Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
  • Contact

L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

Recherche

En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 08:30
Sous le burkini l’islamisme

Comment ne pas voir que l’islamisme forme un tout. Pour certainEs dont la naïveté serait touchante* si elle ne conduisait à baisser la garde devant l’islamo-fascisme en marche, le voile ou le burkini ne serait qu’un vêtement, une mode, un bout de tissu. Eh bien non, c’est la partie visible de l’iceberg. Le combat laïque ne peut se réduire à un combat juridique contre un adversaire fasciste qui utilise les libertés de la République pour les supprimer.

Après, il est trop tard**.

Pierre Mathon

* Au-delà des « bisounours » qui sont légion, il existe de nombreux « compagnons-de-route-apprentis-sorciers » : du lourd !

** Iceberg était comme chacun sait un juif, coupable – forcément coupable - du naufrage du Titanic …

*** Comment ne pas être choqué de la concomitance entre les attentats djihadistes et les provocations liée
s à ce vêtement de plage.

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Laïcité
commenter cet article
25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 16:26
Jacques Sapir sur « le burkini, la laïcité et de multiples confusions »

Une très intéressante analyse de Jacques Sapir dans son blog Figarovox du 17 août 2016 :

« Jacques Sapir : burkini, laïcité et confusion(s)

FIGAROVOX/ANALYSE - Le premier ministre apporte son soutien aux maires qui interdisent les burkinis. L'économiste, Jacques Sapir, l'approuve car, selon lui, la laïcité, avant d'être un principe juridique, est un principe politique pour garantir la paix religieuse.

Economiste, directeur d'études à l'EHESS, Jacques Sapir dirige le Centre d'études des modes d'industrialisation (CEMI) et coorganise avec l'Institut de prévision de l'économie nationale (IPEN-ASR) le séminaire franco-russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie. Vous pouvez lire ses chroniques sur son blog RussEurope. Son livre Souveraineté, démocratie, laïcité est paru cette année chez Michalon.

Le débat actuel sur le «burkini» relance celui sur la laïcité. Les outien apporté par le Premier ministre, Manuel Valls, aux maires ayant décidé d'interdire ce «vêtement» sur les plages n'y est évidemment pas pour rien. Ce n'est pourtant pas une mauvaise chose. Mais, la notion de laïcité est elle-même mal comprise. De là découlent une série de confusions qui ne font qu'obscurcir le débat. Et, les interventions intempestives d'une partie de la «gauche» qui nous tient un discours du genre «il est interdit d'interdire» ne font que rajouter à cette confusion. D'où, la nécessité de rappeler un certain nombre de faits et de principes pour permettre une discussion au fond.

La laïcité n'est pas un principe de droit mais un principe politique

Il faut comprendre que ce qui fonde la laïcité, c'est la nécessité de dégager l'espace public de thèmes sur lesquels aucune discussion raisonnable c'est-à-dire fondée sur la raison ne peut avoir lieu. C'est l'une des leçons chèrement apprise par la France (et une partie de l'Europe) lors des guerres de religion du XVIe siècle. La laïcité ne se comprend que pour qui conçoit le «peuple» comme une assemblée politique et non ethnique ou religieuse. C'est bien pour cela que la laïcité apparaît comme le pendant de la souveraineté. La souveraineté, en faisant entrer la question du pouvoir dans le monde profane, impose le principe de laïcité. La souveraineté impose que les divisions qui traversent le «peuple», qu'elles soient sociales, économiques ou autres, puissent à la fin contribuer, par l'établissement de compromis qui sont la base des institutions, à la constitution d'un bien commun et d'une chose publique (ou Res Publica) qui sont des produits, des résultats, et non des préalables mis en surplomb de la société. Tel est l'enseignement d'auteurs comme Bodin, Hobbes et Spinoza. C'est bien pour cela que le concept de laïcité est compris par un catholique fervent comme Bodin.

Ce qui permet la laïcité, c'est la distinction entre sphère publique et sphère privée. Tant que cette distinction n'existe pas, on ne saurait parler de laïcité. De ce point de vue, la laïcité est héritière de la pensée du nominalisme et des débats entre clercs de la fin du XIe siècle au XIVe siècle [1], débats eux-mêmes nourris de la religion chrétienne et des apports de la philosophie antique. Mais la distinction entre ces sphères est mouvante, historiquement déterminée. Cela impose de reformuler constamment les matérialisations de ce principe.

Certaines de ces matérialisations peuvent être contenues dans la loi. On parle beaucoup (et trop) de la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'État, mais cette loi n'est pas à proprement parler une loi de laïcité. C'est une loi édictée dans un contexte particulier, qui vise à une forme de pacification de la question religieuse. De ce point de vue, les rappels, comme ceux de Jean-François Bayart, à la loi de 1905 sont inopérants car ils identifient et cantonnent la laïcité à des règles juridiques alors que la laïcité est un principe politique qui peut, selon les sociétés, prendre des formes juridiques différentes.


La laïcité n'est pas la tolérance ni la liberté des cultes

Une autre forme de confusion vient de l'assimilation de la laïcité, principe politique, avec une valeur individuelle, comme l'est la tolérance. Que cette dernière soit nécessaire à la vie en société, on en disconvient pas. Mais, la question de la tolérance ne fixe que les limites qu'un individu s'impose à lui-même. On est tolérant comme on est généreux, qualités importantes, mais non principes.

Un principe politique organise un espace, et se matérialise en règles spécifiques, c'est-à-dire en contraintes. Certaines de ses règles peuvent être des règles de liberté (la liberté de culte par exemple) mais d'autres sont des interdictions. Un des problèmes majeurs que rencontre aujourd'hui le principe de laïcité vient justement de l'incapacité de nombreuses personnes à se représenter la société autrement qu'à travers le rapport qu'elles ont directement avec cette dite société. D'où, bien évidemment, l'idéologie «il est interdit d'interdire», qui ne fait que donner une forme de slogan à l'individualisme le plus crasse. Or, dans le même temps que les sociétés capitalistes modernes «produisent» l'individualisme (au sens vulgaire du terme) de la manière la plus brutale, elles imposent - à travers la réalité de la densité sociale [2] - la nécessité de penser la société à travers une vision holiste. On peut alors comprendre les tendances actuelles à réduire la laïcité à la tolérance, mais il convient de ne pas tomber dans ce piège.


La question de la séparation entre sphère publique et sphère privée

Cette question est centrale pour comprendre les formulations de ce principe politique qu'est la laïcité car les habitudes collectives, les techniques modernes (comme internet), refaçonnent en permanence cette séparation. Ce n'est bien souvent pas, ou mal, perçue par les personnes. Ainsi Facebook est en réalité partie de la sphère publique comme tout une série de jugements le confirme. De même des habitudes de loisir, minoritaires au début du XXe siècle et aujourd'hui largement répandue, la tendance à la personnalisation effrénée des «politiques», ont tendu à faire bouger les lignes de séparation.

Cette même séparation ne saurait être stricte. D'une part en raison de la contribution de nos valeurs individuelles à notre vie en société, et d'autre part en raison des habitudes, coutumes, et comportements, qui constituent de ce point de vue le soubassement historique de TOUTE société, mais aussi les bases de leurs différences. Et cela explique en partie la spécificité «française» du débat, mais aussi la sensibilité légitime de la société française à la question du «burkini».

L'un des facteurs les plus importants dans cette reconfiguration de la séparation entre sphère privée et sphère publique a été la reconnaissance (oh combien tardive) de l'égalité entre hommes et femmes. Cette reconnaissance s'inscrit, dans les sociétés d'Europe occidentale à la fois dans l'histoire longue (de «l'amour courtois» à la volonté des maris de préserver la vie de leurs épouses par des formes de contrôle des naissances dès le XVIIIe siècle [3]) et dans l'histoire «courte», marquée par la Première guerre mondiale et les mouvements qui ont associé la lutte pour des droits politiques, sociaux, et démocratiques dans la seconde moitié du XXe siècle. Cela implique qu'une attention particulière doit être consacrée à ce qui, dans des comportements, peut constituer une tentative de remise en cause de cette égalité, et en particulier par des tentatives de marquage «au corps» visant à stigmatiser une soi-disant «infériorité» des femmes.

Il en résulte que la séparation des sphères privées et publiques est toujours socialement contextualisée. Ici encore, méfions nous des anachronismes qui cherchent à présenter comme invariant des formes nécessairement mouvantes ; nous ne sommes plus en 1905.


