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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 11:43
Rotterdam (Pays-Bas), le 27 mars. Des policiers devant l'appartement où a été arrêté le Français Anis B.  (AFP/MARTEN VAN DIJL.)
Rotterdam (Pays-Bas), le 27 mars. Des policiers devant l'appartement où a été arrêté le Français Anis B. (AFP/MARTEN VAN DIJL.)

Le terroriste, né à Montreuil, arrêté aux Pays-Bas soupçonné de préparer un attentat en France http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/2016/04/ne-a-montreuil-anis-b-un-p-tit-gars-du-val-de-marne-devenu-terroriste-et-arrete-a-rotterdom.html, sera remis à la France.

Lu dans le parisien.fr du 26 Mai 2016 :

« Attentat déjoué : les Pays-Bas autorisent la remise d'Anis Bahri à la France

La justice néerlandaise a autorisé ce jeudi la remise aux autorités françaises d'Anis Bahri. Ce Français de 32 ans a été à Rotterdam (Pays-Bas) en mars et est suspecté d’avoir été participé, avec Reda Kriket arrêté à Boulogne (Hauts-de-Seine) à un projet d’attentat en France. «Le tribunal ne voit aucune raison de refuser votre remise (aux autorités françaises, ndlr) et l'autorise donc», a déclaré le juge Hans Kijlstra, lors d'une audience dans un tribunal très sécurisé de la banlieue d'Amsterdam, en présence du suspect.

«C'est clair», a répondu celui-ci en français, le juge s'assurant qu'il avait pu suivre la lecture de sa décision, à l'aide d'une interprète.

Anis Bahri, vêtu d'une chemise bleu clair et les cheveux gominés vers l'arrière, avait été interpellé dans la rue le 27 mars à Rotterdam (pays-bas) à la demande de Paris. Il avait alors sur lui une carte sim, un téléphone portable, une fausse carte d'identité bulgare et 772,75 euros en liquide. Né à Montreuil, à l'est de Paris, et domicilié dans le Val-de-Marne, en région parisienne, il est soupçonné d'avoir été mandaté par l'organisation Etat islamique (EI) pour commettre un attentat en France avec Reda Kriket, un ex-braqueur arrêté à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) quelques jours avant lui. »

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 14:19
« Pentecôte », vous avez dit « Pentecôte »

Bon, je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je n’ai jamais rien compris à la signification religieuse de la « Pentecôte ». Je n’en ai retenu que les accidents de la route, les tournois de foot et la tentative raffarinesque (il a dû se dire que personne n’y comprenant rien, cela passerait comme une lettre à la poste) de sucrer un jour de congé.

Alors, c’est quoi la Pentecôte ? Nous publions ci-dessous la définition de Wikipedia (et si après l’avoir lu, vous avez compris, vous avez gagné le n° suivant, « qui lui ne gagne rien » - Saint-Pierre Da
c) :

« La Pentecôte (du grec ancien πεντηκοστὴ ἡμέρα / pentêkostề hêméra, « cinquantième jour ») est une fête chrétienne qui célèbre la venue du Saint-esprit, cinquante jours après Pâques, sur les apôtres de Jésus Christ et les personnes présentes avec eux, rapportée dans les Actes des Apôtres. Elle conclut officiellement le temps pascal et donne à l'Église les prémices de sa mission : annoncer la bonne nouvelle de la résurrection du Christ à toutes les nations.

Cette fête tire son origine de la fête juive de Chavouot, fête des Prémices ou fête des Semaines. Sa célébration est attestée localement à partir du IVème siècle.

La Pentecôte se célèbre le septième dimanche, soit le cinquantième jour à compter du dimanche de Pâques compris, à une date mobile calculée par le comput. Elle tombe toujours un dimanche entre le 10 mai et le 13 juin. Elle se poursuit le lendemain, dans certains pays, par un lundi férié ou chômé, dit « Lundi de Pentecôte ».

Dans le calendrier juif, Chavouat se déroule « sept semaines entières » ou cinquante jours jusqu'au lendemain du septième sabbat », après la fête de Pessa’h. De là son nom de Fête des Semaines (Chavouot, en hébreu) et celui de Pentecôte (cinquantième [jour], en grec ancien)) dans le judaïsme hellénistique. Le chiffre 50 n'a pas de symbolique spécifique dans l'Ancien Testament, en revanche, 50 jours sont équivalents à 7 semaine, et le chiffre 7 est éminemment symbolique1.

Fête à considérer comme un sursaut de la tradition prophétique qui tend à s'estomper dans le judaïsme du Second Temple au profit d'une religion sacerdotale, elle puise ses origines dans une fête célébrant les moissons qui devient progressivement la célébration de l'Alliance sinaïtique entre Dieu et Moïse et de l'instauration de la Loi mosaïque. Vers le début du ier siècle, elle devient l'un des trois grands pélerinages annuels, surtout célébré par certains juifs hellénisésn et par certaines sectes juive tout en conservant hors de ces groupes minoritaires sa dimension agricole jusqu'au Ier siècle de notre ère. Ce n'est qu'à partir du IIème siècle que le pharisianisme liera la fête de la moisson à la commémoration du don de la Loi au Sinaï.

Les Actes des Apôtres situent explicitement lors de cette fête juive4 le récit où les premiers disciples de Jésus de Nazareth reçoivent l'Esprit Saint et une inspiration divine dans le Cénacle de Jérusalrm : des langues de feu se posent sur chacun d'eux, formalisant la venue de l'Esprit dans un épisode de communication inspirée qui permet aux disciples de s'exprimer dans d'autres langues que le galiléen sans qu'on sache s'il s'agit plutôt de polyglottisme ou de glossolatie

« Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. »

— Actes 2:1-4v 3

L'image du feu — conforme à la tradition juive de l'époque sur l'épisode de la révélation sinaïtique que l'épisode entend renouveler — matérialise la Voix divine. La tradition chrétienne perçoit et présente la Pentecôte comme la réception du don des langues qui permet de porter la promesse du salut universel aux confins de la terre2 ainsi que semble en attester l'origine des témoins de l'évènement, issus de toute la Diaspora juive. Elle fait suite à l'Ascension de Jésus au ciel relatée dans les évangiles de Jean, Luc et Marc et les Actes des Apôtres.

