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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 17:28

7sept10-8-P1050817

Dans un communiqué d’aujourd’hui 22 octobre, sur le vote de la réforme des retraites au Sénat : « Ça passe et ça casse ! », les sénatrices et sénateurs Verts déclarent :

« Malgré la mobilisation citoyenne, malgré l’opposition des parlementaires de gauche et écologistes, le Sénat va voter ce soir la loi portant réforme des retraites.

Cette loi injuste va exclure un maximum de personnes de la retraite à taux plein et accentuer les inégalités entre les pensions de retraites des hommes et des femmes. Pour Jean Desessard : « la réforme du gouvernement oublie le problème n°1 : la résorption du chômage ». Parce qu’elle écarte la question de l’emploi, notamment des jeunes, cette réforme est bancale et ne n’apporte pas de réponse au déficit de notre système d’assurance-vieillesse.

Pour les Sénatrices et Sénateurs Verts, cette mauvaise réforme des retraites est un contre-sens historique, fondé sur le mirage d’une croissance infinie. Face au credo sarkozyste du travailler toujours plus, les écologistes ont défendu un projet juste, solidaire, durable et respectueux des ressources naturelles. 

Pour Jean Desessard, « cette contre-réforme ne résout rien, elle ne fait qu’aggraver la condition des salariés et des futurs retraités. » Il ajoute : «cette loi a pour objectif de rassurer les marchés financiers et de préparer la transition d’un système de retraite par répartition à un système de retraite par capitalisation. C’est une véritable régression sociale. » »

 

Photo : Jean Desessard, sénateur Vert de Paris, au cours de la manifestation du 7 septembre

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 17:37

12oct10 manif-13

Retraites : et si la victoire devenait possible ?

 

A tout hasard, toutes et tous à la manifestation intersyndicale : départ à13h30 de la Place d'Italie en direction d'Invalides

 

Comme d’habitude, il y aura deux parcours :

Parcours 1 (FSU - Jeunes - CFTC – CGT) Pl. d'Italie, bd gobelins, bd Port-Royal, bd Montparnasse, bd Invalides, Invalides

Parcours 2: (CFE/CGC - CFDT - Solidaires - UNSA – FO) Pl. d'Italie, bd Blanqui, pl. Denfert-Rochereau, bd St Jacques, bd Pasteur, pl. de Catalogne, av. de Breteuil, pl. Vauban

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 08:25

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Europe Écologie-Les Verts appellent à participer aux manifestations de ce samedi 16 octobre et à poursuivre la mobilisation pour une autre réforme !

 

12oct10 manif-13

 

12oct10 manif-4 

 

À Paris la manifestation partira de République à 14 heures 30 en direction de Nation.

Deux parcours :

Parcours 1: CGT- jeunes - FSU – CFTC / République -Bastille - Bd St Antoine - Nation

Parcours 2: CFDT - Solidaires- UNSA – FO / République - Bd Voltaire - Nation

La manifestation, initialement prévue le même jour contre la loi Besson sur l’immigration devient un rassemblement le long du parcours de la manifestation pour la retraite : Le rendez-vous est à 14 heures à Bastille*.

 

12oct10 manif-912oct10 manif-212oct10 manif-8

 

Voici le Communiqué de presse Europe écologie-Les Verts que nous illustrons par des photos de la manifestation du 12 octobre :

 

« Retraites : poursuivons la mobilisation pour une autre réforme !

 

Malgré la mobilisation record de mardi dernier (plus de trois millions et demi de manifestants) le gouvernement ne veut rien entendre. Il fait des concessions mineures pour les parents d’enfants handicapés ou de famille nombreuse ayant interrompu leur carrière mais pour l’essentiel il maintient sa réforme profondément injuste.

 

12oct10 manif-10Pierre Serne, conseiller régional

 

Il dénigre l’entrée en scène de la jeunesse et agite le risque de débordement.

 

Mais les jeunes ont bien compris qu’au delà de la réforme des retraites c’est un choix de société qui les concerne. Ils refusent un projet qui les menace de chômage et de précarité pour la vie entière.

 

12oct10 manif-14Natalie Gandais-Riollet, porte-parole des Verts Ile-de-france

 

Après avoir parié en vain sur l’épuisement des manifestations, le gouvernement joue la provocation et l’affrontement violent face aux lycéens qui manifestent dans le calme, comme ce jeudi à Montreuil. Cela est irresponsable !

 

12oct10 manif-11Bernard Loup du Val d'Oise et François Jambu de Bagnolet 

 

Mais la manifestation de mardi n’a pas seulement montré que le nombre de manifestants ne baissait pas. Elle a permis de constater la détermination de plus en plus grande face au mépris du gouvernement.

 

12oct10 manif-6Jean-Claude Seguin de Bagnolet

 

Alors oui la mobilisation doit continuer !

 

Europe Ecologie - Les Verts appelle à rejoindre les manifestations qui auront lieu dans beaucoup de villes ce samedi 16 octobre 2010. A Paris, ils se retrouveront devant le Cirque d’hiver.

 

Djamila Sonzogni et Jean-Louis Roumégas, Porte-paroles des Verts, le 15 octobre 2010»

 4sept10-30-P1050774

* FACE A LA XENOPHOBIE ET LA POLITIQUE DU PILORI : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE !

« Non à la politique du pilori » : mobilisation nationale le samedi 16 octobre  Paris, le 14 octobre 2010  Après le grand succès des manifestations du 4 septembre qui ont rassemblé plus de 150000 participants dans plus de 150 villes françaises, les 110 organisations réunies autour de l’appel citoyen « Non à la xénophobie et à la politique du pilori » appellent à une nouvelle mobilisation nationale samedi 16 octobre pour protester contre les projets de loi en cours de discussion parlementaire qui traduisent les orientations inacceptables définies en juillet dernier par le président de la République.

 

 Cette mobilisation prendra la forme, sur l’ensemble du territoire, de manifestations ou de rassemblements unitaires.

 

A Paris, un rassemblement sera organisé le long du passage de la manifestation intersyndicale, afin de sensibiliser le plus grand nombre de citoyens possible à la nécessité de faire front face aux graves atteintes aux droits et libertés et à l’égalité des droits qui mettent en cause les principes mêmes de la République démocratique et de l’état de droit. Ce rassemblement aura lieu à partir de 14 heures place de la Bastille. 

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 11:43

Montr-oeil4.jpg

Voici deux communiqués de presse du 14 octobre, l’un de Dominique Voynet et l’autre de Cécile Duflot, en réaction aux brutalités policières commises sur des lycéens qui protestaient contre la réforme des retraites..

 

Le communiqué de Dominique Voynet, sénatrice-maire de Montreuil :

« Il y a un peu plus d’un an, un jeune homme de Montreuil perdait un œil à la suite d’un tir de flash-ball lors de la dispersion par la police d’une manifestation.

Ce matin, et comme hier à Meaux, il apparaît que le même usage immodéré de la force ait été utilisé contre des lycéens manifestant contre la réforme des retraites.

Dominique Voynet, Maire de Montreuil et Sénatrice de Seine-Saint-Denis, dénonce ce recours à la force.