Les justifications de l'interdiction du «burkini»

Il faut alors considérer les motifs qui peuvent conduire à une interdiction de ce «vêtement», et les bases juridiques de cette dernière.

L'argument de la laïcité, qui est politiquement déterminant, n'est pas ici juridiquement le plus important. On comprend qu'une poignée, quelques milliers au plus, de personnes veuillent «tester» le principe de laïcité dans l'espoir, à terme, d'imposer comme «coutume» des pratiques publiques différentes entre appartenance religieuse. Mais ceci relève du projet politique et implique une réponse politique.

L'argument de «l'ordre public» est clairement déterminant dans le court terme, et c'est ce qui a justifié l'arrêt du tribunal administratif. A plus long terme la reconnaissance de la liberté de nos concitoyens musulmans à pratiquer leur religion passe certainement par des mesures strictes contre ces pratiques provocatrices, ainsi que le dit justement l'éditeur égyptien Aalam Wassef dans Libération. La République n'a pas à dicter le «dogme» de quelque religion que ce soit, mais elle a le devoir de mettre un terme aux provocations religieuses de certains, que ces provocations prennent des formes vestimentaires ou qu'elles prennent la forme de revendication à des séparations sur des espaces devenus publics de fait. Ici, clairement, le principe politique peut trouver une application juridique. En organisant l'invisibilité d'une religion sur un point, on autorise la pratique libre de cette dernière. De ce point de vue, parler d'un «salafisme laïque» comme le fait Bayard, relève de la plus totale irresponsabilité et d'une ignorance profonde du rapport entre principe politique et lois. Rappelons ici que la laïcité, comme tout principe d'organisation de l'espace politique, implique des interdictions comme corollaire à l'organisation d'espaces de liberté.

La question de l'égalité entre hommes et femmes devrait elle aussi trouver une application juridique. Rappelons que le principe en est inscrit dans le préambule de la Constitution. Dès lors tout «marquage au corps» peut être perçu comme une atteinte au principe d'égalité. C'est d'ailleurs bien comme cela que l'interprètent des personnes issues ou vivant dans des sociétés de tradition musulmane. Très clairement, sur ce point, la loi est défaillante.


Construire la paix religieuse par la souveraineté

Nous sommes aujourd'hui confrontés à la question de la paix religieuse, comme élément de la paix civile. Cette question implique que des règles soient clairement tracées pour empêcher des groupes de monter des provocations. Cette paix implique qu'en contrepartie le libre exercice des cultes soit garanti, bien entendu dans le cadre de la loi. Cette paix implique aussi une intolérance absolue par rapport au soi-disant «délit de blasphème». Tout le monde peut rire ou critiquer TOUTE religion (ou toute philosophie). Ici, il faut rappeler que tous les Français ont le même droit à la critique. Ce qui a pour conséquence, aussi, qu'en ce qui concerne une fondation séculière chargée de s'occuper de la question du financement de la Fondation pour l'Islam de France il n'est pas absurde, contrairement à ce que d'aucuns pensent, qu'elle ait pour dirigeant une grande personnalité de la République. Il serait en effet très dangereux, et cela ouvrirait la porte au communautarisme, que l'on dise qu'une fondation pour l'Islam ne peut être dirigée QUE par un musulman, une fondation pour la religion catholique QUE par un catholique, etc…Le seul critère qui soit est celui de la compétence et de l'expérience, deux points qui sont remplis par Jean-Pierre Chevènement.

Il faut rappeler, enfin, que la laïcité n'est pas et ne peut pas être une «religion républicaine». C'est la vieille et funeste erreur de certains «laïcs» de la fin du XIXe siècle. La laïcité n'est pas cadre juridique et ne se réduit pas, non plus, à la loi de 1905. Les frontières entre sphère privée et sphère publique ont changé, à la fois du fait des évolutions de la société et du fait des mutations techniques que nous connaissons. Mais la notion de frontière, elle, demeure. La laïcité se matérialise différemment selon le contexte historique et culturel de chaque nation. La souveraineté nous impose de penser le «peuple» comme source de cette souveraineté et ce «peuple» est une construction politique, avec son histoire et ses traditions héritées de combats passés. Plus la souveraineté se délitera et plus les individus chercheront dans des appartenances de substitution, comme les appartenances religieuses, des remèdes à la perte du sentiment d'appartenance national. Plus elle se renforcera et plus la pacification de la société pourra progresser. Ce n'est que depuis que la souveraineté est ouvertement bafouée, contestée, que nous constatons cette remontée du problème religieux qui cache, en réalité, une forme de sentiment identitaire.


[1] Roscelin de Compiègne (fin du XIe siècle), Guillaume d'Occam et Jean Buridan au début du XIVème siècle.
[2] E. Durkheim, Les règles de la méthode sociologique, PUF, coll. Quadriges, Paris, 1999 (première édition, Paris, 1937).
[3] A. Burguière, «Le changement social: histoire d'un concept», in Lepetit, (ed.), Les Formes de l'Expérience. Une autre histoire sociale, Albin Michel, Paris, 1995, pp. 253-272 ».

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Laïcité
commenter cet article
24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 15:50
De la Saint-Barthélémy à l’islamo-fascisme

De la Saint-Barthélémy de 1572 à l’islamo-fascisme qui monte et tue aujourd’hui, il s’est écoulé plus de 4 siècles. C’est la même logique meurtrière de la foi simpliste divine qui est à l’œuvre.

D’où la nécessité de combattre l’islamo-fascisme (dans l’œuf) et de défendre la laïcité.

Car, heureusement, depuis 1572, les Humains ont inventé la laïcité qui fait de la foi (ou pas) un élément de la vie privée.

Pierre Mathon

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Laïcité
commenter cet article
22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 18:25
Rlle mettait en garde les jeunes filles ...
Rlle mettait en garde les jeunes filles ...

On apprend que deux responsables de l'aile religieuse du parti islamiste à la tête du gouvernement marocain viennent d’être suspenduEs de leur parti pour avoir été surprisES (et arrêtéEs) « dans une posture sexuelle ».


M. Benhammad et Mme Nejjar, tous deux vice-présidents du Mouvement Unicité et Réforme, ont été interpelléEs samedi à l'aube par la police, sur une plage à une soixantaine de kilomètres de Rabat, alors qu'ils se trouvaient « dans une posture sexuelle » à bord d'une grosse cylindrée.

Il vaut mieux rire d’une telle hypocrisie.

Pier
re Mathon

Il y a - semble-t-il - des adeptes de Charlie au Maroc !

Il y a - semble-t-il - des adeptes de Charlie au Maroc !

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans laïcité
commenter cet article
14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 14:18
Un blasphème de Michel Ange. Il sort ...
Un blasphème de Michel Ange. Il sort ...

Tiens, et si on se faisait un petit blasphème pour ce 15 août

Bon ce n’est pas parce que j’ai beaucoup blasphémé cette année que je ne vais pas vous en faire un autre petit (blasphème) pour ce 15 août.

Celle année mon blasphème sera éminemment culturel : le cul de dieu au plafond de la chapelle Sixtine ! (voir illustration : du Michel Ange s’il vous plait !))

Je sais que je serai pardonné (voir illustration – à l’attention des âmes sensibles, Il s’agit d’un photo-montage -). Dieu, s’il existe, me pardonnera en effet volontiers … après qu’il ait présenté ses excuses pour tout le mal qu’il fait – merci Woody Allen - et avant d’être supprimé –version « hard »- de Bakouni
ne.

Pierre Mathon

Que dieu me pardonne, avant de s'excuser et de se supprimer ...

Que dieu me pardonne, avant de s'excuser et de se supprimer ...

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Laïcité
commenter cet article
8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 14:33
Charlie : le beauf de Ch. Kouachi ou la taqiya à l’œuvre

Ce jeune homme, pourtant fiché « S » depuis août 2014 avait été relâché après le massacre de Charlie. Il vient d’être arrêté en essayant de rejoindre l’Etat Islamique.

