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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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Joliot-Curie, enfin on a pu voir le projet retenu : l'architecte a fait de son mieux, mais des problèmes importants demeurent...et des solutions existent

Hier soir jeudi 17 janvier une grosse centaine de personnes (dont les élus) a enfin pu découvrir le projet de reconstruction du groupe scolaire Joliot-Curie dans le quartier de la Dhuys.

Rappelons que ce projet architectural a déjà été voté « en aveugle », par le Conseil municipal entre Noël et le Jour de l'an. Seuls les élus du groupe communiste, de la droite et le FN avaient voté favorablement un projet ... qu'ils n'avaient pas vu.

Ce qui est vrai pour les élus l'est évidemment également pour les citoyens qui ont été écartés de ce choix.

Rappelons que le Conseil de Quartier de la Dhuys avait demandé à être informé et associé à ce choix ... avant le vote du Conseil Municipal. Cela ne lui a pas été accordé.

Rappelons que la reconstruction du groupe scolaire Joliot-Curie n'a jamais été remise en question par les Verts, bien au contraire.

La contestation portait

-          sur la méthode de concertation (refus initial de permettre à tous les acteurs de travailler ensemble et pour conclure passage en force et secret)

-          sur la taille de l'école élémentaire puisque nous proposons deux écoles à taille humaine au lieu d'une grosse « école-usine de 18 classes »

-          et sur la nécessité répondre à la demande des parents et des enfants du centre-ville en recréant une école élémentaire dans leur quartier. 

Dès le début de la réflexion municipale, nous disions aussi que la surface du terrain ne permettait pas de « faire tenir » un programme aussi chargé.

Le programme est en effet chargé : 18 classes en élémentaire, 7 classes en maternelle, un gymnase, un centre socio-culturel avec salle polyvalente et une maison de quartier, une place-agora, un terrain d'évolution et de convivialité, centres de loisirs, restaurant scolaire,  parking ... et des logements pour « rentabiliser » l'opération et redessiner l'avenue Gambetta. Cela fait beaucoup, d'autant que pour l'élémentaire, s'est ajoutée la contrainte de construire une trop grosse école sur le seul terrain qui pouvait être rendu disponible en 1ère phase, sans déplacer les enfants pendant les travaux.

Il faut saluer le travail de l'architecte
qui, comme il l'a souligné à plusieurs reprises, a dû résoudre cette quadrature du cercle  quasiment « mathématiquement ». Cette complexité a aussi eu pour conséquence le renchérissement du projet (18 millions d’euros !).

Le projet sur le plan architectural en termes d'intégration dans le quartier est apparu de belle facture. Le traitement de l’avenue de la Dhuys est remarquable, la volonté affichée de construction écologique (panneaux solaires, passivité des façades, toits végétalisés, ... sont également les points forts du travail de l’architecte. Cette démarche « Haute Qualité Environnementale », en plus de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique, permettra de réaliser pendant toute la durée de vie du bâtiment de très importantes économies sur le fonctionnement.

Cependant, la contrainte liée au manque de foncier disponible croisée avec celle de la construction sur « site occupé » et donc  sur une surface restreinte (pour l'élémentaire), l'ont amené à choisir des options « économes » en surface au sol.

Ainsi, autant il a pu développer son projet avec beaucoup d'intelligence et de « respiration » pour l'école maternelle, la salle de sport, la restauration scolaire ; autant l'école élémentaire de 18 classes n'a pu être traitée avec la même fluidité, la même douceur.

Adieu la séparation de l'élémentaire en deux « entités » promise par le maire N'ayant pu disposer d'un espace suffisant, l'architecte a dû se contenter d'un bâtiment unique (au lieu de deux bâtiments distincts) avec un long couloir. Faute de place, il s'est trouvé dans l'impossibilité d'adopter une approche plus innovante et agréable à vivre pour les enfants (« paliers » traités en « atriums », en « patios ») en rupture avec les longs couloirs impersonnels hérités de l'architecture des casernes et des couvents.

