Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

Amas de déchets de toutes natures ayant été "balancés" par les fenêtres en produisant toutes sortes de poussières en grande quantité qui retombent dans les poumons des salariés des entreprises et de la population !
Suite aux courriers de « Bagnolet Écologie, l’Écologie à Bagnolet » du 29 juillet au Groupe Foncière des Régions et au Maire de Bagnolet demandant l’interruption du chantier Parmentier, nous avions reçu une première réponse du promoteur http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/article-21697307.html .
Pierre Mathon et Hélène Zanier ont été reçus par André Baraglioli qui remplace le Maire en cette période de vacances.
Ils lui ont rappelé que la Municipalité avait accepté de vendre à la Foncière à partir des promesses de cette dernière : transparence vis-à-vis des riverains, chantier Haute Qualité Environnementale (cible 3 : chantier à fable impact sur l’environnement extérieur en termes de déchets –tri à la source- , de bruit, de pollutions –poussières, boues,...) ce qui implique une « déconstruction » précautionneuse.
Cette exigence est d’autant plus capitale que le bâtiment contient de l’amiante !
Or, le constat sur le terrain est aux antipodes de ces définitions ! Les déchets mélangés sont « balancés » au sol par les fenêtres provoquant des poussières s’envolant au vent… et retombant … dans les poumons des salariés de l’entreprise et des riverains. En la matière, rien ne s’élimine comme par magie … tout retombe !
C’est pourquoi Bagnolet Ecologie a exigé de connaître le « plan de retrait de l’amiante » qui doit comporter les procédures mises en œuvre, les lieux de présence de l’amiante, le confinement du bâtiment mis en place pour opérer et bien entendu les dates précises des opérations de retrait.
Les raisons de cette inquiétude sont malheureusement légitimes : Il faut savoir que la dernière enquête réalisée, conduite par des d'agents du ministère du travail et de la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés avec l'appui technique de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS), les contrôles révèlent de très mauvais résultats. En effet, sur 780 chantiers de désamiantage représentant environ 370 entreprises contrôlées dans toute la France, deux tiers étaient réalisés en enfreignant la réglementation.
Dans 67 % des cas, des anomalies plus ou moins graves ont été constatées, donnant lieu notamment à : 41 procès-verbaux, 84 arrêts de chantiers, 6 injonctions et 390 courriers d'observations, a déploré Gérard Larcher (sénateur) lors de la présentation des résultats à la presse.
Les contrôles des chantiers de désamiantage montrent des manquements à la réglementation. En effet, le repérage des matériaux amiantés des bâtiments voués à la démolition n'est pas toujours transmis aux entreprises qui effectuent des chantiers de démolition. De plus, sur beaucoup de chantiers, la signalétique est insuffisante, l'accès n'est pas interdit au public, l'empoussièrement est mal maîtrisé par l'absence de travail en atmosphère humide. Par ailleurs, les mesures de confinement des chantiers mériteraient d'être améliorées, souligne le Ministre délégué à l'emploi, au travail dans son discours. Enfin, dans deux tiers des chantiers, il a été relevé l'absence d'équipements de protection respiratoire adaptés alors qu'ils sont rendus obligatoires par la réglementation. L’association a donc demandé à la Municipalité de l’aider à protéger les riverains et la population et à faire respecter les engagements du promoteur pris envers elle. André Baraglioli s’est montré sensible à ces arguments. Nous attendons les actes … et les documents.
Toutefois, il semblerait que le chantier ait ralenti son activité … un premier effet de nos actions ? Nous restons vigilants et nous vous informerons de ce chantier honteux !