Posons un autre regard sur les abeilles …
Les Américains et les Canadiens s’alarment aujourd’hui de la disparition massive des abeilles.
Nous connaissons aussi ce péril en France.
Parce que nous vivons majoritairement en ville, parce que nous avons souvent perdu tout rapport minimum avec les mécanismes naturels, parce que notre mode de consommation majoritaire nous éloigne encore plus des systèmes de production agricole, nous sommes devenus ignorants des systèmes naturels subtiles, nombreux, aux équilibres fragiles, qui permettent la culture et donc notre alimentation humaine.
Les famines n’appartiennent plus à notre mémoire collective.
Pour autant, en sommes-nous vraiment à l’abri ?
Lorsque nous apprenons que les abeilles sont victimes d’un ou plusieurs pesticides qui déciment leurs populations, nous versons, au mieux, une larme sur les « pauvres apiculteurs » dont l’existence dépend de la production de miel.
Individuellement, notre réaction n’est-elle de se dire que l’on peut se passer de miel ?
Ce serait tellement mieux ainsi. Mais …Plus d’abeilles : plus d’humanité
Pensons-nous immédiatement et naturellement que les abeilles jouent un rôle central, irremplaçable, pour presque l’ensemble de la production agricole comme agent de la pollinisation ?