Lu ce 8 août dans Marianne
.FR :

http://www.marianne.net/mourad-hamyd-beau-frere-cherif-kouachi-immersion-complete-les-djihadistes-2014-100244938.html

« Mourad Hamyd : beau-frère de Chérif Kouachi, en « immersion complète » avec les djihadistes depuis 2014

Lors de l'attentat de Charlie Hebdo, il s'était fait passer pour un jeune innocent horrifié par ce que son beau-frère, Chérif Kouachi, venait de faire. Mourad Hamyd était en réalité fiché S depuis août 2014. Un rapport de la DGSI de l'époque pointe son "immersion complète" dans le "milieu djihadiste".

Après Charlie, Mourad Hamyd avait dénoncé "l'horreur" de l'attentat. Ses camarades de lycée avaient lancé un "Mourad était innocent" sur Twitter. - Capture d'écran média


Il était en réalité bien loin d'être le jeune lycéen choqué par « l'horreur » de l'attentat de Charlie Hebdo. Après les révélations du JDD concernant Mourad Hamyd, le beau-frère de Chérif Kouachi, arrêté en Turquie sur la route du djihad le 28 juillet, on en sait plus sur le profil de ce jeune homme qui avait plaidé, offusqué, sa totale innocence après Charlie en janvier 2015.

Le beau-frère de Chérif Kouachi arrêté sur la route du Djihad

Placé 40 heures en garde à vue à l'époque, le lycéen s'était largement indigné auprès des médias sur son sort. Et avait dénoncé avec force le geste de son beau-frère, époux de sa sœur : « Cet attentat, c'est l'horreur, c'est un crime horrible, et je pense aux victimes et à leurs familles. Je suis sous le choc, on a dit des choses horribles et fausses sur moi dans les réseaux sociaux alors que je suis un lycéen normal qui vit tranquillement avec ses parents. On a jeté en pâture mon nom sans vérifications, en me mêlant à ces crimes barbares. » Vraisemblablement innocent puisqu'il était au lycée au moment de l'attaque, Mourad Hamyd avait été rapidement relâché. Son nom est finalement réapparu ce 25 juillet alors qu'il tentait de franchir la frontière turque, voie qui mène bien souvent en Syrie. S'est-il radicalisé entre ces deux épisodes ou l'était-il déjà en janvier 2015 ? Les dernières révélations pointent vers la seconde option.

Fiché S depuis août 2014

Mourad Hamyd était en effet fiché S bien avant l'attentat de Charlie Hebdo, depuis l'été 2014. Selon le Parisien de ce 8 août, la DGSI avait même rédigé un rapport complet sur ce lycéen de Charleville-Mézières, le 26 août 2014. On peut y lire :

« Mourad Hamyd est apparu au contact de djihadistes français présents en Syrie, laissant augurer son départ pour les rejoindre. Son environnement établit des liens très étroits avec la sphère salafiste djihadiste et son immersion complète dans ce milieu. »

Le jeune homme est alors membre d'un réseau social islamiste suisse du nom de Ansar-Ghuraba, où il poste des photos d'égorgement ou autres images de propagande de l'Etat islamique. Le Parisienexplique également qu'en novembre 2014, Hamyd est identifié comme co-gestionnaire d'une page Facebook de soutien aux détenus condamnés pour terrorisme. Cette page est elle-même soupçonnée "de masquer une filière de soutien financier et logistique à des départs sur zone", écrit le journal.

Bref, Mourad Hamyd nage de façon assez évidente dans ces réseaux. Devant les policiers en janvier 2015, son alibi solide pour l'attentat de Charlie suffira à le relâcher. Il ose de surcroît affirmer qu'il ne consulte que des "sites modérés" sur l'islam et dit considérer le djihad comme le fait "d'avoir un bon comportement". Une soupe qu'il resservira à la presse à sa sortie. Avant de tenter, un an et demi plus tard, d'emprunter la route du djihad.

Mourad Hamyd doit être extradé vers Paris dans les prochaines semaines et sera mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. »

Bon, tout cela n’est pas vraiment rassurant.

Pierre M
athon

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Laïcité
commenter cet article
8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 08:09
L'arrivée de Mahomet à la Mecque
L'arrivée de Mahomet à la Mecque

Pour terminer en beauté notre feuilleton culturel (et islamophobe ?) de l’été : l’acte V de la pièce de voltaire « Le fanatisme ou Mahomet le prophète ».

ACTE V SCÈNE I
Mahomet, Omar ; suite, dans le fon
d.

OMAR.
Zopire est expirant, et ce peuple éperdu
Levait déjà son front dans la poudre abattu.
Tes prophètes et moi, que ton esprit inspire,
Nous désavouons tous le meurtre de Zopire.
Ici, nous l'annonçons à ce peuple en fureur
Comme un coup du très-haut qui s'arme en ta faveur ;
Là, nous en gémissons ; nous promettons vengeance :
Nous vantons ta justice, ainsi que ta clémence.
Partout on nous écoute, on fléchit à ton nom ;
Et ce reste importun de la sédition
N'est qu'un bruit passager de flots après l'orage,
Dont le courroux mourant frappe encor le rivage
Quand la sérénité règne aux plaines du ciel.

MAHOMET.
Imposons à ces flots un silence éternel.
As-tu fait des remparts approcher mon armée ?

OMAR.
Elle a marché la nuit vers la ville alarmée ;
Osman la conduisait par de secrets chemins.

MAHOMET.
Faut-il toujours combattre, ou tromper les humains !
Séide ne sait point qu'aveugle en sa furie Il vient d'ouvrir le flanc dont il reçut la vie ?

OMAR.
Qui pourrait l'en instruire ? Un éternel oubli
Tient avec ce secret Hercide enseveli :
Séide va le suivre, et son trépas commence.
J'ai détruit l'instrument qu'employa ta vengeance.
Tu sais que dans son sang ses mains ont fait couler
Le poison qu'en sa coupe on avait su mêler.
Le châtiment sur lui tombait avant le crime ;
Et tandis qu'à l'autel il traînait sa victime,
Tandis qu'au sein d'un père il enfonçait son bras,
Dans ses veines, lui-même, il portait son trépas.
Il est dans la prison, et bientôt il expire.
Cependant en ces lieux j'ai fait garder Palmire.
Palmire à tes desseins va même encor servir :
Croyant sauver Séide, elle va t'obéir.
Je lui fais espérer la grâce de Séide.
Le silence est encor sur sa bouche timide ;
Son cœur toujours docile, et fait pour t'adorer,
En secret seulement n'osera murmurer.
Législateur, prophète, et roi dans ta patrie,
Palmire achèvera le bonheur de ta vie.
Tremblante, inanimée, on l'amène à tes yeux.

MAHOMET.
Va rassembler mes chefs, et revole en ces lieux.

SCÈNE II
Mahomet, Palmire ; suite de Palmire et de Mahomet.

P
ALMIRE.
Ciel ! Où suis-je ? Ah, grand dieu !

MAHOMET.
Soyez moins consternée ;
J'ai du peuple et de vous pesé la destinée,
Le grand événement qui vous remplit d'effroi,
Palmire, est un mystère entre le ciel et moi.
De vos indignes fers à jamais dégagée,
Vous êtes en ces lieux libre, heureuse, et vengée.
Ne pleurez point Séide, et laissez à mes mains
Le soin de balancer le destin des humains.
Ne songez plus qu'au vôtre ; et si vous m'êtes chère,
Si Mahomet sur vous jeta des yeux de père,
Sachez qu'un sort plus noble, un titre encor plus grand,
Si vous le méritez, peut-être vous attend.
Portez vos yeux hardis au faîte de la gloire ;
De Séide et du reste étouffez la mémoire :
Vos premiers sentiments doivent tous s'effacer
À l'aspect des grandeurs où vous n'osiez penser.
Il faut que votre cœur à mes bontés réponde,
Et suive en tout mes lois, lorsque j'en donne au monde.

