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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 17:54

Dieu existe-t-il ? 


Déjà à Bagnolet en Vert, nous avions commencé à briser les tabous en affirmant que le père Noël n’existait pas.


  Attachez vos ceintures, éloignez les enfants (tout au moins ceux dont les parents ont laissé croire à l’existence du Père Noël). Bagnolet en Vert est en mesure de [...] Mardi 30 décembre 2008 commentaires (3)     


Et encore, nous avions attendu le lendemain de Noël et avions circonscrit notre affirmation à Bagnolet.

 

Les bus londoniens (un certain nombre d’entre eux tout au moins) vont plus loin et n’hésitent pas à afficher l’audacieux slogan suivant :


«There's probably no God.
Now stop worrying and enjoy your life»

En français :

Dieu n'existe probablement pas. Maintenant arrêtez de vous en faire et profitez de la vie.

Ils restent cependant prudents en utilisant le mot « probablement ».

Voici un article du Figaro (pour une fois très « Beaumarchais ») qui en rend compte.

Brisant décidément tous les tabous, nous nous permettons  d’illustrer cet article du Figaro avec une couverture blasphématoire de Charlie Hebdo.

*                        «Émoi autour d'un slogan athée sur les bus anglais

De notre correspondant à Londres, Cyrille Vanlerberghe
12/01/2009

Sur plus de 800 autobus dans tout le pays, des affiches annoncent que «Il n'y a probablement pas de Dieu. Alors arrêtez de vous inquiéter et profitez de la vie». Une campagne publicitaire initiée par Ariane Sherine (notre photo), une jeune journaliste. (AP Photo/Akira Suemori)

Une association chrétienne demande l'interdiction d'affiches publicitaires niant l'existence de Dieu.

L'autorité de surveillance de la publicité en Grande-Bretagne va avoir la rude tâche de devoir décider si Dieu existe ou non. En moins d'une semaine, plus d'une centaine de plaintes ont été déposées contre une grande campagne d'affichage athée et agnostique lancée la semaine dernière sur plus de 800 autobus dans tout le pays. En grandes lettres roses et orange, les affiches annoncent que «Il n'y a probablement pas de Dieu. Alors arrêtez de vous inquiéter et profitez de la vie».

Ce slogan est le fruit d'une initiative prise par une jeune scénariste et journaliste de 28 ans, Ariane Sherine, qui avait été irritée par des panneaux évangélistes sur des bus londoniens. Les affiches renvoyaient vers un site Internet sur lequel on peut lire que ceux qui rejettent Dieu seront condamnés à souffrir en enfer pour l'éternité.

Profitant d'une tribune dans le quotidien The Guardian, elle a lancé en juin 2008 l'idée d'une souscription pour financer une campagne destinée à rassurer les non-croyants. Elle essayait au départ de rassembler au moins 5 500 livres, mais la campagne a rapidement pris de l'ampleur, avec le soutien du très médiatique biologiste britannique Richard Dawkins, puis l'implication de la British Humanist Association (BHA), un mouvement athée et agnostique qui milite entre autres pour la séparation de l'Église et de l'État en Angleterre. Au final, l'initiative d'Ariane Sherine a recueilli plus de 140 000 livres (150 000 euros) de dons de particuliers, ce qui a permis le lancement d'une campagne nationale la semaine dernière. Malgré le succès inespéré, la jeune auteur de comédies télévisées ne prend pas sa publicité trop au sérieux : «J'aimerais que les gens regardent les bus et sourient.» Suivant les conseils de l'agence publicitaire, c'est aussi elle qui a insisté pour que le slogan comporte le mot «probablement».


