Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
La parole à Yannick Jadot eurodéputé. À Cancun, on a sauvé l’ONU, le processus de négociation sur le climat, mais pas le climat.
Ce qui domine, c’est un sentiment positif après l’échec de Copenhague, mais il faut se mettre au travail pour aboutir à des engagements plus significatifs de la part des pays riches et des pays émergents.
Voilà ce que j’ai retenu en me félicitant que nous puissions disposer au parlement européen d’eurodéputés Europe-Écologie de la trempe de Yannick Jadot.
Pierre Mathon
Je lui donne la parole.
« Un accord a été trouvé à Cancun dans le soulagement : mais le climat ne peut plus attendre
11/12/2010
Alors que le sommet de Cancun s’achève et qu’un accord a été trouvé, le groupe des Verts européen (Verts / ALE) marque son soulagement : la confiance dans le multilatéralisme est retrouvée. Tant mieux, la lutte contre les changements climatiques ne peut plus attendre !
C’est le sentiment de soulagement qui prédomine à Cancun. Après l’échec retentissant de Copenhague, les négociations onusiennes ont prouvé qu’elles pouvaient aboutir à des résultats concrets, notamment sur la protection des forêts, l’aide financière aux pays en développement ou la vérification des promesses.
Après Nagoya et Cancun, les dirigeants ne pourront plus se cacher derrière la supposée inefficacité des Nations Unies pour justifier leur inaction. Les discours de la dernière nuit de négociation furent une ode au multilatéralisme et à la transparence du processus mexicain. La lutte contre les changements climatiques dépend d’abord de la réalité de la volonté politique des dirigeants.
Mais attention : le climat n’a pas été sauvé à Cancun ! Les promesses de réduction des émissions sont loin d’être suffisantes pour maintenir le réchauffement de la planète sous la barre des 2°C. Si le train des négociations est à nouveau sur les rails, il accuse toutefois un retard dramatique. Si rien ne change, le Sommet de Durban fin 2011 risque d’être un Sommet pour rien.
L’Europe doit renforcer ses efforts diplomatiques pour unir l’ensemble des pays qui ne se satisfont pas du face-à-face stérile entre les Etats-Unis et la Chine; pour fédérer ceux qui veulent lutter collectivement contre les changements climatiques et entretenir la dynamique positive de Cancun. Elle doit pour cela immédiatement adopter un objectif de réduction de ses émissions d’au moins 30% d’ici 2020. C’est indispensable du point de vue climatique. Comme le souligne la résolution votée par le Parlement européen en novembre, c’est aussi son intérêt économique et social. »