Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Amélie Sander de la FCPN : Pas besoin d’aller chercher très loin, au sens propre comme au sens figuré, il suffit très souvent d’amener l’enfant dans un espace de Nature pour qu’il trouve seul à s’occuper. Le jeu libre est l’activité qui ne demande aucune préparation et qui va permettre à l’enfant de prendre du plaisir à explorer seul : courir dans les feuilles, marcher dans une flaque d’eau, enjamber une branche, jouer avec un bâton, regarder une fourmilière, gratter la terre.
C’est bien souvent ce contact en toute liberté qui manque à nos enfants. C’est au cours de ce jeu libre que l’enfant apprendra à observer. Très souvent, il appellera l’adulte pour lui faire partager ce qu’il voit, il ne lui demandera pas nécessairement le nom de la plante ou de l’insecte qu’il observe. Il suffit de s’émerveiller avec lui et d’attirer son attention sur les détails à observer plus précisément. Apprendre à observer est la première aptitude à développer chez un enfant. C’est à partir de cette observation que les parents peuvent eux même suggérer des activés de prolongement : trouver 5 feuilles différentes, une plume, une fleur jaune, fabriquer une couronne de fleurs, faire un mandala avec des éléments naturels, etc.
Nous avons la chance d’avoir quatre saisons. Des saisons où la nature évolue. À l’automne, profitez d’une promenade pour récolter des feuilles multicolores et de nombreux fruits (glands, samares, faînes, pomme de pin…) puis confectionnez des tableaux avec les feuilles et des personnages rigolos avec les fruits. En hiver, la nature est calme, le temps est froid et pluvieux, idéal pour rester au chaud à la maison et bricoler des mangeoires et des nichoirs pour aider nos amis à plumes à passer la saison hivernale et trouver un abri pour la naissance de leurs oisillons au printemps. Au printemps, la nature s’éveille, quoi de plus beau que d’écouter lors d’une promenade le chant mélodieux des oiseaux. C’est aussi l’épanouissement des fleurs, profitez-en pour les identifier en réalisant un herbier coloré. En été, boîtes loupes en main, partez en promenade à la recherche des petites bêtes.
Pour moi, le plus important n’est pas de connaître le nom de tous les animaux, le nom de tous les végétaux. Le plus important c’est d’initier ses enfants à être curieux et observateurs pour devenir des « observ-acteurs ».
Emilie Lagoeyte d’Eveil et Nature : Partir en quête des traces laissées par les animaux me semblent une entrée intéressante : chercher des empreintes, des noisettes rongées, des terriers, etc. Mener l’enquête avec les enfants pour essayer de comprendre ce que faisait l’animal quand il a laissé ces traces (dans quelle direction marchait-il, comment s’y prenait-il pour ronger sa noisette, le terrier semble-t-il encore habité…). Et bien sûr, essayer d’identifier l’animal en question : chevreuil, écureuil, blaireau, etc. Un guide de détermination est souvent une aide intéressante.
La posture de l’adulte influence celle de l’enfant. Il semble préférable de chercher à cultiver son enthousiasme, de lui permettre d’être dans l’action sans l’assommer avec de longs discours !
Pour les plus âgés, laissez les dormir à la belle étoile dans votre jardin, passez un temps autour d’un feu de camp.
Ludivine Millet de FNE Seine et Marne : La photographie peut être un bon moyen pour les adolescents de s’exprimer en restant en lien avec la nature.
Emilie Lagoeyte d’Eveil et Nature : Les tout-petits sont curieux de tout, la nature est leur terrain de prédilection. A nous adultes d’apprendre à lâcher prise et s’émerveiller à leurs côtés ! Plus que des activités, il me semble important d’équiper les petits baroudeurs d’une tenue qui ne les freinera pas dans leurs explorations (vêtements qui peuvent se salir, pantalon imperméable…).
