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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 08:43
Et si on tuait les oiseaux, les lézards … de la corniche des forts
Le titre trouvé par le blog de « Romainville sud » est « énorme » mais juste ! http://romainvillesud.over-blog.com/2016/09/et-si-on-tuait-les-oiseaux-les-lezards-les-chouettes-de-l-ile-de-loisirs-de-la-corniche-des-forts.html#ob

La situation est effectivement grave.

« Ile de Loisirs de la Corniche des Forts

DEMANDE DE DÉROGATION POUR LA DESTRUCTION, L’ALTÉRATION, OU LA DÉGRADATION DE SITES DE REPRODUCTION OU D’AIRES DE REPOS D’ESPÈCES ANIMALES PROTÉGÉES

ET POUR LA DESTRUCTION ET LA PERTURBATION INTENTIONNELLE DE SPÉCIMENS D’ESPÈCES ANIMALES PROTÉGÉES

AU TITRE DE L’ARTICLE L. 411-2 DU CODE DE L’ENVIRONNEMENT

Impacts engendrés par les travaux de comblement de carrière

Oui.
Vous avez bien lu le titre de ce rapport de 159 pages que vous trouverez en CLIQUANT ICI...
Tragique. »


Les derniers articles parus à ce sujet sur notre blog :

1-http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/2016/08/corniche-des-forts-quand-l-etat-s-apprete-a-autoriser-la-destruction-d-especes-protegees.html

2-http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/2016/08/corniche-des-forts-destruction-des-especes-protegees-l-avis-de-l-
anca.html

3-http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/2016/08/consultation-sur-la-corniche-des-forts-l-avis-de-loic-lelardoux.html

Et l’ensemble des articles consacrés, sur notre blog, à la préservation du bois de Romainville :
http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/tag/corniche%20des%20forts/

A suivre.


Pierre Mathon

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 15:26
« Consultation » sur la corniche des Forts : l’avis de Loïc Lelardoux

La préservation du bois de Romainville est une de nos priorités.

Sur la » consultation » en vue d’accorder une dérogation à la Région Ile-de-France pour détruire des espèces protégées dans la Corniche des Forts, voici l’avis de notre ami Loïc Lelardoux, naturaliste, ancien responsable de l’ANCA (Amis des Naturalistes des Coteaux d’Avro
n) :

« Monsieur le Directeur,

La Région Ile-de-France demande une dérogation pour destruction d’espèces protégées sur la Corniche des Forts au titre de l’article L 411-2 du Code de l’environnement.

La Seine-Saint-Denis est inscrite dans la Zone de Protection Spéciale FR1112013 NATURA 2000 par l’arrêté ministériel du 26 avril 2006.

En présence d’un site classé NATURA 2000, aux termes de l’article L 414- 4 du code de l’environnement, lorsque « les programmes ou projets d’activités, de travaux d’aménagements, d’ouvrages ou d’installations sont susceptibles d’affecter de manière significative un site NATURA 2000, individuellement ou en raison de leurs effets cumulés, ceux-ci-ci doivent faire l’objet d’une évaluation de leurs incidences au regard des objectifs de conservation du site, dénommée : Evaluation des incidences NATURA 2000 ». (TV Versailles 27 janvier 1998, Hallot, TA Strasbourg 29 mai 1997, Commune de Pfastaff, req n°962988, CAA Bordeaux 4 Juillet 2002, Commune de Saint- Jean d’Anglely, req n°99BX00717).

La Corniche des Forts représente un corridor écologique important pour l’avifaune et notamment les espèces migratrices de passages sur les différentes entités sur site NATURA 2000. La Corniche des Forts est également un site majeur pour certains nicheurs tel que le Faucon pèlerin (Falco peregrinus) sur la Tour de Romainville avec des jeunes à l’envol le 25 mai 2016.

Ainsi, l’absence d’étude d’incidence est illégale.

L'étude d’impact a été réalisée sur la base de quelques inventaires réalisés en 2011 et 2012 sur le site de la Corniche des Forts, ce qui ne permet absolument pas de procéder à une réelle exhaustivité des espèces d'oiseaux vivants sur le site.

Afin de compenser la destruction des espèces, la Région Ile-de-France propose d’aménager un espace vert situé sur la commune de Torcy en Seine-et-Marne.

Ce site ne dispose d’aucune connexion pour les espèces faunistiques et floristiques patrimoniales de la Corniche des Forts ou des espaces d’intérêt écologique situés en Seine-Saint-Denis.

La compensation n’est pas à la hauteur des enjeux écologiques.

Dès lors l'insuffisance de l'étude d’impact sur l’environnement est manifeste et entache d'illégalité la demande de dérogation

Enfin, rappelons que, mercredi 20 juillet 2016, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages.

En matière de destruction d’espèces protégées, le code de l’environnement est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article L. 415-3, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de deux ans » et le montant : « 15 000 euros » est remplacé par le montant : « 150 000 € » ;

2° À l’article L. 415-6, le montant : « 150 000 € » est remplacé par le montant : « 750 000 € » ;

3° Au deuxième alinéa de l’article L. 624-3, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de deux ans » et le montant : « 15 000 euros » est remplacé par le montant : « 150 000 € » ;

4° Au deuxième alinéa de l’article L. 635-3, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de deux ans » et le montant : « 15 000 euros » est remplacé par le montant : « 150 000 € ».

