Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
Nous publions ci-dessous la lettre Ouverte n° 12 du 29 mars 2016 de Rosalind Fay. Elle porte sur le Conservatoire de Musique, dont elle a longtemps assuré la présidence de « l’association des usagers ».
Il y a de la lecture (!) d’autant que nous ajouterons – à la suite - quelques commentaires sur l’historique de cette affaire, dont les Verts ont été, à leur petit et modeste niveau, des acteurs, dans la période Everbecq-1 où ils siégeaient au conseil municipal, dans la majorité :
« Avant d’aborder l’histoire et les problèmes actuels liés au Conservatoire de Musique de Bagnolet, je tiens à féliciter la personne qui est à l’origine de la très intéressante exposition, « ILS ONT PEINT BAGNOLET » qui a lieu actuellement au Château de l’Etang jusqu’au 7 avril (du lundi à vendredi de 10h à 18 h). Lorsqu’on sort de l’exposition et on regarde le « paysage » actuel, on a quand-même un petit coup de déprime – de nouvelles constructions laides et envahissantes remplissent l’horizon à perte de vue.
Le Conservatoire de Musique, Tout d’abord, pourquoi ce long récit ?
1. Par Devoir de Mémoire! Les enfants des parents actifs ont grandi et sont partis vivre leur vie (et leur musique) ailleurs. Malheureusement la relève ne s’est pas faite.
2. Rendre hommage au travail des professeurs du Conservatoire de Musique au nom des anciens élèves reconnaissants. Les professeurs de musique continuent de faire un travail de qualité avec les enfants de Bagnolet dans des conditions difficiles. Ils mériteraient que la Municipalité les place en tête des priorités et veille à les protéger dans le contexte d’une nouvelle gestion par Est Ensemble.
A la veille de la mise en place du Grand Paris/Territoire Est, il faut rappeler la riche histoire de l’action des élèves, parents d’élèves et amis du Conservatoire de Musique pour défendre leur Conservatoire. Il sera certainement utile de faire valoir les droits de certains professeurs ayant une situation précaire.
Le 15 mars dernier lors d’une Réunion Publique sur le Budget 2016, Colette Hébette a soulevé le problème du mauvais état de l’Auditorium de la Maison Pour Tous, rendu inutilisable par des dégâts des eaux. Elle a évoqué également les conditions de travail dans les locaux inadaptés du Conservatoire de Musique.
En guise de réponse, on a parlé d’Est Ensemble et des réunions qui auront lieu en avril par rapport à l’A.N.R.U. Le commun des mortels bagnoletais(e) n’a qu’une vague idée du fonctionnement ou de l’étendue des responsabilités d’Est Ensemble. Nous savons surtout qu’avec cette relativement nouvelle structure, les citoyens seront éloignés un peu plus des instances décisionnaires. Quelle sera l’orientation, quelle sera la vision culturelle de ceux qui détiendront le pouvoir à Est Ensemble ? Nul ne le sait.
Ce n’est pas parce que la précédente municipalité n’a pas tenu ses engagements, que la municipalité actuelle peut se dédouaner de sa responsabilité, d’autant que le Maire actuel était conseiller municipal à l’époque et ne peut ignorer une situation qui perdure, malgré quelques améliorations mineures. Entretemps dans d’autres villes du département, la Musique a été au cœur des préoccupations des pouvoirs publics (magnifique nouveau Conservatoire de Musique à Noisy le Sec, par exemple).
Lorsqu’on « vient aux responsabilités » à la tête d’une ville, la moindre des choses c’est de s’intéresser à son histoire et à son patrimoine y compris l’historique des luttes menées par les élèves, parents d’élèves, et amis du conservatoire de musique. Il est important de savoir que cette trop longue histoire a été polluée par l’opportunisme politique des membres du Parti Socialiste dont le Maire actuel.