Elle condamne avec une extrême fermeté cette provocation dont on peut penser qu’elle vise à provoquer des incidents et à transformer le nécessaire débat démocratique en spirale de violences et d’affrontements.

Selon la Maire « cette volonté de détourner ainsi l’attention ne peut exonérer le Gouvernement et le Chef de l’Etat de tenir compte d’un rapport de force démocratique qui ne leur est pas favorable ».

Elle a reçu en conséquence une délégation de lycéens manifestants, afin de les assurer de son soutien et de sa solidarité contre la réforme des retraites. »

 

Montr-oeil2.jpg

 

Photos : l'année dernière, la fresque "Montr'oeil" située à la Croix-de-Chavaux avait été détournée en signe de protestation contre le tir de flash ball qui avait coûté un oeil à un jeune Montreuillois

 

Le Communiqué de presse d’Europe Ecologie - Les Verts, qui dénonce les brutalités policières dont ont été victimes des lycéens à Montreuil :

 « Europe Ecologie - Les Verts dénonce les brutalités policières dont ont été victimes des lycéens ce matin à Montreuil lors d’un rassemblement. Un lycéen a été victime d’un tir de flash ball au visage et a été conduit à l’hôpital.

 

Le gouvernement doit immédiatement stopper toute tentative de provocation et d’usage de la violence à l’encontre des lycéens qui manifestent calmement contre la réforme des retraites. Le gouvernement ne doit pas envenimer le débat en bâillonnant la mobilisation des jeunes et employer la stratégie de la tension.

 

Europe Ecologie - Les Verts appelle le gouvernement à la plus grande responsabilité à l’égard des jeunes manifestants et le met en garde afin de ne pas dégrader délibérément le débat démocratique par des actes de provocation.

 

Cécile Duflot, Secrétaire nationale des Verts »

 

 

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 10:19

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La manifestation intersyndicale partira de Montparnasse à 13h30 pour rejoindre, en deux cortèges, la Bastille.

 

Pour les Bagnoletais un rendez-vous est fixé à 12 heures, pour un rassemblement place du centre ville, à l’appel de l’UL CGT à laquelle se joint le collectif citoyen « Faire front pour nos retraites »  http://frontretraites93170.wordpress.com/. (attention, nouvelle adresse)

 

Suit le communiqué de soutien d’Europe Écologie-Les Verts :

 

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 « Retraites : les concessions du gouvernement sont mineures, la mobilisation doit continuer

 

Le mouvement de grève continue et s’amplifie. Plus que jamais, la mobilisation de toutes et tous est nécessaire face aux fausses concessions du gouvernement. En amendant la réforme, celui-ci reconnaît son caractère injuste et la légitimité de la colère des salariés comme des citoyens qui se mobilisent depuis des mois dans le pays.

 

Les aménagements apportés, pour les parents d’enfants handicapés et ceux qui se sont arrêtés pour élever un enfant, restent mineurs par rapport aux injustices flagrantes de cette révision du système de retraite. D’une part, celle-ci fait porter le financement supplémentaire uniquement sur ceux qui ont commencé à travailler jeunes. D’autre part, cette réforme ignore les effets sur l’espérance de vie de critères comme le travail de nuit, l’exposition à des produits toxiques, cancérigènes ou le port de charges lourdes...

 

Le mode de financement des retraites doit évoluer. Cela demandera des efforts particulièrement importants. Mais c’est parce que l’effort est important qu’il doit être justement réparti.

 

Europe Ecologie / Les Verts soutiennent les mobilisations du mouvement social et appellent à son élargissement face à la surdité du gouvernement.

 

C’est pourquoi les militants et les élus écologistes seront présents aux côté des citoyens dans les cortèges le 12 octobre prochain et ils invitent les citoyens à se mobiliser massivement. Cécile Duflot notamment prendra part au cortège national à Paris, rendez-vous au RER Port Royal devant la cité universitaire à 14h.

 

Communiqué de presse du 11 octobre 2010

Djamila Sonzogni et Jean-Louis Roumégas, porte-paroles des Verts »

 

Pierre Mathon

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 15:02

manif 23sept10-DSCF4378 - Copie

 

 

Grande journée de rassemblements et de manifestations, samedi 2 octobre, pour conforter la mobilisation et permettre l’engagement de nouveaux salariés dans l’action.

manif 23sept10-1A Paris, il y aura deux parcours. Les défilés partiront à14h30 de République en direction de Nation. Le parcours principal gagnera la Bastille puis la Nation (Solidaires - UNSA - FSU ). Le deuxième parcours empruntera le boulevard Voltaire et se rendra lui aussi à la Nation Il réunira les manifestants à l'appel de la CFTC, de la CGT, de la CGC et de la CFDT.

manif 23sept10-10Voici le Communiqué de l’Intersyndicale du 24 septembre (CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA) du vendredi, 24 septembre 2010  après la grève et la manifestation  du jeudi 23 septembre.

 

manif 23sept10-1-60140 440194369871 646409871 4860071 18110Nous illustrons ce communiqué par des photos prises le 23 octobre.manif 23sept10-2

 

Pierre Mathon

« Les organisations syndicales considèrent que la journée nationale d’action du 23 septembre 2010 est un franc succès. Les salariés du public et du privé, en participant massivement à cette 2ème journée de grèves et de manifestations du mois de septembre, ont réaffirmé leur détermination à ne pas accepter une réforme injuste et inefficace.

manif 23sept10-2-DSC 0253La journée d’hier a été marquée par l’engagement de nouveaux salariés du privé, notamment des PME mais aussi par la présence de plus de jeunes et de femmes. Cette vaste mobilisation s’accompagne d’un large soutien de la population qui refuse le report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans ainsi que celui de 65 à 67 ans pour toucher une retraite à taux plein. Quoi qu’en dise le Gouvernement, la démobilisation suite au vote à l’Assemblée nationale, n’a pas eu lieu.

manif retraite 23sept10-60043 157498747602965 1000002852263C’est bien l’exigence d’un véritable débat et l’examen d’autres alternatives au projet de loi qui s’expriment plus fortement.

Les organisations syndicales mettent en garde le Gouvernement sur les conséquences que provoquerait l’ignorance de la colère qui s’exprime profondément.

manif 23sept10-5Les organisations syndicales réaffirment leur totale détermination. Elles confirment les termes de leur lettre ouverte unitaire au Président de la République et aux parlementaires, notamment : « le vote de ce projet dans sa logique actuelle n’est pas d’actualité ».

manif 23sept10-4-63064 1641185549031 1218578516 1802998 789

Elles invitent leurs organisations à poursuivre ensemble, à tous les niveaux, la mobilisation unitaire par des initiatives dans les territoires et les entreprises en interpellant les sénateurs et en utilisant (pétitions, tracts…) très largement cette lettre ouverte.

manif 23sept-11Sachant que le texte de loi sera à l’examen du Sénat à partir du 5 octobre et que la procédure parlementaire pourrait se poursuivre jusqu’au 20 octobre, elles décident :

• D’une grande journée de rassemblements et de manifestations dans le pays le samedi 2 octobre pour conforter la mobilisation et permettre l’engagement de nouveaux salariés dans l’action.

