Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Nous avons déjà informé le mardi 30 octobre de l’expulsion évitée grâce à la mobilisation du DAL (à laquelle nous avons participé) : http://www.bagnoletenvert.com/article-bagnolet-le-dal-stoppe-l-expulsion-d-une-vielle-dame-de-89-ans-rue-floreal-111899953.html
Voici en complément, l’article paru le 31 octobre dans le Parisien (avec un commentaire de notre part, pour rectifier les mensonges de Laurent Jamet, adjoint à l’urbanisme de Marc Everbecq).
« BAGNOLET
Jeanine veut finir ses jours dans sa maison
Jeanine, 89 ans, a évité de peu l’expulsion de sa maison hier à Bagnolet. La vieille dame fait de la résistance face à la clinique Floréal, propriétaire du terrain depuis 1992.
Ses cheveux blancs coiffés, un long tablier bleu et gris dans lequel elle flotte, Jeanine Salomé, âgée de 89 ans, est sous le coup d’une expulsion. Propriétaire de sa maison depuis 1945, située 46, rue Floréal à Bagnolet, cette personne âgée et sa famille sont en litige depuis huit ans avec la direction de la clinique Floréal, elle-même propriétaire du terrain, sur lequel est bâtie la maison, depuis 1992.
Une particularité et un imbroglio juridique lié à l’histoire de ces anciennes terres agricoles, à Bagnolet comme à Montreuil ou à Romainville. Pour Jeanine, qui n’a jamais réussi à remettre la main sur le permis de construire de sa maison, la Cour de cassation a mis fin à cette longue histoire en mai, confirmant le jugement selon lequel la clinique est bien propriétaire du site et donnant ainsi le feu vert à son expulsion.
Jeanine Salomé devait être expulsée le 2 août. Cependant, la petite dame, soutenue par ses deux filles, a obtenu un délai supplémentaire qui s’achevait hier. Ses filles sont venues l’aider à préparer ses valises et, jusqu’en milieu de matinée, il était question qu’un camion vienne déménager ses affaires et que les policiers conduisent la vieille dame dans une maison de retraite de Bagnolet. Alertée par l’association Droit au logement (DAL), la préfecture est au dernier moment revenue sur sa décision. « Mme Salomé nous a dit qu’elle acceptait la proposition de relogement que la mairie lui faisait. Elle a ensuite changé d’avis, mais il n’y aura pas d’expulsion », précise-t-on à la préfecture.
La vieille dame, qui a perdu son mari l’an dernier et son deuxième fils cet été, n’en démord pas : elle veut finir ses jours, tranquille dans sa maison, où elle a tous ses souvenirs amassés depuis près de soixante-dix ans. « Avec toutes ces émotions, on peut comprendre que je n’ai plus toute ma tête parfois », raconte cette ancienne femme de ménage salariée pendant vingt-cinq ans… de la clinique Floreal. « Ces jugements ont gâché les derniers jours de la vie de mes parents », souligne la fille aînée pendant que la cadette téléphone toujours ici et là avec l’espoir de trouver une solution qui permette à sa mère de rester. « La changer de maison, c’est la tuer, s’inquiète cette dernière. Ici, elle a tous ses repères. » Sa fille aînée lui avait bien trouvé un petit appartement dans une résidence pour personnes âgées en Bretagne, près de sa petite-fille. « Elle avait dit oui et puis, une fois là-bas, elle était en panique et a voulu revenir chez elle illico presto », raconte le gendre. « Elle ne peut pas vivre ailleurs qu’ici, même si ce n’est pas aux normes », ajoute-t-il.
La maisonnette en bois est en effet sommaire. « Il y a plus de quatre ans que je suis cette famille. Les services d’hygiène et de vieillesse de la municipalité sont passés, ils disent que les normes de sécurité ne sont pas respectées, mais surtout que Mme Salomé, qui ne sort pas de chez elle et a du mal à se déplacer, ne doit pas vivre seule », explique le premier adjoint du maire de Bagnolet, Laurent Jamet (PC). (Laurent Jamet ne peut pas s’empêcher de mentir –c’est plus fort que lui - 1° cette maison, modeste, n’est pas insalubre et 2° cette vieille dame n’est pas seule puisque sa fille vient s’occuper d’elle trois fois par semaine. NdlR) « Il est hors de question de la mettre à la rue. Elle a une place réservée dans la résidence Paul-Coudert. Et, en plus, il y a une grande nécessité pour la clinique de réaménager et d’agrandir ses urgences pour combler le déficit dans ce secteur », insiste-t-il (Nouveau mensonge : cet « impératif » n’existe pas. Aucun projet n’est à ce jour finalisé, aucun permis de construire sur ce terrain n’est déposé. NdlR). Hier soir, la direction de la clinique confirmait cet impératif (Il n’y a pas que l’adjoint-au-maire qui soit un menteur. NdlR) mais « espérait arriver à une solution » pour la vieille dame. Elle s’est dite prête à verser cinq ans de loyer à Jeanine pour qu’elle déménage.
MARIE-PIERRE BOLOGNA »