PALMIRE.
Qu'entends-je ? Quelles lois, ô ciel ! Et quels bienfaits
L’imposteur teint de sang, que j'abjure à jamais,
Bourreau de tous les miens, va, ce dernier outrage
Manquait à ma misère, et manquait à ta rage
Le voilà donc, grand dieu ! Ce prophète sacré,
Ce roi que je servis, ce dieu que j'adorai !
Monstre, dont les fureurs et les complots perfides
De deux cœurs innocents ont fait deux parricides ;
De ma faible jeunesse infâme séducteur,
Tout souillé de mon sang, tu prétends à mon coeur ?
Mais tu n'as pas encore assuré ta conquête ;
Le voile est déchiré, la vengeance s'apprête.
Entends-tu ces clameurs ? Entends-tu ces éclats ?
Mon père te poursuit des ombres du trépas.
Le peuple se soulève ; on s'arme en ma défense ;
Leurs bras vont à ta rage arracher l'innocence.
Puissé-je de mes mains te déchirer le flanc,
Voir mourir tous les tiens, et nager dans leur sang !
Puissent la Mecque ensemble, et Médine, et l'Asie,
Punir tant de fureur et tant d'hypocrisie ?
Que le monde, par toi séduit et ravagé,
Rougisse de ses fers, les brise, et soit vengé !
Que ta religion, qui fonda l'imposture,
Soit l'éternel mépris de la race future !
Que l'enfer, dont tes cris menaçaient tant de fois
Quiconque osait douter de tes indignes lois ;
Que l'enfer, que ces lieux de douleur et de rage,
Pour toi seul préparés, soient ton juste partage !
Voilà les sentiments qu'on doit à tes bienfaits, L'hommage, les serments, et les voeux que je fais !

MAHOMET.
Je vois qu'on m'a trahi ; mais quoi qu'il en puisse être,
Et qui que vous soyez, fléchissez sous un maître.
Apprenez que mon coeur...


SCÈNE III
Mahomet, Palmire, Omar, Ali, suite.

OMAR.
On sait tout, Mahomet :
Hercide en expirant révéla ton secret.
Le peuple en est instruit ; la prison est forcée ;
Tout s'arme, tout s'émeut : une foule insensée,
Élevant contre toi ses hurlements affreux,
Porte le corps sanglant de son chef malheureux.
Séide est à leur tête ; et, d'une voix funeste,
Les excite à venger ce déplorable reste.
Ce corps, souillé de sang, est l'horrible signal
Qui fait courir ce peuple à ce combat fatal.
Il s'écrie en pleurant : " je suis un parricide ! "
La douleur le ranime, et la rage le guide.
Il semble respirer pour se venger de toi.
On déteste ton dieu, tes prophètes, ta loi.
Ceux même qui devaient dans la Mecque alarmée
Faire ouvrir, cette nuit, la porte à ton armée,
De la fureur commune avec zèle enivrés,
Viennent lever sur toi leurs bras désespérés.
On n'entend que les cris de mort et de vengeance.

PALMIRE.
Achève, juste ciel ! Et soutiens l'innocence.
Frappe.

MAHOMET, à Omar.
Eh bien ! Que crains-tu ?

OMAR.
Tu vois quelques amis,
Qui contre les dangers comme moi raffermis,
Mais vainement armés contre un pareil orage,
Viennent tous à tes pieds mourir avec courage.

MAHOMET.
Seul je les défendrai. Rangez-vous près de moi,
Et connaissez enfin qui vous avez pour roi.

SCÈNE IV
Mahomet, Omar, sa suite, d'un côté ; Séide et le peuple, de l'autre ; Palmire, au milieu.

SÉIDE, un poignard à la main, mais déjà affaibli par le
poison.
Peuple, vengez mon père, et courez à ce traître.

MAHOMET.
Peuple, né pour me suivre, écoutez votre maître.

SÉIDE.
N'écoutez point ce monstre, et suivez-moi... grands dieux !
Quel nuage épaissi se répand sur mes yeux !
il avance, il chancelle.
Frappons... ciel ! Je me meurs.

MAHOMET.
Je triomphe.

PALMIRE, courant à lui.
Ah, mon frère ! N'auras-tu pu verser que le sang de ton père ?

SÉIDE.
Avançons. Je ne puis... quel dieu vient m'accabler ?
il tombe entre les bras des siens.

MAH
OMET.
Ainsi tout téméraire à mes yeux doit trembler.
Incrédules esprits, qu'un zèle aveugle inspire,
Qui m'osez blasphémer, et qui vengez Zopire,
Ce seul bras que la terre apprit à redouter,
Ce bras peut vous punir d'avoir osé douter.
Dieu qui m'a confié sa parole et sa foudre,
Si je me veux venger, va vous réduire en poudre.
Malheureux ! Connaissez son prophète et sa loi,
Et que ce dieu soit juge entre Séide et moi.
De nous deux, à l'instant, que le coupable expire !

PALMIRE.
Mon frère ! Eh quoi ! Sur eux ce monstre a tant d'empire !
Ils demeurent glacés, ils tremblent à sa voix.
Mahomet, comme un dieu, leur dicte encor ses lois :
Et toi, Séide, aussi !

SÉIDE, entre les bras des siens.
Le ciel punit ton frère.
Mon crime était horrible autant qu'involontaire ;
En vain la vertu même habitait dans mon coeur.
Toi, tremble, scélérat ! Si dieu punit l'erreur,
Vois quel foudre il prépare aux artisans des crimes :
Tremble ; son bras s'essaie à frapper ses victimes.
Détournez d'elle, ô dieu ! Cette mort qui me suit !

PALMIRE.
Non, peuple, ce n'est point un dieu qui le poursuit ;
Non ; le poison sans doute...

MAHOMET, en l'interrompant, et s'adressant au peuple.
Apprenez, infidèles,
À former contre moi des trames criminelles :
Aux vengeances des cieux reconnaissez mes droits.
La nature et la mort ont entendu ma voix.
La mort, qui m'obéit, qui, prenant ma défense,
Sur ce front pâlissant a tracé ma vengeance ;
La mort est, à vos yeux, prête à fondre sur vous.
Ainsi mes ennemis sentiront mon courroux ;
Ainsi je punirai les erreurs insensées,
Les révoltes du coeur, et les moindres pensées.
Si ce jour luit pour vous, ingrats, si vous vivez,
Rendez grâce au pontife à qui vous le devez.
Fuyez, courez au temple apaiser ma colère.
Le peuple se retire.

PALMIRE, revenant à elle.
Arrêtez. Le barbare empoisonna mon frère.
Monstre, ainsi son trépas t'aura justifié !
À force de forfaits tu t'es déifié.
Malheureux assassin de ma famille entière,
Ôte-moi de tes mains ce reste de lumière.
Ô frère ! ô triste objet d'un amour plein d'horreurs !
Que je te suive au moins !
Elle se jette sur le poignard de son frère, et s'en frappe.

MAHOMET.
Qu'on l'arrête !

PALMIRE.
Je meurs. Je cesse de te voir, imposteur exécrable.
Je me flatte, en mourant, qu'un dieu plus équitable
Réserve un avenir pour les cœurs innocents.
Tu dois régner ; le monde est fait pour les tyrans.

MAHOMET.
Elle m'est enlevée... Ah ! Trop chère victime !
Je me vois arracher le seul prix de mon crime.
De ses jours pleins d'appas détestable ennemi,
Vainqueur et tout-puissant, c'est moi qui suis puni.
Il est donc des remords ! Ô fureur ! Ô justice !

Mes forfaits dans mon cœur ont donc mis mon supplice !
Dieu, que j'ai fait servir au malheur des humains,
Adorable instrument de mes affreux desseins,
Toi que j'ai blasphémé, mais que je crains encore,
Je me sens condamné, quand l'univers m'adore.
Je brave en vain les traits dont je me sens frapper.
J'ai trompé les mortels, et ne puis me tromper.
Père, enfants malheureux, immolés à ma rage,
Vengez la terre et vous, et le ciel que j'outrage.
Arrachez-moi ce jour, et ce perfide cœur,
Ce cœur né pour haïr, qui brûle avec fureur.
À Omar.
Et toi, de tant de honte étouffe la mémoire ;
Cache au moins ma faiblesse, et sauve encor ma gloire :
Je dois régir en dieu l'univers prévenu ;
Mon empire est détruit si l'homme est reconnu.

FIN

Mahomet ou le fanatisme, de Voltaire -5
Mahomet ou le fanatisme, de Voltaire -5
Mahomet ou le fanatisme, de Voltaire -5
Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Laïcité
commenter cet article
6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 17:19
Le Mahomet de Voltaire - 4

Et maintenant l’acte IV de « Mahomet ou le fanatisme » de Voltaire.

ACTE IV SCÈNE I
Mahomet, Om
ar.

OMAR.
Oui, de ce grand secret la trame est découverte ;
Ta gloire est en danger, ta tombe est entr'ouverte.
Séide obéira : mais avant que son cœur,
Raffermi par ta voix, eût repris sa fureur,
Séide a révélé cet horrible mystère.