Suivant les Actes, les acteurs vont assurer la diffusion de l'Évangile : le discours de l'apôtre Pierre conduit 3 000 juifs pieux au baptême.

« Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s'augmenta d'environ trois mille âmes. »

— Actes 2:41

Dans un épisode rapporté par le seul évangile selon Jean, celui de la dernière Cène qui se déroule la veille de sa Passion, Jésus annonce la venue du Paraclet (traduit par le Consolateur ou le Défenseur) :

« Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. »

Les évangiles synoptique synoptiques n'évoquent pas cette annonce.

Si une période festive de cinquante jours est attestée dans certaines communautés chrétiennes à partir de la fin du IIème siècle, elle n'était pas généralisée et ce n'est qu'à partir du IVème siècle qu'est instituée la fête de la Pentecôte au dernier jour de cette période6; elle est attestée à Rome et Milan vers 3807.

À l'époque de Charlemagne, la Pentecôte était devenue une fête d’obligation, mentionnée comme telle lors du concile régional de Mayence, au cours de laquelle l'Église catholique romaine s'adressait aux nouveaux baptisés et confirmés.

La Pentecôte fait aussi partie des douze fêtes majeures du calendrier liturgique orthodoxe.

Au début du XXème siècle apparaît le pentecôtisme, appelé aussi mouvement de Pentecôte, une mouvance protestante évangélique accordant une importance spéciale aux dons du Saint-Esprit, tels ceux manifestés par les apôtres et autres fidèles rassemblés le jour de la Pentecôte.

Depuis le concile Vatican, le lundi de Pentecôte n'est plus solennisé hormis dans les branches traditionalistes de l'Église. Depuis ce concile qui a remis à l'honneur le culte rendu à l'Esprit-Saint, cette fête donne parfois lieu à des célébrations particulièrement festives, notamment au sein des communautés charismatiques.

Dans les traditions chrétiennes, la fête de la Pentecôte est ainsi une occasion spécifique de célébrer le Saint-Esprit, troisième personne de la trinité chrétienne.

En cette occasion, les prières des chrétiens invoquent Dieu pour que l'Esprit-Saint leur soit accordé9.

La Pentecôte commémore aussi le début de l'évangélisation, et donc la fondation de l'Église10.

Dans la tradition catholique romaine, la messe chantée lors de la fête de la Pentecôte comporte la séquence grégorienne Veni Sancte Spiritus. Dans quelques rares églises catholiques d'Europe occidentale, usage hérité du Moyen Âge, des pétales de roses sont lancés sur les fidèles pendant le chant de la séquence.

Le compositeur français Olivier Messiaen a composé une de ses œuvres majeures pour orgue, la Messe de la Pentecôte pour célébrer cette fête.

La Pentecôte est célébrée le septième dimanche, soit quarante-neuf jours après le dimanche de Pâques. La date en est variable puisque Pâques est une fête mobile.

Elle est la troisième des cinq fêtes cardinales de l'année lithurgique catholique.

Les dates récentes ou imminentes de cette fête religieuse mobile par rapport au calendrier grégorien sont les dimanches suivants dans l'Église catholique, selon lecomput :

  • Année précédente : dimanche 24 mai 2015,
  • Année courante : dimanche 15 mai 2016,
  • Année suivante : dimanche 4 juin 2017.

La fête de la Pentecôte a lieu un dimanche, jour férié dans les pays de culture chrétienne.

Dans certains pays, le lendemain est également férié : le lundi de Pentecôte est actuellement jour férié en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en France, en Hongrie, en Islande, au Liechtenstei, au Luxemboug, aux Pays-Basn dans certains cantons suisses, en Norvège, au Danemark, en Ukraine, en Roumanie, à Chypre, en Grèce (secteur public et certains secteurs du privé), à madagascar, au Bénin, au Togo, en Côte d’Ivoire et au Sénégal qui, pourtant, est un pays à 90 % musulman.
En Suède, il ne l'est plus depuis 2005, année où le 6 juin (fête nationale siédoise) est devenu férié. Mais il ne l'est pas dans des pays pourtant de tradition catholique comme l'Italie, le Brésil, l’Irlande, l'Espagne, le Canada, le Portigal, la Pologne, ni au cameroun, ni dans certains pays de tradition orthodoxe comme la Russie.

En France, le lundi de Pentecôte a été jour férié depuis le Concordat de1801 jusqu'en 2004. Entre 2004 et 2007, à la suite de la décision du gouvernement Raffarin d'en faire une journée de solidarité envers les personnes âgées, il reste férié mais devient non chômé pour beaucoup d'entreprises. Il redevient chômé, mais non payé dès 2008. Dans la polémique liée à cette mise en place, l'épiscopat français déclara qu'il n'y avait pas objection d'ordre religieux à sa suppression, mais réclama une concertation14.

Cette fête mobile a lieu à une période où l'on récolte des fruits, ce qui donne lieu à de nombreux dictons, tels :

  • « À la Pentecôte, la cerise est notre hôte ».
  • « À la Pentecôte, fraises on goûte ; à la Trinité, fraises au panier. »

Le « veau de la Pentecôte » est un concept marketing lancé en France en 1998 par Comaral, structure marketing de la collective de la viande, sur le mode de l'agneau pascal ou de la dinde de Noël, pour relancer la consommation de viande de veau. Cette opération commerciale est indépendante de la fête chrétienne qui ne donne aucune instruction alimentaire spécifique pour ce jour-là. ».