• De faire du mardi 12 octobre une nouvelle journée massive de grèves et de manifestations pendant le débat au Sénat. Cette journée trouvera toute sa place pour amplifier la mobilisation dans le cas où les parlementaires ne prendraient pas en compte ce qui s’est exprimé dans l’action et si le Gouvernement restait intransigeant.

manif 23sept-12Le Gouvernement porterait l’entière responsabilité des suites que les salariés et leurs organisations entendront donner au 12 octobre.

manif 23sept10-9Plusieurs organisations participeront à la journée de manifestation européenne du 29 septembre pour s’opposer aux plans de rigueur en Europe. Elle donnera l’occasion à des milliers de salariés français de porter leurs revendications, notamment sur la retraite, à Bruxelles et partout en France.

Les organisations syndicales se reverront le 4 octobre et analyseront la situation.

Le 24 septembre 2010 »

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 07:06

7sept10-7-P1050805

 Voici le communiqué de presse des Verts du 22 septembre 2010

 

« Retraites : contre une réforme injuste, des solutions écologistes durables

Après une supercherie de dialogue social et une caricature de débat à l’Assemblée nationale, la réforme de l’Elysée sur les retraites sera examinée par les sénateurs prochainement. Aucun espoir n’est hélas à attendre de la chambre haute du Parlement.

En dépit d’une mobilisation sans précédent contre la réforme, le gouvernement s’entête. Il gouverne contre l’intérêt général et apporte de mauvaises réponses à de vraies questions. Cette réforme pénalise ceux qui ont commencé à travailler jeune, précarise les personnes en fin de carrière, fragilise les femmes et n’apporte aucune solution au chômage des jeunes et des seniors.

photo14D’autres solutions sont possibles, comme mettre à contribution les revenus du capital et supprimer les exonérations inutiles de cotisations sociales. Il est aussi possible d’augmenter modérément les taux de cotisations et de favoriser le passage progressif à la retraite à temps partiel, avec tutorat d’un jeune embauché.

Pour bâtir une réforme durable, il faut au préalable lutter contre le chômage et partager le travail.

A travers tout le pays, les élus et les militants écologistes seront présents le 23 septembre dans toutes les manifestations afin d’exprimer leur refus des lendemains faits d’injustice que nous impose la droite et proposer une réforme des retraites durable. A Paris notamment, Europe Ecologie /

 

Les Verts se retrouveront devant l’Institut du Monde arabe à partir de 13h30.

 

Djamila Sonzogni, porte-parole »

Horaires et parcours de la manifestation

 

Les articles du blog Bagnolet en Vert sur les retraites :

http://www.bagnoletenvert.com/categorie-11610997.html

 

 

Départ à 13h de Bastille vers Denfert Rochereau

 

Deux parcours Bastille-Denfert:

Parcours n°1: CFDT - Solidaires - Unsa :
Bastille - Bd Henri IV-Pont Sully - Bd St Germain - Bd St michel - rue de l'observatoire - avenue Denfert - Place Denfert Rochereau

Parcours n°2 : devrait concerner FSU - CFTC - UNEF jeunes- CGT - CGC - FO :
Bastille - Bd de la Bastille (ou Rue de Lyon) Pt D'austerlitz - Bd de l'Hopital - Bd St Marcel - Bd Arago - Place Denfert- Rochereau

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 14:18

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Mercredi, après les annonces de Sarkozy suite à la manifestation de mardi, les députés Verts-Europe Écologie, François de Rugy, Anny Poursinoff, Noël Mamère et Yves Cochet ont réagi « Entre le projet Woerth d'hier et le projet Sarkozy d'aujourd'hui, on ne peut même pas jouer au jeu des 7 différences. Ces annonces ne remettent pas en cause l'injustice que consacre ce projet ni la brutalité de ses conséquences concrètes pour les salariés. Ces aménagements demeurent trop timides pour être acceptables ».

 

Le mardi 7 septembre le député Vert François de Rugy est intervenu au cours de la discussion générale sur les retraites. Il avait participé quelques instants à la manifestation intersyndicale (voir photo du haut).

 

7sept10-10-P1050821Dominique Voynet (visiblement l'air des manifs lui fait du bien !) en compagnie d'Anne-Marie Heugas maire-adjointe de Montreuil et vice-présidente de'EST ENSEMBLE

 

Nous illustrons cet article avec des photos que nous avons prises à la manifestation parisienne (manif, vue du côté écolo, mais nous n'étions pas les seuls ...).

 

 

7sept10-26-P1050847

Hélène Zanier en compagnie d'Arlette Zylberg (porte-parole des Verts Ile de France) et de Sabine Contrepoids (qui s'était illustrée dans la lutte du lycée Adolphe Chérioux de Vitry)

 

7sept10-19-P1050838

 

Pierre Mathon

 

(ici en compagnie de Rémy Fargeas, maire-adjoint Vert de Saint-Ouen)

 

 

7sept10-17-P1050834

Rémy Fargeas avec deux élus Europe écologie d'Arcueil : Christiane Ransay et le maire Daniel Breuiller

 

7sept10-20-P1050836

Jean-Claude Seguin et Hélène Zanier, de Bagnolet

 

 

7sept10-23-P1050843

 

La parole à François de Rugy :

 

 « M. le président. Dans la discussion générale, la parole est à de M. François de Rugy, pour une durée de vingt-cinq minutes.

Je vous précise, mes chers collègues, qu’avec le temps législatif programmé, les temps sont certes indicatifs. À ceci près que, si les temps indiqués par les groupes ne sont pas respectés, les orateurs suivants se trouvent dans une situation particulièrement inconfortable pour connaître le moment où ils interviendront, ce soir, demain ou plus tard. Je vous indique donc, sans que ce soit une obligation absolue à ce stade de notre réflexion au sein du groupe travaillant sur l’application de notre nouveau règlement,...

 

M. Henri Emmanuelli. La réflexion n’est pas bonne !

 

M. le président. ...à respecter les temps indiqués par vos groupes.

Vous avez la parole, monsieur de Rugy.

 

M. François de Rugy. Monsieur le ministre, monsieur le secrétaire d’État, chers collègues, voilà donc, paraît-il, la réforme clef du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ce ne sont d’ailleurs plus seulement les commentateurs ou les analystes qui le disent mais aussi les plus hauts responsables de la majorité : la réforme des retraites devrait servir à faire oublier le bouclier fiscal, le paquet fiscal de juillet 2007, les mauvais résultats aux élections locales successives et même ce terrible climat d’affairisme dont le symbole est justement l’affaire Woerth-Bettencourt.

7sept10-11-P1050823

Michel Rouyer élu Vert de Palaiseau

 

Manifestement, les Français ne l’entendent pas de cette oreille, ils n’entendent pas se laisser aussi facilement convaincre que, tout d’un coup, le courage et le sens des responsabilités dont vous vous êtes vous-mêmes gratifiés, messieurs les ministres, dans vos interventions tout à l’heure, l’auraient brusquement emporté sur cette politique aussi injuste socialement qu’irresponsable économiquement selon laquelle on peut laisser filer les déficits et la dette pour multiplier les cadeaux fiscaux à ceux qui en ont le moins besoin.

