Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Voici l’article du Parisien du samedi 14 consacré aux murs à pêches et à leur festival :
Le festival du renouveau aux Murs-à-Pêches
Les festivités démarrent aujourd'hui dans ce site unique en France, que la municipalité écologiste veut réaménager. 17 kilomètres de murs seront restaurés.
LA HUITIÈME édition du Festival des Murs-à-Pêches s'ouvre aujourd'hui et pour huit jours dans un contexte inédit. L'arrivée à la mairie de l'écologiste Dominique Voynet a changé la donne pour les associations engagées dans la préservation de ce site unique en France où, jusque dans les années 1950, des horticulteurs ont palissé des pêchers sur des kilomètres de murs en plâtre. « On constate une nouvelle dynamique mais aussi de nouvelles interrogations », confie Nicole Huvier, présidente de l'atelier populaire urbain de Montreuil (Apur) et organisatrice de la manifestation.
Un mois et demi après avoir lancé une grande opération de nettoyage des rues Saint-Antoine et Nouvelle-France, la municipalité avance ses premières propositions pour ce site de 38 ha, dont 8,5 ont été classés fin 2003 au titre des sites et des paysages.
Un projet global pour le site
A court terme, l'adjoint vert chargé de la ville et du développement durable, Patrick Petitjean, a bon espoir de voir le préfet décider la mise sous scellés de l'entreprise BMR, spécialisée dans le tri de déchets de chantiers, dont les nuisances exaspèrent les riverains. L'élu a également rencontré les populations tsiganes qui occupent quelques parcelles et pour lesquelles la ville s'est engagée à installer sanitaires et système d'assainissement.
La nouvelle majorité souhaite aussi lancer d'ici la fin de l'année la restauration de 17 kilomètres de murs. Etalé sur plusieurs années, le chantier serait confié à un « pôle de compétences » qui pourrait rassembler la société horticole de Montreuil, l'association Murs-à-Pêches, la régie de quartier, des agents de la ville...
A plus long terme, la mairie planche sur un projet d'aménagement global pour le site. Exit le plan de l'ancien maire, qui prévoyait la construction de pavillons et l'installation d'artisans. « Nous voulons plutôt développer des projets à dominante agricole et culturelle, annonce l'adjoint. Nous avons déjà la proposition d'installation d'une pépinière, une activité économique adaptée au site. On peut aussi imaginer une Amap (association de maintien de l'agriculture paysanne), un ou deux vergers témoins, des jardins partagés, un écomusée. Mais ces projets devront être tournés vers les quartiers voisins. » Il faudra aussi trouver de la place pour le parc nautique promis par Dominique Voynet lors de sa campagne.
En tout cas, rien ne se fera sans consultation des habitants et des associations, promet la ville. Une commission extra-municipale permettant d'associer élus, responsables associatifs, architectes et urbanistes devrait être créée avant l'été.
Festival des Murs-à-Pêches de Montreuil, jusqu'au 22 juin. Aujourd'hui, à partir de 14 heures. Visites et théâtre au 23, rue Saint-Just (impasse Gobétue). Expositions, atelier percussion, cabaret et musique chez l'association Lez'arts dans les Murs au 71, rue Pierre-de-Montreuil. Renseignements : www.apum.org.
Julien Duffé
Polémique sur un chantier d’insertion
PASCAL MAGE, le président de l’association Murs à pêches (MAP), ne décolère pas. Le chantier d’insertion qu’il avait mis sur pied en février 2006 et qui a permis à la fois de restaurer des murs dégradés et de former au CAP d’ouvrier-paysagiste neuf personnes en difficulté ne bénéficiera plus de subventions de la mairie pour la prochaine session, qui devait s’ouvrir en septembre.
« C’est une décision stupéfiante et incompréhensible, dénonce Pascal Mage, qui s’apprête à licencier quatre permanents. On s’est battu pour sauver le site et on casse notre outil. Cette politique de la table rase est irrespectueuse. » La mairie fait valoir que le marché d’insertion d’un montant de 45 000 € passé en 2007 par la ville était exceptionnel et met en avant la crise financière traversée par l’association. « Ils demandaient 90 000 €, ce n’était pas possible », reconnaît Patrick Petitjean, qui précise que la mairie continuera de soutenir les projets culturels et pédagogiques de MAP à travers un véritable partenariat et une convention d’objectifs.
J.D.