MAHOMET.
Ô ciel !

OMAR.
Hercide l'aime : il lui tient lieu de père.

MAHOMET.
Eh bien ! Que pense Hercide ?

OMAR.
Il paraît effrayé ; Il semble pour Zopire avoir quelque pitié.

MAHOMET.
Hercide est faible ; ami, le faible est bientôt traître.
Qu'il tremble ! Il est chargé du secret de son maître.
Je sais comme on écarte un témoin dangereux.
Suis-je en tout obéi ?

OMAR.
J'ai fait ce que tu veux.

MAHOMET.
Préparons donc le reste. Il faut que dans une heure
On nous traîne au supplice, ou que Zopire meure.
S'il meurt, c'en est assez ; tout ce peuple éperdu
Adorera mon dieu, qui m'aura défendu.
Voilà le premier pas ; mais sitôt que Séide
Aura rougi ses mains de ce grand homicide,
Réponds-tu qu'au trépas Séide soit livré ?
Réponds-tu du poison qui lui fut préparé ?

OMAR.
N'en doute point.

MAHOMET.
Il faut que nos mystères sombres
Soient cachés dans la mort, et couverts de ses ombres.
Mais tout prêt à frapper, prêt à percer le flanc
Dont Palmire a tiré la source de son sang,
Prends soin de redoubler son heureuse ignorance :
Épaississons la nuit qui voile sa naissance,
Pour son propre intérêt, pour moi, pour mon bonheur.
Mon triomphe en tout temps est fondé sur l'erreur.
Elle naquit en vain de ce sang que j'abhorre :
On n'a point de parents alors qu'on les ignore.
Les cris du sang, sa force, et ses impressions,
Des cœurs toujours trompés sont les illusions.
La nature à mes yeux n'est rien que l'habitude ;
Celle de m'obéir fit son unique étude :
Je lui tiens lieu de tout. Qu'elle passe en mes bras,
Sur la cendre des siens, qu'elle ne connaît pas.
Son cœur même en secret, ambitieux peut-être,
Sentira quelque orgueil à captiver son maître.
Mais déjà l'heure approche où Séide en ces lieux
Doit m'immoler son père à l'aspect de ses dieux.
Retirons-nous.

OMAR.
Tu vois sa démarche égarée ;
De l'ardeur d'obéir son âme est dévorée.

SCÈNE II
Mahomet, Omar, sur le devant, mais retirés de côté ; Séide, dans le fon
d.

SÉIDE.
Il le faut donc remplir ce terrible devoir !

MAHOMET.
Viens, et par d'autres coups assurons mon pouvoir. Il sort avec Omar.

SÉIDE, seul. À tout ce qu'ils m'ont dit je n'ai rien à répondre.
Un mot de Mahomet suffit pour me confondre.
Mais quand il m'accablait de cette sainte horreur,
La persuasion n'a point rempli mon cœur.
Si le ciel a parlé, j'obéirai sans doute ;
Mais quelle obéissance ! ô ciel ! Et qu'il en coûte !

SCÈNE III
Séide, Palmir
e.

SÉIDE.
Palmire, que veux-tu ? Quel funeste transport !
Qui t'amène en ces lieux consacrés à la mort ?

PALMIRE.
Séide, la frayeur et l'amour sont mes guides ;
Mes pleurs baignent tes mains saintement homicides.
Quel sacrifice horrible, hélas ! Faut-il offrir ?
À Mahomet, à Dieu, tu vas donc obéir ?

SÉIDE.
Ô de mes sentiments souveraine adorée !
Parlez, déterminez ma fureur égarée ;
Éclairez mon esprit, et conduisez mon bras ;
Tenez-moi lieu d'un dieu que je ne comprends pas.
Pourquoi m'a-t-il choisi ? Ce terrible prophète
D'un ordre irrévocable est-il donc l'interprète !

PALMIRE.
Tremblons d'examiner. Mahomet voit nos cœurs,
Il entend nos soupirs, il observe mes pleurs.
Chacun redoute en lui la divinité même,
C'est tout ce que je sais ; le doute est un blasphème :
Et le dieu qu'il annonce avec tant de hauteur,
Séide, est le vrai dieu, puisqu'il le rend vainqueur.

SÉIDE.
Il l'est, puisque Palmire et le croit et l'adore.
Mais mon esprit confus ne conçoit point encore
Comment ce dieu si bon, ce père des humains,
Pour un meurtre effroyable a réservé mes mains.
Je ne le sais que trop que mon doute est un crime,
Qu'un prêtre sans remords égorge sa victime,
Que par la voix du ciel Zopire est condamné,
Qu'à soutenir ma loi j'étais prédestiné.
Mahomet s'expliquait, il a fallu me taire ;
Et, tout fier de servir la céleste colère,
Sur l'ennemi de dieu je portais le trépas :
Un autre dieu, peut-être, a retenu mon bras.
Du moins, lorsque j'ai vu ce malheureux Zopire,
De ma religion j'ai senti moins l'empire.
Vainement mon devoir au meurtre m'appelait ;
À mon cœur éperdu l'humanité parlait.
Mais avec quel courroux, avec quelle tendresse,
Mahomet de mes sens accuse la faiblesse !
Avec quelle grandeur, et quelle autorité,
Sa voix vient d'endurcir ma sensibilité !
Que la religion est terrible et puissante !
J'ai senti la fureur en mon cœur renaissante ;
Palmire, je suis faible, et du meurtre effrayé ;
De ces saintes fureurs je passe à la pitié ;
De sentiments confus une foule m'assiège :
Je crains d'être barbare, ou d'être sacrilège.
Je ne me sens point fait pour être un assassin.
Mais quoi ! Dieu me l'ordonne, et j'ai promis ma main ;
J'en verse encor des pleurs de douleur et de rage.
Vous me voyez, Palmire, en proie à cet orage,
Nageant dans le reflux des contrariétés,
Qui pousse et qui retient mes faibles volontés :
C'est à vous de fixer mes fureurs incertaines :
Nos cœurs sont réunis par les plus fortes chaînes ;
Mais, sans ce sacrifice à mes mains imposé,
Le nœud qui nous unit est à jamais brisé ;
Ce n'est qu'à ce seul prix que j'obtiendrai Palmire.

PALMIRE.
Je suis le prix du sang du malheureux Zopire !

SÉIDE.
Le ciel et Mahomet ainsi l'ont arrêté.

PALMIRE.
L'amour est-il donc fait pour tant de cruauté ?

SÉIDE.
Ce n'est qu'au meurtrier que Mahomet te donne.

PALMIRE.
Quelle effroyable dot ! Mais si le ciel l'ordonne ?
Si je sers et l'amour et la religion ?

PALMIRE.
Hélas !

SÉIDE.
Vous connaissez la malédiction
Qui punit à jamais la désobéissance.

PALMIRE.
Si dieu même en tes mains a remis sa vengeance,
S'il exige le sang que ta bouche a promis...

SÉIDE.
Eh bien ! Pour être à toi que faut-il ?

PALMIRE.
Je frémis.

SÉIDE.
Je t'entends ; son arrêt est parti de ta bouche.

PALMIRE.
Qui ? Moi ?

SÉIDE.
Tu l'as voulu.

PALMIRE.
Dieu ! Quel arrêt farouche ! Que t'ai-je dit ?

SÉIDE.
Le ciel vient d'emprunter ta voix ;
C'est son dernier oracle, et j'accomplis ses lois.
Voici l'heure où Zopire à cet autel funeste
Doit prier en secret des dieux que je déteste.
Palmire, éloigne-toi.

PALMIRE.
Je ne puis te quitter.
Ne vois point l'attentat qui va s'exécuter.
Ces moments sont affreux. Va, fuis ; cette retraite
Est voisine des lieux qu'habite le prophète !
Va, dis-je.

PALMIRE.
Ce vieillard va donc être immolé !

SÉIDE.
De ce grand sacrifice ainsi l'ordre est réglé ! Il le faut de ma main traîner sur la poussière, 1130 De trois coups dans le sein lui ravir la lumière, Renverser dans son sang cet autel dispersé.

PALMIRE.
Lui, mourir par tes mains ! Tout mon sang s'est glacé.
Le voici, juste ciel ! ... Le fond du théâtre s'ouvre. On voit un autel

SCÈNE IV
Zopire ; Séide, Palmire, sur le devan
t.