Les Français voient bien, au contraire, le lien indissociable qui existe entre ce fameux paquet fiscal, que vous présentiez d’ailleurs vous-même, monsieur le ministre, en juillet 2007, qui distribuait les cadeaux fiscaux aux plus riches...

 

M. Éric Woerth, ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique. Vous vous trompez, c’était Mme Lagarde.

 

M. François de Rugy. Vous étiez aux côtés de Mme Lagarde, c’est vrai, mais je crois que nous avions eu l’occasion de débattre à ce moment-là.

En juillet 2007, beaucoup de gens nous demandaient pourquoi nous, les députés de l’opposition, nous nous opposions à ce projet alors que la majorité venait d’être élue. Aujourd’hui, beaucoup de Français nous rendent hommage d’avoir dénoncé ces projets dès juillet 2007. Ils voient bien la terrible continuité entre vos différentes décisions.

7sept10-16-P1050818Patrick Sollier, maire-adjoint de Bondy et vice-président d'Est Ensemble

 

Vous êtes d’ailleurs tellement attachés au bouclier fiscal, que vous considérez comme un symbole, que vous l’avez déclaré intouchable. Vous n’avez même pas profité de ce texte sur les retraites pour abolir la plus choquante de toutes les injustices fiscales que vous avez mises en œuvre, malgré les suggestions de nombreuses personnes, y compris de la majorité.

La mobilisation sans précédent dans les rues de France aujourd’hui même est la démonstration éclatante que les Français ne sont pas dupes et qu’ils n’entendent pas se laisser faire sans réagir.

Depuis 2007, vous nous avez habitués à des projets de loi fouillis, peu lisibles, souvent d’ailleurs non appliqués, sinon obsolètes à peine leur examen terminé. Et, à chaque fois, vous nous avez asséné, pour asseoir la légitimité de votre démarche, que le contrat que vous aviez passé avec les Français lors de l’élection présidentielle justifiait cette précipitation et cette absence totale d’écoute de notre assemblée.

 

7sept10-25-P1050846Charlie Hebdo dans la manif

 

Aujourd’hui, de l’aveu même du Président de la République, votre texte contient des mesures pour lesquelles vous n’avez pas reçu mandat des Français. J’y reviendrai plus tard mais je tenais à le souligner dès à présent : ce texte est clairement « hors contrat ». Il ne correspond pas à des orientations sur lesquelles les Français se seraient exprimés à l’occasion de l’élection présidentielle, ou de l’élection qui nous a portés, les uns et les autres, sur les bancs de l’Assemblée nationale.

Circonstance aggravante, ce texte ne traite pas d’un sujet banal mais d’un des éléments essentiels du contrat républicain qui, depuis 1945, lie les citoyens entre eux, engage les générations les unes au regard des autres, et fonde une partie de cette identité nationale que vous avez prétendu par ailleurs défendre. Faut-il rappeler qu’en 1945, le système retenu a été le résultat d’un compromis entre les principales forces politiques de l’époque, issues de la Résistance, gauche et droite confondues. Il aurait donc été parfaitement légitime qu’une réforme de ce compromis soit également l’occasion d’une négociation et d’une recherche de consensus.

Dans ces conditions, on comprend l’attitude de l’immense majorité de nos concitoyens, attitude qui a trouvé aujourd’hui même sa traduction dans les rues de nos villes : les Français sont inquiets pour leur retraite, ils n’acceptent pas l’injustice pas plus que le passage en force ou la politique du fait accompli.

Cette angoisse et cette colère, pourrez-vous les comprendre - nous n’imaginons pas que vous puissiez les partager ? À en lire les dernières déclarations souvent belliqueuses de responsables de l’UMP, on en doute malheureusement.

Mais si le rôle de l’opposition est de répercuter ce sentiment populaire dans cette Assemblée, il est aussi de son devoir - en tout cas, nous, écologistes, nous allons le faire - de vous interpeller, de tenter de modifier vos propositions et d’indiquer aux Français quelle est notre vision sur une question aussi essentielle pour la cohésion de notre société, pour le « vivre ensemble » et, pour tout dire, pour la République, du moins dans l’idée que nous nous en faisons.

7sept10-13-P1050828Catherine et Jean-Claude, venus en famille

 

Que nous demandent nos concitoyens ? Ils et elles veulent - c’est bien le moins - qu’on soit en mesure de leur assurer une compréhension des enjeux, qu’on leur trace des perspectives crédibles et que, sur une question aussi vitale, ce soit le sens des responsabilités qui prévale.

C’est à cette aune du sens des responsabilités que je vous propose d’examiner, ici, le texte que vous nous soumettez. Chacun a en tête les conditions particulières dans lesquelles ce débat s’engage, l’instabilité - oserais-je dire l’insécurité, mot qui vous est cher - dans laquelle évolue ce gouvernement et la situation particulière qui est la vôtre, monsieur le ministre en charge de ce dossier. Chacun mesure la difficulté qui est la vôtre : les affaires qui vous préoccupent, sinon vous occupent, entrent à l’évidence en conflit avec la nécessaire sérénité qui devrait s’imposer sur des questions aussi ardues et aussi sensibles pour les Français. Nous ne sommes pas les seuls à le dire : M. Chérèque et M. Thibaut, secrétaires généraux respectivement de la CFDT et de la CGT, les deux principaux syndicats de France, l’ont déclaré tout récemment dans une interview au journal Les Échos.

Comment nos compatriotes pourraient-ils accorder la moindre confiance à une réforme dont le principal promoteur, au sein du Gouvernement, prend si facilement de telles libertés avec la vérité, y compris dans les déclarations qu’il réserve aux membres de l’Assemblée nationale - nous en avons été témoins à de nombreuses reprises lors des séances de question au Gouvernement ? Comment faire confiance à un gouvernement moribond, dont les jours sont comptés par la volonté présidentielle elle-même...

 

M. Alain Bocquet. Un Gouvernement en fin de vie !

 

M. François de Rugy. ...et qui entend, dans l’urgence, mettre en œuvre, comme dans un dernier mauvais coup avant de passer la main à d’autres, une réforme aussi importante pour nos concitoyens ?

Légiférer dans ce contexte et dans ces conditions, ce n’est pas faire preuve d’une attitude politique responsable.

Pour justifier votre précipitation à agir, vous citez nos voisins, et vous agitez les chiffres. Vous nous dites que les autres pays européens, qui connaissent des situations démographiques peu ou prou identiques - ce qui est d’ailleurs discutable - ont tous, sans exception, engagé des réformes de leur système, qui se sont traduites par des augmentations sensibles de la durée de vie au travail.

7sept10-14-P1050831Plaine Commune : Sylvain Ros d'Aubervilliers, Aurélien Berthou et Dominique Carré de Pierrefitte

 

Nous aussi, les écologistes, nous avons toujours pensé que nous avions à apprendre de nos voisins. Chez eux, les réformes dont vous nous parlez ont été longuement négociées, et chaque pays a défini sa voie à la suite d’un consensus large qui a su associer les acteurs sociaux. Rien de tel dans votre démarche. Chaque pays a trouvé sa propre voie à partir d’un compromis social et politique interne, propre à chaque pays. Alors, oui, inspirez-vous de ce qui a été fait dans d’autres pays et lancez enfin une vraie négociation au lieu de passer en force.