Aujourd'hui dans le métro

Mais la nuance n'a pas fait sourire Stephen Green, directeur du groupe de pression Christian Voice, qui a enregistré une plainte devant l'autorité de surveillance de la publicité (ASA). Cet activiste chrétien, qui fait aussi campagne contre l'homosexualité et l'implantation de mosquées en Grande-Bretagne, demande l'interdiction des affiches athées, en expliquant qu'elles sont en infraction avec le code britannique sur la publicité car elles font des affirmations qui ne peuvent être prouvées. Stephen Green n'est pas seul à avoir été choqué et l'autorité de réglementation de la publicité avait recueilli dimanche 101 plaintes. L'organisme prend l'affaire au sérieux et ­reconnaît avoir reçu la déposition de Christian Voice : «Nous l'avons consignée et nous l'évaluerons dans les prochains jours.» La plupart des chrétiens ne sont pas aussi choqués que Stephen Green, et certains d'entre eux, comme le révérend Jenny Ellis de l'Église méthodiste, se félicitent «de cette occasion de parler des grandes questions de l'existence». «Je ne sais pas du tout dans quel sens ira le jugement de l'ASA, s'amuse Hanne Stinson, la directrice de l'association humaniste britannique, mais je les plains s'ils doivent juger de la probabilité de l'existence de Dieu !»

Après les bus, le deuxième volet de la campagne publicitaire athée et agnostique commence aujourd'hui dans le métro de Londres. Des affichettes portant des citations d'athées ou humanistes célèbres comme Katharine Hepburn, Albert Einstein, Douglas Adams et Emily Dickinson seront visibles dans les wagons.»



Utile précision, il convient de distinguer laïcité et athéisme.

 

Les athées ont une conception philosophique de la vie, du monde et de l'univers qui ne fait pas appel à une puissance divine, quelle qu'elle soit. Ils ne sont pas organisés et n'ont pas de groupes de pression alors que les religions en ont toutes.

 

Les laïques ont une vision de la société dans laquelle le pouvoir politique est séparé des religions.

Beaucoup de croyants sont des laïques convaincus, satisfaits de pouvoir pratiquer leur croyance en bénéficiant d'un pouvoir politique qui ne privilégie aucune religion. D'autres, en revanche, veulent imposer leur dogme aux sociétés.

 

Pierre Mathon


  Depuis deux mois, le blog BAGNOLET EN VERT publie, chapitre après chapitre,  le manifeste laïque de LÉA (Laïcité Écologie Association) dit « le manifeste [...]  Samedi 27 décembre 2008
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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 21:26


Paris est le dernier refuge pour cette écrivaine (et médecin-gynécologue) Bengali contrainte à la fuite et à l’errance, de pays en pays depuis qu’elle est poursuivie par les assassins islamistes.


Son arrivée à Paris, à l’invitation de Bertrand Delanoë, même si on peut s’en réjouir, met en évidence un constat épouvantable : le nombre de pays attachés à la liberté est de plus en plus restreint. Et le nombre de pays sûrs est quasiment égal à zéro !

La gangrène de la haine de la liberté a aujourd’hui gagné le monde entier.


Taslima Nasreen a une place très particulière dans mon cœur. Parmi toutes les victimes du totalitarisme islamiste, elle est le symbole de ce qui cristallise le plus la haine des Intégristes : la beauté, l’intelligence, la générosité, la féminité et surtout : la liberté, la joie, le bonheur,  l’amour de la vie et L’ART.


J’ai envie de dire : Madame Nasreen, merci de ce que vous êtes. Vous donnez du courage à tous ceux et à toutes celles qui veulent une humanité debout, consciente, constituée d’individus libres, singuliers et créatifs, capables d’inventer une utopie humaniste.


