Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Nous vous avons parlé du Chevalier de la Barre il y a une semaine.
Ce jeune homme de dix-neuf ans, qui vivait il y a deux siècles et demi, est devenu le symbole du combat pour la laïcité, depuis qu’en 1766 il fut décapité avant que son corps ne soit jeté au feu avec un exemplaire du « dictionnaire philosophique » de Voltaire trouvé chez lui.
Il existe à Bagnolet une rue de la Barre Nouvelle, qui évoque plutôt les immeubles en forme de barre qui la bordent.
Pourtant cette rue avait reçu le nom de rue « du Chevalier de la Barre », par délibération du conseil municipal de Bagnolet en 1903.
Nous proposons tout simplement que la rue « de la Barre Nouvelle » de Bagnolet reprenne son nom d’origine.
Voici ce qu’écrivait Marcel Picard, historien de Bagnolet dans son ouvrage « Bagnolet dans l’histoire (paru en 1986)
« Rue de La Barre
C’était la ruelle de l’église, entre celle-ci et l’îlot de maisons au bas de la rue de Montreuil, ruelle étroite, pourtant élargie depuis la désaffection du cimetière vers 1840.
Elle est dénommée rue de La Barre en 1899 : la proposition précise qu’il s’agit du Chevalier de La Barre. Pourtant la dénomination de cette ruelle est encore à l’ordre du jour du conseil en 1900 et le 8 mai 1903, une série de propositions de la commission compétente est acceptée, elle comprend les nouvelles appellations : rue de la Fédération (Désiré Viénot), Garibaldi (ruelle de la Tranchée), Camille Desmoulins (ruelle du moulin), Gambetta (chemin de la Maison rouge), Bara (Place de la République) et Chevalier de la Barre (rue de la Barre). Cette délibération semble être restée sans effet.
Les délibérations ne laissent cependant aucun doute : alors que la Basilique du Sacré-Cœur sort à peine de terre, en 1885, le nom du Chevalier de La Barre est donné déjà à la rue qui contourne son chevet et c’est bien la même victime de l’intolérance religieuse, le Chevalier décapité puis brûlé à Abbeville en 1766, à l’âge de 19 ans qui est choisie pour donner son nom à la ruelle de l’église.
Si ce ne fut jamais que la rue de la barre, c’est dira-t-on qu’il y avait là une barrière de bois, une barre à laquelle les paroissiens venus en charrette aux offices attachaient leur attelage. Avec la démolition du pâté de maison, la rue a disparu, l’appellation est conservée par une voie nouvelle à l’est de l’église. »
Voici la proposition « honnête et laïque » que lance Bagnolet en Vert avec le soutien d’un certain nombre d’amis.
Alors, bientôt le rétablissement de la rue du Chevalier de la Barre à Bagnolet ?