Partout, derrière les âges annoncés, il y a la réalité des âges effectifs de départ en retraite, vous le savez très bien. Il y a la réalité des taux d’activité des plus de cinquante ans - arrêtons d’employer cette expression aussi vague que floue de « seniors » : dans la plupart des cas, ils sont totalement différents de celui que nous connaissons en France.

 

M. Yves Cochet. Il a raison !

 

M. François de Rugy. Ailleurs, contrairement à ce que vous prétendiez ici même cet après-midi, on a su trouver des modes de prise en compte de la pénibilité qui ne sont pas toujours uniquement liés à des mesures médicales individuelles.

Bref, comparaison n’est pas raison, monsieur le ministre, et l’appel à un simple alignement ne veut alors plus rien dire.

7sept10-24-P1050845

Jean-Jacques Mercier de Plaisir

 

De ce point de vue, laissez-moi vous dire que, même si elle n’est pas concertée avec vous, l’intervention de ce jour de M. Barroso au Parlement européen dans notre débat politique n’est pas acceptable.

 

M. Alain Bocquet. En effet !

 

M. François de Rugy. Que chacun assume donc les responsabilités qui sont les siennes. Quand la Commission européenne aura réussi à mettre enfin en place une vraie politique de contrôle des institutions financières et de lutte contre les paradis fiscaux - ce qui est de son ressort -, elle pourra peut-être se croire autorisée à se mêler de nos débats. Quand elle aura proposé une véritable politique de régulation du commerce mondial - ce qui est de sa compétence - alors que la dérégulation coûte si cher en termes de destructions d’emplois industriels dans un pays comme la France, quand la Commission européenne aura fait son travail dans ce domaine, alors elle pourra commencer à avoir un début de crédibilité sur la question de la protection sociale en général et des retraites en particulier. Pour l’instant, c’est à nous qu’il revient de définir, dans le cadre d’un vrai débat national, notre système de retraites.

Notre système de retraites par répartition est, dites-vous, au bord du précipice et il convient de le réformer profondément si on veut le sauver. Ce qui est étonnant, c’est que vous ne l’ayez pas dit aux Français il y a un peu plus de trois ans, lors de l’élection présidentielle.

Oui, nous voulons défendre le système de retraites par répartition, contrairement à beaucoup de responsables, d’élus, de ministres de la majorité, qui défendaient encore il y a quelques années le remplacement du système de retraites par répartition par un système de capitalisation dont on a vu l’extrême fragilité lors de la crise financière.

Oui, la situation financière de nos caisses de retraites et leurs perspectives d’évolution sont mauvaises.

 

7sept10-27-P1050848

 

Oui, il faut réformer le mode de financement des retraites. Car contrairement à ce que vous martelez depuis des mois, le problème n’est pas d’abord démographique mais bel et bien financier.

Oui, il faut négocier un nouveau pacte de solidarité entre les générations, entre les actifs de tous âges, qu’ils soient jeunes et loin de la retraite ou plus âgés et proches de la retraite, et les retraités actuels.

De cela, je crois que nous sommes toutes et tous profondément convaincus, et les syndicats, dont vous aimez malheureusement à caricaturer le prétendu immobilisme, sont les premiers à le dire. Nous avons tous perçu les effets combinés du baby-boom devenu un papy-boom et de l’allongement de la durée de la vie.

 

7sept10-5-P1050802Rémy Fargeas, Philippe Lebeau et Jean-François Monino, maires-adjoints de Saint-Ouen, Pantin et Aubervilliers

 

Nous voyons tous clairement que la dégradation ou la stagnation de l’activité économique et de l’emploi, à laquelle vous n’êtes tout de même pas totalement étrangers, messieurs du Gouvernement, fait peser sur les comptes sociaux des dangers considérables.

Alors oui, si votre texte proposait des solutions qui permettaient de garantir un réel et durable retour à l’équilibre du système, du point de vue de son financement, ce serait effectivement un signe de responsabilité. Le problème, c’est qu’il n’en est rien.

Votre réforme, monsieur le ministre, est avant tout fondée sur un hold-up effarant : celui du fonds de réserve des retraites, dont vous organisez la ponction anticipée, au risque de rendre encore plus difficile, vous le savez bien, le passage du pic démographique qu’il était censé accompagner aux alentours de 2020. Le système de répartition français sera totalement désarmé au moment où il sera le plus en difficulté.

Votre réforme s’accompagne d’une croyance aveugle dans les effets d’une croissance future, d’un retour à la croissance, dont chacun sait qu’elle est, par essence, aléatoire et de plus en plus difficilement soutenable.

Vous ne nous entendrez jamais dire, monsieur le ministre, pour le financement des retraites comme pour la résorption des déficits : la croissance paiera. Nous savons bien que cela ne suffira jamais et c’est bien pour cela que nous voulons des mesures responsables dans lesquelles l’effort demandé est équitablement réparti et qui n’excluent pas de mobiliser de nouvelles ressources.

Votre réforme ne prévoit pas de mobiliser autant qu’il serait nécessaire les revenus du capital, qui constituent à nos yeux un complément de financements indispensable du système de retraites autant qu’un impératif de justice fiscale : 95 % des efforts seront portés par les salariés, 5 % par le capital, voilà la vérité que vous tentez maladroitement, et avec de moins en moins de succès, de cacher aux Français.

Cette contribution des revenus financiers est d’autant plus justifiée que ce sont ces revenus qui ont le plus augmenté au cours des trois dernières décennies. Leur part dans le partage de la valeur ajoutée a augmenté au détriment des salaires depuis la fin des années soixante-dix, tout le monde le sait. Il faut savoir s’adapter, monsieur le ministre, il ne faut pas rester figé dans des solutions qui datent d’une époque où la répartition des richesses était bien différente. Il faut savoir tenir compte de cette nouvelle donne.

Votre réforme ne s’accompagne pas d’une politique de l’emploi dynamique et réellement audacieuse, une politique qui chercherait à créer des emplois nouveaux, pour optimiser les recettes des régimes de retraites, une politique qui serait l’inverse de cette mesure qui n’a jamais été aussi anachronique que l’exonération de cotisation des heures supplémentaires qui coûte si cher au budget de l’État et de la protection sociale. Une politique qui intégrerait réellement la volonté croissante des salariés de préparer leur retraite, et donc de transmettre le flambeau aux générations nouvelles, par des dispositifs concrets de parrainage par exemple. Une politique qui s’attaquerait réellement au taux d’emploi de ceux que nous appelons si bizarrement les « seniors ».

 

7sept10-9-P1050813

Les écolos de Noisy-le-Sec et de Pavillons-sous-Bois sont de sortie

 

À qui fera-t-on croire que c’est par une énième exonération de charges sociales que l’on réglera la question ? Si l’on crée des emplois qui ne génèrent aucune cotisation nouvelle, ce sera intéressant pour les employés, mais cela ne réglera pas le problème du financement de la protection sociale, au premier rang de laquelle les retraites.

