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  • : Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet
  • : Ce blog de Bagnolet en Vert- L'Ecologie à Bagnolet est à votre disposition pour vous informer quotidiennement de l'écologie politique et du travail de Pierre MATHON et d'Hélène ZANIER et de leurs amis.
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L'éditorial du blog

planete_bleur_belle_fond_vert.jpg                                                           

Ce blog «Bagnolet en Vert» est le blog d’Hélène Zanier, de Pierre Mathon et de leurs amiEs. Aujourd’hui militantEs associati -fs –ves (à « Bagnolet Ecologie » et Environnement 93, Jardins partagés, « l’Association des Bagnoletais contre la Dette », Romeurope, RESF, Russie-Libertés, Murs-À-Pêches, etc.), après avoir été élus (régionaux, municipaux) et responsables du parti Les Verts, nous entendons contribuer à l’avancée des idées et des projets écologistes.

Penser et agir, globalement et localement, telle est la devise de notre blog écolo,  Vert et ouvert, militant et d’éducation populaire, libre, bagnoletais, intercommunal et planétaire.

Hélène Zanier et Pierre Mathon

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En Vert et avec tous !

Vous pouvez compter sur 

Pierre MATHON
et toute l'équipe de
BAGNOLET EN VERT


* pour l’environnement et le développement durable, 
* pour la démocratie, la citoyenneté et la laïcité,
 
* pour la solidarité et l’égalité des droits, 
* pour l’école, l’éducation et la culture, 
* pour un urbanisme de qualité

 
En Vert et avec tous                                            

AGENDA

BONNE ANNEE 2015 !

 

Mardi 3 février à 20h30 conseil de quartier de la Dhuys à l'école Joliot-Curie

 

Mercredi 4 février à 19h atelier participatif sur la ZAC Benoit Hure : les espaces extérieurs  et l'occupation de la mairie historique

 

Jeudi 5 février 19h30 salle P et M Curie conseil de quartier des Malassis

 

PETITIONS

Réaction aux propos intégristes d'un élu de la majorité municipale de Bagnolet : pour le droit des femmes à disposer de leur corps

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_maire_de_Bagnolet_defense_du_droit_des_femmes_a_disposer_de_leur_corps/?sMpnibb

 

« Monsieur le Maire de Bagnolet: Nous vous appelons à créer une maison de quartier et citoyenne dans le quartier de la Dhuys»

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_Maire_de_Bagnolet_Nous_vous_appelons_a_creer_une_maison_de_quartier_et_citoyenne/?tUmsDgb

 

Pour que cesse l'acharnement juridique contre la confédération paysanne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-acharnement-conf-865.html

 



 

 

 

 

 

 

 


 

31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 10:21
Les rats à Paris

Une tribune fort intéressante du 28 décembre 2016 parue dans Libération sur les rats à Paris*. Eh oui il n'y a pas qu'à Bagnolet** …

La question des animaux en ville – autres que les humains - est enfin abordée scientifiquement. Cela tord le cou aux vieilles idées reçues obscurantistes, moyennâgeuses.

« Faut-il tuer ces rats que Paris ne saurait voir ?


Par Philippe Reigné, Agrégé des facultés de droit, professeur du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) — 28 décembre 2016

On s’acharne contre ceux que l’on appelle des animaux «liminaires». Ni domestiques ni sauvages, ils vivent avec nous en ville. Mais pourquoi l’espace urbain serait-il réservé aux êtres humains ?


Le 28 septembre, le Conseil de Paris a adopté le vœu qu’«un groupe de travail sur le sujet des animaux en ville soit créé», considérant «le souci de notre municipalité pour la condition animale et les actions qu’elle a déjà engagées en ce sens». Il est cependant difficile, avec la meilleure volonté du monde, de classer, parmi «les actions déjà engagées», les plans de dératisation que, régulièrement, les services municipaux mettent en œuvre afin de lutter contre la «prolifération» des rongeurs dans Paris…

Le plan d’action en cours, lancé le 8 décembre, a été rendu public par un communiqué officiel annonçant la fermeture de plusieurs squares et invitant à signaler la présence de rats. Pour la première fois, ce me semble, ces mesures suscitent la polémique ; leur pertinence est contestée par Jean-Paul Richier, psychiatre et praticien hospitalier ; une pétition a été lancée à l’initiative de Jo Benchetrit, psychologue clinicienne, demandant l’arrêt immédiat des opérations de dératisation, aussi bien à Paris qu’à Marseille, elle a recueilli plus de 20 000 signatures.

Cette polémique n’est pas seulement due à la maladresse du docteur Georges Salines, chef des services parisiens de santé environnementale, qui, interrogé par le Parisien, affirme : «Les rats sont une menace sanitaire réelle. Il n’y a pas de risque de maladie ou de peste… Que les Parisiens se rassurent.» Se rendant sans doute compte du caractère contradictoire de ses propos, le docteur Salines ajoute dans la même interview que «ce sont des problèmes de propreté ainsi qu’un réel désagrément visuel et psychologique», formulant une opinion purement subjective étrangère à ses fonctions et à sa qualité de médecin.

En réalité, l’acharnement parisien contre les rats, commun à de nombreuses autres municipalités, tient à ce que ceux-ci sont des animaux liminaires.

