Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

Publicité

Accident de Tricastin : les députés Verts demandent une commission d'enquête

François De Rugy vient de déposert une demande de Commission d'enquête au nom des députés Verts à la suite des pollutions radioactives constatées sur le site électro-nucléaire de Tricastin.

Il est essentiel qu'en plus des mesures d'urgence prises par le gouvernement, le Parlement puisse faire une analyse approfondie des dysfonctionnements de la filière nucléaire française en matière de sécurité ainsi que sur les possibles atteintes à la santé de tous les riverains d'installations nucléaires françaises (centrales électriques, sites de stockages de déchets...). Au moment où le Président de la république annonce sa volonté de faire construire un deuxième réacteur EPR en France (et le site de Tricastin est le plus souvent évoqué), il est urgent de briser la culture du secret qui entoure la filière nucléaire en France et d'envisager les mesures de sécurité et de protection des Français contre le risque de contamination radioactive.

« Proposition de résolution

tendant à la création d'une commission d'enquête relative à la sécurité des installations électro-nucléaires françaises et la protection des habitants face aux risques de contaminations radioactives dues aux fuites d'uranium ou de tout autre produit utilisé dans les centrales nucléaires et les installations de stockage de déchets radioactifs

présentée

par M. François DE RUGY, Mme Martine BILLARD, MM. Yves COCHET et Noël MAMERE,

député-e-s.

Exposé des motifs

Mesdames, Messieurs,

Le lundi 7 juillet 2008 à 13 heures 30, les maires des communes voisines du site électro-nucléaire de Tricastin (Vaucluse) sont prévenus qu'une fuite d'uranium radioactif est survenue dans un bac de rétention entourant une cuve de solution uranifère dans l'enceinte de la société SOCATRI. Il a fallu cinq jours pour que soit annoncée cette fuite, alors que le défaut d'étanchéité a été constaté dès le le 2 juillet 2008. La société SOCATRI, filiale du grand groupe public AREVA, a caché cet accident pendant 5 jours aux autorités de l'Etat dans le département du Vaucluse, aux élus des communes concernées et donc aux habitants.

La fuite était pourtant d'une grande ampleur puisqu'elle a été évaluée à plusieurs dizaines de kilos d'uranium. Son annonce par la Préfecture du Vaucluse a immédiatement déclenché des mesures d'interdiction d'utilisation de l'eau des rivières du secteur mais aussi des captages souterrains. Outre la mise en danger des populations riveraines et les dégâts sans doute irréversibles sur les milieux naturels environnants, cet accident a eu des conséquences économiques importantes pour les populations qui sont obligés d'acheter de l'eau en bouteille, faute d'alimentation en eau potable, et pour les agriculteurs qui ont dû cesser toute irrigation ou arrosage ce qui a entraîné la perte de nombreuses récoltes.

Une fois de plus en matière de nucléaire, la culture du secret a prévalu. Il est à noter que la présidente directrice générale d'AREVA n'a même pas daigné se rendre sur place pour constater l'ampleur des dégâts et annoncer des mesures pendant plus de dix jours. C'est grâce à l'intervention très rapide de l'association CRIIRAD (commission de recherche et d'information indépendante sur la radio-activité) que des mesures ont pu être faites et que la pression a été exercée sur les pouvoirs publics. A la suite de cela, des mesures ont été faites par l'Autorité de Sûreté Nucléaire et l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

Ces premières mesures ont permis de relever une autre pollution de la nappe phréatique, sans aucun doute plus ancienne. Là encore, c'est donc que le secret s'était appliqué au détriment de la sécurité et de la santé des habitants, voisins d'un des plus grands centres électro-nucléaire de France, auxquels s'adjoignent des sites à usage militaire. Là aussi, ces révélations officielles viennent corroborer des craintes exprimées depuis longtemps par les associations au sujet d'un site de stockage de déchets radio-actifs d'origine militaire.

Le ministre de l'écologie a annoncé le jeudi 17 juillet 2008 qu'il avait saisi le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire. Il lui demande de « se pencher sur la situation radio-écologique de l'ensemble des sites nucléaires et de vérifier notamment l'état des nappes phréatiques situées près des centrales nucléaires françaises » (interview de M. Jean-Louis Borloo paru dans le journal Le Parisien – Aujourd'hui en France daté du 17 juillet 2008). En plus de ces mesures d'urgence, il est temps que l'Assemblée nationale joue son rôle de contrôle d'un des secteurs industriels publics les plus dangereux pour la population. Ce contrôle est rendu d'autant plus nécessaire à un moment où le Président de la République a annoncé son intention de lancer la construction d'un deuxième réacteurs de type EPR, sur un site qui pourrait justement être Tricastin.