ZOPIRE, près de l'autel.
Ô dieux de ma patrie ! Dieux prêts à succomber sous une secte impie,
C'est pour vous-même ici que ma débile voix Vous implore aujourd'hui pour la dernière fois.
La guerre va renaître, et ses mains meurtrières
De cette faible paix vont briser les barrières.
Dieux ! Si d'un scélérat vous respectez le sort...

SÉIDE, à Palmire.
Tu l'entends qui blasphème ?

ZOPIRE.
Accordez-moi la mort.
Mais rendez-moi mes fils à mon heure dernière ;
Que j'expire en leurs bras ; qu'ils ferment ma paupière.
Hélas ! Si j'en croyais mes secrets sentiments,
Si vos mains en ces lieux ont conduit mes enfants...

PALMIRE, à Séide.
Que dit-il ? Ses enfants !

ZOPIRE.
Ô mes dieux que j'adore ! Je mourrais du plaisir de les revoir encore. Arbitre des destins, daignez veiller sur eux ; Qu'ils pensent comme moi, mais qu'ils soient plus heureux !

SÉIDE.
Il court à ses faux dieux ! Frappons. Il tire son poignard.

PALMIRE.
Que vas-tu faire ? Hélas !

SÉIDE
Servir le ciel, te mériter, te plaire.
Ce glaive à notre dieu vient d'être consacré ;
Que l'ennemi de dieu soit par lui massacré !
Marchons. Ne vois-tu pas dans ces demeures sombres
Ces traits de sang, ce spectre, et ces errantes ombres ?

PALMIRE.
Que dis-tu ?

SÉIDE.
Je vous suis, ministres du trépas :
Vous me montrez l'autel ; vous conduisez mon bras.
Allons.

PALMIRE.
Non ; trop d'horreur entre nous deux s'assemble.
Demeure.

SÉIDE.
Il n'est plus temps ; avançons : l'autel tremble.

PALMIRE.
Le ciel se manifeste, il n'en faut pas douter.

SÉIDE.
Me pousse-t-il au meurtre, ou veut-il m'arrêter ?
Du prophète de dieu la voix se fait entendre ;
Il me reproche un cœur trop flexible et trop tendre ;
Palmire !

PALMIRE.

Eh bien ?

SÉIDE.
Au ciel adressez tous vos vœux. Je vais frapper.
Il sort, et va derrière l'autel où est Zopire.

PALMIRE.
Je meurs ! Ô moment douloureux !
Quelle effroyable voix dans mon âme s'élève !
D'où vient que tout mon sang malgré moi se soulève ?
Si le ciel veut un meurtre, est-ce à moi d'en juger ?
Est-ce à moi de m'en plaindre, et de l'interroger ?
J'obéis. D'où vient donc que le remords m'accable ?
Ah ! Quel cœur sait jamais s'il est juste ou coupable ?
Je me trompe, ou les coups sont portés cette fois ;
J'entends les cris plaintifs d'une mourante voix.
Séide... hélas ! ...

SÉIDE, revient d'un air égaré.
Où suis-je ? Et quelle voix m'appelle ?
Je ne vois point Palmire ; un dieu m'a privé d'elle.

PALMIRE.
Eh quoi ! Méconnais-tu celle qui vit pour toi ? - 52 -

SÉIDE.
Où sommes-nous ?

PALMIRE.
Eh bien ! Cette effroyable loi, Cette triste promesse est-elle enfin remplie ?

SÉIDE.
Que me dis-tu ?

PALMIRE.
Zopire a-t-il perdu la vie ?

SÉIDE.
Qui ? Zopire ?

PALMIRE.
Ah ! Grand dieu ! Dieu de sang altéré,
Ne persécutez point son esprit égaré.
Fuyons d'ici.

SÉIDE.
Je sens que mes genoux s'affaissent.
Il s'assied.
Ah ! Je revois le jour, et mes forces renaissent.
Quoi ! C'est vous ?

PALMIRE.
Qu'as-tu fait ?

SÉIDE, se relevant.
Moi ! Je viens d'obéir...
D'un bras désespéré je viens de le saisir.
Par ses cheveux blanchis j'ai traîné ma victime.
Ô ciel ! Tu l'as voulu ! Peux-tu vouloir un crime ?
Tremblant, saisi d'effroi, j'ai plongé dans son flanc
Ce glaive consacré qui dut verser son sang.
J'ai voulu redoubler ; ce vieillard vénérable 1
A jeté dans mes bras un cri si lamentable !
La nature a tracé dans ses regards mourants
Un si grand caractère, et des traits si touchants ! ...
De tendresse et d'effroi mon âme s'est remplie,
Et, plus mourant que lui, je déteste ma vie.

PALMIRE.
Fuyons vers Mahomet qui doit nous protéger :
Près de ce corps sanglant vous êtes en danger. Suivez-moi.

SÉIDE.
Je ne puis. Je me meurs. Ah ! Palmire ! ...

PALMIRE.
Quel trouble épouvantable à mes yeux le déchire !

SÉIDE, en pleurant.
Ah ! Si tu l'avais vu, le poignard dans le sein,
S'attendrir à l'aspect de son lâche assassin !
Je fuyais. Croirais-tu que sa voix affaiblie
Pour m'appeler encore a ranimé sa vie ?
Il retirait ce fer de ses flancs malheureux. Hélas !
Il m'observait d'un regard douloureux.
« Cher Séide, a-t-il dit, infortuné Séide ! »
Cette voix, ces regards, ce poignard homicide,
Ce vieillard attendri, tout sanglant à mes pieds,
Poursuivent devant toi mes regards effrayés.
Qu'avons-nous fait ?

PALMIRE.
On vient, je tremble pour ta vie.
Fuis au nom de l'amour et du nœud qui nous lie.

SÉIDE.
Va, laisse-moi. Pourquoi cet amour malheureux
M'a-t-il pu commander ce sacrifice affreux ?
Non, cruelle ! Sans toi, sans ton ordre suprême,
Je n'aurais pu jamais obéir au ciel même.
De quel reproche horrible oses-tu m'accabler ! Hélas !
Plus que le tien mon cœur se sent troubler.
Cher amant, prends pitié de Palmire éperdue !

SÉIDE.
Palmire ! Quel objet vient effrayer ma vue ?
Zopire paraît, appuyé sur l'autel, après s'être relevé derrière cet autel où il a reçu le coup.
C'est cet infortuné luttant contre la mort,
Qui vers nous tout sanglant se traîne avec effort.

SÉIDE.
Eh quoi ! Tu vas à lui ?

PALMIRE.
De remords dévorée,
Je cède à la pitié dont je suis déchirée.
Je n'y puis résister ; elle entraîne mes sens.

ZOPIRE, avançant et soutenu par elle.
Hélas ! Servez de guide à mes pas languissants !
Il s'assied.
Séide, ingrat ! C'est toi qui m'arraches la vie !
Tu pleures ! Ta pitié succède à ta furie !

SCÈNE V
Zopire, Séide, Palmire, Phanor.

PHANOR.
Ciel ! Quels affreux objets se présentent à moi !

ZOPIRE.
Si je voyais Hercide ! ... ah ! Phanor, est-ce toi ?
Voilà mon assassin.

PHANOR.
Ô crime ! Affreux mystère ! Assassin malheureux, connaissez votre père !

SÉIDE.
Qui ?

PALMIRE.
Lui ?

SÉIDE.
Mon père ?

ZOPIRE.
Ô ciel !

PHANOR.
Hercide est expirant : Il me voit, il m'appelle, il s'écrie en mourant :
" S'il en est encor temps, préviens un parricide ;
Cours arracher ce fer à la main de Séide.
Malheureux confident d'un horrible secret,
Je suis puni, je meurs des mains de Mahomet :
Cours, hâte-toi d'apprendre au malheureux Zopire
Que Séide est son fils, et frère de Palmire. "

SÉIDE.
Vous !

PALMIRE.
Mon frère ?

ZOPIRE.
Ô mes fils ! ô nature ! ô mes dieux !
Vous ne me trompiez pas quand vous parliez pour eux.
Vous m'éclairiez sans doute. Ah ! Malheureux Séide !
Qui t'a pu commander cet affreux homicide ?