Hélène Zanier



Biographie de Taslima Nasreen

Avant de se consacrer définitivement à l'écriture, Taslima Nasreen a tout d'abord été médecin. A 24 ans, elle publie son premier recueil de poésie et s'emploie dès lors à mettre à nu les racines de l'oppression des femmes. Avec ténacité, elle dénonce en même temps l'escalade de la violence qui frappe son pays à partir de 1988. L'islamisme d'Etat entraîne une féroce persécution de la minorité hindoue, qu'elle décrira dans son roman 'Lajja' (' La Honte'). En 1990, les fondamentalistes islamistes lancent une campagne contre elle, l'agressent à plusieurs reprises et réclament sa pendaison. La qualité de son oeuvre avait cependant déjà propulsé Taslima Nasreen sur le devant de la scène littéraire progressiste au Bangladesh et en Inde ; en 1991, elle reçoit entre autres prix le prestigieux Ananda Literary Award de Calcutta. Mais en 1993, à la parution de 'Lajja', le gouvernement interdit la diffusion du livre. L'organisation 'Soldats de l'Islam' exige à nouveau sa mise à mort, émettant une première fatwa. Lorsqu'en 1994 elle déclare dans une interview, que le Coran est dépassé, les autorités lancent un mandat d'arrêt contre elle. Les fondamentalistes brûlent ses livres en public et émettent deux autres fatwas à son encontre. Elle sera expulsée du pays en août 1994, contrainte à une longue errance en Occident. Son exil se prolongera jusqu'au début de l'année 2009, où la ville de Paris l'accueille en tant que 'citoyenne d'honneur', alors qu'elle recevait le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes l'année précédente. Donnant des conférences dans le monde entier, elle continue de faire de son écriture une arme de lutte.

Cinq citations de Taslima Nasreen

«Comme les vêtements sont posés sur des cintres dans les armoires, certaines femmes sont accrochées à des cintres invisibles chez leurs maris qui les utilisent en cas de besoin.»
[ Taslima Nasreen ] - Femmes, manifestez-vous !

«La nature est pour nous un réconfort et un défi nécessaires.»
[ Taslima Nasreen ] - Libération - A quoi pensez-vous ?

«On ne peut pas résoudre les difficultés en jouant à cache-cache avec elles.»
[ Taslima Nasreen ] - Vent en rafales

«Où qu'on entre, il faut toujours en sortir. Et par la grande porte.»
[ Taslima Nasreen ] - Vent en rafales

«Quand cessera-t-on de penser qu'on peut fabriquer des citoyens de demain en éduquant les enfants avec de simples slogans sans rien modifier à l'environnement pestilentiel dans lequel ils évoluent ?»
[ Taslima Nasreen ] - Libération - A quoi pensez-vous ?


 

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 10:03

 

Depuis deux mois, le blog BAGNOLET EN VERT publie, chapitre après chapitre,  le manifeste laïque de LÉA (Laïcité Écologie Association) dit « le manifeste transculturel ».
Un document indispensable pour une approche sérieuse, au moment où chacun ressent la nécessité d’une réflexion approfondie et actuelle sur la laïcité, condition du « vivre ensemble ».

Voici les dix chapitres du manifeste transculturel, tels que nous les avons publiés et illustrés :

1 La laïcité : un principe de « vivre ensemble »


Pour lancer le débat sur la laïcité, Bagnolet en Vert publie (en plusieurs articles) « Le Manifeste Transculturel Diffusé pour la première fois fin août 2006, aux Journées [...] Mercredi 29 octobre 2008



2 L’universalisme : une appropriation « transnationale » issue des peuples

Dans le cadre du débat approfondi sur la laïcité, nous poursuivons la publication du Manifeste Transculturel, rédigé par l’association LEA (Laïcité Ecologie Association). Après [...] Jeudi 30 octobre 2008




3 Les impasses du « modèle jacobin »


Nous publions aujourd’hui le chapitre 3 « les impasses du « modèle jacobin » après les deux premiers chapitres du Manifeste Transculturel. Ce manifeste a été rédigé par [...] Dimanche 2 novembre 2008



4 Communautés et communautarisme

Manifeste Transculturel de LÉA, chapitre 4 ! Un débat au cœur du « vivre ensemble » et de la laïcité. Voici l’opinion des Verts « pour la [...] Lundi 3 novembre 2008
5 Le rôle de l’Ecole en danger



Poursuivant la publication du laïque « manifeste transculturel » de LÉA (Laïcité Écologie Association), nous en sommes rendus au cinquième chapitre : « Le rôle de [...] Samedi 8 novembre 2008