Pierre M
athon

« Pentecôte », vous avez dit « Pentecôte »
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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 10:55
La statue du chevalier de la Barre qui fut exécuté il y a plus de 2 siècles en France pour avoir refusé de saluer une procession
La statue du chevalier de la Barre qui fut exécuté il y a plus de 2 siècles en France pour avoir refusé de saluer une procession

Nous publions ci-dessous la « Lettre Ouverte n° 13 - 6 mai 2016 » de Rosalind Fay, consacrée à la réunion organisée par le ps de Bagnolet ce mardi 3 mai à la laïcité :

« Le 3 mai dernier, le Parti Socialiste, Section de Bagnolet, a organisé une Réunion sur la « Laïcité, religions et vivre-ensemble : parlons en ! » Avertie par une amie au tout dernier moment, j’ai pu y assister. (Le PS a très peu communiqué autour de cette initiative.)

Pourquoi le PS de Bagnolet a cru devoir tenir une réunion sur cette thématique ?

A l’exception de Monsieur Jean-Louis Malys, Secrétaire national CFDT en charge de la lutte contre les discriminations, les animateurs de cette réunion ont longuement « tourné autour du pot » en prononçant des lieux communs où leur besoin de définir le mot Laïcité dominait le débat jusqu’à ce que des interventions de la salle viennent enfin rompre la monotonie d’un discours lisse et consensuel. J’en déduis que le Socialistes de Bagnolet n’ont pas du tout mis au courant les animateurs des incidents inquiétants survenus à Bagnolet depuis quelque temps.

En tant que femme, je me suis sentie mal défendue par tous ces animateurs hommes. Trop de tolérance tue la tolérance. Je cite M. Cadène qui en cherchant à banaliser le port du voile a trouvé une analogie saugrenue: « l’une peut porter un voile et l’autre peut venir en bermuda … » En gros, Messieurs Cadène et Grezes s’accordent pour dire que si les femmes voilées s’intègrent et qu’il n’y a pas de prosélytisme, il n’y a pas de problème. Ensuite il y a eu un discours laborieux et peu convaincant sur le port du voile ostensible vs ostentatoire. Ce sont décidément des hommes qui parlent en omettant de dire que le voile est avant tout un symbole de la soumission des femmes.

Heureusement, des interventions du public sont venues donner un ton et un contenu à cette réunion.

Une première intervention d’un homme né en 1926, et issu de l’immigration italienne et dont je m’excuse de ne pas avoir retenu le nom, a brisé la glace. En évoquant Condorcet et l’Ecole Publique, il a rappelé le contexte historique. Pour lui, « laïcité » égale « citoyenneté » Il a insisté sur le fait que de nombreuses personnes sont hostiles à la citoyenneté.

Jean Wohrer est intervenu, excédé, pour évoquer le ton « bisousnours » de la soirée en rappelant les irruptions intempestives de personnes se revendiquant de l’Islam dans des réunions du Conseil Municipal. Marie Laure Brossier a pris la parole pour parler de la scandaleuse affaire de l’école coranique clandestine tenue dans des locaux municipaux, dont de très nombreux bagnoletais ont été témoins. Et quid de l’association des Nubiens qui squattent toujours le local appartenant à l’Association du Quartier de la Dhuys. Et pourquoi bon sang, et au nom de quoi, le Maire leur propose des locaux ? Qui est derrière tout cela ?

Didier Idjadi a parlé de malaise et de considérations électoralistes. « Dans tous les partis il y a malaise et un sentiment de démission des pouvoirs publics. Concernant l’idéologie et les femmes, il y a trop de neutralité… »

Une jeune dame (dont je m’excuse de ne pas avoir retenu le nom) d’origine polonaise pour la situer, est intervenue : elle anime bénévolement des ateliers de gymnastique et de boxe pour des filles et des garçons. En réponse à sa demande concernant un local municipal, un Maire Adjoint lui a suggéré qu’il faudrait séparer les filles des garçons. Cinq élus, dont trois élus membres du PS, et le Maire en personne, étaient présents. Aucun n’a pris la parole ; aucun n’a répondu à cette dame qui a posé une question gravissime impliquant clairement un élu de la municipalité ! Le silence de tous les élus socialistes présents à cette réunion est totalement incompréhensible.

Il ne s’agit pas d’un problème de religion, mais d’idéologie. En effet, les grands absents des discours officiels de la soirée étaient des notions d’idéologie et de féminisme.

Jean Claude Séguin évoquant le Salafisme vs la Lumière, a craint un retour en arrière où on va vers moins d’intégration. Dommage que le PS n’ait pas poursuivi le débat dans ce sens.

Impossible d’être d’accord avec M. Cadène qui conseillait les citoyens d’agir en l’absence d’une réaction des pouvoirs publics. A Bagnolet on a trop souffert de la démission des politiques. Le Maire et ses Adjoints doivent avoir le courage de réagir publiquement. Je ne partage évidemment pas le sentiment d’autosatisfaction « bisousnours » exprimé par la responsable PS de Bagnolet en guise de conclusion.

Je précise que j’ai voulu citer des propos des intervenants le plus fidèlement possible et m’excuse d’avance si en écourtant leurs propos j’ai omis des idées essentielles.

Sincèrement,

Rosalind Fay »

Nous reviendrons évidemment dans ce blog sur la question de la laïcité et ses aspects bagnoletais*.

Pie
rre Mathon

* Notre article du 5 mai 2016 :

http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/2016/05/laicite-laicite.html

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 11:23
Laïcité, laïcité

J’écoutais distraitement sur la télévision publique en ce matin d’Ascension (L’Ascension fête chaque année la date anniversaire où le Christ serait monté au ciel après avoir été mis en croix par ces salauds de Romains et de Juifs) l’homélie (pardon le discours du ministre de l’intérieur de la république française laïque dans une église des chrétiens d’Orient. Et cela m’a remis en mémoire que le PS de Bagnolet venait d’organiser un débat ce mardi sur la laïcité avec son très laïque député Razzy Hammadi.