Nous considérons que d’autres moyens de sécurisation et de valorisation des anciennes carrières de la Corniche des Forts peuvent être envisagés.

Nous sollicitons auprès de vous une demande de REJET de dérogation pour destruction d’espèces protégées.

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations distinguées »..

« Consultation » sur la corniche des Forts : l’avis de Loïc Lelardoux
« Consultation » sur la corniche des Forts : l’avis de Loïc Lelardoux
« Consultation » sur la corniche des Forts : l’avis de Loïc Lelardoux
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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 15:19
Corniche des forts, destruction des espèces protégées : l’avis de l’ANCA

Voici l’avis émis par l’ANCA (LES AMIS NATURALISTES DES COTEAUX D’AVRON) dans le cadre de la consultation publique de la DRIRR en vue de la destruction d’rdpèces protégées.

L’ANCA, membre de France Nature Environnement est u
ne « Association loi 1901. agréée jeunesse et éducation populaire. agréée de protection de la nature pour la Seine-Saint-Denis (article 141-1 du Code de l’Environnement). habilitée à participer au débat public dans le cadre d’instances départementales (article L.141-3 du Code de l’Environnement, 44 avenue des Fauvettes 93360 Neuilly-Plaisance Tél. 07.82.13.03.50 Email : association.anca@free.fr Site : http://www.anca-association.org/ »)

La consultation du public sur l’aménagement de la base de plein air et de loisirs de la Corniche des Forts sur les communes de Romainville, Noisy-le-Sec, Pantin et Les Lilas (93), organisée par la DRIEE (Direction Régionale Interdépartementale de l’Environnement et l’Energie) s’est déroulées du 4 au 29 juillet 2016.
En application de l’article L.120-1-1 du code de l’environnement, les décisions individuelles ayant une incidence significative sur l’environnement font l’objet d’une consultation du public par voie électronique.

« Remarques sur la forme 1. La concertation sur ce projet n’est pas sincère. Cette consultation, organisée par les services de la Région idf, se fait par voie électronique uniquement. Elle a été mise en place en juillet, lorsque beaucoup sont en congé. Aucune information, aucune publicité n’est visible nulle part. C’est illégal !

« Sauf disposition législative ou réglementaire particulière, les modalités de la mise à disposition, dont la durée ne peut être inférieure à quinze jours, sont définies par l'autorité compétente pour prendre la décision d'autorisation, d'approbation ou d'exécution et portées par cette dernière à la connaissance du public huit jours au moins avant le début de la mise à disposition. La mise à disposition s'exerce dans les conditions prévues à l'article L. 124-4 et au II de l'article L. 124-5 du Code de l’Environnement » → Où est l’avis de mise à disposition du public ? D’autre part, il est difficile de trouver cette consultation sur le site de la DRIEE. Il est au bout d’une arborescence improbable. Il s’agit d’une demande d’autorisation de destruction d’espèces protégées sur le site des anciennes carrières de Romainville au titre de l’article L411-2 du Code de l’Environnement. L’extraction du gypse y a été abandonnée dans les années 1960. Depuis cette date, un milieu forestier s’y développe. L’avifaune, qui est le point fort de la biodiversité du site, est en train de se spécialiser, avec de plus en plus d’espèces forestières en évolution qualitative. Les services de la Région connaissent parfaitement les associations qui suivent ce projet. Ce projet leur a été présenté lors de la réunion du 10 avril 2015 en mairie de Romainville. Pourquoi ces associations n’ont-elles pas été prévenues, d’une part pour cette consultation, d’autre part pour le dépôt de la demande d’autorisation de destruction d’espèces protégées ? Depuis 2011, Noisy-le-Sec Environnement, puis l’ANCA, association agréée d’étude et de protection de la nature demandent à être associées à l’élaboration de ce projet. Les premiers éléments du dossier ont été communiqués par la Région à NLSE après un recours auprès de la CADA. Depuis, il est très difficile d’avoir régulièrement des informations. Les modalités d’organisation de cette consultation montrent bien que cette « concertation » n’est pas sincère.

→L’ANCA demande la mise en place d’un comité de pilotage ouvert aux associations agréées, comme ce qui a été mis en place par l’AEV pour le projet du Montguichet.

Remarques sur le fond

1. Définition du pro
jet. Est-ce que l’étude d’impact est réalisée par rapport au projet de comblement, ou est-ce qu’elle est réalisée par rapport aux aménagements prévus après les comblements? Si c’est par rapport aux comblements est-ce qu’un autre projet risque de voir le jour une fois les comblements terminés ? Est-ce qu’on peut considérer le projet présenté dans le document comme contractuel ? Que penser des annonces faites par des élus d’un « grand projet d’agriculture urbaine » ?