Au final, et quand bien même vos objectifs et vos hypothèses hautement contestables de croissance et de taux d’activité seraient tenus, on est très loin de la fameuse réforme audacieuse et définitive que tente de nous vendre un Président à bout de souffle. Cela n’est pas plus crédible que quand le même Président de la République, alors encore candidat, disait que le problème du financement des retraites serait réglé par une simple réforme des régimes spéciaux. Voilà ce que l’on avait dit aux Français en 2007. On en voit aujourd’hui le résultat !

Votre réforme est censée permettre une élimination des déficits des régimes de retraites dans huit ans, nous dites-vous, monsieur le ministre. Une perspective que vous avez jugée « suffisamment proche pour être compréhensible par les Français ». On se demande parfois si vous ne sous-estimez pas l’intelligence de nos concitoyens.

Parce que non seulement ils peinent à vous croire dans vos calculs sur la comète, mais encore ils ont parfaitement compris la manoeuvre qui consiste à charger la barque des générations futures, et notamment des plus jeunes, sans garantir un cadre réellement pérenne et juste de financement pour le système par répartition.

Cette réforme est à courte vue, et terriblement symptomatique de votre politique.

Au fond, votre discours a le mérite de la clarté, pour ne pas dire du cynisme. Aux retraités d’aujourd’hui, et à ceux qui s’apprêtent à prendre leur retraite, vous dites : « Rassurez-vous, votre retraite est garantie ! » Et aux autres, à tous les autres, les jeunes, les femmes qui connaissent des carrières discontinues, les chômeurs, qu’avez-vous à proposer ? Rien d’autre que la certitude de devoir travailler plus longtemps, et tout cela sans la moindre contrepartie positive en termes de retraite.

7sept10-29-P1050849

 

Au fond, tout se passe comme si vous aviez effectué un choix politique et électoraliste cynique, en faisant une croix sur les générations montantes et les plus démunis de nos concitoyens, et en focalisant vos attentions sur les plus aisés et les plus âgés, en un mot sur une partie de la population que vos conseillers et ceux de l’Élysée désignent comme votre « cible électorale ». Cette politique, qui est en œuvre dans tant de domaines de votre action, porte en elle les germes d’une désagrégation malsaine de notre pacte républicain. Elle trouve ici, sur la question des retraites, une traduction insupportable parce qu’elle est une rupture du pacte de solidarité intergénérationnelle sur lequel repose le système de retraites par répartition. Tous les sondages, toutes les études d’opinion montrent que ce sont les plus jeunes qui ont le plus d’inquiétudes sur l’avenir des retraites. On pourrait penser qu’ils en sont les plus éloignés, les moins préoccupés, et pourtant ce sont eux qui ont le moins confiance dans le système de retraites par répartition, et c’est ce qui est particulièrement grave pour le pacte de solidarité intergénérationnelle.

Dans les faits, tout, dans votre discours comme dans vos propositions, tend à faire croire que notre système est un système de capitalisation collective, de cotisations anticipées pour des prestations différées.

Cette vision n’est pas la nôtre et nous paraît profondément irresponsable. C’est la raison pour laquelle nous, écologistes, lions la question de la retraite et celle du revenu minimum garanti. Il faudra bien en reparler lorsque nous aborderons le sujet des très petites retraites, que ce soit les retraites agricoles ou celles de ceux qui n’auront pas cotisé pendant quarante et un ans, bientôt quarante-deux ans. C’est la raison pour laquelle nous nous refusons, dans ce domaine comme dans les autres, à opposer entre eux les Français et à promettre aux uns une sécurité factice, au détriment des droits et des espérances des autres.

C’est la fondation Terra Nova qui le relève justement aujourd’hui : « Dans la réforme gouvernementale, les jeunes générations vont ainsi payer trois fois. Cotiser plus, avec le recul de l’âge légal. Percevoir des retraites plus faibles, avec la baisse programmée du rendement des retraites inscrite dans les lois Balladur et Fillon. Et, cerise sur le gâteau, le Gouvernement siphonne les 34 milliards d’euros du Fonds de réserve des retraites qui leur étaient destinés : on prend aux actifs de demain pour donner aux retraités d’aujourd’hui. »

Mais ce qui fonde la retraite par répartition, c’est un pacte permanent entre les cotisants et les bénéficiaires de la retraite. Faire vivre ce pacte suppose trois conditions : qu’il soit équitable dans son application, qu’il soit partagé et négocié en permanence dans le cadre d’une démocratie sociale digne de ce nom, et qu’il fasse appel aux sources de financement les plus diversifiées et les plus justement réparties.

 

7sept10-15-P1050833L'écolo gervaisien Gabriel Legarrec, incognito à la manifestation

 

L’inéquité de vos propositions, nous y reviendrons au cours de notre discussion. Je me contenterai ici de rappeler que tous les acteurs sociaux ont exprimé leurs craintes pour la situation faite aux femmes, aux polypensionnés et aux salariés qui ont connu une carrière longue et pénible, qui ont commencé à travailler très tôt. Les mobilisations sociales en cours, les préventions d’une partie même de votre majorité, le travail de notre assemblée vous permettront-ils d’évoluer sur ces questions ? Espérons-le, et nous serons sur ces points des opposants qui proposent. Mais je ne me fais pas d’excessives illusions, malheureusement. Et que les choses soient bien claires : nous refuserons notamment toute approche de la pénibilité qui renverrait à de simples négociations par branche, laissées à l’entière appréciation d’un patronat qui s’est déjà largement exprimé pour refuser toute approche autre qu’individuelle de la pénibilité professionnelle. Car cela, ce n’est qu’une parodie de démocratie sociale. C’est la possibilité offerte à un seul interlocuteur de bloquer toute discussion sérieuse, toute avancée, comme le fait le patronat depuis trois ans. Non, sur la pénibilité, nous ne nous contenterons pas d’une telle poudre aux yeux.

 

P1050809Le romainvillois Stéphane Weisselberg et la noiséenne Anne Déo

 

Je parlais à l’instant de démocratie sociale. Sur ce point, que dire, sinon que le compte n’y est pas ? La négociation, vous la mimez plutôt que vous ne la pratiquez ! Vous avez, monsieur le ministre, reçu successivement tous les responsables politiques, comme les organisations syndicales.

 

Mme Catherine Coutelle. Jamais ensemble !

 

M. François de Rugy. Vous les avez poliment écoutés - je le sais, je vous ai rencontré au nom des Verts avec Cécile Duflot ! -, mais de ces rendez-vous, qu’avez-vous retenu ? De l’avis de tous vos interlocuteurs, rien, ou presque. Et le résultat, vous le constatez aujourd’hui dans la rue. J’ai reçu il y a quelques jours, à Nantes, dans ma permanence, les unions départementales des syndicats de salariés de Loire-Atlantique, dans toute leur diversité, avec leurs différentes sensibilités. Ce que je retiens, outre leur grande mobilisation, c’est que, après qu’ils eurent sollicité l’ensemble des parlementaires locaux, aucun d’entre eux n’a reçu réponse d’un représentant de l’UMP !