Au risque de paraphraser quelqu’un, je dirais qu’il ne suffit pas de crier « laïcité, laïcité » en sautant comme un cabri pour être laïque …

Si l’on comprend bien, la question de la laïcité travaille – à juste titre - les socialistes de Bagnolet.
Je dirais 1- qu’il est plus que temps et 2- que ce n’est pas en jouant de la confusion que l’on va pouvoir se sortir du mauvais pas dans lequel nous nous sommes mis.

Pris par une réunion, nous n’avons pu – sans regret - nous rendre à ce meeting du PS Bagnolet. Nous émettrons donc quelques remarques sur le tract d’appel du PS et ses invités.

D’abord, si la laïcité, qui est la séparation des différentes églises et de l’Etat, permet –seule ! - le vivre ensemble de tous, religieux ou pas, notamment en respectant la démocratie et le droit à l’existence des minorités, il est pour le moins curieux de transformer un débat sur la laïcité en un débat sur la lutte –par ailleurs nécessaire – contre les discriminations. Ainsi 2 intervenants sur 3 n’avaient pas de rapport avec la laïcité et le 3ème est le rapporteur du très discuté Observatoire de la laïcité. Soulignons que le président de cette officine, dont la composition est fixée par le gouvernement PS, J.-L. Blanco, manifeste une conception restrictive de la laïcité, réduite à la cohabitation des différentes religions et un grand laxisme vis-à-vis des manifestations religieuses dans l’espace public ainsi que des actes politiciens - et de certaines entreprises publiques - communautaristes et clientélistes. Or, comme on le sait, plus de la moitié des FrançaisEs se définissent comme athées ou non religieux.

Bref, après cette belle tentative du PS bagnoletais de noyer le poisson, nous continuerons notre co
mbat laïque, toujours plus d’actualité et universel.

À suivre.

Pierre Mathon

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 16:01
Islamisme : l'interview de Céline Pina dans Marianne

« L'islamisme, ce n'est pas une invasion de barbus, c'est beaucoup plus insidieux ».

Une interview de Céline Pina recueillie par Louis Hausalter dans Marianne du 18 avril
2016

Céline Pina, ex-élue PS qui s'est fait connaître en dénonçant le salon de « la femme musulmane » de Pontoise, pointe dans son livre « Silence coupable » le déni de la classe politique face à la progression rampante du salafisme. Celle qui a été adjointe à la mairie de Jouy-le-Moutier (Val-d'Oise) et conseillère régionale d'Ile-de-France dénonce aujourd'hui le clientélisme qui voit des élus locaux pactiser avec les islamistes, au mépris de la laïcité. Entretien.

« En septembre, vous dénonciez les discours entendus au salon de « la femme musulmane » à Pontoise. Six mois plus tard, vous publiez un livre le renoncement des politiques à défendre la laïcité. Que s'est-il passé entretemps ?

Ces questions, elles me travaillent et je les travaille depuis très longtemps. C'est parce que certains ont été traités de tous les noms avant moi que je peux parler de ces sujets aujourd'hui. Je pense à des gens comme Christophe Guilluy, Caroline Fourest, Elisabeth Badinter, Djemila Benhabib… Ils m'ont aidé à ouvrir les yeux et à me délier de l'affectif, qui peut empêcher de parler, surtout quand vous pensez que cela peut vous coûter votre place. Mais quand je vois l'état de la société aujourd'hui, je me dis qu'il faut savoir prendre sa perte.

Vous dénoncez les élus qui pactisent avec des islamistes en citant des municipalités comme Bagnolet, Cergy-Pontoise ou Aulnay-sous-Bois, mais vous n'accumulez pas de nombreux exemples. Est-ce pour ne pas jeter des noms en pâture ou parce que tout cela reste marginal ?

D'abord, je n'ai pas mené moi-même une enquête : j'ai pris des exemples que j'ai vus ou dont on m'a parlé. Ensuite, ce n'est pas forcément intéressant de livrer des noms car c'est une logique de système. Surtout, c'est dangereux. Certaines personnes vous racontent des choses, mais ne veulent pas témoigner publiquement de peur d'être violemment attaquées. Les accusations d'islamophobie ferment encore la bouche de beaucoup de monde. Quand quelqu'un d'aussi respectable et respecté qu'Elisabeth Badinter subit de telles attaques pour avoir dit qu'il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d'islamophobe, vous imaginez la trouille des gens qui n'ont pas son aura.

Dans votre livre, vous décrivez des salafistes dans une logique permanente de dissimulation…

Ce n'est pas une invasion de barbus, c'est beaucoup plus insidieux. C'est de l'infiltration qui s'inscrit dans le temps long. Or, nous ne savons pas observer ces lentes montées en puissances, et quand elles aboutissent, nous sommes complètement décontenancés. Lorsqu'une association a voulu construire une mosquée dans la ville où j'étais élue, elle a d'abord envoyé trois gugusses sur la liste de gauche et trois autres sur la liste de droite. Ceux qui sont envoyés en première ligne sont de vieux chibanis sympas, pas du tout agressifs. Mais derrière, vous voyez souvent des jeunes, plutôt beaux gosses et sportifs, avec un look à la Tariq Ramadan. Ils ne disent jamais rien tant que les places ne sont pas prises, mais à la fin, vous vous rendez compte que ce sont eux qui tirent les ficelles.

Concrètement, qu'avez-vous observé dans le cas des mosquées ?

D'abord, la mairie accorde un bail emphytéotique (de très longue durée, NDLR), ce qui permet de subventionner sans le dire. Ensuite, les promoteurs de la mosquée vous demandent de construire un parking, en assurant que c'est l'intérêt général puisqu'il servira à tout le monde. Ensuite, on vous explique que ce serait bien de construire la mosquée à côté du lycée, pour que les jeunes puissent y aller au lieu de traîner dans la rue. Ensuite, on vous demande pourquoi on ne la mettrait pas dans le centre-ville. C'est un moyen de montrer sa puissance et de gagner en visibilité. On ne parle jamais de religion dans ces discussions, qui ressemblent plus à des négociations politiques qu'à une revendication légitime de gens qui veulent pratiquer leur religion dans l'enceinte privée.

