Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Sur le tableau, à gauche, s’amoncellent des « offres » inscrites sur des post-it de toutes les couleurs : cours d’escalade, de tricot, lecture à domicile, initiation à Photoshop… A droite leur répondent tout un tas de « demandes » : garde de chat, cours de jonglage, création de site Web…
« Le principe est simple, décrit Florence. Chacun inscrit sur un papier ce qu’il peut partager : un savoir, une passion. Bref, ce qu’il a à offrir. Et parallèlement, il ajoute sa demande, ce dont il a besoin ou envie. Tout est collé sur le mur et nous, nous nous chargeons de mettre les offreurs et les demandeurs en contact. »
Cette ex-Parisienne, installée depuis peu à Bagnolet, a créé en début d’année avec l’Université populaire de la commune le collectif Mazag, qui se réunit tous les deuxièmes dimanches du mois — soit ce dimanche 14 mai — au café Le Bal perdu sur la place de la mairie. C’est ici dans un petit mur du fond de la brasserie que ses offreurs et demandeurs peuvent venir accrocher leur post-it quand ils le souhaitent.
Une idée qui s’inspire des Réseaux d’échanges pratiques de savoirs, créés dans les années 1970. « Sauf que chez nous, les gens ne donnent pas que des savoirs au sens académique du terme, ils peuvent aussi partager leurs compétences — jardinage, ménage — tout ce qu’ils veulent et surtout ce qu’ils aiment », souligne Florence, qui travaille dans le milieu socioculturel.
Mais surtout, les participants n’offrent pas forcément à la personne qui leur a consacré du temps. « Pour que le réseau fonctionne, il doit être le plus large possible. Si tu veux donner un cours de portugais et prendre une leçon de chinois, ce ne sera sans doute pas avec la même personne ! », explique Florence à Kevin, un Montreuillois, venu découvrir le dispositif à la réunion mensuelle organisée le mois dernier, après l’avoir découvert sur les réseaux sociaux.
« Par exemple toi, tu pourrais donner quoi ? », le questionne-t-elle. « Je m’y connais en montage de fenêtre, je travaille là-dedans », murmure Kevin, un peu timide. Il faudra quelques minutes à Florence pour lui faire parler de sa vraie passion : le billard. « Tu vois, c’est aussi ça que tu peux donner : des cours de billard, il faut se faire plaisir ! », lance-t-elle.
« Au début les participants ont souvent tendance à mettre en avant leurs compétences professionnelles. Nous sommes aussi là pour leur montrer qu’ils ont d’autres talents qu’ils ne soupçonnent même pas », insiste la fondatrice de Mazag.
Mais au-delà des services à partager, ce que de nombreux habitués recherchent, à l’image de François, ce sont surtout les rencontres. « Connaître les habitants de sa ville et de son quartier, tout simplement ! », sourit ce retraité.
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