6 Le modèle libéral « multiculturaliste »

Aujourd’hui, Bagnolet en Vert met en ligne le chapitre 6 du manifeste laïque de LÉA  « le manifeste transculturel » consacré au modèle libéral [...] Mardi 11 novembre 2008
7 L’alibi de la séparation entre les principes et le contexte

 


 Voici aujourd’hui le chapitre 7 du « Manifeste Transculturel » rédigée par l’association écolo-laïque LEA « L’alibi de la séparation entre les principes et le [...] Mardi 18 novembre 2008





8 Le faux « argument » du « deux poids - deux mesures »

« Nous devons défendre toutes les victimes sur la base du crime ou de l’agression qui leur est faite, pas sur la base d’une concurrence entre communautés, qui sera un facteur de [...] Mercredi 26 novembre 2008

9 Les projets religieux radicaux


  Voici aujourd’hui le chapitre 9 du manifeste transculturel de LÉA, « Les projets religieux radicaux » « En France, [...] Mercredi 3 décembre 2008 commentaire (1)   



10 La diversité culturelle sans « discrimination positive » : le nouveau défi à relever des politiques publiques

Comment respecter la diversité culturelle, sans tomber dans la très glissante discrimination positive ? Nous en arrivons donc au dernier chapitre du manifeste [...] Vendredi 12 décembre 2008

Cette réflexion sur le fond étant « posée », nous reviendrons sur des questions plus locales dans les semaines qui viennent.

Pierre Mathon

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 13:43

Comment respecter la diversité culturelle, sans tomber dans la très glissante discrimination positive ?

Nous en arrivons donc au dernier chapitre du manifeste transculturel, de l’association écolo-laïque « Léa » le chapitre 10, intitulé :

« La diversité culturelle sans « discrimination positive » : le nouveau défi à relever des politiques publiques »

« La diversité culturelle est une richesse - à condition de ne pas confondre culture et pratique de traditions rétrogrades. Pour qu’elle s’exprime, il faut par tous les moyens faire tomber les barrières entres les gens et construire des ponts.

Faire tomber les barrières commence par la lutte contre les discriminations, pour l’accès de tous à l’emploi, au logement, dans les institutions, et au plus haut niveau.

Construire des ponts consiste à vivifier les associations culturelles de toutes natures, de créer des liens entre elles, de faire partager sa culture et de profiter de celle des autres.

Comment lutter efficacement contre les discriminations, sans se payer de mots, sans non plus tomber dans le système ethnique des « quotas » et de la « discrimination positive », en développant des outils d’évaluation construits sur des critères sociaux ?

De même que le ‘testing’ permet de savoir s’il y a ou non discrimination pour l’accès aux loisirs, au logement et parfois à l’emploi, nous pouvons imposer une diversité culturelle dans l’administration et les entreprises de taille suffisante. Sur le soupçon d’une discrimination à l’embauche, on peut solliciter l’expertise d’une organisation antiraciste, laquelle après enquête peut se porter partie civile dans un procès. Il faut alors que les risques financiers encourus soient réellement conséquents, pour que la loi soit dissuasive et qu’elle soit finalement appliquée.

Les stratégies d’évitement des classes sociales sur celles qui leur sont immédiatement « inférieures » ne trouveront pas d’issues dans le compartimentage ethnique et les réponses raciales.

Ainsi, nous irons vers l’idéal d’une société sans plafonds de verre, où chacun se sentira libre et acteur de sa vie, une société où « vivre ensemble » ne sera plus un mythe, où l’on pourra se consacrer à la résolution des vrais problèmes de la planète... Une société transculturelle ! »

(Cet article est illustré par des travaux photographiques primés d’étudiants de l’Union européenne sur le thème de la diversité)

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 00:41

 

Voici aujourd’hui le chapitre 9 du manifeste transculturel de LÉA, « Les projets religieux radicaux »

« En France, l’organisation qui représente l’islam radical est l’UOIF. C’est une organisation ultra-réactionnaire. Un de ses mentors est Youssef Al-Qaradhawi. C’est le responsable du Conseil Européen de la Fatwa. Ses déclarations contre les juifs et les homosexuels sont d’une extrême violence, et pourtant, peu se soucient de le dénoncer à gauche. Et surtout pas le maire de Londres, Ken Levingston.