L’Historique
1996 : Le Conservatoire de Musique -- 560 élèves, plus 100 scolaires dans les ateliers théâtre-musique, 32 professeurs -- obtient l’agrément du Ministère de la Culture. Puis on tient
« Les Assises de la Culture et du Sport » à Bagnolet. Déjà on constate que les locaux du Conservatoire de Musique, en médiocre état, sont inadaptés. De nombreuses voix se lèvent pour revendiquer un équipement culturel à la hauteur de la qualité des activités de la ville
24 Février 1999 : La Municipalité engage à grands frais la Société Le Setec (Société du Grand Paris) pour qu’elle organise et anime une série de réunions publiques à thème La SETEC livre alors son « Programme de l’Espace Culturel ». Quelques extraits : «… La Ville manque de lieux adaptés à la diffusion de ses projets culturels. La salle des Malassis : Salle de 90 places est très largement utilisée jusqu’à totale saturation. Elle accueille notamment : les concerts et spectacles des conservatoires. On se permet même le luxe de débattre de l’intérêt de privilégier l’acoustique d’une salle de Concert, plutôt que celle d’une salle de Théâtre. Etant donnée la pénurie à l’époque des salles de concert, il y a consensus par rapport à la fiabilité économique du projet d’une salle située à proximité de Paris. La suite de ce rapport n’est inéressant que dans la mesure où il acte ce que les bagnoletais savent déjà et que les élus de l’époque ne peuvent ignorer.
Octobre 1999 : Pétition : « de l’air, de l’air…..on connaît la chanson !
« Monsieur le Maire,
Si les élèves fréquentent avec plaisir et assiduité le conservatoire de musique, ce n’est pas pour la qualité de ses locaux. Si la descente dans les sous-sols n’est certainement pas l’élément le plus attrayant et le plus dynamisant de la structure, la panne de la ventilation depuis le 20 Octobre 1999 est une gêne considérable au bon déroulement des cours. Les élèves et leurs enseignants travaillent dans des conditions qui ne sont acceptables pour personne. Nous vous demandons de prendre toutes les mesures nécessaires pour la salubrité de locaux. Nous souhaitons être écoutés pour pouvoir continuer à chanter, jouer, étudier et respirer sainement au Conservatoire de musique. Signé : Elèves, Parents, et Amis du Conservatoire »
(Plusieurs centaines de signatures sont recueillies.)
22 avril 2000 : Une délégation de l’association « Les Amis du Conservatoire de Musique » rencontre Madame Lacazette, Maire Adjointe à la Culture pour lui exposer à nouveau leurs revendications et lui remettre deux pétitions. Compte rendu : « Les locaux du Conservatoire de Musique sont en inadéquation totale avec la qualité et la quantité de travail des musiciens et leurs professeurs. Déjà en avril 1996 aux ‘Assises de la Culture’ des Amis du Conservatoire sont intervenus pour alerter la Municipalité. Depuis, hélas, rien n’a changé pour améliorer les conditions matérielles du travail quotidien au Conservatoire de Musique. Les problèmes de ventilation, de chaleur intense (épouvantable pour les instruments de musique), les mauvaises odeurs qui montent des égouts, les escaliers en colimaçon (pas facile de monter et descendre des contrebasses, de la percussion)…Dans notre commune de nombreux élèves vivent dans des logements où il est difficile de travailler la musique. D’où le besoin particulièrement urgent de disposer d’un nombre suffisant de salles de travail insonorisées !