SÉIDE, se jetant à genoux.
L'amour de mon devoir et de ma nation,
Et ma reconnaissance, et ma religion ;
Tout ce que les humains ont de plus respectable
M'inspira des forfaits le plus abominable.
Rendez, rendez ce fer à ma barbare main.
Palmire, à genoux, arrêtant le bras de Séide.
Ah, mon père ! Ah, seigneur ! Plongez-le dans mon sein
J'ai seule à ce grand crime encouragé Séide ;
L'inceste était pour nous le prix du parricide.

SÉIDE.
Le ciel n'a point pour nous d'assez grands châtiments.
Frappez vos assassins.

ZOPIRE, en les embrassant.
J'embrasse mes enfants.
Le ciel voulut mêler, dans les maux qu'il m'envoie,
Le comble des horreurs au comble de la joie.
Je bénis mon destin ; je meurs, mais vous vivez.
Ô vous, qu'en expirant mon cœur a retrouvés,
Séide, et vous, Palmire, au nom de la nature,
Par ce reste de sang qui sort de ma blessure,
Par ce sang paternel, par vous, par mon trépas,
Vengez-vous, vengez-moi ; mais ne vous perdez pas.
L'heure approche, mon fils, où la trêve rompue
Laissait à mes desseins une libre étendue :
Les dieux de tant de maux ont pris quelque pitié ;
Le crime de tes mains n'est commis qu'à moitié.
Le peuple avec le jour en ces lieux va paraître ;
Mon sang va les conduire ; ils vont punir un traître.
Attendons ces moments.

SÉIDE.
Ah ! Je cours de ce pas
Vous immoler ce monstre, et hâter mon trépas ;
Me punir, vous venger.


SCÈNE VI
Zopire, Séide, Palmire, Phanor, Omar, suite.

OMAR.
Qu'on arrête Séide !
Secourez tous Zopire ; enchaînez l'homicide.
Mahomet n'est venu que pour venger les lois.

ZOPIRE.
Ciel ! Quel comble du crime ! Et qu'est-ce que je vois ?

SÉIDE.
Mahomet me punir ?

PALMIRE.
Eh quoi ! Tyran farouche, Après ce meurtre horrible ordonné par ta bouche !

OMAR.
On n'a rien ordonné.

SÉIDE.
Va, j'ai bien mérité Cet exécrable prix de ma crédulité.

OMAR.
Soldats, obéissez.

PALMIRE.
Non ; arrêtez. Perfide !

OMAR.
Madame, obéissez, si vous aimez Séide.
Mahomet vous protège, et son juste courroux,
Prêt à tout foudroyer, peut s'arrêter par vous.
Auprès de votre roi, madame, il faut me suivre.

PALMIRE.
Grand dieu ! De tant d'horreurs que la mort me délivre !
On emmène Palmire et Séide.

ZOPIRE, à Phanor.
On les enlève ! Ô ciel ! Ô père malheureux !
Le coup qui m'assassine est cent fois moins affreux.

PHANOR.
Déjà le jour renaît ; tout le peuple s'avance ;
On s'arme, on vient à vous, on prend votre défense.

ZOPIRE.
Quoi ! Séide est mon fils !

PHANOR.
N'en doutez point.

ZOPIRE.
Hélas ! Ô forfaits ! Ô nature !... Allons, soutiens mes pas,
Je meurs. Sauvez, grands dieux ! De tant de barbarie
Mes deux enfants que j'aime, et qui m'ôtent la vie (…) »

Arrivée de Mahomet à La Mecque
Arrivée de Mahomet à La Mecque

Arrivée de Mahomet à La Mecque

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Laïcité
commenter cet article
6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 16:54
Hamed Abdel-Samad : « L'islamisme est présent dans la naissance même de l'islam »
Hamed Abdel-Samad : « L'islamisme est présent dans la naissance même de l'islam »

L’interview de Hamed Abdel-Samad dans le Point :

Best-seller en Allemagne, son essai polémique « Le Fascisme islamique » ne paraîtra pas en France. Entretien avec un penseur menacé de mort par les islamiste
s.

Propos recueilis parThomas Mahler

Publié le 04/08/2016| Le Point.fr

Dans "Le Fascime islamique", Hamed Abdel-Samad montre que la violence est consubstantielle à l'islam, même s'il reconnaît que le Coran peut aussi être lu dans sa dimension "éthique" et "spirituelle". © Anna Weise/ROPI-REA


Fils d'imam et ancien membre des Frères musulmans dans sa jeunesse, le Germano-Égyptien Hamed Abdel-Samad est devenu, en Allemagne, une figure médiatique de la critique de l'islam, ce qui lui a valu plusieurs fatwas et menaces de mort. La traduction de son best-seller Le Fascisme islamique, essai virulent qu'on pourrait comparer au travail du Michel Onfray athéologue et qui établit des parallèles entre islamisme et idéologie fasciste, devait paraître en France le 16 septembre. Mais fin juillet, l'éditeur Piranha s'est ravisé, expliquant à l'auteur qu'il ne mesurait pas les risques pour la sécurité de sa petite structure, tout en ne voulant pas « apporter de l'eau au moulin » de l'extrême droite après l'attentat de Nice. L'affaire a déclenché un tollé dans la presse allemande, qui a rappelé que le livre d'Hamed Abdel-Samad était certes critiquable, mais qu'il avait pu paraître sans problème aux États-Unis début janvier après avoir été publié en Allemagne en 2014 par un grand éditeur (Droemer Knaur).

LIRE aussi Pourquoi « Le Fascisme islamique » ne paraîtra pas à la rentrée

En exclusivité pour Le Point, l'auteur a accepté à la fois de s'exprimer sur cette polémique éditoriale, mais aussi sur le fond d'un ouvrage que les lecteurs français ne liront donc pas à la rentrée.

La traduction de votre essai Le Fascisme islamique devait paraître le 16 septembre, mais votre éditeur Piranha a brusquement fait volte-face. Que s'est-il passé ?

Fin juillet, Jean-Marc Loubet (NDLR : cofondateur et patron de Piranha) a envoyé un mail à mon éditeur allemand annonçant qu'il retire le livre. Il a expliqué qu'au vu de l'actualité sanglante en France, il avait consulté sa petite équipe. Ils ont décidé à l'unanimité de ne pas le publier pour deux raisons. Le premier argument, c'est qu'on ne mesure pas le risque physique d'une publication en France. Selon ses mots, « ça peut être nul, ça peut être mortel ». Je comprends que c'est plus facile de cibler une petite maison d'édition, qui n'a pas les moyens d'assurer une protection à sa porte. Si Jean-Marc Loubet avait fini son mail là-dessus, j'aurais dit OK et accepté sans problème ce retrait. Je vis sous protection policière, j'ai reçu des menaces de mort, et je ne peux pas demander aux autres de prendre le même risque. Moi, je prends ce risque car je crois intimement qu'être effrayé face à des menaces n'arrangera pas les choses. Au contraire, plus nous serons silencieux et plus nous aurons peur, plus les islamistes seront brutaux, car ils ne fonctionnent que selon cette logique : tuer et effrayer. C'est la stratégie du terrorisme. Mais j'aurais compris la décision de Jean-Marc Loubet, car c'est une affaire de vie ou de mort.

En revanche, ce que je n'accepte pas, c'est son deuxième argument, d'ordre moral. Il a écrit qu'il ne voulait pas « apporter de l'eau au moulin de l'extrême droite ». Ça, c'est l'argument typique d'un chantage moral auquel je suis sans cesse confronté. Je suis un penseur libre, qui n'appelle pas à la violence, qui ne stigmatise pas les musulmans – au contraire, je les défends comme êtres humains –, mais qui s'en prend à une idéologie que j'estime violente. J'ai le droit, en Allemagne, plus de 200 ans après Kantet 230 ans après Voltaire, de publier ces pensées sans devoir avoir peur et être terrifié. C'est pour ça que je suis tellement en colère. Jean-Marc Loubet a essayé de transformer la peur en une action vertueuse. Je trouve ça très dangereux. Le Spiegel l'a bien expliqué : c'est une défaite non seulement contre l'islamisme, mais aussi contre l'extrême droite.

Votre livre a été publié en Allemagne et aux États-Unis sans que cela pose de problèmes. Serait-ce plus compliqué en France ?