2. Surfaces impact
ées. La zone dite « d’emprunt » a été défrichée/débroussaillée sans autorisation en 2015. La surface concernée n’entre donc pas dans le calcul de la surface totale à défricher, alors qu’elle le devrait. Cette zone sert au stockage des sablons de comblement. Les figures 4 à 7 présentent les zones à défricher ou « à débroussailler » La figure 7 présente la surface totale à défricher, soit 5,4 ha. Sauf que sur cette figure n’apparaissent pas les zones F, G, H, B1 qui seront, elles, « débroussaillées » : quelles sont les garanties pour le maintien des arbres dans ces zones? Le périmètre de cette surface est particulièrement tortueux. Dans la réalité les engins iront tout droit et ne feront pas le tour des arbres !

En ce qui concerne l'information du public, l'enquête publique est obligatoire pour les défrichements compris entre 10 et 25 hectares dès lors qu'une étude d'impact est requise. Il n'y a en revanche pas d'enquête publique pour un défrichement portant sur une superficie inférieure à 10 hectares, même si l'opération est soumise à étude d'impact. Dans ce dernier cas, une mise à disposition du public des informations relatives à l'opération doit être effectuée en application de l'article L. 122-11 du code de l'environnement. → La surface à défricher est minimisée pour échapper à une enquête publique. → Où est la demande d’autorisation de défrichement qui est mentionnée dans le calendrier de la page 30? La zone de travaux est de 14ha, ce qui correspond à la phase 1 du projet d’aménagement de « l’Ile de Loisirs ». Page 106, il est question de l’impact sur les habitats d’espèces. L’habitat de l’avifaune des boisements sera impacté sur 13 ha. Celle des buissons et broussailles sur 3ha (ce qui représente 85% de leur habitat). La surface boisée disponible pour les écureuils sera réduite et sera insuffisante pour le maintien de la population sur site. Dans l’étude d’impact il est dit que l’écureuil n’est pas rare et qu’il y en a ailleurs… Même si la zone à défricher ne fait que 5,4 ha (ce dont nous doutons), l’étude d’impact admet que c’est l’ensemble de la zone de travaux qui sera impactée pour les habitats d’espèces, et elle propose 15 ha de bois comme mesure compensatoire sur la Base de Loisirs de Vaires (en Seine-et-Marne !). Il y a un décalage entre la surface « défrichée » et la surface compensatoire proposée. L’impact sur les habitats d’espèces a été bien compris au regard de la compensation proposée. → Cela fait 15 ha d’habitats d’espèces en perte sèche sur la Corniche des Forts. Cela n’est pas acceptable !


3. Mesures compensatoires proposées Il est proposé 2 types de mesures compensatoires.
3.1. Les mesures mises en œuvre ex-situ. Il s’agit d’une remédiation écologique qui serait mise en oeuvre sur la base de Vaires. 15 ha d’arbres ont été (mal) plantés il y a une trentaine d’années. Le sol entre les arbres a été bâché ( !). Il s’agirait d’enlever les bâches, le tout pour un coût de 61 000 euros… Les cortèges d’oiseaux visés par cette mesure (limicoles, oiseaux des bords de Marne) ne sont pas les mêmes que ceux qui seront détruits sur la Corniche des Forts. Ce site situé à 20 km de Romainville ne présente pas d’intérêt pour les riverains qui fréquentent la Corniche des Forts, et qui sont attachés à un bois de proximité. →L’ANCA demande une compensation sous forme de valorisation écologique sur place, à Romainville, en Seine-Saint-Denis La Base de Vaires, actuellement en travaux, est impactée par le projet d’accueil des JO. L’historique du choix de cette « compensation » n’est pas clair et semble correspondre davantage à un besoin exogène qu’à une véritable compensation. Ces mesures compensatoires ex-situ sont chiffrées à 61000 euros de mise en œuvre auxquels s’ajoutent 37500 euros de gestion sur 30 ans. → l’ANCA demande que cet argent soit recentré sur la valorisation écologique de la Corniche des Forts.
3.2. Les mesures mises en œuvre in-situ ont pour objectif la valorisation écologique du site, sur hélas seulement 2 ha. Cependant, il s’agit d’une mesure « non validée ». « La compensation in situ est à valider (21 500m²) mais l’ordre de grandeur est respecté ». « Elle aura également pour objet de diversifier les habitats, notamment les milieux ouverts et de permettre l’accueil d’une plus grande biodiversité ». Quelle différence entre une mosaïque d’habitats et des habitats fragmentés ? Il n’y a pas suffisamment de surface pour faire une mosaïque d’habitats qui serait viable pour les espèces concernées. → L’ANCA demande le maintien de l’habitat forestier sur la zone de projet. Il y a déjà de la prairie au sud de la zone dans le parc de la Sapinière, où il faudrait mettre en place une gestion différenciée. Il y a de la prairie aussi dans l’ancien parc communal de Romainville, qui fait partie du périmètre de « l’Ile de Loisirs », et où nous attendons toujours la mise en place d’une gestion différenciée ainsi qu’une lisibilité d’objectifs dans la gestion… La gestion différenciée fait partie des mesures énoncées à mettre en œuvre pour la valorisation écologique du site. Les coûts financiers et humains de cette gestion ne sont pas anticipés dans le projet. Dans la réalité, on peut s’attendre à peu ou pas de gestion. Dans ce contexte, il ne faut pas planter de cornouiller sanguin ou de troènes, espèces envahissantes.

