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Présentation

  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 07:14
Les attentats du 11 septembre 2001

Il y a 15 ans ont eu lieu lieu les plus gros attentats jamais commis par les islamistes.
Pour se rafraîchir la mémoire, l’article de Wikipedi
a : https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_du_11_septembre_2001

Depuis, les attentats islamistes se multiplient …

Pie
rre Mathon

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 09:43
Après l’arrêt du Conseil d’État, la lutte pour la laïcité et les droits des Femmes continue

Nous reproduisons ci-dessous le post de Céline Pina, citoyenne laîque militante du Val d’Oise, sur faceBook hier après-midi :

« Depuis que le Conseil d'Etat a donné son avis sur l'arrêté municipal de Villeneuve-Loubet, le nombre de juristes flambent sur Facebook.

Il y ceux qui ricanent en disant qu'il est embêtant qu'un Premier ministre et un candidat à la Présidence de la république se retrouvent en porte-à-faux devant une décision du Conseil d'Etat. Ils oublient au passage la séparation des pouvoirs qui existe entre le judiciaire et le politique et le fait que cette décision ne résout rien quant aux attaques que notre modèle social et politique subit de la part d'une idéologie qui veut hiérarchiser les êtres humains, leur ôter l'égalité des droits et le libre arbitre au nom de la soumission à une autorité divine.

La nécessité de lutter contre la prolifération de symboles, non pas religieux mais politique, prônant l'inégalité de droit des femmes à raison de leur sexe n'est pas invalidée par la suspension d'un arrêté. Cela veut juste dire que ce n'est pas le bon chemin.

On passera aussi sur ceux qui voudraient que le combat contre une idéologie obscurantiste et liberticide, infiltrée dans les milieux politiques, associatifs, financés abondamment par l'étranger et pratiquant l'entrisme depuis des années, ne soit pas un long fleuve tranquille où les républicains volent de victoires en victoires... Dans chaque combat il peut y avoir des erreurs de stratégie et des échecs, mais au moins certains politiques se sont réveillés et la question de la montée des provocations islamistes est posée sur la table.

Enfin et surtout, le Conseil d'Etat n'est ni l'arbitre des élégances politiques ni le détenteur de la vérité absolue. Il peut se tromper. Et ne se substitue pas à l'action politique.

Souvenez-vous qu'il s'était montré pour le moins pusillanime sur la question du voile à l'école. Il a donc fallu faire une loi pour protéger la laïcité et l'égalité à l'école. C'est la loi qui a alors rappelé ce qui était acceptable ou non dans notre contrat social et qui a fixé une limite, là où le juge avait refusé d'agir. Aujourd'hui la loi sur l'interdiction des signes religieux ostentatoire fait l'unanimité et nous a protégés !

En effet, saisi en novembre 1989 par le ministre de l'éducation nationale, Lionel Jospin, le Conseil d'Etat avait affirmé que le port du voile islamique, en tant qu’expression religieuse, dans un établissement scolaire public, était compatible avec la laïcité.

Le symbole de l'impureté consubstantielle de la femme et de son inégalité était jugé comme parfaitement acceptable alors que les psychologues expliquent les ravages psychologiques que font chez les petites filles le fait de devoir grandir dans le rejet et la honte de son corps. C'est dire s'il ne faut pas faire du Conseil d'Etat ce qu'il n'est pas: un repère politique et le juge de ce qui est acceptable ou non dans notre société.

Ne nous interdisons pas de réfléchir au recours à la loi face à des personnes qui arborent des symboles sexistes, ou qui se baladeraient en soldats de l'Etat islamique par exemple. Cela n'empêche ni l'éducation, ni l'expression politique, mais la loi ne se crée pas ex-nihilo, elle exprime les principes et idéaux d'une société, c'est un outil incarné qui dépend aussi d'un contexte.

Quoi qu'il en soit, ne baissons pas les bras. Ce combat est politique et mérite d'être mené, pour l'avenir de nos enfants et le respect de la dignité humaine. »

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 16:45
Le burkini est « islamophobe », voici pourquoi

Oui, le « burkini « représente une réelle et indiscutable offense à dieu. Car il cherche à cacher, à faire disparaître l’œuvre parfaite – par définition – d’allah.

Comment cette évidence, cette orthodoxie aveuglante échappe-t-elle à certains musulmans et à certaines musulmanes !

