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Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.

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Et si le rat était un animal utile à l'homme ?

Et si le rat était un animal utile à l'homme ?
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Les rats pâtissent d'une représentation négative, héritage du moyen âge, mais encore présente, bien présente.

Notre ignorance nous tient lieu de vertu et les campagnes de dératisation aussi ruineuses qu'inefficaces donnent l'illusion d'agir. Des tonnes de biocides (tueurs de vie) sont ainsi déversées dans l'environnement. Ces poisons violents se retrouvent évidemment dans l'eau, les sols. Résultat quasiment nul sur les populations de rats mais engraissement (grâce à l'argent des contribuables) d'une profession qui exploite l'ignorance des décideurs, les fantasmes et la peur imbécile des habitants. Ah ! Démagogie quand tu nous tiens !

Ce qui manque aux élus, c'est la modestie de se former et le courage de dire aux « administrés »  que si la présence des rats en surface les dérange, il suffit juste qu'ils arrêtent de les nourrir en jetant de la nourriture dans l'espace commun et qu'eux les élus de leur côté, collecteront tous leurs déchets alimentaires biodégradables pour les valoriser en énergie et en compost.

Notre amie Catherine Dehaie, ingénieure écologue, nous racontait, lors de notre dernier café vert, avoir participé à un colloque où un responsable égoutier d'une grande ville expliquait que sans les rats son métier serait impossible, qu'il avait besoin des rats, qu'ils étaient indispensables, et que sans eux, il ne serait pas possible de descendre dans les égouts !

Il semblerait donc que quelques personnes aient un avis rationnel, sérieux et surtout éclairé sur la question.

Voici ci-après un article du
Figaro.fr de Blandine Le Cain fort intéressant :


 

«Mal-aimés, les rats savent aussi se rendre utiles

 Les rongeurs vilipendés ne sont pas seulement appréciés des amis des animaux. En plus de réduire la quantité de nos déchets, ils sont utilisés pour détecter des maladies, désamorcer des mines anti-personnel ou mener des enquêtes policières.

Sales, agressifs et envahisseurs. À en croire les avis les plus répandus et les opérations de dératisations qui se succèdent, jusqu'à déclencher des fermetures récentes de parcs publics à Paris, le rongeur le plus célèbre des villes n'a rien de fréquentable. En milieu urbain, la concentration des rats pose problème, poussant même les autorités dans certains pays à mettre leur tête à prix. À Paris, l'objectif est d'ailleurs de ramener la population à un rat par habitant contre presque deux actuellement.

» La ville de Paris se lance dans la chasse aux rats

Pourtant, quelques voix insistent sur leur bon rôle: sans rats, les amas de déchetsqui finissent en partie dans nos égouts seraient bien plus volumineux. Car rappelons-le, ces rongeurs qui nous dérangent sont généralement attirés par nos propres détritus. Un chiffre revient régulièrement: ils engloutiraient plusieurs centaines de tonnes d'ordures par jour à Paris. Exagéré, répond le spécialiste des nuisibles urbains Pierre Falgayrac, sollicité par Le Figaro. À l'année, chacun des 3,8 millions de rats parisiens consomme, selon lui, 9 kg de déchets, soit entre 30 et 34 milliers de tonnes au total. Au-delà des chiffres, ces quadrupèdes peuvent être les alliés des services d'assainissement -à condition qu'il n'y en ait pas trop-: ils évitent que certains égouts ne se bouchent et fonctionnent comme un indicateur de danger lorsqu'ils fuient une montée des eaux ou un dégagement de gaz.

C'est surtout hors des zones urbaines que ces rongeurs peuvent occuper un rôle primordial. Dans les laboratoires, évidemment, où ils sont utilisés pour des tests scientifiques en raison de la proximité de nos génomes, suscitant la colère des défenseurs des animaux. Tout récemment, les réactions de rats chatouillés ont ainsi donné lieu à des conclusions très sérieuses.

» Comment faire rire un rat (et pourquoi c'est important)

Le rôle de ces animaux est aussi précieux dans certaines zones à risques. Au Cambodge, en Angola ou au Mozambique, une ONG belge a recours à des rats pour repérer les mines anti-personnel. En échange de quelques morceaux de banane, ils peuvent inspecter 200 mètres carrés de terrain en seulement 20 minutes, expliquait en 2015 l'organisation Apopo au journal The Guardian. Et presque à chaque fois, c'est bien un explosif que le rongeur signale, permettant aux humains de le neutraliser.

Fins limiers capables d'empathie

C'est aussi au Mozambique, ainsi qu'en Tanzanie, que des rats sont affectés à la détection de la tuberculose par la même ONG. Cela leur prend une heure lorsqu'il faut une semaine à un laboratoire pour la même analyse. Aux Pays-Bas, les compétences des rats sont également mises au service des policiers: une dresseuse éduque certains d'entre eux pour détecter des traces de drogue ou de poudre à armes à feu.

» Des rats géants dressés pour détecter la tuberculose

Ce dévouement apprivoisé ne parvient pas à effacer le défaut qui leur colle le plus aux poils: la saleté. À l'image de nombreux rongeurs, ils sont pourtant très attentifs à leur propreté. Mais qu'ils soient d'égout ou des champs, les rats sont perçus comme des animaux poisseux et toujours recouverts de bactéries. La faute, sans doute, à l'épidémie de peste en Europe qu'on leur attribue. Leur responsabilité dans ce fléau a pourtant été remise en cause par une récente étude américaine: les gerbilles auraient apporté la maladie depuis l'Asie, pas les rats. Et dans tous les cas, les puces étaient les premiers transporteurs du virus.

Cette mauvaise presse ne devrait pas empêcher les rats de renforcer leur caractère indispensable. Des projets prévoient de les affecter à la détection de cancer ou d'autres maladies. Et ils pourraient même être capables de nous pardonner la sévérité de la mort aux rats et des tapettes: ces rongeurs altruistes ont démontré leur capacité à l'empathie. De quoi limiter la colère lors de la prochaine rencontre au détour d'une bouche d'égout. »

Hélène Zanier

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S
Enfin un peu d'humour, ce qui n'empêche pas la qualité des arguments démontrant que le rat est un animal utile.<br /> Place au rêve et à l'imaginaire : tout arrive, mais il ne faut s'enfermer dans aucune rigidité. Merci Hélène pour cet article hors du commun, qui rétablit au rat une véritable place et qui sort des idées reçues.. Cela fait du bien
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E
Cette semaine, j'ai lu un article d'un médecin qui disait qu'il fallait éliminer les rats, non pas pour la peste, cette période est révolue, mais ... pour l'impact psychologique néfaste pour les humains.<br /> Aucun argument sérieux n'était présenté. Normalement, il devrait y avoir 70 000 rats et souris sur Bagnolet, bonjour et longue vie à eux.
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