Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
La question de l’opération immobilière sur l’actuel Hôtel d’activités CAP La Rochette a fait l’objet de nombreux échanges lors du conseil de quartier du centre ville de Bagnolet ce lundi soir 29 juin.
Principale information, nous avons appris que le maire venait de refuser de signer le permis de construire déposé il y a plusieurs mois par le promoteur COFFIM.
Pour autant, Tony Di Martino n’a pas été très précis
- ni sur le dossier de permis de construire, présenté par le promoteur et qu’il a refusé de signer ;
- ni sur les motifs et les circonstances juridiques de ce refus ;
- ni sur les conditions qui pourraient permettre au maire de signer un futur permis. À ce sujet nous avons entendu le refus du maire de définir les hauteurs qu’il considèrerait acceptables alors que le projet actuel prévoit d’aller jusqu’à R+8, ce qui est monstrueux pour les habitations situées à côté.
Par ailleurs, coup dur pour la com’ municipale et son adjoint au maire à l’économie, l’entreprise Mesnel dont ils nous avaient dit qu’elle irait à Bagnolet (rue Jean Lolive) va finalement partir en janvier à Montreuil.
À suivre donc, sachant que la mairie, qui a cependant évolué depuis la fin de non recevoir envoyée aux riverains début mai, continue
- à pousser à une transformation de l’hôtel d’activités Cap La Rochette en immeubles d’habitation ce qui va à l’encontre de la nécessaire mixité fonctionnelle de notre ville.
- et à essayer de nous leurrer avec la perspective d’une école élémentaire. Ce projet est inconsistant du point de vue de sa dimension insuffisante : 6 classes. Il l’est aussi parce que les contraintes architecturales, légitimes pour un tel bâtiment industriel remarquable, vont se révéler insurmontables dès qu’un architecte va essayer d’y réaliser un équipement scolaire.
À ce sujet le manque de cohérence des réponses du maire par rapport à ce qui avait été dit lors de la réunion publique du 17 mars 2015 au sujet de ce qui devait être conservé de l’ancienne usine. Nous avons bien entendu que le bâtiment destiné à l’école devait être conservé, alors qu’hier il ne se souvenait que des façades.
À noter que l’opération « Belin » est devenue opération « La Rochette » dans la bouche des citoyens, ce qui est plus conforme à la réalité d’aujourd’hui. Le lieu est en effet actuellement occupé par un hôtel d’activités. La municipalité, elle, au contraire, continue à nommer l’opération « îlot Belin » ce qui n’est pas innocent puisque cela contribue à faire croire que dans cette parcelle, l’activité, c’est du passé. Belin est en effet le nom de l’entreprise qui s’était installée au début du 20ème siècle avant de laisser la place à La Rochette Cenpa , puis depuis une trentaine d’années à l’hôtel d’activités Cap La Rochette qui a compté jusqu’à 17 entreprises avant que son propriétaire actuel ne s’avise qu’il pouvait monter une juteuse opération immobilière avec Coffim, et les encouragement des municipalités successives.
Bref, les riverains, regroupés en association, sont remontés contre ce très mauvais projet (qui détruit la mixité fonctionnelle du centre ville, qui est hyperdense et dont le projet d’école est un leurre).
L’affaire n’est pas près de se terminer.
Pierre Mathon