Il y a chez vous des critiques de l'islam, je pense notamment au remarquable 2084 : la fin du monde de Boualem Sansal. C'est donc plus lié à un éditeur précis. Mais c'est le début d'une certaine humeur qui pourrait se répandre en France et qui m'effraie. J'aime tellement ce pays que je n'aimerais pas le voir succomber à une autocensure et à des arguments qui expliquent qu'un écrivain a une responsabilité et qu'il doit préserver les susceptibilités. Ça serait une catastrophe pour la qualité du débat intellectuel. Et qui, plus qu'un éditeur, est censé défendre ces débats ? Le livre est l'endroit privilégié pour avoir ces discussions. Si nous n'exprimons pas notre esprit critique, alors nous permettrons à l'extrême droite de monopoliser ces sujets et de se présenter comme la garante de la démocratie et de la liberté d'expression, ce qui n'est évidemment pas vrai. En nous retirant de ces sujets, nous leur offrons cet espace.

Vous êtes le fils d'un imam égyptien et, étudiant, vous étiez membre des Frères musulmans. Qu'est-ce qui vous a amené à devenir si critique envers votre religion d'origine ?

Déjà, je ne me considère ni comme musulman ni comme ancien musulman. Je suis convaincu qu'un être humain ne devrait pas se définir, positivement ou négativement, à travers une religion. Je suis critique envers l'islam, comme envers toutes les religions en général. Ce qui m'a fait prendre conscience de ça, c'est que j'ai grandi dans une société où on ne pouvait pas exprimer ses pensées clairement. J'avais sans cesse une voix extérieure et une voix intérieure, différentes, ce qui est courant quand vous êtes dans une communauté religieuse où vous ne pouvez pas exprimer vos doutes. Or, je voulais être libre. C'est pour ça que j'ai quitté l'Égypte pour venir en Allemagne.

Plusieurs personnalités musulmanes ont appelé à votre mort, dont un professeur de l'estimée université Al-Azhar au Caire. Votre vie est-elle en danger ?

Il y a ces fatwas, mais aussi des djihadistes qui veulent me supprimer. Je ne peux pas dévoiler les détails, mais ma protection policière a été brusquement augmentée. Quand je prends un avion par exemple, quelqu'un m'accompagne. J'ai demandé ce qui s'est passé, et ils m'ont juste donné quelques éléments sur un djihadiste allemand parti en Syrie et qui a évoqué mon nom à des djihadistes ici. C'est évidemment effrayant, mais je n'ai pas arrêté de faire des discours publics.

Dans Le Fascisme islamique, vous commencez par établir un parallèle entre les mouvements fascistes et les Frères musulmans, fondés dans les années 1920 par Hassan el-Banna. Quels seraient selon vous leurs points communs ?

Ce n'est pas seulement les Frères musulmans, mais l'islam politique dans son ensemble. Le premier point commun, c'est l'idée d'avoir été choisi, d'être des gens qui sont supérieurs au reste de l'humanité. Vous pouvez lire ça dans le Coran, où les musulmans sont considérés comme la meilleure communauté n'ayant jamais existé. Allah leur donne une responsabilité particulière d'être ses représentants sur terre. Vous avez ça aussi dans le fascisme : « Nous sommes la race supérieure. » Deuxième point commun : la culture de la mort. Dans les deux idéologies, la mort est glorifiée, car la vie et l'individu ne comptent pas. Ce qui est important, c'est la nation ou la religion. Troisième parallèle : l'idée de combat, le Kampf en allemand et le djihad en arabe. Vous ne vous battez pas pour vivre, mais vous vivez pour vous battre. Le combat, en lui-même est une fin en soi, et pas seulement un moyen pour atteindre des buts politiques. Quatrième point commun : l'idée d'ennemis intérieurs et extérieurs. Pour les nazis, l'ennemi à l'extérieur, c'est l'Ouest, et à l'intérieur, les juifs et l'extrême gauche. Pour les islamistes, c'est les autres. Il y a d'abord eu les juifs, les chrétiens ou les non-croyants dans le Coran, puis ont suivi les croisés, les colonialistes et aujourd'hui l'Occident dans son ensemble. L'histoire est conçue comme une seule ligne directrice, et l'ennemi reste toujours le même. L'Occident sera toujours le mal, c'est immuable. Cinquième point commun : la déshumanisation et l'animalisation de l'ennemi. Le Coran qualifie les non-croyants de chiens, singes ou porcs. Si vous déshumanisez des personnes, vous leur ôtez le droit d'exister. C'est ainsi plus facile de les exterminer en masse sans problème de conscience. Ce que les nazis faisaient très exactement en qualifiant les juifs de cafards ou de rats. Enfin, regardez les buts de ces idéologies. Hitler voulait régner sur la planète entière, être « le maître du monde ». Ces mêmes mots se retrouvent dans les discours d'Hassan el-Banna.

Le monde musulman est aujourd'hui frappé par la violence. Mais l'histoire coloniale ou la géopolitique n'expliquent-elles pas davantage ces fractures que la nature même de l'islam ?

Bien sûr, si vous cherchez à comprendre les origines du terrorisme actuel, tout ne vient pas du Coran. Il y a des raisons géopolitiques, et évidemment les États-Unis et d'autres pays occidentaux ont une implication dans les guerres en Irak et Syrie. Mais vous ne pouvez épargner la religion en disant qu'elle n'a rien à voir avec cette violence. Pour en arriver au terrorisme, il faut d'abord une culture favorable, c'est-à-dire qui accepte la violence comme solution politique. C'est, je crois, ce qui se passe dans le monde islamique, car la religion, loin de condamner cette violence, fournit des arguments en sa faveur. Vous avez aussi une violence domestique, dans les familles. Quand un enfant grandit et voit sa mère se faire frapper par son père, il apprend que la violence est la première solution aux problèmes sociaux.

Vous avez confié que votre père battait votre mère, et que vous-même aviez subi des violences enfant. Ne faites-vous pas de votre histoire personnelle une généralité ?

Ce n'était pas un cas individuel, mais cela concernait toutes les familles que je connaissais enfant. Ces violences conjugales ne sont pas une petite minorité. C'est un vrai problème culturel, car le Coran encourage le mari à corriger sa femme si elle n'obéit pas. La religion est un moteur dans la façon de concevoir son couple ou d'éduquer les enfants. Son influence est considérable. Une autre raison de la violence dans le monde musulman, c'est l'insécurité des jeunes hommes dans notre époque moderne. D'un côté, on leur enseigne la certitude que l'islam est la vraie religion, que vous ne pouvez pas faire ça car c'est haram et que vous irez en enfer, sinon. Mais de leur côté, ils sont confrontés à la société moderne, libre et multiculturelle. Il leur est difficile de ne pas mordre dans le fruit défendu, mais après ça, ils se sentent coupables, et retournent vers un discours religieux les ramenant en arrière : « Tu es un pêcheur, reviens à Dieu. » La voie express, c'est le djihad. Mourir en tant que martyr, c'est la seule garantie d'aller directement au paradis. Dites-moi pourquoi un être humain voudrait se tuer tout en supprimant des dizaines de personnes comme ce qui est arrivé à Nice ou à Orlando ? »

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans laïcité
commenter cet article
5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 16:38
Les 3 gros revendiquent des plages séparées
Les 3 gros revendiquent des plages séparées

« Info ou intox » : Ces trois hommes (photo), qui se sentaient gênés que des Femmes puissent les regarder au bord de l’eau ont créé une association pour réclamer des créneaux de baignade séparés. Pour faire plus sérieux, ils ont créé dans la foulée une secte religieuse (qui deviendra une religion si elle réussit).

C’était (pour celles et ceux qui n’auraient pas « suivi » la blague d’août de « Bagnolet en Vert » en réaction à l’exigence des loubavitchs et de certains musulmans que des plages horaires séparées – pour femmes et enfants de moins de 10 ans (après 10 ans, la « chasse » est ouverte ?) - soient réservées dans les piscines au motif que les femmes seraient g
ênées de montrer leur corps …

D’où, d’ailleurs, il y a peu, l’agression dans un parc de Reims d’une jeune femme qui se faisait bronzer en bikini et l’agression dans une station de tramway à Gennevilliers d’une jeune femme en mini-jupe.

À Bagnolet, on apprend qu’il aurait aussi des demandes d’horaires séparés … et soutenues par un adjoint …

Bonne vacances quand même.

Pierre Mathon-alias G
orafi

Repost 0
Published by Bagnolet en Vert - dans Laïcité
commenter cet article