Ce qui est vrai pour les musulmans l’est tout autant pour les chrétiens. Les vêtements ne sont tolérables et donc justifiables que pour des raisons adaptatives aux agressions climatiques.

Seul-e-s celles et ceux qui n’adhèrent pas au créationnisme divin – les athées – peuvent s’affranchir de ce principe et s’autoriser à se déguiser, pour s’amuser, à cacher ou pas leur corps comme ils le veulent.

Tous les croyants qui portent des habits, des cache-sexes, des cache-têtes,… sont de mauvais croyants, de faux fidèles, des tartuffes.

En matière de religion dans ce domaine, un peu de radicalité, un peu de logique, un peu de respect pour le créateur ne nuirait pas à l’ordre public car ces pseudo-croyants cachent volontairement l’œuvre de dieu. Ils insultent dieu.

Prenez cinq minutes pour réfléchir.

Hélène Zanier

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 09:51
Catastrophes : et dieu dans tout ça

Quand ça va bien, c’est grâce à dieu mais quand ça ne va pas … Ainsi à chaque victime sortie vivante des décombres du tremblement de terre (le dernier était en Italie, mais c’est à chaque fois pareil) on se répand sur toutes les télés en remerciements à dieu.

La moindre des choses serait de l’accabler quand les gens sont morts !

C’était mon coup de gueule citoyen et athée en ce jeudi d’août !

(Si dieu existe, j’espère qu’il a une bonne excuse
!)

Pierre Mathon

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 08:30
Sous le burkini l’islamisme

Comment ne pas voir que l’islamisme forme un tout. Pour certainEs dont la naïveté serait touchante* si elle ne conduisait à baisser la garde devant l’islamo-fascisme en marche, le voile ou le burkini ne serait qu’un vêtement, une mode, un bout de tissu. Eh bien non, c’est la partie visible de l’iceberg. Le combat laïque ne peut se réduire à un combat juridique contre un adversaire fasciste qui utilise les libertés de la République pour les supprimer.

Après, il est trop tard**.

Pierre Mathon

* Au-delà des « bisounours » qui sont légion, il existe de nombreux « compagnons-de-route-apprentis-sorciers » : du lourd !

** Iceberg était comme chacun sait un juif, coupable – forcément coupable - du naufrage du Titanic …

*** Comment ne pas être choqué de la concomitance entre les attentats djihadistes et les provocations liée
s à ce vêtement de plage.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 16:26
Jacques Sapir sur « le burkini, la laïcité et de multiples confusions »

Une très intéressante analyse de Jacques Sapir dans son blog Figarovox du 17 août 2016 :

« Jacques Sapir : burkini, laïcité et confusion(s)

FIGAROVOX/ANALYSE - Le premier ministre apporte son soutien aux maires qui interdisent les burkinis. L'économiste, Jacques Sapir, l'approuve car, selon lui, la laïcité, avant d'être un principe juridique, est un principe politique pour garantir la paix religieuse.

Economiste, directeur d'études à l'EHESS, Jacques Sapir dirige le Centre d'études des modes d'industrialisation (CEMI) et coorganise avec l'Institut de prévision de l'économie nationale (IPEN-ASR) le séminaire franco-russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie. Vous pouvez lire ses chroniques sur son blog RussEurope. Son livre Souveraineté, démocratie, laïcité est paru cette année chez Michalon.

Le débat actuel sur le «burkini» relance celui sur la laïcité. Les outien apporté par le Premier ministre, Manuel Valls, aux maires ayant décidé d'interdire ce «vêtement» sur les plages n'y est évidemment pas pour rien. Ce n'est pourtant pas une mauvaise chose. Mais, la notion de laïcité est elle-même mal comprise. De là découlent une série de confusions qui ne font qu'obscurcir le débat. Et, les interventions intempestives d'une partie de la «gauche» qui nous tient un discours du genre «il est interdit d'interdire» ne font que rajouter à cette confusion. D'où, la nécessité de rappeler un certain nombre de faits et de principes pour permettre une discussion au fond.