L’utilisation de BRF (bois raméal fragmenté) est préconisée pour confiner le sol pollué et l’isoler du contact avec les utilisateurs tout en améliorant le sol. Le terme BRF fait référence à du bois vert provenant de jeunes rameaux et de feuilles. Il n’a pas du tout la même fonction que des copeaux de bois issus du broyage des grosses branches. Ce qui est proposé dans l’étude d’impact, qui mentionne un diamètre des branches de 7 cm, ressemble davantage à un moyen d’utiliser les déchets des arbres coupés. Les effets sur le sol ne sont pas les mêmes. Le paillage de la forêt avec des copeaux et des plaquettes n’est pas favorable à la biodiversité.Les arbres à replanter doivent l’être dans un objectif de naturalité. Il faut éviter les alignements d’arbres trop rapprochés.

4. Le devenir de la zone d’emprunt La zone dite d’emprunt (secteur 7) va être utilisée pour le stockage provisoire des matériaux sableux. Lorsque les comblements seront terminés, cette zone sera mise au même niveau que la rue, à des cotes d’environ 64 m. Ces cotes correspondent à la présence d’argiles situées entre les masses de gypse 2 et 3. Ces argiles sont à conserver dans la réalisation d’une zone humide avec des mares. → L’ANCA demande que la zone d’emprunt soit aménagée en vraie zone humide, et pas juste en « noue ». Des mares permettraient de compléter le réseau de la trame bleue d’Est Ensemble en cours d’élaboration. Les plantes préconisées (gazon rustique) pour cette zone ne sont pas celles qui conviennent à un substrat argileux à maintenir pauvre (sans apport d’azote). Par ailleurs, il faut privilégier des essences locales et sauvages de préférence. Par ailleurs, l’ANCA demande la préservation du front de taille qui surplombe la zone d’emprunt ↓

5. Loi sur l’eau. L’étude d’impact de 2016 est sensée être une actualisation de celle de 2012. Pourtant, il n’y a absolument rien sur la Loi sur l’eau, qui est pourtant intégrée au nouveau code de l’Urbanisme entré en vigueur au 1er janvier 2016. L’enveloppe d’alerte des zones humide de classe 3, définie par la DRIEE (2009), correspond à peu près aux argiles affleurantes.

Au niveau des anciennes carrières de Romainville, ces argiles existent mais elles sont recouvertes par d’épaisses couches de remblais. Elles réapparaitront lors de l’enlèvement des sablons et des remblais de la zone d’emprunt.

Dans le cadre du projet d’aménagement de la Base de Loisirs de la Corniche des Forts, des sondages ont été réalisés en 2009 par Géotec et Sepia, à la demande de la Région idf et de l’AFTRP (aujourd’hui Grand Paris Aménagement). Dans les coupes géologiques plus fines, les argiles se situent à la cote 61 à 64 m, ce qui correspond à la hauteur de la rue du Dr Vaillant. Dans le cadre de la loi sur l’eau, il faut faire des carottages pour identifier les zones humides. Il y a une zone probablement humide repérable aux saules. Elle se trouve à l’est de la zone d’emprunt, dont il est prévu de prélever les terres pour le comblement de la rampe. Il faut aussi réfléchir aux écoulements et à l’impact des comblements sur l’eau.

Extrait de la carte géologique 1/50 000 (BRGM) 6/6

Les anciennes carrières de Romainville fonctionnent comme un château d’eau avec un réseau complexe. La 3eme masse est remplie d’eau →Ces éléments ne sont pas du tout pris en compte dans l’étude d’impact qui doit être complétée.

6. Etat initial de l’environnem
ent. Les inventaires ne sont pas à jour, incomplets, en particulier les insectes. Les données transmises par Noisy-le-Sec Environnement (2011, 2012) n’y figurent pas. → l’ANCA demande que soit complété l’état initial de l’environnement.

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 12:46
Mai 2015
Mai 2015

Pour procéder aux travaux destructeurs dans le bois de la Corniche des Forts, à Romainville, la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Énergie (État) a organisé - à la sauvette et sans publicité - une « consultation en vue d’accorder une dérogation pour autoriser la destruction d’espèce protégées.
.
Après un premier avis envoyé le 25 juillet (« Pourquoi ne pas faire tout simplement de cet espace laissé "naturel" pendant plus de 50 ans un espace naturel, accessible seulement pour les observations de petits groupes ? Ce serait 1-respectueux de la biodiversité qui s'est progressivement constituée et 2- moins coûteux pour les collectivités publiques »), voici le courriel que j’ai envoyé ce 29 juillet, dernier jour de la consultation, à la DRIEE dans ce ca
dre

