Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Incident de niveau 1 à la centrale nucléaire de Tricastin
2008, l’été de tous les dangers au Tricastin. Décidément, il ne fait pas bon travailler ou vivre dans les départements de la vallée du Rhône.
Un incident de niveau 1 (sur sept) s'est produit lundi matin à la centrale nucléaire No2 du site de Tricastin (Drôme) lors d'une opération d'assemblage de combustibles, a-t-on appris auprès de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Les spécialistes indépendants contestent les classements qui sont systématiquement minimisés.
L'anomalie est survenue alors que la centrale no2, dépendant d'Electricité de France, se trouvait en "arrêt de tranche" pour décharger le réacteur en combustible, a précisé Evangelia Petit, chargée du service de presse à l'ASN. Le terme « anomalie » fait partie du florilège d’euphémismes du vocabulaire anesthésiant des nucléocrates. Au pays du secret nucléaire, il faut savoir lire entre les lignes (quand il y en a !) et procéder à une traduction pour approcher la vérité.
Du personnel était donc présent au moment de l'incident, mais l'ASN ignorait dans l'immédiat si des employés avaient pu être exposés. "Je n'ai pas cette information", a déclaré la porte-parole. "On est en train de regarder ce qui s'est passé". Des inspecteurs ont été envoyés sur place pour déterminer les circonstances et les causes de cette anomalie.
L'incident s'est produit vers 10h30 et EDF a prévenu l'ASN vers midi, a dit Mme Petit. Dans un communiqué, l'ASN explique que "le coeur du réacteur nucléaire est composé de 157 assemblages combustibles comportant chacun 264 crayons qui contiennent le combustible nucléaire. Les réacteurs doivent être arrêtés périodiquement et déchargés pour procéder au renouvellement du combustible".
Lors de cette opération, "le couvercle de la cuve du réacteur et les structures internes supérieures de maintien sont retirés pour pouvoir accéder aux assemblages combustibles et pouvoir les remplacer". Or, "deux assemblages combustibles sont restés accrochés aux structures internes supérieures (...) L'exploitant a interrompu ces opérations et fait procéder à l'évacuation du bâtiment réacteur et à son isolement", tandis que les deux assemblages "sont sous eau dans la cuve".
L’accumulation de centrales nucléaires dans la vallée du Rhône est une aberration : en effet, cette région bénéficie d’une exposition aux vents très élevée qui représente une potentialité éolienne extrêmement prometteuse. (voir carte des vents)

Cet "incident "(...) n'a pas eu de conséquences pour le personnel de la centrale et n'a pas entraîné de rejets dans l'environnement", a assuré l'ASN qui note qu'un événement de même nature s'était produit à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (près de Paris) en 1999. (Nous voilà rassurés) AP