La laïcité n'est pas un principe de droit mais un principe politique

Il faut comprendre que ce qui fonde la laïcité, c'est la nécessité de dégager l'espace public de thèmes sur lesquels aucune discussion raisonnable c'est-à-dire fondée sur la raison ne peut avoir lieu. C'est l'une des leçons chèrement apprise par la France (et une partie de l'Europe) lors des guerres de religion du XVIe siècle. La laïcité ne se comprend que pour qui conçoit le «peuple» comme une assemblée politique et non ethnique ou religieuse. C'est bien pour cela que la laïcité apparaît comme le pendant de la souveraineté. La souveraineté, en faisant entrer la question du pouvoir dans le monde profane, impose le principe de laïcité. La souveraineté impose que les divisions qui traversent le «peuple», qu'elles soient sociales, économiques ou autres, puissent à la fin contribuer, par l'établissement de compromis qui sont la base des institutions, à la constitution d'un bien commun et d'une chose publique (ou Res Publica) qui sont des produits, des résultats, et non des préalables mis en surplomb de la société. Tel est l'enseignement d'auteurs comme Bodin, Hobbes et Spinoza. C'est bien pour cela que le concept de laïcité est compris par un catholique fervent comme Bodin.

Ce qui permet la laïcité, c'est la distinction entre sphère publique et sphère privée. Tant que cette distinction n'existe pas, on ne saurait parler de laïcité. De ce point de vue, la laïcité est héritière de la pensée du nominalisme et des débats entre clercs de la fin du XIe siècle au XIVe siècle [1], débats eux-mêmes nourris de la religion chrétienne et des apports de la philosophie antique. Mais la distinction entre ces sphères est mouvante, historiquement déterminée. Cela impose de reformuler constamment les matérialisations de ce principe.

Certaines de ces matérialisations peuvent être contenues dans la loi. On parle beaucoup (et trop) de la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'État, mais cette loi n'est pas à proprement parler une loi de laïcité. C'est une loi édictée dans un contexte particulier, qui vise à une forme de pacification de la question religieuse. De ce point de vue, les rappels, comme ceux de Jean-François Bayart, à la loi de 1905 sont inopérants car ils identifient et cantonnent la laïcité à des règles juridiques alors que la laïcité est un principe politique qui peut, selon les sociétés, prendre des formes juridiques différentes.


La laïcité n'est pas la tolérance ni la liberté des cultes

Une autre forme de confusion vient de l'assimilation de la laïcité, principe politique, avec une valeur individuelle, comme l'est la tolérance. Que cette dernière soit nécessaire à la vie en société, on en disconvient pas. Mais, la question de la tolérance ne fixe que les limites qu'un individu s'impose à lui-même. On est tolérant comme on est généreux, qualités importantes, mais non principes.

Un principe politique organise un espace, et se matérialise en règles spécifiques, c'est-à-dire en contraintes. Certaines de ses règles peuvent être des règles de liberté (la liberté de culte par exemple) mais d'autres sont des interdictions. Un des problèmes majeurs que rencontre aujourd'hui le principe de laïcité vient justement de l'incapacité de nombreuses personnes à se représenter la société autrement qu'à travers le rapport qu'elles ont directement avec cette dite société. D'où, bien évidemment, l'idéologie «il est interdit d'interdire», qui ne fait que donner une forme de slogan à l'individualisme le plus crasse. Or, dans le même temps que les sociétés capitalistes modernes «produisent» l'individualisme (au sens vulgaire du terme) de la manière la plus brutale, elles imposent - à travers la réalité de la densité sociale [2] - la nécessité de penser la société à travers une vision holiste. On peut alors comprendre les tendances actuelles à réduire la laïcité à la tolérance, mais il convient de ne pas tomber dans ce piège.


La question de la séparation entre sphère publique et sphère privée

Cette question est centrale pour comprendre les formulations de ce principe politique qu'est la laïcité car les habitudes collectives, les techniques modernes (comme internet), refaçonnent en permanence cette séparation. Ce n'est bien souvent pas, ou mal, perçue par les personnes. Ainsi Facebook est en réalité partie de la sphère publique comme tout une série de jugements le confirme. De même des habitudes de loisir, minoritaires au début du XXe siècle et aujourd'hui largement répandue, la tendance à la personnalisation effrénée des «politiques», ont tendu à faire bouger les lignes de séparation.

Cette même séparation ne saurait être stricte. D'une part en raison de la contribution de nos valeurs individuelles à notre vie en société, et d'autre part en raison des habitudes, coutumes, et comportements, qui constituent de ce point de vue le soubassement historique de TOUTE société, mais aussi les bases de leurs différences. Et cela explique en partie la spécificité «française» du débat, mais aussi la sensibilité légitime de la société française à la question du «burkini».

