Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Un échange de courrier vient d'avoir lieu entre N. Hulot ministre et le sénateur ps G. Roger.
Dans sa réponse, le ministre ne fait – malheureusement - pas plus avancer le débat que ses prédécesseurs,Ce qui suit est l'analyse de la réponse ministérielle par F. Redon président d'Environnement 93 (qui suit le dossier pour le regroupement des associations de Seine-Saint-Denis affiliées à France Nature Environnement)
Certes, le ministre rappelle que de l’uranium a été utilisé pour les expériences réalisées sur le Fort de Vaujours, mais que cette utilisation a été limitée à des zones dédiées ; mais des explosions à ciel ouvert ont disséminé des poussières d’uranium au gré des aléas atmosphériques, sans que personne ne puisse délimiter cette contamination de manière précise, engendrant ainsi les incertitudes qui ont conduit à la mise en place de lourdes servitudes lors de la cessation d’activité et conduisent aujourd’hui à une surveillance hors norme d’un chantier hors du commun. Par ailleurs les découvertes régulières de nouvelles sources de pollution par l’entreprise Placoplatre, qui s’est investie dans la démolition des bâtiments du site, démontre en permanence le peu de fiabilité des informations laissées par le CEA sur ses activités réelles dans le cadre des expériences menées pour la mise au point des détonateurs..Le 31 juillet dernier de nouveaux objets ont été découverts au cours de terrassement destinés à démanteler les canalisations du Fort ; des valeurs de 2 fois le bruit de fond ambiant en radioactivité gamma et de 15 à 20 fois le bruit de fond ambiant en radioactivité bêta auraient été mesurées. L’ ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) qui réalise le suivi régulier des opérations réalisées par Placoplatre communiquera prochainement les résultats de son analyse de cette nouvelle péripétie.
Au cours de la Commission de Suivi du Site du 5 juillet, si l’hydrogéologue a présenté ses propres conclusions, le laboratoire central de la préfecture de police n’est pour sa part pas intervenu ; pourtant dans cette phase de démolition engagée par Placoplatre ; ce laboratoire devrait jouer le même rôle que l’ASN pour la sécurisation des travailleurs et des populations limitrophes quant aux pollutions chimiques et aux métaux lourds qui peuvent être disséminés dans l’air ambiant par les travaux actuels de démolitions et de terrassement. Si l’instruction de la demande d’autorisation environnementale qui accompagnera la demande d’autorisation d’exploiter la carrière devra bien sûr être réalisée dans le respect de la méthodologie de gestion des sites et sols pollués du ministère, il n’est pas admissible que la phase actuelle, préparatoire au projet de carrière de Placoplatre, ne soit pas en mesure d’intégrer l’ensemble de ces obligations.
Pierre Mathon / avec Francis Redon,