Les tout-petits s’imprègnent de notre attitude : si nous sommes détendus dans la nature et curieux de ce qui nous entoure, ils le seront aussi. A l’inverse si nous avons peur de tout, ils seront inquiétés. Questionner nos peurs et nous donner les moyens de les dépasser permettra à nos bambins de croquer à pleines dents les merveilles de la nature !
Si on dispose d’un balcon, on pourra créer une mini réserve à insectes dans une jardinière : planter quelques plantes mellifères et créer des mini-refuges à abeilles solitaires à l’aide de tige creuses.
Ludivine Millet de FNE Seine et Marne : La nature en ville n’est pas forcément plus limitée, mais elle est différente. Entre la nature « en ville » et la nature « en campagne », vous ne verrez pas les mêmes plantes, les mêmes animaux.
Petite anecdote, je vois plus souvent le renard et l’écureuil du bois derrière chez moi (donc en ville) que des animaux de la forêt de Bréviande (lieu de travail). La nature est partout, il faut juste apprendre à l’observer.
Ludivine Millet de FNE Seine et Marne : Le respect de la nature passe d’abord par la connaissance de la faune et de la flore qui nous entourent. Cette connaissance s’acquiert par la curiosité et l’observation. Les merveilles de la nature sont partout autour de nous. Ouvrez grands vos yeux et vos oreilles, la nature saura vous remercier de cette attention portée à son égard.
Nous avons la chance d’avoir quatre saisons. Des saisons où la nature évolue. À l’automne, profitez d’une promenade pour récolter des feuilles multicolores et de nombreux fruits (glands, samares, faînes, pomme de pin…) puis confectionnez des tableaux avec les feuilles et des personnages rigolos avec les fruits. En hiver, la nature est calme, le temps est froid et pluvieux, idéal pour rester au chaud à la maison et bricoler des mangeoires et des nichoirs pour aider nos amis à plumes à passer la saison hivernale et trouver un abri pour la naissance de leurs oisillons au printemps. Au printemps, la nature s’éveille, quoi de plus beau que d’écouter lors d’une promenade le chant mélodieux des oiseaux. C’est aussi l’épanouissement des fleurs, profitez-en pour les identifier en réalisant un herbier coloré. En été, boîtes loupes en main, partez en promenade à la recherche des petites bêtes.
Pour moi, le plus important n’est pas de connaître le nom de tous les animaux, le nom de tous les végétaux. Le plus important c’est d’initier ses enfants à être curieux et observateurs pour devenir des « observ-acteurs ».
Emilie Lagoeyte d’Eveil et Nature : Partir en quête des traces laissées par les animaux me semblent une entrée intéressante : chercher des empreintes, des noisettes rongées, des terriers, etc. Mener l’enquête avec les enfants pour essayer de comprendre ce que faisait l’animal quand il a laissé ces traces (dans quelle direction marchait-il, comment s’y prenait-il pour ronger sa noisette, le terrier semble-t-il encore habité…). Et bien sûr, essayer d’identifier l’animal en question : chevreuil, écureuil, blaireau, etc. Un guide de détermination est souvent une aide intéressante.
La posture de l’adulte influence celle de l’enfant. Il semble préférable de chercher à cultiver son enthousiasme, de lui permettre d’être dans l’action sans l’assommer avec de longs discours !
Emilie Lagoeyte d’Eveil et Nature : Nous proposons des formations en ligne pour donner aux adultes qui souhaitent éveiller des enfants à la nature les outils dont ils ont besoin : des idées d’activités, des connaissances naturalistes mais aussi des conseils pour intéresser les enfants et s’adapter selon leur âge.
Parce que nous avons constaté que beaucoup, parents ou professionnels de l’enfance, ont peur de ne pas assez s’y connaître, de manquer d’idées ou tout simplement de temps.
Le but de ces formations est de permettre de se sentir capable de se lancer, simplement : nous pensons que chacun peut devenir passeur de nature pour ses enfants, nos formations proposent en vidéo une démarche, des activités et des outils pour passer à la pratique !