Le plus « séduisant » de nos intellectuels musulmans, Tariq Ramadan, pose un autre problème : il a parfaitement intégré le langage de la gauche altermondialiste. Il représente, dit-il, un « islam ouvert ». Il se dit laïque (mais d’une « laïcité ouverte ») et antiraciste. Contre les communautarismes. Pour l’égalité des Droits. Certes, il le dit sur les plateaux de télévision.

En matière d’égalité hommes-femmes, il explique que l’islam fait « une différence ». Ce différentialisme est la justification de toute sa position concernant les femmes : elles sont totalement libres... d’appliquer l’islam.

Il refuse de se prononcer sur l’homosexualité. Il exalte l’identité musulmane, sachant bien que cette identité, dans les quartiers abandonnés de la République, va se construire sur la frustration, de manière exclusive, contre toutes les autres identités possibles.

Son but : l’instauration d’un multiculturalisme où « la communauté musulmane », serait enfin reconnue. Reconnue, mais encadrée, normée, muselée. C’est bien la mise sous tutelle des musulmans de France et d’Europe qu’il recherche.

Qu’on songe un instant à la position d’une partie de la gauche si le même discours était porté par un représentant d’un autre culte. Que dit-on - Éavec raison - de l’immixtion des autorités religieuses juives et catholiques quand elles s’invitent de la même manière dans la « vie civile », par exemple au sujet de l’orientation sexuelle ou de la liberté de disposer de son corps... Qu’on analyse un instant les ravages du « néo-protestantisme » aux USA, introduit jusque dans l’appareil de l’Etat.

Qu’on songe aussi au sort d’une partie de la gauche iranienne, qui de bonne foi avait cru bon de collaborer avec le régime des mollahs. »

Bientôt le dernier chapitre du manifeste transculturel de LÉA intitulé

«  La diversité culturelle sans « discrimination positive » : le nouveau défi à relever des politiques publiques »

Le ti shirt de Léa (Laïcité Ecologie Association), reproduisant une belle citation de Salman Rushdie.

La première photo, prise au musée d'art moderne de Saint-Etienne, représente deux oeuvres réalisées en 2003 par une artiste bosniaque Gordana Andjelic, intitulées "human rights" et "globalisation".

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 08:34

« Nous devons défendre toutes les victimes sur la base du crime ou de l’agression qui leur est faite, pas sur la base d’une concurrence entre communautés, qui sera un facteur de haine entre elles. »

La suite de la publication du manifeste transculturel de LÉA avec le chapitre 8,  Le faux « argument » du « deux poids - deux mesures » :

« L’idée de l’identité exclusive dans une seule communauté conduit bientôt à relire tous les faits à travers ce filtre d’identification. Ainsi, naissent la concurrence victimaire, et la sensation du « deux poids - deux mesures ».

Prenons le cas de Dieudonné. Sa propension à opposer des groupes en en comparant le nombre de victimes a des conséquences encore plus destructrices que ses « simples » propos antisémites, contre lesquels les antiracistes sont vaccinés. La Shoah a été un crime immense, et bien entendu ne concerne pas que les Juifs. La commémorer sert à se défendre contre toute idée génocidaire, à extirper la banalisation raciste. Toutes les victimes du racisme, et les autres, peuvent commémorer la Shoah, comme crime contre l’humanité. Ainsi que nous nous reconnaissons tous dans la condamnation de l’esclavage, de la traite des Noirs, de la colonisation, même si nous ne sommes pas directement concernés.

Parler de « pornographie mémorielle » concernant la commémoration de la Shoah, comme l’a fait Dieudonné, revient à dire que ce sont « toujours les mêmes » qu’on célèbre, et pas les autres. La revendication sur laquelle l’unité peut se faire est de réclamer un mur de noms, un jour de commémoration, une prise en compte dans les manuels scolaires, pour les déportés Noirs, pour les esclaves et les victimes de la colonisation. Effectivement, chacune de ces tâches de l’histoire de France apporte son enseignement propre. Il ne s’agit pas tant de « demander pardon » que de nous construire une histoire commune !