On distingue en général l'islamisme non violent du terrorisme djihadisme, mais vous écrivez que les courants islamistes quiétistes sont en réalité « les préparateurs du terrain ». Pourquoi ?

Parce qu'ils ensemencent des graines de haine, de violences, de rejet de la société et préparent ainsi le passage à l'acte, même si je suis bien consciente que tous ne basculeront pas. Que la prise du pouvoir se fasse par la violence ou la légalité, la société qu'elle installe est la même. Quelle que soit la différence entre les Qataris, l'Arabie saoudite, l'Etat islamique, etc, la finalité est identique : soumission, oppression des femmes, violence envers les homosexuels, refus d'accorder les mêmes droits à ceux qui n'ont pas la même religion… On dériverait alors vers des sociétés claniques, non démocratiques, marquées par une embolie intellectuelle.

« Les autorités ne doivent pas sous-traiter la politique de la jeunesse »

Mais comment s'adresser aux populations victimes de l'emprise islamiste ?

Il faut commencer par remettre à leur place ceux qui les infusent, en disant aux salafistes qu'ils n'ont pas de place dans cette République. Il faut leur retirer les outils de la puissance : la possibilité d'accueillir des enfants, de donner des cours, d'organiser des rassemblements, de devenir des interlocuteurs de la mairie… Ensuite, un territoire perdu, c'est souvent un territoire abandonné. Les autorités ne doivent pas sous-traiter la politique de la jeunesse, mais s'en occuper elles-mêmes, en y mettant le prix. Aujourd'hui, on fait la promotion du service civique pour tenter de remettre la jeunesse dans une perspective citoyenne, mais on s'aperçoit que l'un de ses opérateurs principaux est la Ligue de l'enseignement, qui a fêté son 150e anniversaire avec l'European Muslim Network, le lobby de Tariq Ramadan… La Ligue des droits de l'homme (LDH) aussi sert de caution de moralité à ces gens, qui ne se trompent pas sur les lieux qu'ils infiltrent.

Aujourd'hui, les lanceurs d'alerte comme vous semblent mieux écoutés…

Oui, quelque chose est en train de changer. On l'a vu le 11 janvier 2015 : on s'est rendu compte qu'il y avait un peuple, que ce peuple avait une conscience du monde commun dans lequel il veut vivre et qu'il était prêt à se lever pour le défendre. Mais les politiques ne veulent pas voir ce changement, par peur d'une remise en cause des rentes de situation dans lesquelles ils se complaisent.

« Il y a un vrai courage chez Manuel Valls »

Mais quelqu'un comme Manuel Valls n'hésite pas à donner de la voix. Il s'est encore alarmé récemment de la progression d'une « minorité agissante » salafiste…

Je trouve effectivement qu'il y a un vrai courage chez Manuel Valls. Mais quand il sort du bois contre Jean-Louis Bianco pour défendre Elisabeth Badinter (dans la polémique qui a agité l'Observatoire de la laïcité en janvier, NDLR), il se fait humilier par le président de la République qui veut sauver un copain de 30 ans. L'autre problème, c'est que quand Valls parle de ces sujets-là, le gouvernement baisse les yeux et le PS lui tire dessus à boulets rouges.

Il ne faut pas se leurrer : aujourd'hui, le voile n'est pas une pièce vestimentaire, c'est une forme de revendication politique. Quand Valls estime qu'il faudrait interdire le voile à l'université, vous êtes d'accord avec lui ?

Oui, car le voile dont on parle n'est plus un petit foulard flottant sur des cheveux dénoués. C'est un uniforme total, un linceul. Il ne faut pas se leurrer : aujourd'hui, le voile n'est pas une pièce vestimentaire, c'est une forme de revendication politique. Il dit que des femmes qu'elles sont impures, qu'elles sont des sexes ambulants et qu'elles doivent cacher cela. Il dit surtout qu'elles sont inférieures à l'homme. Et si on introduit l'inégalité en raison du sexe, pourquoi ne pas l'introduire à raison de la couleur de peau ou de la conviction religieuse ?

Alain Juppé m'a particulièrement déçue lorsqu'il a justifié l'autorisation du voile en parlant de sa mère qui portait un foulard à l'église. J'ai envie de lui dire : tu sais Alain, ta mère qui portait un foulard, elle n'emmerdait pas les autres femmes pour qu'elles le portent. Et elle n'avait pas le droit d'avoir un compte en banque ou de travailler sans l'autorisation de son mari, elle n'avait pas la maîtrise de son corps… 70 ans ont passé, donc ne me renvoie pas à ces images-là. J'en ai marre de ces mâles politiques qui trouvent que rogner sur les droits des femmes, finalement, ce n'est pas un problème.

Comment expliquer le problème du Parti socialiste avec la laïcité ?

En un mot : électoralisme. Ce qui m'a fait partir, c'est le refus de clarification idéologique, l'ambiguïté cultivée à dessein et des désignations qui ne dépendent pas des qualités intellectuelles et morales, mais de la capacité à manipuler des paquets de voix. Je l'ai vu aux élections régionales : on invite des gens à devenir élus pour être le représentant de leur particularisme, et pas pour créer et faire vivre le monde commun.

« Le FN, comme les islamistes, pue la mort »

Vous parlez de « guerre des identitaires » entre les islamistes et le Front national. Que voulez-vous dire ?

Je perds souvent mes combats avec les gens qui me disent qu'ils vont voter FN en arguant que la seule qui est claire sur la laïcité, c'est Marine Le Pen. Déjà, quand vous écoutez ce que dit Marion Maréchal-Le Pen, vous réalisez que ce n'est pas exactement le même discours. Ensuite, le FN n'a pas plus de rapport à la vérité que les islamistes. Ce sont des tacticiens purs. Ils voient que la laïcité et la République sont des mots porteurs, donc ils les utilisent. Mais ce discours ne les engage à rien. Quelque part, ils sont aussi absolutistes dans l'identité que les islamistes. Le rêve de ces derniers est un monde immanent et figé. C'est pareil pour le FN, qui a une vision d'une France presque mythifiée, figée dans ses représentations. Pour moi, l'un comme l'autre pue la mort.