Une Salle de Concert fait cruellement défaut à Bagnolet…Notre ville a des moyens. Que l’on cesse d’évoquer les réalisations de la Municipalité comme si tout cela était des cadeaux que l’on voulait bien nous faire. Ce sont les contribuables qui financent tout cela. Il est temps (déjà en 2000 !) que Bagnolet rattrape son retard en matière d’équipement culturel. »
5 mars 2001 : Lettre ouverte aux Candidat(e)s aux Elections Municipales et Cantonales: Bagnolet Plurielle, Parti Communiste, Parti des Forces Radicales, Parti Socialiste, le RPF, les Verts, (Précisons que les Verts n’ont été présents qu’au deuxième tour sur la liste Mongeau-Everbecq, après avoir fait, en liste autonome 20,5 % … et qu’ils n’ont jamais eu connaissance de cette lettre. Ndlr)
« Madame, Monsieur,
Nous avons l’impression qu’il y a une désaffection des élus de Bagnolet depuis de nombreuses années par rapport à l’activité musicale dans la Ville. Nous constatons qu’aucun programme des candidats aux prochaines élections n’aborde le problème de l’équipement culturel dans la ville, et encore moins, l’état des lieux du Conservatoire de Musique. Nos démarches successives auprès des élus sortants – pétitions, délégations – n’ont abouti qu’à de vagues promesses d’une amélioration…un réaménagement (bricolage) de quelques salles au Centre Pablo Neruda prévu en 2005 ( !) et une salle de Concert…en 2010 ! … Les Locaux du Conservatoire sont en inadéquation totale avec la qualité et la quantité de travail des musiciens et leurs professeurs…éveil musical et solfège dans des sous-sols, inondations et odeurs nauséabondes par les eaux usées de l’immeuble d’habitation situé au-dessus…salles de travail insonorisées, etc. Le budget pour les heures d’enseignement n’a pas été augmenté depuis des années. Bagnolet ne possède pas de Salle de Spectacles alors que partout dans le département, il existe des salles….Nous aimerions connaître votre avis sur ces questions. »
Aucune réponse reçue (à part Bagnolet Plurielle que je ne compte pas puisque j’étais militante de cette association à l’époque.)
Octobre 2001 – février 2002 : « Consultation des habitants décidée à l’unanimité du Conseil Municipal.
Mars 2002 Consultation publique. Le Maire présente au nom de la municipalité, les 78 engagements retenus. Un engagement est pris pour créer une salle de spectacles avec conservatoire de musique.
14 Octobre 2002 : Les conclusions du Groupe de travail: « La Culture doit être un vecteur important de la vie de la cité. L’équipement culturel doit donner une image forte au Centre Ville. Le Conservatoire de Musique doit avoir toute sa place dans l’équipement. La réflexion sur l’équipement devra intégrer l’accueil éventuel du conservatoire de musique au sein même de l’équipement. Les utilisateurs (équipe pédagogique et usagers) ont alerté à plusieurs reprises la municipalité afin que le travail au conservatoire puisse se faire dans de bonnes conditions, les locaux actuels n’étant pas adaptés. Cette demande a été fortement portée par l’association des Amis du Conservatoire, regroupant la quasi-totalité des 500 usagers… »
29 octobre 2002 : Convocation du Maire à la Culture : « Vous avez participé à la consultation publique au printemps dernier à l’issue de laquelle la municipalité de Bagnolet prenait l’engagement de réaliser une salle culturelle… Notre prochaine rencontre aura lieu le mardi 19 novembre …elle nous permettra de rencontrer et d’échanger avec des professionnels du spectacle… »
19 Novembre 2002 : Relevé de Conclusions de la Rencontre du 19 novembre 2002 sur la création d’une salle de spectacle pouvant accueillir 400/500 spectateurs. à Bagnolet. Extraits : « Réaffirmation de la nécessité pour les bagnoletais(es) de bénéficier d’un outil de diffusion de spectacles vivants principalement axé sur la musique et la chorégraphie afin de redonner à Bagnolet son envergure de ‘ville pilote’» en la matière. Ce lieu de diffusion doit être mis en relation étroite avec les lieux de formation que sont les deux conservatoires (tant pour la musique que pour la danse). »