Aujourd’hui, il n’est pas rare d’entendre parler de « deux poids - deux mesures ». En faisant cela, on tente de souligner le déni de racisme visant les Arabes ou les Noirs, déni qui est réel. Mais on le fait sur le dos d’un autre groupe, lui aussi victime de racisme, les Juifs. Or on ne combat pas le racisme en instillant l’antisémitisme. On combat les deux en même temps, c’est la seule solution.

Cette vision fragmentée découle d’une pensée communautariste. Elle est dangereuse. Nous devons défendre toutes les victimes sur la base du crime ou de l’agression qui leur est faite, pas sur la base d’une concurrence entre communautés, qui sera un facteur de haine entre elles. »

Bientôt nous mettrons en ligne le chapitre 9 du manifeste de Léa (Laïcité Écologie Association), intitulé : « les projets religieux radicaux »

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 12:07
 Voici aujourd’hui le chapitre 7 du « Manifeste Transculturel » rédigée par l’association écolo-laïque LEA « L’alibi de la séparation entre les principes et le contexte » :

« De tout temps, il y a eu des gens « pragmatiques » pour nous expliquer que les principes, c’était très bien, mais qu’il fallait tenir compte du « contexte ».

Ainsi, on ne condamnera pas la lapidation, on demandera « un moratoire », respectant en cela les coutumes locales, tellement bien implantées. Bien sûr, on est contre la lapidation, mais on ne peut tout de même pas l’imposer comme cela, il faut tenir compte du contexte !

Des organisations intégristes organisent une campagne d’une extrême violence contre la parution de caricatures dans un journal, des Etats dictatoriaux font de la surenchère, des hommes sont tués et des ambassades incendiées, des églises détruites... Au lieu de s’unir toutes et tous, indépendamment de nos croyances ou non-croyances, pour affirmer les principes de liberté d’expression et de régulation par l’Etat de droit, on nous explique que, bien sûr, il y a la liberté d’expression, mais, vous comprenez, il y a le contexte !

Ce contexte, arme absolue pour empêcher tout sursaut en faveur des principes pour lesquels des sacrifices énormes ont été consentis, de génération en génération, quel est-il ? Celui d’une dérive intégriste des grandes religions monothéistes ? L’offensive de christianisme évangélique américain d’un côté et de l’islam politique de l’autre ? Non, nous explique-t-on, ça, ça n’existe pas, c’est un fantasme. Le contexte, c’est « l’islamophobie » ambiante.

Le mot est lâché. Nous connaissions bien des racismes, y compris, notamment après le 11 septembre, un racisme anti-musulmans qui s’est traduit aux Etats Unis par plus de 200 agressions, dont celles d’Indiens bouddhistes, de Sikhs et d’un Egyptien copte qui avait fui la persécution islamiste de son pays... mais celui-ci est bien différent.

Utilisé par les intégristes pour bloquer toute critique de l’islam ou de son interprétation par des musulmans ou des musulmanes, ce concept est repris avec une confusion toute intentionnelle par des intellectuels de gauche, dans le but, cette fois, de bloquer toute critique de pratiques attribuées par leurs auteurs même à l’Islam, et qui posent problème : le recours à la violence (justification des attentats suicide contre des civils, en Europe, en Israël, en Irak, fatwas de condamnation à mort contre des écrivains, des intellectuels, ou de simples contradicteurs), la condition faite aux femmes (non mixité, enfermement, port du hijab ou de la burqa), l’affirmation de la suprématie de la Sharia sur les lois du peuple souverain.

L’islam n’a pas le monopole de ces pratiques, loin de là. Et bien des musulmans ne se comportent pas ainsi. Mais il est le seul où il y a un mot pour museler la critique.

Ainsi, un homme est tué près de Lyon. C’est sans conteste un acte raciste. Les injures anti-arabes ne font aucun doute. C’est du racisme anti-arabe. Comment cela peut-il se transformer en acte d’« islamophobie » ?