Selon vous, quel candidat à la présidentielle tient le discours le plus clair sur ces questions ?

2017 me désespère. Hollande ne devrait pas se représenter, Sarkozy non plus. Cela créerait un vrai appel d'air. Celui qui me semble le plus proche des idées pour lesquelles je me bats, c'est Bastien Faudot, le jeune candidat du Mouvement républicain et citoyen (MRC), que je vais bientôt rencontrer. Mais pour l'instant, soutenir un candidat n'est pas mon objet. Je veux redonner de la spiritualité en politique, l'envie aux gens de se lever et de se battre pour être co-créateurs de notre monde commun.

D'où viendra le déclic ?

Dans la population, on sent qu'il est là. Malheureusement, les politiques préfèrent tourner le dos par manque de courage. Je sais que le discours "tous pourris" est insupportable et violent pour des élus souvent dévoués. Mais le dévouement sans le courage, ce n'est pas suffisant. Ce ne serait pas grave si nous étions comme il y a 30 ans. Seulement, aujourd'hui, des gens meurent à cause de ça. Il faut arrêter de jouer. »

Silence coupable, de Céline Pina, éditions Kero, 256 pages, 18,90 €.

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 12:19
« Munich » en 2016 : ça se passe à Air France !

C’est un véritable signe de soumission mercantile, un « Munich » de 2016* qui se déroule avec la République (sic) ISLAMIQUE (resic) d’Iran. Ainsi le personnel féminin d’Air France doit porter en Iran le voile qui, loin d’être un simple morceau de tissu, est l’uniforme de la soumission féminine à l’Homme et à Dieu. Au moment où un mouvement se dessine en Iran pour libérer les femmes de cette obligation attentatoire à l’égalité des sexes.

Pierre Mathon

* Rappel, les accords de Munich (pardon aux habitants de Munich) qui ont offert la Tchécolovaque à Hitler, ouvrant la porte à la 2ème guerre mondiale, ont été signés le 30 septembre 1938 entre l’Allemagne, la France, la Grande Bretagne et l’Italie. Revenant de Munich, le ministre français Daladier avait, devant le « lâche soulagement » auquel s’abandonnaient certains qui l’accueillaient avec joie, prononcé les mots devenus célèbres : « quels
cons ! »

Daladier, quittant Munich

Daladier, quittant Munich

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 19:02
La UNE de Charlie Hebdo, ce 30 mars

La UNE de Charlie Hebdo fait polémique.

C’est la moindre des choses pour Charlie.

Un dessin de Riss représentant Stromae chantant « papa où t’es » avec les morceaux déchiquetés de son père qui rappelons-le est mort, massacré au Rwanda, nous remet en mémoire fort opportunément qu’au-delà de l’islamisme meurtrier qui déferle sur la planète, il y a eu des massacres, notamment au Rwanda où les religieux belges n’étaient pas exempts de responsabilités, même si, concernant le terrorisme en Belgique, (et en France) il est plutôt question de la piste du Rif marocain.

Bref, c’est la UNE de Charlie, du même tonneau que « Bal tragique à Colombey-les-Deux-Églises ». Eh oui c’est cela un journal satiriqu
e !

Pierre Mathon

La UNE de Charlie Hebdo, ce 30 mars
La UNE de Charlie Hebdo, ce 30 mars
La UNE de Charlie Hebdo, ce 30 mars
La UNE de Charlie Hebdo, ce 30 mars
La UNE de Charlie Hebdo, ce 30 mars
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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 21:18
Têtes de porc devant la résidence de l’ambassade du Maroc à Neuilly  … agression homophobe au Maroc

On apprend que deux têtes de porc ont été accrochées sur les grilles de la résidence de l’ambassadeur du Maroc à Neuilly. On entend déjà les cris d’orfraies des hystériques de « l’observatoire » auto-proclamé « de l’islamophobie » qui cherchent à mettre en parallèle les actes antisémites constitués de tueries et d’assassinats au nom de l’islam avec des actes – certes débiles et malveillants – de tranches de jambon, oreilles de cochon ou têtes de porc déposées sur des paillassons, devant des mosquées ou aujourd’hui sur les grilles de la résidence de l’ambassadeur du Maroc. Cet « observatoire » communique régulièrement – avec la complaisance de la presse - sur « l’explosion des actes islamophobes » en France pour essayer de faire oublier les crimes antisémites (Merah, Nemmouche, Coulibaly pour ne citer qu’eux) commis par des musulmans au nom de l’islam. Toujours cette tactique de victimisation et d’inversion de la réalité.

On peut et on doit se féliciter que malgré la terreur que l’islam fait régner en France, en Belgique, en Europe, en Afrique et dans tous les pays où l’islam est religion d’État, partout dans le monde, les Français en particulier ne se sont laissés aller à aucun acte criminel « en représailles » à l’encontre de musulmans. C’est la dignité de la France.

Dans le même temps, la victime d’une agression homophobe au Maroc vient d’être condamnée à quatre mois de prison ferme. Oui, vous avez bien lu : la victime. Oui, le droit marocain est inspiré par la charia.

Début mars, deux hommes ont été lynchés dans leur appartement de Beni Mellal, au Maroc, pays où l'homosexualité est pénalement répréhensible. Victimes, ces hommes ont néanmoins été poursuivis par la justice.

«Les homosexuel(le)s marocains sont de plus en en plus en danger. Non seulement ils sont criminalisés et abandonnés par le pouvoir, en plus ils sont à présent régulièrement lynchés par les foules haineuses et ignorantes. Qui va les sauver ? Qui va les protéger ?», a réagi sur Facebook l'écrivain marocain Abdellah Taïa après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo amateur d'agression homophobe. Particulièrement violente, celle-ci montre deux hommes, dénudés, le visage tuméfié et en sang, se faire sauvagement agresser par un groupe de jeunes dans leur propre appartement. Menacés avec une arme blanche, passés à tabac, ils sont traînés dehors nus et blessés.