Dans la mesure où il s'agit de la sécurité d'installations les plus dangereuses de France du fait des conséquences irréversibles pour la santé des populations de tous les accidents nucléaires, même les plus circonscrits, il est du devoir de la représentation nationale de contribuer à faire toute la lumière sur la sécurité des sites électro-nucléaires français. Il est plus que jamais nécessaire que les députés contribuent à briser cette culture du secret qui entoure depuis toujours le nucléaire en France. »

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
É
<br /> Bonjour,<br /> Nous vous présentons l’association<br /> « école des candidats »<br /> Une démarche originale<br /> Notre objectif est de former les candidats aux élections politiques, locales (municipales, cantonales, régionales et territoriales), nationales (présidentielles, législatives et sénatoriales) et<br /> européennes.<br /> Il s’agit d’atteindre une certaine maîtrise des concepts fondamentaux d’une campagne électorale, en utilisant une méthode intensive et directement opérationnelle (méthode Bergé).<br /> Cette méthode se présente comme un maillage serré entre la théorie et la pratique, sur une période courte de 2 jours ( soit ½ journée de cours théoriques et trois ½ journées de mise en situation).<br /> C’est donc une matrice adaptable à la personnalité du candidat, à sa démarche politique, et à la circonscription électorale.<br /> Organisation du stage « DUCANDIDAT A L’ELU »<br /> Analyse transversale des contraintes, directes et indirectes, qui rythment une campagne électorale.<br /> FORMAT<br /> Cette formation est de 16 heures, soit<br /> • 4 heures de formation théorique et<br /> • 12 heures de mise en situation, en équipe tournante.<br /> Journée Précisions Programme<br /> 1er jour matin 4 heures de formation théorique sur les concepts fondamentaux d’une campagne électorale (sociologie politique appliquée à une campagne électorale)<br /> Après-midi premier exercice de 4 heures sur un dossier simple de circonscription électorale, correction en fin de séance<br /> 2° jour Matin second exercice de 4 heures sur un dossier plus complexe de circonscription électorale, correction en fin de séance<br /> Après-midi troisième exercice de 3h30 sur 2 dossiers complexes de circonscription électorale, et en fin de séance, rappel des concepts fondamentaux<br /> <br /> Ces concepts fondamentaux sont des points de repères stables qui permettent de situer sa démarche dans un ensemble complexe et mouvant.<br /> Il ne s’agit pas de lister les particularités locales de chaque circonscription électorale, mais plutôt de pointer les masses et les problématiques générales qui se retrouvent dans toute campagne<br /> électorale.<br /> Les sessions de formations seront organisées dans les capitales régionales, au plus près des stagiaires.<br /> PRECISIONS<br /> • Cette formation, qui présente le lien entre le théorique et le pratique, est :<br /> • Opérationnelle, à finalité pratique immédiatement applicable<br /> • Difficile, non par la difficulté des concepts étudiés, mais par le nombre de ces concepts.(1035)<br /> • Didactique, et évolutive<br /> • Equilibrée entre le théorique et le pratique<br /> PARTIE THEORIQUE (acquisition de savoirs de base) stabiliser<br /> La partie théorique repose essentiellement sur la maîtrise des trois défis d’un candidat (1035concepts )<br /> 1. L’investiture (19 concepts)<br /> 2. Le premier tour (9 concepts fondamentaux regroupant 971 concepts)<br /> 3. Le second tour (55 concepts)<br /> Une campagne électorale e st une serrure à combinaisons multiples (paramètres divers, variables) pour un total de 971 concepts<br /> 1. Motivation élément de base fondamental 66 concepts<br /> 2. Organisation à mettre en place 113 concepts<br /> 3. Terrain à occuper (présence) 84 concepts<br /> 4. Contexte à connaître 177 concepts<br /> 5. Besoins à recenser 41 concepts<br /> 6. Crédibilité à construire 155 concepts<br /> 7. Réseaux à infiltrer 184 concepts<br /> 8. Projet à construire 98 concepts<br /> 9. Aléatoire à suivre de prés 53 concepts<br /> PARTIE PRATIQUE (mise en pratique des savoirs) déstabiliser<br /> Etablir un plan de campagne(agenda, argumentaire, discours, tracts) avec une équipe à partir d’un dossier-type .la partie pratique se décline en mise en situation avec exercices concrets, par<br /> groupe tournant de 3 personnes .<br /> Courriel : contact.ecoledescandidats@gmail.com<br /> Site internet : ecoledescandidats.com<br /> cordialement<br /> <br /> <br />
Répondre
B
<br /> <br /> ????<br /> <br /> <br /> <br />