Les intégristes ont tout à gagner à garder cette confusion. Ils s’assurent ainsi l’appui d’antiracistes sincères. Pour mener à bien leur entreprise totalitaire, ils ne peuvent se permettre de critiques « de gauche », il lui faut donc les amadouer. Le levier de la culpabilisation s’est avéré extrêmement efficace : toute critique de leurs actions montre à quel point on n’est pas débarrassé de l’idéologie coloniale, voire esclavagiste»

Prochain chapitre à paraître du MANIFESTE TRANSCULTUREL : Le faux « argument » du « deux poids - deux mesures »

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 20:32

Aujourd’hui, Bagnolet en Vert met en ligne le chapitre 6 du manifeste laïque de LÉA  « le manifeste transculturel » consacré au modèle libéral « multiculturaliste »

« Le fonctionnement en communautés reconnues a trouvé son expression politique dans ce qu’il est convenu d’appeler le « multiculturalisme » en Grande Bretagne, aux Etats Unis d’Amérique ou au Canada, sous des formes assez différentes d’ailleurs.

Partant de l’idée du respect des cultures, on en est venu à reconnaître des groupes dont la constitution s’est faite la plupart du temps par l’histoire des migrations ou des persécutions religieuses.

Ces groupes, ces communautés, ont obtenu des droits spécifiques. Au Canada, par exemple, il y avait jusqu’à peu des tribunaux communautaires, jugeant du droit familial, pour les principales religions.

Aux Etats Unis, l’Affirmative Action a reconnu les groupes ethniques en tant que tels pour lutter contre la discrimination raciale, établir des quotas à une certaine époque, faire des statistiques.

En Grande Bretagne, les gens se définissent naturellement comme étant de telle ou telle communauté, et l’espace extra-communautaire est de plus en plus réduit.

Quel est le problème ?

Quand le regroupement se fait sur une base de « pays d’origine », il assigne à vie toutes les personnes issues de ces pays à appartenir à la communauté. Cette assignation se fait autant par les membres du groupe que par le reste de la société. Dans un système multiculturel, on ne sera jamais ouvrier - artiste - fonctionnaire - universitaire - sans qu’on y accole une étiquette communautaire. Que la personne aime ou non son pays d’origine, de toutes façons elle n’y échappera pas. L’invisibilité est impossible, les stéréotypes associés à la communauté sont constants.

Quand le regroupement se fait en plus sur une base religieuse, la situation empire. Il devient alors impossible de critiquer sa religion sans être un « traitre » à sa communauté. Le blasphème devient un délit.

Dans tous les cas, la liberté de conscience est bafouée.

De plus, ce nationalisme communautaire conduit naturellement à des comportements de groupe : affrontements entre communautés, comparaisons de niveaux d’étude, de vie, de réussite, favorisant les attitudes globalisantes et racistes. C’est un idéal de régression de la volonté et des projets communs, un « modèle » pour tous ceux qui prônent et développent le retrait de l’action des politiques publiques au profit de sous groupes qui négocient leurs avantages selon le rapport de force. »

Prochain chapitre à paraître du Manifeste Transculturel : « L’alibi de la séparation entre les principes et le contexte »

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 22:38

Manifeste Transculturel de LÉA, chapitre 4 ! Un débat au cœur du « vivre ensemble » et de la laïcité. Voici l’opinion des Verts « pour la laïcité » sur la question :

« Communautés et communautarisme

Soyons clairs : non seulement il y a des communautés, sur la base de toutes sortes de regroupements (politique, sportif, scientifique, culturel, cultuel, d’origine, d’intérêts...), non seulement cela ne pose aucun problème en soi, mais en plus c’est tout à fait souhaitable.

Comment s’épanouir seul parmi des millions, sans à un moment ou un autre, se regrouper avec d’autres, avec lesquels on pourra échanger, partager, trouver des complicités, se distraire ou se cultiver, discuter ou tout simplement passer du temps.