Au scandale de cette agression homophobe, survenue début mars à Beni Mellal, s'en est greffé un autre : la condamnation de l’une des victimes à quatre mois de prison ferme. L'homme a été jugé pour «actes sexuels contre-nature avec récidive et ivresse», alors que deux de ses agresseurs, qui ont comparu le même jour, ont été condamnés à deux mois avec sursis. L’autre victime de l’agression, qui était en fuite, a quant à elle été arrêtée et présentée dimanche 27 mars au procureur du roi près du tribunal de première instance de Beni Mellal. L'audience est fixée au 4 avril prochain.

Qu’en pense l’ambassadeur du Maroc ?

Bravo au Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (Mali) qui dénonce une «agression sauvage» et exprime, dans un communiqué publié sur sa page Facebook, sa solidarité envers les deux victimes. Le groupe exige en outre l’abrogation de l’article 489 du code pénal marocain, qui criminalise les relations entre personnes de même sexe.

Quant au collectif Aswat, engagé dans la lutte contre la discrimination fondée sur la sexualité et le genre, il a aussitôt lancé un communiqué conjoint avec dix-sept organisations de la société civile marocaine dans lequel ils appellent à «la libération de la victime de cette agression, l’ouverture d’une enquête et la poursuite pénale des agresseurs ainsi que celui/celle qui a diffusé la vidéo révélant publiquement l’identité des jeunes et l’abrogation de l’article 489 du code pénal afin de garantir et de protéger les libertés individuelles et la vie privée des citoyennes et des citoyens».

Rappelons que le chef religieux suprême des musulmans du Maroc est le roi du Maroc qui porte, comme ses prédécesseurs, le titre de « commandeur des croyants ».

Hélène Zanier

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 12:33
Rien  à voir avec l’islam ? Ecoutons Amar Lasfar, président de l’UOIF

Le président de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) présente le terrorisme comme une « pathologie » dont souffrent quelques « brebis galeuses ».

Lundi 28 mars sur Europe 1, pressé de répondre par un journaliste, il a condamné le terrorisme djihadiste tout en relativisant à la fois l'ampleur du phénomène qui le produit que les causes religieuses de celle-ci.

Invité ce lundi 28 mars sur Europe 1, par J.-P. Elkabach, il a bien sûr été interrogé sur ce qu’on nomme la « radicalisation » de jeunes musulmans qui finissent par s’engager sous la bannière de l’État islamique afin de commettre des assassinats en Europe. Et alors que la voix de l’UOIF se fait peu entendre pour condamner les attentats qui ont notamment frappé Bruxelles, Amar Lasfar s’en défend : « Nous les avons toujours condamnés, à haute voix. À bas le terrorisme, à bas l'extrémisme ! Il n’a pas de place, le terrorisme, ni dans la religion ni dans la société, à bas les extrêmes d’une façon générale ». D’une façon générale, donc… mais à quels autres extrémismes fait-il allusion ? Il eut été intéressant que le journaliste le lui demande, car nous avons affaire à une piètre rhétorique de noyage de poisson.

Si Amar Lasfar a tant de mal à se montrer plus spécifique, c’est peut-être parce qu’il considère le terrorisme djihadiste comme un problème marginal… « Il y a quelques brebis galeuses, quelques poissons qui nous échappent entre les mailles du filet », concède-t-il, avant de relativiser aussitôt l’importance du phénomène : « Onze, allez onze qui ont sombré dans le terrorisme ! »

S’ils ne sont que « onze » selon lui, c’est notamment, parce qu’au fond, le terrorisme djihadiste n’a rien à voir avec une radicalisation religieuse musulmane, c’est une … maladie : « Il faut traiter les personnes qui ont sombré dans cette pathologie qui s’appelle le terrorisme ». Surtout, avance le président de l’UOIF, le djihadisme est contenu parce que des organisations comme la sienne font un immense travail de déradicalisation : « Daech d’abord est une idéologie, d’abord elle doit être combattue avec une autre idéologie et notamment par la prévention, certes il faut déradicaliser ». Vous avez compris ? Ça vous rassure ? Pourtant c’est censé le faire.

Au moins une chose est claire : il aurait pu ajouter pour être parfaitement audible : imaginez ce que serait la France si au lieu d’appuyer sur la pédale douce, on lâchait les fr
eins.

Puis vient l’inversion habituelle des valeurs, des causes, des responsabilités. Les failles, selon Amar Lasfar, ne sont donc pas à aller chercher dans le comportement d’instances comme l’UOIF mais plutôt dans celui de la République : « Je suis d’accord qu’il y a des phénomènes de radicalisation partout, pas uniquement dans certains quartiers (...) mais qu’est-ce qu’on a fait pour l’éviter ? (...), la politique urbanistique de notre pays, elle est responsable depuis une trentaine d’années. » Ah ? Quel reproche fait-il à l’urbanisme de Molenbeek qui n’est pas une ville de tours et de barres et qui est pourtant devenu un ghetto communautariste et un nid de djihadistes depuis plus de 20 ans dans Bruxelles « la belle ».

L’UOIF au contraire serait garante des valeurs de la République : « Notre islam, c’est d’abord un islam de la citoyenneté, notre islam s'intègre au sein de la République, (il serait) respectueux des lois de la République, nous sommes avant tout des citoyens ».

