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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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À l’assemblée nationale, Greenpeace énerve la Droite … et Jean-Pierre Brard

 

Il n’y a pas que les députés de l’UMP que la manifestation de Greenpeace de mercredi à l’assemblée nationale a énervé.

L’ex-maire de Montreuil était particulièrement « en verve » ce mercredi à l’assemblée nationale : mais c’était pour combattre l’écologie et défendre le stalinisme … à l’occasion d’une intervention d’Yves Cochet sur Copenhague.

Voici l’intervention d’Yves Cochet sur Copenhague, mercredi 2 décembre, lors du débat à l’Assemblée nationale, après l’action de Greenpeace dans les tribunes.

Vous noterez les interruptions de députés de Droite, mais aussi, à 4 reprises, de Jean-Pierre Brard, qui il y a quelques années aimait à se faire passer pour un ami de l’écologie et des Verts.

Chassez le naturel, il revient au galop !

Pierre Mathon

« M. le président. Mes chers collègues, monsieur Degauchy, je vous en prie.

Monsieur Cochet, vous avez la parole.

M. Yves Cochet. Monsieur le président, Monsieur le Ministre d’État, Madame la Secrétaire d’État, mes chers collègues, je veux faire une mise au point :…

Plusieurs députés du groupe de l’Union pour un mouvement populaire. Minables !

M. Yves Cochet. …les propos de M. Christian Jacob à notre égard sont mensongers ;…

Plusieurs députés du groupe de l’Union pour un mouvement populaire. Non !

M. Christophe Priou. Le bras d’honneur, nous l’avons vu !

M. Yves Cochet. …je le dis avec tous mes amis écologistes, ceux des ONG et les autres, qui, depuis plus de quarante ans, luttent contre le conservatisme de ceux qui refusent de voir la réalité.

M. Éric Diard. Vous seriez donc les seuls à la voir ? Vous êtes intolérants !

M. Christophe Priou. Et le bras d’honneur de M. Mamère ? Des excuses !

Un député du groupe de l’Union pour un mouvement populaire. Dictature ! Fascistes !

M. le président. Mes chers collègues, s’il vous plaît. Monsieur Cochet, le temps s’égrène : veuillez poursuivre.

M. Éric Diard. Nous attendons des excuses de M. Mamère !

M. Yves Cochet. L’époque interglaciaire actuelle porte le nom géologique d’holocène, c’est-à-dire la période la plus récente. Toutefois, le prix Nobel de chimie de 1995, le Néerlandais Paul Crutzen, propose de nommer notre époque l’anthropocène compte tenu de la force tellurique des activités humaines et de leur influence sur la nature, notamment sur l’actuel dérèglement climatique.

Le sommet de Copenhague doit donc marquer la fin de l’anthropocène par la signature d’un accord global, juridique et contraignant. Un protocole de Copenhague doit inaugurer une nouvelle ère, celle de la sobriété énergétique et de la solidarité entre le Nord et le Sud.

Ce protocole doit contenir, premièrement, un objectif à court terme de décroissance…

M. Jean-Pierre Brard. Pour les riches !

M. Yves Cochet. …des émissions mondiales de gaz à effet de serre à partir de 2015 ; deuxièmement, un engagement de réduction de 40 % en 2020 pour les pays industrialisés ; troisièmement, pour les pays non industrialisés, des actions nationales de réduction des émissions en 2020, conformément au plan d’action de Bali de 2007 ;…

M. Jean-Pierre Brard. Avec l’argent de qui ?


M. Yves Cochet. …quatrièmement, un mécanisme permettant d’atteindre l’objectif de zéro déforestation en 2020, et non, Monsieur le Ministre d’État, une réduction de celle-ci de 50 % en trente ans ; cinquièmement, Monsieur Brard, un soutien financier des pays riches aux pays pauvres d’au moins 110 milliards d’euros par an d’ici à 2020, soutien qui doit bien sûr s’ajouter à l’aide publique au développement et, par conséquent, inclure de nouveaux financements innovants, que vous avez d’ailleurs, monsieur le ministre d’État, évoqués dans votre plan ; sixièmement, un régime de respect des obligations assorti de sanctions en cas de défaillance et un prolongement du mécanisme d’observance du protocole de Kyoto ; septièmement, l’exclusion du nucléaire des futurs mécanismes de Copenhague en faveur du Sud.