 

M. Jean-Louis Gagnaire. Ça manque un peu de courage !

 

M. François de Rugy. Aucun dialogue n’a été engagé, pas même sur le terrain dans les circonscriptions !

Mais il y a encore plus déplorable que ce comportement du moment : dans sa philosophie, comme dans ses dispositions, votre texte tourne le dos à la nécessaire responsabilisation des acteurs sociaux. Dans le cours de la discussion, nous serons amenés à défendre un principe à nos yeux essentiel : celui d’une démocratie sociale réelle et régulière, qui ne se pratique pas par une logique d’à-coups. Nos concitoyens ont le sentiment que nous avons jusqu’ici préféré des réformes successives à une gestion au long cours des retraites. Le point commun entre toutes ces réformes, c’est ce sentiment désespérant d’une dégradation continue de la protection sociale des Français, d’une érosion permanente des droits. Bien loin de rassurer nos concitoyens et de rétablir leur confiance dans notre système de retraites, cette technique de la réforme par à coups génère un sentiment d’insécurité et d’amertume. Elle empêche le nécessaire dialogue social et la recherche de consensus dynamiques, sans lesquels il n’y a pas de système légitime et pérenne. En auditionnant les acteurs sociaux à la queue leu-leu, en refusant la logique de négociation, vous avez prétendu « prendre vos responsabilités ». Dans les faits, vous les avez fuies.

 

7sept10-18-P1050835

 

Je lisais hier sous la plume d’un de nos collègues de l’UMP, apparemment inquiet de la tournure de ce dossier, une phrase assez cocasse : il espérait que « les syndicats se mettent rapidement autour d’une table », Mais pour qu’il y ait une table de négociations, encore faudrait-il qu’il y ait négociations !

Dans la réalité de votre texte, il y a certes l’instauration d’une instance de plus - encore un machin aurait dit le général de Gaulle ! -, un comité de pilotage, qui vient se superposer aux organes existants sans véritablement répondre au besoin identifié par tous : celui d’un dialogue permanent, ponctué de rendez-vous réguliers et de décisions adaptées à l’évolution des modes de vie comme des comptes des caisses de retraites. Des rendez-vous, il y en aura d’autres, car notre système aura besoin d’ajustements successifs au cours du temps.

Au fond, monsieur le ministre, on touche à la quintessence de votre texte. Faute de confiance de l’opinion, faute de capacité à mettre en mouvement la société, et ses représentants sociaux et professionnels, faute également d’avoir véritablement tranché les débats agitant votre camp qui continue d’abriter des partisans de la capitalisation, vous avez voulu concocter seul, entre la rue de Varenne et l’Élysée, une réforme qui touche tous les Français.

Et, pour être bien certain de ne pas voir votre édifice instable mis à mal, vous nous imposez aujourd’hui, au pas de charge et dans l’urgence, une discussion que vous avez par avance fermée sur bien des points.

Face à cette attitude, nous ne pratiquerons pas la politique du pire. Nous nous battrons, certes, pour vous inciter à réécrire le projet. Mais nous ne mènerons pas de bataille d’arrière-garde, ou de guérilla parlementaire inutile : nous participerons sérieusement à l’examen de chaque article, afin d’arracher, autant qu’il sera possible - et c’est de vous que cela dépend - des améliorations concrètes pour les salariés de notre pays. Ce sera là, pour nous, le signe d’une attitude responsable.

Une responsabilité qui nous amènera également à aborder de front les propositions que nous souhaiterions voir mises en œuvre à l’occasion d’une alternance démocratique que nous espérons prochaine.

 

7sept10-30-P1050850Jean-Vincent Placé en compagnie de Jean Desessard

 

Oui, il y a sur les retraites comme dans d’autres domaines, une voix de l’écologie politique qui s’affirme et entend se faire entendre. Cette voix, elle parie sur la liberté de choix des salariés, sur leur capacité à arbitrer, en fonction de leur situation personnelle, entre leur souhait d’accéder à une autre phase de leur vie personnelle et leurs revenus. Cela suppose tout à la fois un maintien du droit à partir à soixante ans, des règles claires et stabilisées en matière d’annuités de cotisations, comme pour le niveau des pensions.

Nous défendons le droit à la retraire à soixante ans. Un droit, cela n’a jamais été une obligation, les Français le savent bien - il est inutile de caricaturer ! Un droit, c’est une protection, notamment pour les plus faibles. Un droit, c’est enfin la garantie d’avoir la liberté de choix, et j’avais la faiblesse de penser que vous pourriez entendre cet argument !

Cette voix écologiste, elle fait le choix de la multiplication des voies de financement,...

 

M. le président. Monsieur de Rugy, à titre indicatif, vous avez atteint le temps que vous aviez indiqué. Par correction pour vos collègues, essayez de le respecter !

 

M. François de Rugy. Monsieur le président, je n’ai pas voulu vous répondre tout à l’heure lorsque vous avez parlé du temps programmé, mais je le dis devant tous nos collègues parce que c’est un sujet que nous avons évoqué au bureau de l’Assemblée nationale : la contrepartie du temps programmé, par lequel vous avez voulu restreindre les capacités de débat, c’était que nous serions libres d’intervenir un peu plus longuement ou un peu plus brièvement sur différents sujets en fonction de ce qui se serait dit avant. Si on ne peut plus le faire, alors il faut supprimer l’ensemble du temps programmé, pas une partie seulement du dispositif !

 

M. le président. Je viens de vous dire, monsieur de Rugy, que votre temps de parole était une indication mais que vous pourriez vous y tenir par respect pour les collègues qui doivent intervenir après vous !

 

M. François de Rugy. Mais il n’y a aucun problème ! J’aimerais que nous ne soyons pas interrompus pour des motifs tenant à la procédure. Nous ne nous sommes d’ailleurs livrés à aucune manœuvre de procédure en ce qui nous concerne. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

 

M. Denis Jacquat, rapporteur de la commission des affaires sociales. Monsieur le président, il faut lui donner un coup de règle sur la tête !

 

M. François de Rugy. Monsieur le président, si maintenant des collègues nous menacent physiquement, où va-t-on ? Retirez vos propos, monsieur Jacquat ! J’ai toujours été contre la violence à l’école. D’ailleurs, je suis petit-fils d’un instituteur qui n’a jamais pratiqué les coups de règle. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.) J’ai passé l’âge d’être élève et vous n’êtes pas professeur. J’espère que vous ne vous comportez pas de la sorte avec vos électeurs, car ils vous renverraient assez vite à vos chères études !

 

7sept10-8-P1050817Pour cette manif, Jeannine Otte n'avait pas revêtu de chasuble avec mot d'ordre ; elle est ici en compagnie de Teddy Maïza, élu d'Aubervilliers et du sénateur Jean Desessard 

 

J’en reviens à ce sujet sérieux du financement de notre système de retraites par répartition. Nous faisons le choix de la multiplication des voies de financement parce qu’il est toujours plus acceptable, socialement et financièrement, de pratiquer des hausses réparties et contenues plutôt que de charger la barque de tel ou tel contributeur. Et je le dis très clairement, monsieur le ministre, nous écartons la voie de la hausse massive et généralisée des cotisations sociales, qu’elles soient salariales ou patronales, car nous savons très bien que ce sont les salariés qui en paieront le prix dans la mesure où le blocage des salaires aura pour effet de rogner leur pouvoir d’achat. Oui, il faut répartir l’effort, monsieur le ministre, notamment par la mise à contribution des revenus du capital ou des revenus exceptionnels comme les stock-options - nous en reparlerons dans nos débats et nous défendrons des amendements !