Décembre 2002. Les Amis du Conservatoire diffusent un tract à la Fête de la Musique :
« C’est aujourd’hui la Fête du Conservatoire et l’occasion une fois de plus de constater que ce lieu (Le Cinehoche) n’est pas adapté pour faire des concerts. Mais soyons optimiste, nos interventions depuis plusieurs années auprès de nos élus (délégations, prises de parole lors des diverses consultations de la population) commencent à porter leurs fruits. Le 1er engagement de la commune est la construction d’une salle de spectacle. Les experts, intervenant dans les réunions de travail concernant ce projet, ont mis l’accent sur le fait qu’il n’y a pas assez de structures de ce type en région parisienne et sur l’intérêt d’y associer l’apprentissage de la musique et de la danse. La création de cette salle doit être associée à celle d’un nouveau conservatoire, ce qui résoudrait nos actuels problèmes matériels et permettrait à tous, enfants, jeunes, adultes et professeurs, de travailler dans de meilleures conditions. De plus, le budget alloué à l’éveil et à l’enseignement musical reste insuffisant (classes de formation musicale surchargées, demandes des écoles non satisfaites, manque d’heures d’accompagnement pour les instrumentistes). Nous déplorons que depuis deux ans il n’y ait aucun représentant de la municipalité à la Fête de la Musique … » On constate que les représentants de la municipalité actuelle ne sont pas davantage présents. (Voir ma lettre ouverte du 21 décembre 2015 concernant l’absence des élus municipaux à la Fête du Conservatoire du 17/18 décembre!)
26 mai 2003 : Les Amis du Conservatoire font le point sur la situation et rappelle les engagements écrits de la Municipalité datés du 14 Octobre 2002. Un projet est en élaboration pour installer le Conservatoire au Château de l’Etang. Ce projet a l’avantage d’être conçu avec les services techniques de la ville, sans avoir recours à une agence couteuse.
Septembre 2003 : Malheureusement, l’avenir du Conservatoire de Musique devient l’objet d’un enjeu politique. Les Socialistes, Républicains et les Verts font une Motion de Renvoi de la demande de subvention concernant l’aménagement du Conservatoire au Château de l’Etang. Le sentiment de ceux qui portent ce projet est que ce projet défendu par Everbecq (projet fiable et sensé avant l’époque de ses ambitions pharaoniques) finit par être victime des agissements des élus PS dont l’objectif prioritaire est de saboter tout projet initié par Everbecq. C’est la triste vérité.
Les Amis du Conservatoire font signer alors une pétition pour le transfert du conservatoire dans les locaux du Château de l’Etang : « Comme suite à l’engagement pris par la Municipalité lors de la consultation des habitants de l’hiver 2001-2002 (engagement n° 6 : Travailler à la réinstallation du conservatoire de musique municipal), et suite à l’action conjointe de l’ensemble des acteurs du conservatoire, un projet d’installation dans les murs du Château de l’Etang a été élaboré. Celui-ci devait être approuvé lors d’un Conseil Municipal au mois de juin dernier (2003). Du fait de l’opposition d’une partie des élus de la majorité municipale, le vote a été repoussé au jeudi 25 septembre 2003 et nous voyons, après de nombreuses années d’actions et de sensibilisation des élus, l’espoir d’aboutir s’éloigner. Nous avons tous connaissance de l’inadaptation de la structure actuelle aux besoins des enseignants et des élèves. Nous savons tous que l’absence de solution rapide à ce problème pourrait avoir des conséquences graves et irréversibles pour le bon fonctionnement de notre conservatoire.