M. Jacques Desallangre. Mais non, voyons !

M. Yves Cochet. Ce dernier point, j’y insiste, est contraire à la volonté officieuse de la France d’intégrer le nucléaire dans les plans nationaux de réduction pour les pays du Sud ; à notre avis, le nucléaire est l’option la plus dangereuse, la plus chère et la moins efficace pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

(« Non ! » sur quelques bancs du groupe GDR. – « C’est faux ! » sur plusieurs bancs du groupe SRC.)

(Il reste du travail à faire avec nos amis de gauche en ce qui concerne le nucléaire  Ndlr)

Quant aux mécanismes de flexibilité, mécanismes de marché que j’ai évoqués, ils sont devenus des échappatoires et des moyens de compensation qui évitent aux pays industrialisés de réaliser des efforts nationaux de réduction des émissions.

Dans l’Union européenne, par exemple, 60 % du volume de réduction provient de compensations cumulées jusqu’en 2020, ce qui est proprement scandaleux. Il est question, à Copenhague, de créer éventuellement un marché mondial des indulgences à l’avantage des pays riches – et nous nous y opposerons de toutes nos forces. Le marché actuel des quotas de carbone au niveau européen est l’exemple même de ce qu’il ne faut pas faire. On connaît le prix dérisoire de la tonne de carbone, qui se négocie autour de 17 euros : il faudrait qu’elle soit au moins dix fois plus chère pour que les industriels soient réellement incités à changer leurs comportements. Malheureusement, sous la pression des différents lobbies des énergies fossiles et de certains savants fous, d’autres élaborent des échappatoires technologiques insensées, telles que les projets de captage et de séquestration du carbone, l’ensemencement des océans pour multiplier le phytoplancton, l’envoi de soufre dans la stratosphère et autres délires technologiques. Ces personnes, qui promeuvent une mythologie de la nature réparée par la géo-ingénierie, ont un comportement semblable à celui des staliniens qui, il y a une soixantaine d’années, voulaient dévier les fleuves afin de parfaire l’œuvre de la nature.

M. Jean-Pierre Brard. Ignorant !

M. Yves Cochet. Jadis, à l’époque du libéralisme ou du marxisme, aussi bien Adam Smith que Karl Marx voulaient refaire la société. Aujourd’hui, avec ce type de technologie, certains veulent refaire la nature. Il est évident que cela ne marchera pas.

M. Jean-Pierre Brard. Marx n’a jamais dit cela ! « Ignorantus, ignoranta, ignorantum ! »

M. Yves Cochet. J’en appelle donc maintenant aux associations, aux ONG, aux syndicats et, en fait, à tous les citoyens, pour qu’ils fassent pression sur leurs gouvernements, afin que Copenhague soit réussi au regard des sept conditions que j’ai énoncées, avec la décroissance massive et rapide de l’empreinte carbone des pays industrialisés, et le remplacement du modèle productiviste et croissantiste par une sobriété heureuse et solidaire. Pour paraphraser le poète René Char, je dirai qu’il n’y a pas une place pour la sobriété : toute la place est pour la sobriété.

M. Noël Mamère et M. François de Rugy. Très bien ! »

 