Nous refusons la perpétuation de pratiques insupportables pour nos concitoyens, et notamment les retraites-chapeaux dont nous défendrons la suppression pure et simple. Nos concitoyens aspirent à une exemplarité forte de leurs représentants. Oui, nous reparlerons aussi de nos retraites de parlementaires, car si c’est anecdotique d’un point de vue financier c’est symboliquement important ! Et nous plaiderons pour l’alignement strict sur le régime général.

 

M. Yves Cochet. Très bien !

 

M. François de Rugy. Nous refusons de nous en remettre à la seule croissance pour redonner à nos régimes de retraite l’oxygène financier qui leur fait défaut.

Si l’on continue à asseoir essentiellement les recettes sur les cotisations salariales et si, dans le même temps, on ne fait rien pour réorienter la répartition des gains de productivité et des bénéfices, on n’arrivera à rien, sinon à l’appauvrissement des salariés !

Si nous ne faisons pas preuve d’audace pour mettre fin à l’exception française en matière d’emploi des plus de 50 ans, nos discussions sur l’âge de départ ou le nombre d’annuités resteront, pour nos concitoyens, douloureusement théoriques. C’est pourquoi nous plaidons pour l’instauration de contrats spécifiques destinés à faciliter l’intégration, sur les postes disponibles dans les trois fonctions publiques, des salariés de plus de 50 ans qui ne trouvent pas leur place sur le marché du travail au prétexte qu’ils seraient un peu moins compétitifs ou un peu moins productifs, alors même qu’ils sont riches de compétences et d’expériences.

Cela, personne ne peut le faire seul. Cela suppose une ouverture, une aptitude à intégrer les leçons de l’expérience comme les revendications des salariés et de leurs organisations, et à prendre en compte les impératifs de nos entreprises.

Ce n’est pas facile, certes, mais c’est la responsabilité d’un gouvernement. Élaborer un compromis avec les partenaires sociaux, pratiquer une large concertation parlementaire, laisser le temps à la représentation nationale de définir l’équilibre dynamique qui permettra de garantir aux Français le juste pacte entre les générations : c’est là qu’était, monsieur le ministre, votre responsabilité.

 

7sept10-7-P1050805Alain Tubiana de Noisy-le-Sec, Jérôme Jurjevic de Saint-Denis et Dominique Carré de Pierrefitte

 

Ce compromis, cet équilibre, vous ne les avez pas trouvés, pour une raison simple : vous ne les avez pas recherchés. Croyez-vous que les Français soient dupes de votre parti pris idéologique ? Lorsque l’on entend certaines déclarations du Président de la République, sa façon de parler de la retraite à 60 ans qui a été une conquête, un progrès social de 1981, on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a dans votre projet comme un parfum de revanche.

Ce compromis, cet équilibre, les trouverez-vous au cours de nos débats ? Il n’est pas trop tard. Jusqu’ici, vous avez fait fi de vos responsabilités politiques, vous avez mimé la responsabilité financière, vous avez ignoré la responsabilité sociale, vous avez refusé de considérer vos interlocuteurs comme des partenaires responsables. Alors que s’ouvre la discussion et que des millions de Françaises et de Français partagent inquiétude et colère, ressaisissez-vous, monsieur le ministre, et engagez, enfin, une vraie négociation. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et sur plusieurs bancs du groupe SRC.) »

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 07:13

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Voici 21 photos , prises à la manifestation d’hier matin 7 septembre entre Bagnolet et Les Lilas, pour la retraite, contre le projet du gouvernement, en avant-première de la manifestation de l’après-midi.

Pierre Mathon

 7sept10-17sept10-2-P10507887sept10-3-P10507907sept10 Bagnolet-P10507897sept10-Bagnolet-P10507937sept10 Bagnolet-P10507947sept10 Bagnolet-P1050797photo11photo12photo15photo14photo17photo19photo3photo4photo5photo6photo7photo8photo9

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 14:12

charlie-hebdo-retraites-01

 

 

Partout en France, Europe Ecologie-Les Verts participeront aux manifestations du 7 septembre pour refuser les propositions injustes du gouvernement et dire qu’une autre réforme est possible.

 

Localement, une manifestation aura lieu le matin à 10heures entre la mairie de Bagnolet et celle des Lilas. Histoire de se mettre en jambes avant la grande manifestation parisienne de 14 heures entre République et Nation.manif 24juin10-5

 

Voici le communiqué des Verts-Europe Ecologie :

 

« Retraites : une autre réforme est possible

 

En dépit des soupçons qui pèsent sur lui, c’est bien Eric Woerth qui mènera la réforme des retraites. Ce choix est emblématique. Il symbolise l’entêtement du gouvernement à rassurer avant tout les marchés financiers et à continuer à creuser les inégalités qui sont pourtant au cœur de la crise actuelle.

 

Cette réforme réduit l’ensemble du débat à la question de l’âge de départ avec pour slogan une fausse évidence : « puisqu’on vit plus longtemps il est normal de travailler plus longtemps ». En réalité, cette vision néglige les vrais problèmes et ne conduira qu’à la destruction du système par répartition.

 

Elle néglige la mise en œuvre d’une politique globale de lutte contre le chômage et d’une meilleure répartition des richesses qui permettraient d’équilibrer les comptes des caisses de retraites de façon durable. Elle laisse sous le boisseau la situation des jeunes, travailleurs précaires aujourd’hui et retraités pauvres de demain. Véritable génération sacrifiée dont taux de chômage et la précarité explosent. Elle va transformer de jeunes retraités en vieux chômeurs. Les séniors sont structurellement sous employés. Reculer l’âge de la retraite aura pour effet de prolonger la précarité dans laquelle sont plongés nombre d’aînés.

 

Elle va pénaliser au premier chef les ouvriers, qui travailleront plus longtemps et toucheront moins, les femmes ou les allocataires du RSA pénalisés par des carrières incomplètes.

 

De façon générale seul le travail continue d’être mis à contribution tandis que les profits seront taxés de façon symbolique. Il existe pourtant d’autres solutions pour financer les retraites en répartissant mieux les richesses.

 

Les écologistes proposent notamment de doubler la CSG sur les revenus du patrimoine, d’imposer une contribution sociale retraites sur les dividendes, et de supprimer les exonérations inutiles de charges sociales, à commencer par les exonérations sur les heures supplémentaires. Il est aussi possible d’augmenter modérément les taux de cotisations et de favoriser le passage progressif à la retraite à temps partiel, avec tutorat d’un jeune embauché.

 

Partout en France, Europe Ecologie-Les Verts participeront aux manifestations du 7 septembre pour refuser les propositions injustes du gouvernement et dire qu’une autre réforme est possible.

 

Communiqué de presse Verts du 3 septembre 2010

Djamila Sonzogni et Jean-Louis Roumegas Porte-paroles nationaux»

 

 

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