Chercher l’autre, chercher son semblable... tout ça ne remet pas en cause les fondements de la République.

Ce qui, par contre, pose problème, c’est le communautarisme.

Mot d’importation anglo-saxonne, et faisant référence à des modes de fonctionnement qui existent encore peu en France, ce mot est utilisé pour prévenir les dérives qui nous guettent.

Le communautarisme, c’est la construction d’une identité exclusive, établie contre tous les autres citoyens. Cette identité peut d’ailleurs être construite de toute pièce, comme dans un regroupement sectaire.

Ce qui est une menace, c’est l’exaltation des différences pour faire une différence de droits, notamment à l’intérieur de la « communauté ». Cette idée du « chacun chez soi » est raciste, favorise un contre-racisme et fragmente la société. Les intérêts de uns et des autres divergent, les questions sociales deviennent secondaires, et l’action politique ne se conçoit plus que comme une question d’alliances entre communautés, de clientélismes, y compris avec des intérêts contradictoires. »

 

 

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 09:55

Nous publions aujourd’hui le chapitre 3 « les impasses du « modèle jacobin » après les deux premiers chapitres du Manifeste Transculturel. Ce manifeste a été rédigé par l’association « Laïcité Ecologie Association » (son principal rédacteur étant notre ami Philippe Nahmias).
Bonne lecture.

« Les impasses du jacobinisme.

De l’autre côté, nous trouvons des gens qui se proclament universalistes et républicains, mais dont la pratique est tout autre. C’est ce que nous appelons les Jacobins.

Partant d’une idée du contrat social qui unit les Français, quelle que soit leur origine, s’est affirmée l’idée d’une « unité » de la France.

Cette unité en droits est devenue une unité culturelle. Ainsi, le jacobinisme a réduit les langues régionales, exigé une assimilation totale des populations immigrées, centralisant toutes les décisions au niveau national.

Obsédés par la notion d’identité nationale, les Jacobins ont tenté par tous les moyens de réduire les autres identités que porte tout un chacun : régionale, du pays d’origine, culturelle et/ou religieuse...

La montée de l’identité européenne les consterne. Ils n’acceptent en fait aucune autre identification que nationale, ils la perçoivent comme un danger. Ainsi, ils combattent tout regroupement communautaire, même - par exemple - sur la base d’une orientation sexuelle !

Le problème c’est qu’en plus de ne pas prendre en compte ce besoin d’identité, ils n’apportent plus les réponses sociales qui ont « fait passer la pilule » de la perte identitaire aux générations passées.

Leur modèle franco-français peut s’avérer efficace contre le racisme ouvert, mais est incapable de lutter contre les discriminations rampantes, car ils prétendent que la loi, universelle, est appliquée. Ils ne sont plus à l’écoute des souffrances réelles des populations.

Pire, pour certains, il y aurait des cultures ou des religions « exogènes » incapables de s’intégrer à la « culture française ». Cette dérive conduit d’ailleurs rapidement à des propos et des comportements racistes.

Ils n’ont pas compris que le problème n’était pas l’éradication des cultures, mais leur acceptation pleine et entière, vécu comme un enrichissement. Bien entendu, faut-il le rappeler, l’expression d’une culture ne dédouane pas du respect des droits humains fondamentaux et des lois en vigueur, mettant en cela tous les citoyens à égalité. »

Déjà publié :


Pour lancer le débat sur la laïcité, Bagnolet en Vert publie (en plusieurs articles) « Le Manifeste Transculturel Diffusé pour la première fois fin août 2006, aux Journées [...] Mercredi 29 octobre 2008

« Le Manifeste Transculturel », chapitre 2 sur l’universalisme

Dans le cadre du débat approfondi sur la laïcité, nous poursuivons la publication du Manifeste Transculturel, rédigé par l’association LEA (Laïcité Ecologie Association). Après [...] Jeudi 30 octobre 2008




Demain, nous mettrons en ligne le chapitre 4 du manifeste transculturel : « Communautés et communautarisme ».
 

Pierre Mathon

 

 


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