C’est pourquoi, sans doute, le président de l’UOIF combat la liberté d’expression fondatrice de la République, l’égalité femmes/hommes, défend les musulmans qui attaquent la laïcité, …

C’est pourquoi, sans doute, chaque rassemblement de l’organisation est l’occasion d’inviter toute une série de républicains notoires, dont les derniers exemples en date (entre autres) :

- Tariq Ramadan, favorable à un moratoire sur la lapidation des femmes

- Hassan Iquioussen, qui considère que « les sionistes ont été de connivence avec Hitler »

- Mohamed Rateb Al-Nabulsi, qui conseille à la femme de ne sortir de chez elle que « pour une nécessité ou un cas d’urgence »

- Abouzaïd Al-Mokri, selon lequel « les juifs ont une capacité incroyable à détruire les nations »

- Abdallah Salah Sana'an, qui confond allègrement homosexualité et pédophilie…

Avec des amis comme ça, la République n’a guère besoin d’ennemis…

Hélène Zanier / avec Marianne

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 09:24
Patrouille de soldats le 22 novembre 2015 à Molenbeek
Patrouille de soldats le 22 novembre 2015 à Molenbeek

Le Parisien.fr du 23 mars nous montre des habitantEs de Sevran s’inquiétant de la montée en puissance de l’islam radical dans leurs quartiers. Un article de Vincent Mongaillard :


« Une habitante de Sevran : «Ces tueurs, ça pourrait être nos voisins»

Samia*, jeune mère de famille du quartier Rougemont à Sevran (Seine-Saint-Denis), a d'abord « eu les larmes aux yeux » quand elle a appris, mardi matin, que Bruxelles avait été la cible des terroristes islamistes.

« Je me suis dit : Mais ils frappent encore, ça ne s'arrêtera jamais ! », confie-t-elle, face à son garçon de 3 ans assis dans une poussette. Puis elle s'est sentie « mal à l'aise ». « Parce que ces tueurs, ça pourrait être nos voisins », lâche-t-elle. Elle fait allusion aux jeunes radicalisés de la ville qui ont rejoint ces deux dernières années les rangs de Daech en Irak et en Syrie. Six auraient trouvé la mort sur le front de la haine. Les parents d'une proie de l'EI tombée en martyr ont, dans une lettre ouverte, reproché au maire d'avoir fermé les yeux face à la gangrène islamiste. La salle de prière soupçonnée d'être la base arrière des recruteurs vient d'être fermée.

A 20 km de la capitale, les façades défraîchies des barres HLM remplacent les briques rouges de Molenbeek. Mais comme en Belgique, la misère sociale, le chômage élevé, surtout chez les moins de 25 ans, le trafic de drogue, les dérives communautaristes et l'influence grandissante de l'islam radical font de ces cités de véritables ghettos.

« Moi, j'en veux aux parents, pas à la mairie, ce sont eux les responsables », dénonce Fatiha, 37 ans, agente administrative. Les images de l'horreur à Bruxelles l'ont replongée dans ses « angoisses du 13 novembre », celles des attentats de Paris. « Pendant trois jours, je n'étais pas allée au travail, j'avais peur des regards, peur d'être stigmatisée en tant que musulmane pratiquante », se remémore-t-elle. Cette mère de deux enfants a « peur » aussi d'être visée, « comme tout le monde », par la barbarie. « Au cinéma, quand la lumière s'éteint, je vérifie toujours où se trouvent les issues de secours », souffle-t-elle. Kamal, 35 ans, routier, a l'impression qu'il « ne peut plus vivre tranquille ». « Si les jeunes ont envie de faire le djihad en Syrie, qu'ils y aillent mais qu'ils restent là-bas, qu'ils ne reviennent pas tuer en Europe », s'énerve-t-il.

«Quand on regarde la télé, on a nous-mêmes peur de notre religion»

Nora, 33 ans, redoute de « payer encore les pots cassés ». « Quand on regarde la télé, on a nous-mêmes peur de notre religion », affirme cette secrétaire en congé parental, qui porte le voile depuis six ans. Le djihadisme a réussi à enrôler l'un de ses cousins en Hollande. « A 18 ans, il est parti en Irak et il s'est fait exploser là-bas. Pourtant, dans notre famille, on n'a rien à voir avec tout ça, on est très ouvert », répète-t-elle.

Pour Ahmed*, 17 ans, « ceux qui partent sont faibles mentalement, ont des mauvaises fréquentations et n'ont pas écouté les conseils de leurs parents ». « Moi, je me sens solide », martèle-t-il. Ce lycéen qui prépare un bac pro n'échappe pas à la pression intégriste des « engraineurs ». « Il y a deux semaines, j'ai reçu un SMS en inconnu sur mon portable qui disait : Viens avec moi battre les kouffar (NDLR : mécréants) sur les terres saintes. Je ne sais pas comment ils ont eu mon numéro. J'en ai parlé à mes parents. Ils m'ont dit : Si ça continue, on va montrer ça à la police », raconte-t-il. Lui juge « très graves » les assauts au nom d'Allah outre-Quiévrain. « Mais il y a une petite minorité ici qui doit être contente », avance-t-il.

Nous n'avons croisé hier après-midi aucune voix allant dans ce sens, mais plutôt des habitants qui font semblant de n'être « au courant de rien » ou qui refusent toute discussion. Martial, 20 ans, explique avoir souvent été approché par des rabatteurs. « Ils me disent de me convertir, que ça sera mieux pour moi. Mais moi, je suis chrétien ! », témoigne ce jeune Antillais. En vacances chez ses parents, là où il a grandi jusqu'à ses 20 ans, Menouar, 50 ans, a été pris à partie il y a dix jours par « cinq types en djellaba avec des grosses barbes ». « Je sortais du magasin, ils m'ont lancé : La mosquée vous attend ! Je les ai envoyés balader en répliquant : Ce n'est pas vous qui allez m'apprendre ce qu'est l'islam. Ces gars, ils rôdent, ils recrutent, ils sonnent chez les gens. Quelqu'un en face qui est fragile, il suit », s'alarme ce technicien de maintenance. Il s'étonne que les « gamins » d'aujourd'hui ne parlent que « de religion et d'argent ». « A leur âge, moi, je causais pas d'islam, je jouais », se souvient-il.

* Les prénoms ont été changés. »

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