Aussi, nous demandons à l’ensemble des élus municipaux de respecter les engagements pris et de voter la mise en œuvre du projet qui a reçu l’approbation de l’ensemble des acteurs du conservatoire municipal de musique. »
28 octobre 2003 : Les Amis du Conservatoire écrivent à leur Député, Monsieur Claude Bartolone :
« Monsieur le Député,
Nous nous sommes rencontrés à plusieurs reprises par le passé et la dernière fois en juin 2002, lorsque vous avez assisté à un concert de jazz au Gymnase Maurice Baquet de Bagnolet. Nous avons profité de l’occasion pour attirer votre attention sur les conditions de travail des professeurs et élèves à Bagnolet. Je tenais à vous rappeler ce contexte qui nous laissait plutôt optimistes sur le soutien que nous pouvions espérer des élus socialistes. Je vous remets ci-inclus une intervention que j’ai faite lors d’une interruption de séance à la dernière réunion du Conseil Municipal. Je vous envoie également une photocopie de la motion de renvoi présentée par les groupes socialistes et verts ainsi qu’une copie de la lettre datée du 16 septembre adressée au Maire de la Ville par Daniel Bernard (PS) et reproduite dans le Bagnolet Socialiste daté d’Octobre 2003. Nous sommes en total désaccord avec les propos de Daniel Bernard. La décision de trouver de nouveaux locaux pour le Conservatoire de Musique résulte de la consultation de la population et a fait l’objet d’une validation par le Conseil Municipal. De ce fait, les Services Techniques ont élaboré, avec le concours de l’équipe du Conservatoire de Musique un projet qui nous paraît intelligent. Il est à souligner que, pour une fois, un projet a pu être élaboré par les services appropriés de la Mairie, et non commandé à coup de milliers d’euros à un « bureau d’étude ».
Le directeur, les professeurs, et le personnel administratif du Conservatoire de Musique trouvent tout à fait satisfaisant le projet d’aménager le Château de l’Etang. En plus de remarquer la pertinence du projet, la localisation de cette structure dans l’un des trois bâtiments historiques de la ville (avec l’Eglise et la Mairie) permettrait de valoriser grandement l’activité musique aux yeux des jeunes. Daniel Bernard ne les a jamais consultés, mais il sait très bien par discussions informelles que ce projet est souhaité par les principaux intéressés. Alors pourquoi ce blocage aujourd’hui ? »
Plusieurs points sont avancés pour décrier ce projet. …. (J’abrège car aucun des projets avancés par M. Bernard n’est intéressant ni fiable. Je mets à disposition ma lettre en entier ainsi que tous les autres documents que je cite ici.)
« A la fin de sa lettre Daniel Bernard évoque le fameux Bâtiment 6 à la Noue, bâtiment acheté dans le cadre d’une transaction où la Commune a perdu beaucoup d’argent. Cet édifice de plus de 8000 mètres carrés est à réhabiliter entièrement. Le Conservatoire ne doit occuper qu’un peu plus de 600 mètres carrés soit moins de 10% de la surface totale ! Tous les élus savent qu’un tel aménagement ne pourrait se faire que dans le cadre d’un projet global de restructuration de ces locaux. Projet dont il n’existe pas la moindre prémisse et qui repousserait le déménagement du Conservatoire aux ‘calendes grecques’.… A la lumière de ces informations, je pense, Monsieur le Député, que les élus socialistes de Bagnolet ont perdu le sens des réalités ; ils ne sont pas à notre écoute. S’agissant d’équipement culturel, Bagnolet est une ville sinistrée, alors qu’il y a énormément de bonne volonté et de talent dans cette ville. …Nous finissons par comprendre que nos élus ne sont pas à la hauteur de ce que nous espérions. »
17 février 2004 : Extrait d’une lettre à Monsieur Claude Bartolone par deux membres des Amis du Conservatoire : « Nous espérions vous rencontrer au ‘pot de l’amitié’ organisé par le Parti Socialiste de Bagnolet, samedi dernier. Notre amie Rosalind Fay Boehlinger avait reçu un carton d’invitation. Quelle n’a pas été notre surprise de la voir se faire refouler grossièrement par Monsieur Tony Di Martino, sous prétexte qu’elle n’avait pas à la main ce fameux carton. Que craignait-il ?...Nous souhaitions vous dire que les élus socialistes de Bagnolet nous semblent très loin de nos préoccupations. Par exemple, la gestion du dossier de la nouvelle implantation du Conservatoire de Musique est incompréhensible. La guéguerre entre groupes politiques à Bagnolet conduit à un blocage de tous les projets. Nous regrettons d’avoir perdu une occasion d’explication. Nous voulions vous dire également que nous voterons pour Jean-Paul Huchon, considérant que son action a été positive, afin que la région reste à gauche. …Cependant ce vote ne constitue pas un quitus pour les élus socialistes de Bagnolet, qui globalement sont d’un niveau désastreux. Ils ne sont porteurs d’aucun projet et mettent toute leur énergie à mettre des bâtons dans les roues à toute initiative venant des citoyens. Citoyens responsables, nous finissons par être dégoûtés de participer aux groupes de réflexion interminables qui ne débouchent sur rien.»
