Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

17 mars 2007 à
Lille lors de la manifestation contre la construction de l'EPR.
On reconnaît Hélène Zanier
Une délégation de 13 pays participera à cet événement (Allemagne, Danemark, Grèce, Autriche, Irlande, Grande-Bretagne, Biélorussie, Bulgarie, Etats-Unis, Finlande, Italie, Turquie, Australie).
Découvrez les trois actions spectaculaires dont vous serez les acteurs !
Après les mobilisations contre le réacteur EPR en 2006 (30 000 manifestants à Cherbourg) et en 2007 (60 000 manifestants dans cinq villes de France), cette manifestation sera fondamentale.
En effet, depuis le 1er juillet 2008, le gouvernement français préside pour 6 mois l’Union européenne. L’énergie et le nucléaire sont deux enjeux majeurs de cette présidence.
Le lendemain du rassemblement, soit les 13 et 14 juillet, N. Sarkozy recevra à Paris des dizaines de chefs d’Etat de l’Union européenne et du pourtour méditerranéen (dont le dictateur libyen M. Kadhafi).
Le président français entend continuer à promouvoir le nucléaire, en le présentant comme une solution au changement climatique, ce qui est un mensonge pur et simple.
Le nucléaire constitue un risque grave et avéré pour les générations présentes et futures.
Ne laissons pas construire de nouveaux réacteurs ou sites nucléaires en France ou ailleurs dans le monde (EPR, sites d’enfouissement de déchets nucléaires, ITER…).
Comme 90 % des Européens, exigeons des investissements massifs dans les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables, seules solutions pour préserver efficacement le climat.
Face au changement climatique, le nucléaire n’est qu’une dangereuse illusion.
Voir le programme de cette journée.
Communiqué du réseau « SORTIR DU NUCLÉAIRE »
TRICASTIN : ACCIDENT SURVENU LE 8 JUILLET 2008
Le Réseau "SORTIR DU NUCLÉAIRE" proteste contre les affirmations rassurantes des autorités concernant la fuite radioactive survenue ce jour dans une des installations nucléaires du site du Tricastin (Drôme/Vaucluse). Il est en effet impossible qu'un tel rejet, contenant de l'uranium, n'ait pas de conséquences importantes sur l'environnement et certainement sur la santé de riverains. Si les chiffres reconnus par les autorités sont vrais, cela fait 360 kg d'uranium !
La présentation officielle, "30 m3 et 12g d'uranium par litre", semble rassurante mais cela fait bien 30 000 litres, soit 360 000 g... soit 360 kg d'uranium ! Il est vraisemblable que des personnes ont consommé de l'eau contaminée dans la journée, (les autorités ont mis plusieurs heures avant de révéler l’accident !) et se retrouvent avec des particules d'uranium dans leur organisme. Même lorsqu'elles ne sont pas très radioactives, ces particules sont excessivement dangereuses lorsqu'elles pénètrent dans l'organisme et s'y fixent. Il y a alors une très forte probabilité de cancer.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à une mobilisation antinucléaire internationale samedi à Paris et rappelle que, contrairement aux affirmations des autorités, le nucléaire est une des industries les plus polluantes et les plus dommageables pour la planète :
- les mines d'uranium - le combustible des réacteurs nucléaires - contaminent des régions entières. Le nucléaire français contamine en particulier le Niger dont les mines produisent le tiers de l'uranium consommé par EDF ;
- les réacteurs en fonctionnement rejettent de la radioactivité dans l'air et dans l'eau ;
- les réacteurs en fonctionnement rejettent dans les rivières et dans la mer de grandes quantités de produits chimiques (cuivre, zinc, phosphore, sodium, chlorures, morpholine, etc.)
- les réacteurs nucléaires produisent des déchets radioactifs pour lesquels n'existe aucune solution et dont les plus dangereux vont durer des millions d'années. Ces réacteurs produisent entre autre du plutonium lequel est excessivement nocif pour les êtres vivants et qui permet la fabrication de bombes nucléaires ;
- la surconsommation d'électricité, à 80% d'origine nucléaire, est finalement très fortement émettrice de CO2 car nécessitant la mise en service de centrales thermiques (charbon, fuel, etc) en particulier lors de chaque pointe de consommation. .
Les citoyens européens doivent faire entendre leurs voix, exiger une politique énergétique européenne basée sur les plans d'économie d'énergie et le développement massif des énergies renouvelables, et faire en sorte que l'Europe sorte du nucléaire, énergie sale.