« Bonjour Mesdames et Messieurs,
Comme responsable associatif, je ne peux que remarquer, la confidentialité de cette consultation qui se déroule en plein mois de juillet. Par ailleurs les différentes associations - dont la nôtre (mais aussi l’ « ASVR », « Romainville-sur- Argile », « Patrimoine et Environnement à Romainville » pour ne prendre que ces 3 associations de Romainville etc.) - très impliquées dans la réflexion sur le projet d' « île de loisirs » (et qui avaient été à ce titre invitées à la réunion sur le sujet qui s'était tenue début 2015 à l'initiative du syndicat mixte de la corniche des forts, lequel a toutes les coordonnées, n'ont absolument pas été informées de cette consultation. Aucun panneau n'a été apposé sur le site et nous n'avons été informés que très tardivement par hasard et grâce à la curiosité d'une responsable associative qui partait en vacances le lendemain. Impossible dans ces conditions de réunir nos adhérents pour qu'ils puissent élaborer collectivement un avis sur le dossier
!

Tous ces manquements à la publicité de la consultation ne sont pas simplement dommageables pour la démocratie, ils invalident totalement le processus.

Je demande donc le report de la consultation.

Pierre Mathon
Secrétaire des « Amis de la Forêt de la Corniche des For
ts »

À suivre.

Corniche des Forts : quand l’État s’apprête à autoriser la destruction d’espèces protégées
Corniche des Forts : quand l’État s’apprête à autoriser la destruction d’espèces protégées
Corniche des Forts : quand l’État s’apprête à autoriser la destruction d’espèces protégées
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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 14:08
L’adjoint au maire EELV de Romainville pète un câble contre les écolos


Cet adjoint au maire EELV a longtemps été responsable du comité des citoyens romainvillois. Comme tel, il a joué – avec les Verts - un rôle important dans l’élection de Corinne Valls à la tête de la municipalité en 2001. Puis il s’est séparé de Corinne Valls et c’est lui qui avait - il y a peu - attiré à juste titre mon attention sur les projets immobiliers qui fleurissaient à Romainville. (Merci de sa vigilance, c’est devenu de pire en pire).**

Depuis, son côté arriviste ayant pris le dessus, il a rejoint EELV et siège dans la municipalité de Corinne Valls. Comme la plupart des politiques, il adore aujourd’hui ce qu’il avait haï la veille.

Mais cela ne lui donne pas le droit de s’en prendre avec cette violence verbale aux écolos et autres citoyens.

Je note que, cette diarrhée verbale de l’adjoint EELV se produit alors que de nombreuses associations et collectifs citoyens, souvent écolos, se créent et se développent à Romainville pour combattre tel ou tel projet immobilier et défendre l’environnement.

Pour en revenir à son envolée oratoire sur FB, et puisqu’il se prend pour le futur César de Romainville, nous dirions qu’il vient de « franchi
r le Rubicon »***.

Mais n’est pas César qui veut …

Pie
rre Mathon

* Il avait, en phase avec la population romainvilloise et l’association ARIVEM, vu l’impasse dans laquelle nous conduisait la réalisation de l’usine de tri mécano-biologique et méthanisation des déchets et avait su animer, avec EELV Romainville, une amorce de débat public.

** Le Rubicon
En janvier 49 avant JC, Jules César franchit le Rubicon avec son armée.

« Petit fleuve côtier d'Italie centrale qui se jette dans l'Adriatique, le Rubicon sépare la Gaule cisalpine, une province romaine ordinaire, du territoire administré en direct par les magistrats romains (la ville de Rome et la péninsule italienne). La loi de Rome interdit à quiconque de franchir ce fleuve avec une armée, sauf autorisation expresse du Sénat.

En traversant sans autorisation le Rubicon avec ses troupes, César viole donc cette loi. Il lance un défi mortel au Sénat qui dirige la République.

Une formule pour la postérité

La traversée du Rubicon nous est racontée par Suétone. L'historien assure qu'au moment de traverser la rivière, Jules César aurait lancé en latin : «Iacta esto alea», ou, selon l'opinion commune, « Alea jacta est » (Le dé est jeté ou Les dés sont jetés).

Il est bien possible que le général se soit en fait exprimé en grec, la langue des élites romaines de l'époque et déclaré : «Anerrifthô Kubos» (Que soit jeté le dé !). » (herodote.net).

*** La nature est dite « férale » lorsqu’il s’agit d’une nature qui résulte d’une évolution spontanée suite à l’abandon d’un terrain après une utilisation humaine

La forêt de la Corniche
La forêt de la Corniche
La forêt de la Corniche
La forêt de la Corniche

La forêt de la Corniche

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 09:59
Romainville, mercredi 29 juillet 2015. Afin de préparer les travaux de remblayage d’une partie des carrières de la future base de loisirs de la Corniche des Forts, du sable vest amené par camions du Val-d’Oise. (LP/AL)
Romainville, mercredi 29 juillet 2015. Afin de préparer les travaux de remblayage d’une partie des carrières de la future base de loisirs de la Corniche des Forts, du sable vest amené par camions du Val-d’Oise. (LP/AL)

Le Parisien du 31 juillet nous informe que le transport, sous l’égide du Conseil régional, par camions du sable, destiné à combler une partie des carrières de Romainville, a commencé en début de semaine.