L'un des facteurs les plus importants dans cette reconfiguration de la séparation entre sphère privée et sphère publique a été la reconnaissance (oh combien tardive) de l'égalité entre hommes et femmes. Cette reconnaissance s'inscrit, dans les sociétés d'Europe occidentale à la fois dans l'histoire longue (de «l'amour courtois» à la volonté des maris de préserver la vie de leurs épouses par des formes de contrôle des naissances dès le XVIIIe siècle [3]) et dans l'histoire «courte», marquée par la Première guerre mondiale et les mouvements qui ont associé la lutte pour des droits politiques, sociaux, et démocratiques dans la seconde moitié du XXe siècle. Cela implique qu'une attention particulière doit être consacrée à ce qui, dans des comportements, peut constituer une tentative de remise en cause de cette égalité, et en particulier par des tentatives de marquage «au corps» visant à stigmatiser une soi-disant «infériorité» des femmes.

Il en résulte que la séparation des sphères privées et publiques est toujours socialement contextualisée. Ici encore, méfions nous des anachronismes qui cherchent à présenter comme invariant des formes nécessairement mouvantes ; nous ne sommes plus en 1905.


Les justifications de l'interdiction du «burkini»

Il faut alors considérer les motifs qui peuvent conduire à une interdiction de ce «vêtement», et les bases juridiques de cette dernière.

L'argument de la laïcité, qui est politiquement déterminant, n'est pas ici juridiquement le plus important. On comprend qu'une poignée, quelques milliers au plus, de personnes veuillent «tester» le principe de laïcité dans l'espoir, à terme, d'imposer comme «coutume» des pratiques publiques différentes entre appartenance religieuse. Mais ceci relève du projet politique et implique une réponse politique.

L'argument de «l'ordre public» est clairement déterminant dans le court terme, et c'est ce qui a justifié l'arrêt du tribunal administratif. A plus long terme la reconnaissance de la liberté de nos concitoyens musulmans à pratiquer leur religion passe certainement par des mesures strictes contre ces pratiques provocatrices, ainsi que le dit justement l'éditeur égyptien Aalam Wassef dans Libération. La République n'a pas à dicter le «dogme» de quelque religion que ce soit, mais elle a le devoir de mettre un terme aux provocations religieuses de certains, que ces provocations prennent des formes vestimentaires ou qu'elles prennent la forme de revendication à des séparations sur des espaces devenus publics de fait. Ici, clairement, le principe politique peut trouver une application juridique. En organisant l'invisibilité d'une religion sur un point, on autorise la pratique libre de cette dernière. De ce point de vue, parler d'un «salafisme laïque» comme le fait Bayard, relève de la plus totale irresponsabilité et d'une ignorance profonde du rapport entre principe politique et lois. Rappelons ici que la laïcité, comme tout principe d'organisation de l'espace politique, implique des interdictions comme corollaire à l'organisation d'espaces de liberté.

La question de l'égalité entre hommes et femmes devrait elle aussi trouver une application juridique. Rappelons que le principe en est inscrit dans le préambule de la Constitution. Dès lors tout «marquage au corps» peut être perçu comme une atteinte au principe d'égalité. C'est d'ailleurs bien comme cela que l'interprètent des personnes issues ou vivant dans des sociétés de tradition musulmane. Très clairement, sur ce point, la loi est défaillante.


Construire la paix religieuse par la souveraineté

Nous sommes aujourd'hui confrontés à la question de la paix religieuse, comme élément de la paix civile. Cette question implique que des règles soient clairement tracées pour empêcher des groupes de monter des provocations. Cette paix implique qu'en contrepartie le libre exercice des cultes soit garanti, bien entendu dans le cadre de la loi. Cette paix implique aussi une intolérance absolue par rapport au soi-disant «délit de blasphème». Tout le monde peut rire ou critiquer TOUTE religion (ou toute philosophie). Ici, il faut rappeler que tous les Français ont le même droit à la critique. Ce qui a pour conséquence, aussi, qu'en ce qui concerne une fondation séculière chargée de s'occuper de la question du financement de la Fondation pour l'Islam de France il n'est pas absurde, contrairement à ce que d'aucuns pensent, qu'elle ait pour dirigeant une grande personnalité de la République. Il serait en effet très dangereux, et cela ouvrirait la porte au communautarisme, que l'on dise qu'une fondation pour l'Islam ne peut être dirigée QUE par un musulman, une fondation pour la religion catholique QUE par un catholique, etc…Le seul critère qui soit est celui de la compétence et de l'expérience, deux points qui sont remplis par Jean-Pierre Chevènement.