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G
<br /> Le mercredi 2 décembre 2009<br /> Greenpeace réveille le débat sur le climat à l’Assemblée nationale<br /> <br /> http://energie-climat.greenpeace.fr/greenpeace-occupe-le-toit-de-l’assemblee-nationale-a-paris-cinq-jours-avant-copenhague<br /> <br /> <br />
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B
<br /> <br /> Voici<br /> le texte publié sur le site de Greenpeace le 3 décembre 2009<br /> <br /> <br /> « Greenpeace réveille le débat sur le climat à l’Assemblée nationale<br /> <br /> <br /> Par<br /> deux fois le 2 décembre, Greenpeace s’est manifestée à l’Assemblée nationale (sur le toit et dans l’hémicycle), alors que les députés débattaient des changements climatiques cinq jours avant<br /> l’ouverture du sommet de Copenhague.<br /> <br /> <br /> Dans<br /> les deux cas, il s’agissait de porter le même message : le sommet approche et il y a urgence. Les élus et Nicolas Sarkozy doivent passer des beaux discours à des engagements concrets et<br /> chiffrés en accord avec les recommandations des scientifiques.<br /> <br /> <br /> Le 2<br /> décembre, vers midi, une dizaine d’activistes de Greenpeace a déployé des banderoles sur le toit de l’Assemblée nationale, qu’ils ont atteint à l’aide d’un camion et d’une échelle de pompiers.<br /> C’était un clin d’œil à la célèbre phrase prononcée par Jacques Chirac, en 2002, au Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg : « La maison brûle et nous regardons<br /> ailleurs ».<br /> <br /> <br /> L’après-midi, dans<br /> l’hémicycle, une dizaine de militants a interrompu la session parlementaire pour déployer des banderoles avec le même message : « Copenhague : aux actes, monsieur le<br /> Président ! ».<br /> <br /> <br /> Greenpeace tient à<br /> préciser que ses militants ont eu accès aux tribunes publiques comme peut le faire chaque citoyen (en demandant une invitation au député de sa circonscription et en présentant une pièce<br /> d’identité à l’entrée de l’Assemblée). Il n’y a pas eu usurpation d’identité.<br /> <br /> <br /> Enfin,<br /> les militants de Greenpeace ayant participé à ces actions ont été interpellés, entendus puis libérés.<br /> <br /> <br /> Pourquoi<br /> ces interventions ?<br /> <br /> <br /> En<br /> intervenant à l’Assemblée nationale, au cœur de la démocratie, le jour où les représentants du peuple discutaient de la position de la France à Copenhague, Greenpeace a voulu pousser les élus, et<br /> en particulier le premier d’entre eux, le président de la République, à passer à l’action. En alertant nos responsables politiques, nous sommes à notre place et dans notre rôle.<br /> <br /> <br /> Depuis<br /> des décennies, Greenpeace porte la question climatique. L’association estime, avec les autres ONG mais aussi les 460 000 citoyens qui ont signé l’Ultimatum climatique, que la France et l’Europe peuvent et doivent changer la donne. Pour le moment,<br /> les responsables politiques, qui représenteront la France à Copenhague, tergiversent et font la sourde oreille à l’heure où il faut d’urgence passer à l’action.<br /> <br /> <br /> Pour<br /> preuve, ce mercredi 2 décembre, l’hémicycle était à moitié vide. Pendant le discours de Jean-Louis Borloo régnait un fort brouhaha. Les députés qui crient aujourd’hui au scandale sont ceux-là<br /> même qui ne prêtaient aucun attention au débat sur Copenhague.<br /> <br /> <br /> Ce que<br /> Greenpeace a fait, c’est de réveiller un débat démocratique qui est largement insuffisant au regard des enjeux climatiques actuels.<br /> <br /> <br /> Que<br /> demandons-nous ?<br /> <br /> <br /> L’accord de<br /> Copenhague doit être contraignant, juste et ambitieux. Les scientifiques sont unanimes : ce texte doit permettre de maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale sous la barre<br /> des 2°C. Pour y arriver, les pays industrialisés doivent prendre à Copenhague au moins deux engagements :<br /> <br /> <br /> -<br /> réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici à 2020<br /> <br /> <br /> -<br /> mettre sur la table 110 milliards d’euros par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à faire face aux changements climatiques (pour la France, cela représente un peu plus de quatre<br /> milliards par an).<br /> <br /> <br /> Greenpeace<br /> est une organisation pacifique et non-violente<br /> <br /> <br /> Une<br /> alerte à la bombe aurait été déclenchée à l’Assemblée nationale en fin de journée le 2 décembre. Il est évident que Greenpeace n’a rien avoir avec ce dernier incident. L’association revendique toutes ses actions et tient à rappeler que la seule bombe qui ait jamais marqué l’histoire de Greenpeace est<br /> celle que le gouvernement français a utilisée pour faire couler notre navire Rainbow Warrior en 1985, faisant un mort.<br /> <br /> <br /> Greenpeace est une<br /> organisation de défense de l’environnement dont les valeurs fondatrices sont la non-violence et l’indépendance financière et politique. Toutes nos actions sont pacifiques. Celles du 2 décembre<br /> l’étaient aussi. »<br /> <br /> <br /> Vous pouvez retrouver le site de<br /> GREENPEACE en lien sur notre blog.  Greenpeace<br /> <br /> <br /> Pierre Mathon<br /> <br /> <br /> <br />