Bon signe pour ceux qui pensent dans les termes des années passées – avec une touche de bon aloi et de biodiversité – avec gros budget de dépenses publiques (15 millions d’euros pour commencer, alors qu’il n’est prévu de « traiter » qu’un tiers de la surface …).

Plutôt mauvais signe quand on songe qu’avant de basculer dans la fuite en avant productiviste et dépensière, l’entourage du président Huchon, au conseil régional se demandait s’il ne fallait pas rompre avec le modèle dépassé des « bases de loisirs ». Il s’était montré sensible en tout cas à la proposition de « l’association des amis de la Forêt de la Corniche », à savoir un « observatoire populaire de la biodiversité » dont le concept avait été travaillé en tenant compte à la fois du joyau de biodiversité qui se développait depuis 60 ans à Romainville et de la nécessité d’accueillir un grand nombre de personnes dans ce morceau de ville dense et privé de nature.

C’était plus écolo … et moins cher. Double hic ?

L’article du Parisien 93, donc, ce ve
ndredi 31 juillet :

« ROMAINVILLE
30 000 m3 de sable livrés cet été pour combler les carrières de Romainville

ET SI ROMAINVILLE avait aussi sa dune du Pilat ? Depuis le début de la semaine, une vingtaine de camions chargés de sable multiplient les navettes en provenance d’une carrière du Val-d’Oise jusqu’à la rue du Docteur-Vaillant, dans le Bas-Pays, à Romainville. Là, à l’angle de la rue du Trou-Vassou, 3 m de sable jaune ont déjà été entassés sur une butte de terre, à l’une des entrées de ce qui sera dans quelques années la base de loisirs de la Corniche des Forts.

D’ici le 28 août — et la fin des allées et venues des poids lourds — plus de 30 000 m3 de sable auront été apportés ici. Et la dune de sable devrait atteindre… 12 m de haut !

Perché sur son balcon, en face de ce chantier estival, un couple de retraités scrute le va-et-vient des engins. Pourquoi tant de sable, si ce n’est pas pour installer aux abords du bois un Romainville-plage ? « Nous profitons de l’été pour entreposer le sable qui servira plus tard à combler une partie des carrières », explique Tony Dumoulin, géotechnicien et maître d’œuvre du chantier.

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La période de nidification des oiseaux préserv
ée

Le timing de ce premier chantier a été longuement négocié entre la mairie, la région, le département et les associations de défense des animaux qui vivent dans ces bois fermés au public. Pas de passage pendant les périodes scolaires, a exigé la ville. Interdiction de déranger les oiseaux pendant la nidification, ont ordonné les associations. Banco ! Les ouvriers ont donc à peine plus d’un mois pour charrier le sable qui, mélangé à l’eau pour en faire un mortier, sera injecté en début d’année 2016 dans la partie nord des carrières de Romainville. Là, à 40 m sous terre, l’extraction du gypse jusqu’au milieu du XXe siècle a laissé des galeries de 5 m de haut.

Et ensuite ? « Le gros des travaux commencera à ce moment-là, poursuit Tony Dumoulin en scrutant un plan du parc. Nous allons devoir construire une rampe d’accès pour que des véhicules puissent combler une zone encore plus vaste des carrières. » Ce chantier devrait s’étaler sur plus d’un an. Enfin, dans le sud de la zone des carrières de Romainville, destiné à devenir une clairière de la base de loisirs, un revêtement ultra-résistant sera déposé sur le sol. L’ouverture d’une partie de la Corniche des Forts, d’une dizaine d’hectares, est prévue pour 2018.

AURÉLIE LEBELLE »

La dune de sable devrait atteindre 12 mètres de haut d’ici la fin de l’été. (LP/A.L.)

La dune de sable devrait atteindre 12 mètres de haut d’ici la fin de l’été. (LP/A.L.)

La vraie dune du Pilat ...

La vraie dune du Pilat ...

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 15:40
Balade en forêt de la Corniche à Romainville (photos !)

Nos amiEs de Romainville sont allé-e-s se promener en mai dans la forêt (en formation) de la Corniche des Forts (vous savez ces 30 hectares de carrières de gypse qui sont restés « préservés » pendant 60 ans et que des aménageurs veulent absolument aménager à grand frais en base de loisirs (on dit maintenant île de loisirs …) alors que nous proposons simplement d’y faire un observatoire de la diversité).

Solution plus écolo, plus attractive et moins chère.

Bon, en attendant, voici de magnifiques photos de leur balade (Merci Andrezj).

