Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
L’Assemblée générale de l'ONU a adopté le 26 novembre une résolution dénonçant les mutilations génitales féminines qui affectent quelque 140 millions de femmes dans le monde.
Cette résolution, soutenue par plus de 110 pays, dont une cinquantaine africains, qualifie l'excision de nuisible et de menace sérieuse pour l'état de santé des femmes sur le plan psychologique, sexuel ou reproducteur. Elle appelle les 193 Etats-membres de l'Organisation des nations unies (ONU) à condamner cette pratique, et à lancer des campagnes pédagogiques incitant à la fin de ces mutilations. La résolution exhorte enfin tous les pays à promulguer ou à renforcer la législation interdisant les mutilations génitales féminines (MGF), afin de protéger les femmes de cette forme de violence, et pour mettre fin à l'impunité de ceux qui la pratiquent.
Les mutilations génitales féminines concernent toutes les interventions incluant l'ablation ou la lésion des organes génitaux externes de la femme. Pratiquées pour des raisons culturelles ou religieuses, ces mutilations, dont l’excision, sont une pratique courante dans 28 pays africains, ainsi qu'au Yémen, en Irak, en Malaisie, en Indonésie, ainsi que dans certains groupes ethniques d'Amérique du Sud.
L'excision consiste en l'ablation du clitoris et parfois d'autres parties génitales féminines, la plupart du temps lors de l'enfance ou l'adolescence des femmes Elle conduit à des douleurs lors des rapports sexuels, à des complications lors de l'accouchement, et à l'absence de tout plaisir pour les femmes pendant l'acte sexuel. 70 millions de femmes ont subi cette pratique en 2010 selon l'ONU et 6.000 filles sont excisées chaque jour, d'après l'Organisation mondiale de la santé.