Tout le monde connaît la suite de l’histoire -- des élections, des promesses, des « pistes de travail définies par le Comité de pilotage de l’ANRU » et pas d’action. Tout projet était voué à l’échec à partir du moment où le Conservatoire de Musique était devenu un enjeu politique dans une ville où historiquement, le PS ne s’est jamais préoccupé d’un Projet Culturel pour la ville.
Sincèrement,
Rosalind Fay »
Pour mémoire, le programme de la liste « Avec les Verts, Réinventons Bagnolet » s’engageait pour : « - la reconstruction du conservatoire de musique inconfortable et mal insonorisé ».
Je me souviens que nous avons accueilli plus que favorablement la première intervention associative - du public* – de la mandature, commencée en 2001, qui fut celle de Rosalind Fay, alors présidente des « Amis du Conservatoire de musique » : elle y dénonça, à juste titre, les conditions de fonctionnement, indignes, du Conservatoire dans des locaux insalubres.
D’où la proposition de transférer le Conservatoire au château de l’étang qui fut faite par le maire et son adjointe à la culture aux responsables et usagers du Conservatoire … avant que le sujet ne soit abordé au sein de l’équipe municipale. Les éluEs vertEs de l’époque n’avaient apprécié ni les conditions de cette proposition, ni le fait que le château de l’étang n’était adapté, ni en structure, ni en dimension, à cet usage. Par ailleurs un local était disponible, le fameux « bâtiment 6 » de La Noue, dans un quartier à valoriser, qui a fait l’objet d’une étude qui montrait que cela était possible d’y installer et le Conservatoire et le centre socio-culturel Toffoletti dans de bonnes conditions.
Si nous avions pu nous douter qu’Everbecq allait utiliser ce débat pluraliste, normal, au sein de la majorité municipale, pour décider de laisser croupir le conservatoire dans ses locaux inadaptés et insalubres, nous nous serions abstenuEs de faire valoir notre droit de contre-proposition …
Toujours est-il qu’Everbecq et le PC de l’époque ont prétexté – à tort - l’opposition de quelques 3 éluEs VertEs pour justifier l’abandon de tout projet de rénovation du Conservatoire. Ces trois élus Verts n’avaient évidemment pas la possibilité de bloquer quoi que ce soit !
Par la suite, sous Everbecq-1 puis-2, il fut question d’un pole culturel nouveau, qui aurait compris les conservatoires, en lieu et place de la dalle Maurice Thorez, dans le cadre de l’ANRU, Ce projet a été abandonné sous Everbecq-2 … et est aujourd’hui caduque, en dépit des bla-blas d’Est Ensemble et du gouvernement.
Pierre Mathon
* Cette intervention citoyenne – au cours d’une interruption de séance - qui paraît aujourd’hui « classique » n’avait été rendue possible que par une disposition du règlement intérieur que nous – éluEs VertEs de 2001 - avions fait introduire –, disposition maintenue depuis, mais qui n’existe ni dans les autres conseils municipaux (à l’exception de celui de Montreuil, qui avait été précurseur), ni dans les conseils intercommunaux.