Pierre Mathon

Balade en forêt de la Corniche à Romainville (photos !)
Balade en forêt de la Corniche à Romainville (photos !)
Balade en forêt de la Corniche à Romainville (photos !)
Balade en forêt de la Corniche à Romainville (photos !)
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Balade en forêt de la Corniche à Romainville (photos !)
Balade en forêt de la Corniche à Romainville (photos !)
Balade en forêt de la Corniche à Romainville (photos !)
Balade en forêt de la Corniche à Romainville (photos !)
Balade en forêt de la Corniche à Romainville (photos !)
Balade en forêt de la Corniche à Romainville (photos !)
Balade en forêt de la Corniche à Romainville (photos !)
Balade en forêt de la Corniche à Romainville (photos !)
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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 11:15
Réponses à la question n°4 sur la préservation des 40 hectares de la forêt de la Corniche

Rappel de la question n°4 posée aux candidatEs de gauche et écologistes aux élections départementales de la circonscription Bagnolet-Les Lilas-Romainville :
« Il existe à Romainville un bois d’une quarantaine d’hectares qui, abandonné depuis une soixantaine d’années, a développé, à l’abri des outrages des projets urbains, une biodiversité remarquable. Le projet de base de loisirs de la Corniche des Forts, programmé par la région aurait pour conséquence, en comblant les carrières, d’anéantir cette biodiversité. Êtes-vous prêtES à soutenir les propositions des associations d’environnement pour faire de ce véritable poumon vert de biodiversité un atout ? »

Réponse de Pierre Stoeber candidat EELV (suppléant de 2 titulaires PS, Daniel Guiraud et Corinne Valls, qui n’ont pas daigné répondre) :

« Le nouveau projet d’aménagement de la Corniche des Forts ne me paraissait pas destructeur de la biodiversité, et beaucoup plus respectueux de garder le plus possible en l’état cet ilot vert remarquable. Vos propos disent clairement le contraire et plaident apparemment plus pour la sanctuarisation du site. Ce n’est pas mon point de vue, mais nous partageons une préoccupation, celle de la concertation. Il est regrettable que le public n’ait pas été associé à ces choix. Écouter toutes les parties dans une enquête publique officielle ou pas permettrait de vérifier la justesse du choix technique, l’équilibre entre l’interdiction réservant l’accès à quelques privilégiés, et le développement d’une base de loisirs pas si « durable » que ça : je suis pour effectuer des travaux permettant un accès au site du public, en le limitant et l’encadrant autant que nécessaire. Mais cette visite ne doit pas rester le privilège illégal de quelques-uns, dont vous et
moi ;-) »

Du tac au tac, les visites, que certains d’entre nous ont effectuées, étaient à leurs risques et périls ;-) Le but est évidemment de se rendre compte par nous-mêmes de l’intérêt d’un projet d’observatoire populaire. Dans la situation de cette forêt en formation avec les dangers dus à la présence d’anciennes carrières, un projet qui serait ouvert au grand public obligerait à sécuriser trop d’espaces et donc à les sacrifier dans cette biodiversité remarquable, unique et magique. D’où notre proposition d’observatoire populaire, à savoir que l’incontournable sanctuarisation du site, doit permettre des visites de scolaires, d’étudiants etc. et non pas seulement de quelques environnementalistes triés sur le volet. Nous avons pris acte de l’évolution intervenue entre le premier projet de base de loisirs et le projet actuel, plus ouvert sur la biodiversité, mais nous pensons que la Région doit aller plus loin et remettre fondamentalement en cause son projet initial.


Concernant la position de la maire de Romainville candidate MGS-PS aux élections départementales, nous sommes perplexes, entre la compréhension manifestée par elle par rapport à notre projet d’observatoire populaire lorsque Fabrice Nicolino l’avait rencontrée fin 2011 pour lui présenter le projet de l’association des Amis de la Forêt de la Corniche et les déclarations peu constructives de l’adjoint-au-maire à l’urbanisme de Romainville (ne serait-ce que ce 13 mars lors d’une réunion d’information des associations).

La réponse de Laurent Jamet et Sofia Dauvergne du PCF-Front de
Gauche :

« Nous constatons que la réalisation de cette base, décidée en 1993, a du mal à se concrétiser. Aujourd’hui, il nous paraît nécessaire de réfléchir au sens qu’il conviendrait de donner à cet équipement, qui n’est plus celui qui avait été envisagé en son temps.

Il s’agirait de rechercher un équilibre entre trois composantes :

L’une de « loisirs, de culture et de plein-air » car nous avons besoin résolument de ce type d’espace dans notre département.

Une autre, avec la nécessaire « conservation d’un patrimoine naturel existant » dans le bois abritant des espèces animales et végétales à protéger.

Puis une autre pourrait être traitée en espace écologique et pédagogique.

Ainsi la partie Ouest, voisin du parc départemental pourrait être traité en espace vert en accès libre et pouvant accueillir un espace consacré à des activités de loisirs. Au Nord, les espaces voisins des Bas Pays constituent un lieu idéal pour « un projet ayant un double intérêt écologique et pédagogique ». Le massif forestier pourrait rester en l’état et être entouré d’un sentier de découverte, jalonné de postes d’observation. Il reste une question essentielle, celle de la sécurité du site et donc du comblement pour garder ce poumon vert. Ce qui implique de sécuriser le site (c’est une nécessité) et de construire un projet proche de la nature. »


Rappelons que la future « base de loisirs » (La région dit aujourd’hui « île de loisirs ») s’étendrait sur 64 hectares. En s’appuyant sur ce que le PCF-PdG appelle les « 3 composantes », la fonction « loisirs et culture de plein air » peut être assurée sur les 24 hectares autour du cœur central et le coeur central, les 40 hectares de la forêt en formation pourrait satisfaire les fonctions « conservation d’un patrimoine naturel existant » et « écologique et pédagogique ».