Les circulations internes mélangées par moments, le préau commun (et petit 240 m2), les cours de récréation qui sont en dessous des surfaces programmées, cela fait un certain nombre d'engagements qui n'ont pas été tenus ... et nous ne jetons pas la pierre à l'architecte...

Le projet, côté élémentaire, aboutit donc, comme nous le craignions, à une « école-usine » de 18 classes (450 enfants - la taille d'un collège) qu'il est impossible de scinder en deux « unités » comme le maire s'y était engagé pour « calmer » les inquiétudes des parents (mais les promesses n'engagent que ceux qui y croient).

De même la « place-agora » est minuscule : ce devait le lieu par excellence de la convivialité pour le quartier. Le centre socio-culturel et de la maison de quartier est situé à l'étage et on devra y accéder par un escalier et un ascenseur extérieurs, ce qui est pour le moins problématique.

De même les 4 immeubles de 60 logements au total, dont la construction est envisagée le long de l'avenue Gambetta, gagneraient à être alignés sur l'immeuble existant au 133, pour dégager un vrai trottoir et améliorer le fonctionnement de l'avenue.

Conclusion :

Ce projet, avec la qualité du travail de l'architecte, serait grandement amélioré si l'on décidait de construire une école élémentaire à taille humaine au lieu de la grosse (trop grosse) école de 18 classes et 450 élèves. Cela permettrait à l'architecte de disposer de la place suffisante pour développer des formes agréables à vivre pour les enfants. Cela permettrait d'agrandir la place conviviale et de mettre l'équipement de quartier de plain-pied...

En faisant deux écoles à taille humaine au lieu d'une grosse, on répondrait encore mieux aux besoins d'accueil et aux pics démographiques.

Il suffit pour cela de répondre à l'attente des parents du centre-ville (le groupe de travail municipal qui avait commencé à se réunir avait confirmé les arguments des parents) et décider de lancer la réalisation de l'école élémentaire du centre-ville, en complémentarité avec la maternelle Francine Fromond.

C'est possible dans les locaux actuels du centre administratif, ancienne « Ecole du Centre .

Voici nos premières observations après avoir découvert le 17 janvier le projet retenu le 27 décembre « en aveugle » par le conseil municipal. Nous allons regarder de plus près les questions des surfaces et du fonctionnement ainsi que de la démarche Haute Qualité Environnementale. 

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J
jamais tu ne veut t'avouer battu
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L
Cher Jacques Je ne sais qui vous êtes ni pourquoi vous me tutoyez, mais je vous répondrai que l'examen attentif du projet architectural confirme, malheureusement les craintes que nous avions à savoir que le terrain était trop exigu, pour contenir tout le programme. Je j'avais effectivement indiqué dès le début 2006 à la programmiste et au maire. De ce fait, l'architecte n'a pas pu proposer pour l'école élémentaire un projet  "modulaire" qui rompe avec la conception "caserne". De même la place autour de laquelle devaient être distribuées les entrèes des écoles et des autres équipements est trop petite et l'équipement de quartier est perché à l'étage, ce qui est inacceptable. Sans parler du terrain d'évolution et de convivialité pour les jeunes quartier qui a disparu, faute d'espace.Il reste le fait de vouloir construire une grosse école de 18 classes, ce qui est contraire à l'intérêt des enfants. Nous l'avions également dit dès le début. L'intérêt des enfants cela vaut peut-être le coup d'insister un peu, non ?Quand on conçoit un équipement qui va durer 100 ans ou plus et qui coûte plus de 20 millions d'euros, vous comprendrez qu'il vaut mieux bien le concevoir.Dans les années 80 la municipalité de l'époque voulait éventrer la rue Sadi Carnot. Nous avions été alors un certain nombre "à ne pas nous avouer battus"Plus près de nous, en 2000, la municipalité voulait défigurer la place de la mairie avec un projet de centre administratif mégalo et ruineux.Nous étions encore un certain nombre "à ne pas nous avouer battus".Avons-nous eu tort ?Comme le dit Victor Hugo "ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent"Pierre Mathon
C
jamais tu baisse les bras.<br /> <br /> il est beau ce projet.<br /> enfin il vas voir le jour ne t'en déplaise mom cer IZNOGOOD
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