Il faut rappeler, enfin, que la laïcité n'est pas et ne peut pas être une «religion républicaine». C'est la vieille et funeste erreur de certains «laïcs» de la fin du XIXe siècle. La laïcité n'est pas cadre juridique et ne se réduit pas, non plus, à la loi de 1905. Les frontières entre sphère privée et sphère publique ont changé, à la fois du fait des évolutions de la société et du fait des mutations techniques que nous connaissons. Mais la notion de frontière, elle, demeure. La laïcité se matérialise différemment selon le contexte historique et culturel de chaque nation. La souveraineté nous impose de penser le «peuple» comme source de cette souveraineté et ce «peuple» est une construction politique, avec son histoire et ses traditions héritées de combats passés. Plus la souveraineté se délitera et plus les individus chercheront dans des appartenances de substitution, comme les appartenances religieuses, des remèdes à la perte du sentiment d'appartenance national. Plus elle se renforcera et plus la pacification de la société pourra progresser. Ce n'est que depuis que la souveraineté est ouvertement bafouée, contestée, que nous constatons cette remontée du problème religieux qui cache, en réalité, une forme de sentiment identitaire.


[1] Roscelin de Compiègne (fin du XIe siècle), Guillaume d'Occam et Jean Buridan au début du XIVème siècle.
[2] E. Durkheim, Les règles de la méthode sociologique, PUF, coll. Quadriges, Paris, 1999 (première édition, Paris, 1937).
[3] A. Burguière, «Le changement social: histoire d'un concept», in Lepetit, (ed.), Les Formes de l'Expérience. Une autre histoire sociale, Albin Michel, Paris, 1995, pp. 253-272 ».

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 15:50
De la Saint-Barthélémy à l’islamo-fascisme

De la Saint-Barthélémy de 1572 à l’islamo-fascisme qui monte et tue aujourd’hui, il s’est écoulé plus de 4 siècles. C’est la même logique meurtrière de la foi simpliste divine qui est à l’œuvre.

D’où la nécessité de combattre l’islamo-fascisme (dans l’œuf) et de défendre la laïcité.

Car, heureusement, depuis 1572, les Humains ont inventé la laïcité qui fait de la foi (ou pas) un élément de la vie privée.

Pierre Mathon

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 18:25
Rlle mettait en garde les jeunes filles ...
Rlle mettait en garde les jeunes filles ...

On apprend que deux responsables de l'aile religieuse du parti islamiste à la tête du gouvernement marocain viennent d’être suspenduEs de leur parti pour avoir été surprisES (et arrêtéEs) « dans une posture sexuelle ».


M. Benhammad et Mme Nejjar, tous deux vice-présidents du Mouvement Unicité et Réforme, ont été interpelléEs samedi à l'aube par la police, sur une plage à une soixantaine de kilomètres de Rabat, alors qu'ils se trouvaient « dans une posture sexuelle » à bord d'une grosse cylindrée.

Il vaut mieux rire d’une telle hypocrisie.

Pier
re Mathon

Il y a - semble-t-il - des adeptes de Charlie au Maroc !

Il y a - semble-t-il - des adeptes de Charlie au Maroc !

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 14:18
Un blasphème de Michel Ange. Il sort ...
Un blasphème de Michel Ange. Il sort ...

Tiens, et si on se faisait un petit blasphème pour ce 15 août

Bon ce n’est pas parce que j’ai beaucoup blasphémé cette année que je ne vais pas vous en faire un autre petit (blasphème) pour ce 15 août.

Celle année mon blasphème sera éminemment culturel : le cul de dieu au plafond de la chapelle Sixtine ! (voir illustration : du Michel Ange s’il vous plait !))

Je sais que je serai pardonné (voir illustration – à l’attention des âmes sensibles, Il s’agit d’un photo-montage -). Dieu, s’il existe, me pardonnera en effet volontiers … après qu’il ait présenté ses excuses pour tout le mal qu’il fait – merci Woody Allen - et avant d’être supprimé –version « hard »- de Bakouni
ne.

Pierre Mathon

Que dieu me pardonne, avant de s'excuser et de se supprimer ...

Que dieu me pardonne, avant de s'excuser et de se supprimer ...

