ont également émis le souhait de bénéficier d’un jardin partagé. Il a été expliqué par une psychologue clinicienne (habitante des Fougères) que les enfants avaient un réel besoin pour se construire harmonieusement de toucher la terre, l’eau … ce que le très (trop ?) joli jardin Léon Frapié ne permettait pas…
Cette réunion très participative a fait émerger un grand nombre de propositions fortes, a défini les usages multiples (contradictoires ?), qu’il va s’agir maintenant de mettre en cohérence.
La prochaine réunion aura lieu le mercredi 3 décembre à la même heure (16 heures). Les professionnels paysagistes et architectes feront des propositions à partir de l’écoute des habitants et des réalités physiques et économiques. Il faudra alors préciser définitivement et trancher. Comme l’a rappelé Florence De Massol, ce sera la responsabilité des élus avec la SEMAVIP.
Hélène Zanier