Si rien d’irrémédiable n’est commis, il apparaît qu’un dialogue prometteur peut s’engager entre notre position et celles d’EELV et du PCF-FdeG…


En tout cas, c’est notre espoir et notre volonté au regard de l’intérêt de notre proposition, plus en phase avec les exigences aujourd’hui mieux ressenties de biodiversité. Mais aussi plus en phase avec la nécessité aussi de ne pas gaspiller l’argent public. Nous avons d’ailleurs pu vérifier le bon accueil fait à nos propositions par les décideurs que l’association des Amis de la Forêt de la Corniche des Forts, auprès des décideurs publics que nous avons rencontrés.


Enfin, pour conclure provisoirement (puisqu’il s’agit là encore d’un point fort des associations environnementales du 93), nous republions la réponse de Benjamin Simonet, ex-secrétaire des Amis de la Forêt de la Corniche des Forts, décentralisé depuis quelques mois en province :
« Ce n est pas seulement le fait de procéder au comblement des carrières qui anéantira partiellement le bois et sa biodiversité spécifique (comblement qui aura, nous promet-on, un impact très limité), c est le projet en lui même !
Coupe à blanc d’une franche partie du bois pour nous mettre à la place un pseudo jardin du monde avec un petit coin pour la biodiversité de chaque continent, voilà le projet « ébouriffant et novateur » que nous propose la Région !
Bref, un fric incroyable va être dépensé dans ce projet, sans compter la noria de camions qui va venir polluer un peu plus l’atmosphère de la Seine-Saint-Denis, alors qu'il serait tellement plus simple, économique, écologique et audacieux de laisser tranquille ce phénomène végétal unique, de le valoriser en le sécurisant sur quelques itinéraires, et bien sur d'y protéger avant tout la biodiversité
existante. »


Pierre Mathon

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 21:10
Forêt de la Corniche des Forts : « un fric incroyable … contre la biodiversité »

Voici la réponse d’un écologiste des Lilas à la question n°4 des « cantonales des 22 et 29 mars » que nous avons posée sur la préservation des 40 hectares de la forêt de Romainville.

Notre ami Benjamin Simonet, avant de « se décentraliser » dans le sud-ouest de la France a habité Les Lilas, a été un remarquable secrétaire de l’association des AmiEs de la Forêt de la Corniche des Forts.

Il a adressé, à notre blog Bagnolet en Vert, en commentaire, le texte suivant « en réponse » à la question sur les comblements programmés par la Région des anciennes carrières du bois de Romainville. C’est la quatrième question que nous avons posée aux
candidatEs.


Alors que se tiendra ce vendredi 13 mars après-midi une réunion d’information sur les travaux engagés et programmés, nous publions bien volontiers sur ce blog ce point de vue résolument écologiste que nous partageons. Naturellement.
« Ce n est pas seulement le fait de procéder au comblement des carrières qui anéantira partiellement le bois et sa biodiversité spécifique (comblement qui aura, nous promet-on, un impact très limité), c est le projet en lui même !
Coupe à blanc d’une franche partie du bois pour nous mettre à la place un pseudo jardin du monde avec un petit coin pour la biodiversité de chaque continent, voilà le projet « ébouriffant et novateur » que nous propose la Région !
Bref, un fric incroyable va être dépensé dans ce projet, sans compter la noria de camions qui va venir polluer un peu plus l’atmosphère de la Seine-Saint-Denis, alors qu'il serait tellement plus simple, économique, écologique et audacieux de laisser tranquille ce phénomène végétal unique, de le valoriser en le sécurisant sur quelques itinéraires, et bien sur d'y protéger avant tout la biodiversité exist
ante. »

Pierre Mathon

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 17:56
Forêt de la Corniche des Forts : les associations se mobilisent



La relance par la Région d’un projet de comblement des carrières signifierait la destruction de la biodiversité miraculeuse qui s’est créée dans les anciennes carrières de gypse de Romainville.

Face à ce projet, les associations se mobilisent. Elles se sont réunies autour de l’association des Amis de la Forêt de la Corniche des Forts (qui milite pour la préservation des 40 hectares de cette forêt en formation et la création d’un « observatoire populaire de la biodiversité ») et d’ENVIRONNEMENT 93.

Elles seront présentes ce vendredi 13 en mairie de Romainville lors d’une réunion organisé par le syndicat mixte de la Base des Loisirs de la Corniche
des Forts.

À suivre.
Pierre Math
on

Dans la forêt de la Corniche des Forts en avril 2014
Dans la forêt de la Corniche des Forts en avril 2014
Dans la forêt de la Corniche des Forts en avril 2014

Dans la forêt de la Corniche des Forts en avril 2014

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