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 14:33
Charlie : le beauf de Ch. Kouachi ou la taqiya à l’œuvre

Ce jeune homme, pourtant fiché « S » depuis août 2014 avait été relâché après le massacre de Charlie. Il vient d’être arrêté en essayant de rejoindre l’Etat Islamique.

Lu ce 8 août dans Marianne
.FR :

http://www.marianne.net/mourad-hamyd-beau-frere-cherif-kouachi-immersion-complete-les-djihadistes-2014-100244938.html

« Mourad Hamyd : beau-frère de Chérif Kouachi, en « immersion complète » avec les djihadistes depuis 2014

Lors de l'attentat de Charlie Hebdo, il s'était fait passer pour un jeune innocent horrifié par ce que son beau-frère, Chérif Kouachi, venait de faire. Mourad Hamyd était en réalité fiché S depuis août 2014. Un rapport de la DGSI de l'époque pointe son "immersion complète" dans le "milieu djihadiste".

Après Charlie, Mourad Hamyd avait dénoncé "l'horreur" de l'attentat. Ses camarades de lycée avaient lancé un "Mourad était innocent" sur Twitter. - Capture d'écran média


Il était en réalité bien loin d'être le jeune lycéen choqué par « l'horreur » de l'attentat de Charlie Hebdo. Après les révélations du JDD concernant Mourad Hamyd, le beau-frère de Chérif Kouachi, arrêté en Turquie sur la route du djihad le 28 juillet, on en sait plus sur le profil de ce jeune homme qui avait plaidé, offusqué, sa totale innocence après Charlie en janvier 2015.

Le beau-frère de Chérif Kouachi arrêté sur la route du Djihad

Placé 40 heures en garde à vue à l'époque, le lycéen s'était largement indigné auprès des médias sur son sort. Et avait dénoncé avec force le geste de son beau-frère, époux de sa sœur : « Cet attentat, c'est l'horreur, c'est un crime horrible, et je pense aux victimes et à leurs familles. Je suis sous le choc, on a dit des choses horribles et fausses sur moi dans les réseaux sociaux alors que je suis un lycéen normal qui vit tranquillement avec ses parents. On a jeté en pâture mon nom sans vérifications, en me mêlant à ces crimes barbares. » Vraisemblablement innocent puisqu'il était au lycée au moment de l'attaque, Mourad Hamyd avait été rapidement relâché. Son nom est finalement réapparu ce 25 juillet alors qu'il tentait de franchir la frontière turque, voie qui mène bien souvent en Syrie. S'est-il radicalisé entre ces deux épisodes ou l'était-il déjà en janvier 2015 ? Les dernières révélations pointent vers la seconde option.

Fiché S depuis août 2014

Mourad Hamyd était en effet fiché S bien avant l'attentat de Charlie Hebdo, depuis l'été 2014. Selon le Parisien de ce 8 août, la DGSI avait même rédigé un rapport complet sur ce lycéen de Charleville-Mézières, le 26 août 2014. On peut y lire :

« Mourad Hamyd est apparu au contact de djihadistes français présents en Syrie, laissant augurer son départ pour les rejoindre. Son environnement établit des liens très étroits avec la sphère salafiste djihadiste et son immersion complète dans ce milieu. »

Le jeune homme est alors membre d'un réseau social islamiste suisse du nom de Ansar-Ghuraba, où il poste des photos d'égorgement ou autres images de propagande de l'Etat islamique. Le Parisienexplique également qu'en novembre 2014, Hamyd est identifié comme co-gestionnaire d'une page Facebook de soutien aux détenus condamnés pour terrorisme. Cette page est elle-même soupçonnée "de masquer une filière de soutien financier et logistique à des départs sur zone", écrit le journal.

Bref, Mourad Hamyd nage de façon assez évidente dans ces réseaux. Devant les policiers en janvier 2015, son alibi solide pour l'attentat de Charlie suffira à le relâcher. Il ose de surcroît affirmer qu'il ne consulte que des "sites modérés" sur l'islam et dit considérer le djihad comme le fait "d'avoir un bon comportement". Une soupe qu'il resservira à la presse à sa sortie. Avant de tenter, un an et demi plus tard, d'emprunter la route du djihad.

Mourad Hamyd doit être extradé vers Paris dans les prochaines semaines et sera mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. »

Bon, tout cela n’est pas vraiment rassurant.

Pierre M
athon

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