Nous devons à Sue Donaldson et à Will Kymlicka, connus l’une pour ses études sur les droits des animaux, l’autre pour ses travaux sur le multiculturalisme, d’avoir remis en cause la distinction binaire entre les animaux domestiques et les animaux sauvages en définissant une troisième catégorie, celle des animaux «liminaires». Dans Zoopolis, dont la traduction française vient de paraître aux éditions Alma, les deux philosophes observent qu’il existe «une grande variété d’espèces non domestiques qui se sont adaptées aux espaces habités par les humains», soit que ces animaux trouvent quelque avantage à vivre parmi nous (nourriture, abri, protection contre les prédateurs, etc.), soit que nous ayons occupé, encerclé ou détruit leur habitat naturel.

Prisonniers de la distinction que nous avons établie entre les animaux domestiques et les animaux sauvages, nous considérons que les animaux sauvages doivent vivre dans la nature sauvage et traitons les animaux liminaires comme des intrus. «Comme ils ne font pas partie de notre société, nous sommes persuadés de pouvoir éliminer en toute impunité ces prétendus nuisibles par des méthodes semblables à celles du nettoyage ethnique», accusent Donaldson et Kymlicka, dans des pages où le traité de philosophie politique qu’est Zoopolis se sublime en un remarquable plaidoyer.

Les rats ne sont d’ailleurs pas les seuls animaux à subir la violence aveugle des services municipaux ; les lapins, qui avaient fait garenne sur le terre-plein central aménagé devant le Palais des congrès de Paris, ont disparu depuis plusieurs années déjà ; leurs congénères établis à quelques centaines de mètres de là, sur le rond-point de la place du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, ont connu le même sort.

Plus récemment est venu le tour des lapins ayant élu domicile devant la façade nord de l’Hôtel des Invalides, à quelques pas du tombeau de l’empereur.

Le docteur Salines rappelle aussi aux lecteurs du Parisien «qu’il ne faut pas donner de nourriture aux pigeons, qui partagent les mêmes terrains de jeu que les rats», illustrant involontairement les travaux du sociologue américain Colin Jerolmack. Celui-ci, dans un article intitulé «Comment les pigeons sont devenus des rats», montre que la dégradation de l’image des pigeons au cours du XXe siècle aux Etats-Unis et en Angleterre est la conséquence de la redéfinition progressive de l’espace urbain en un domaine réservé aux êtres humains ; encore perçus comme des oiseaux innocents au XIXe siècle, les pigeons finissent par recevoir, dans les années 60, la qualification de «rats avec des ailes», soulignant leur prétendue saleté au-delà de toute menace de maladie.

Les risques sanitaires, les «problèmes de propreté» et les «désagréments psychologiques» invoqués par le chef du service parisien de santé environnementale sont autant de mauvais prétextes à l’exclusion des rats, avec ou sans ailes, des parcs et des jardins parisiens, «terrains» de jeu que quelques fonctionnaires municipaux prétendent limiter aux êtres humains que nous sommes.

Le temple de Karni Mata à Deshnok, au Rajasthan, abrite plus de vingt mille rats, manifestations des conteurs et poètes ramenés à la vie sous cette forme par Karni, mystique du XIVe siècle, avec la permission de Yama, dieu de la mort. La nourriture et les boissons goûtées par les rats sont «bénies» ; aussi les fidèles trempent-ils leurs doigts dans les bols de lait donnés aux rats, avant de les lécher en signe de communion divine. De mémoire humaine, la ville de Deshnok n’a pourtant jamais connu d’épidémie dont le temple de Karni Mata aurait été le foyer…

Les auteurs de Zoopolis relèvent que les animaux liminaires «n’ont pas la possibilité (en tant qu’individus) de retourner vivre dans la nature sauvage, ils font donc partie de nos sociétés, et nous ne pouvons pas légitimement les en exclure». Il est en effet absurde de penser que les lapins des Invalides pourraient, si l’envie leur en prenait, traverser Paris et rejoindre les garennes du bois de Boulogne ou du bois de Vincennes qui, peut-être, abritaient leurs ancêtres. Sue Donaldson et Will Kymlicka remarquent en outre que les animaux liminaires «sont confrontés à des dynamiques d’exclusion et d’occultation similaires à celles qui affectent les résidents humains». Les uns et les autres sont généralement sommés de choisir entre être «dedans ou dehors», entre le statut de citoyen et celui d’étranger pour les humains, entre la domestication et l’expulsion, voire l’abattage pour les animaux.

Les clôtures antimigrants installées par la Hongrie à ses frontières serbe et croate en 2015 font ainsi écho aux barrières à lapins, d’une longueur totale de 3 000 kilomètres, que l’Australie fit élever sur son territoire au début du XXe siècle, afin de protéger avant tout les intérêts économiques de ses éleveurs et agriculteurs, établis pour la plupart sur des terres confisquées aux aborigènes.

Les lointains descendants des lapins européens introduits sur le continent australien par les colons britanniques, il y a plus d’un siècle et demi, sont d’ailleurs toujours considérés comme des envahisseurs. L’espèce, pour les animaux liminaires, joue donc un rôle semblable à celui de la race pour les humains immigrés ; elle délégitime la succession des générations sur un même sol.

La Mairie de Paris fait des efforts considérables (et louables) afin d’améliorer l’accueil des migrants humains ; elle s’emploie au contraire à refouler ou à exterminer les animaux liminaires que son territoire abrite. Un jumelage ou un pacte d’amitié entre Paris et Deshnok permettrait-il de mettre un terme à cette politique incohérente, au bénéfice des animaux liminaires ?

Il est permis de le penser, alors, de surcroît, que les abords du temple de Karni Mata accueillent… de très nombreux pigeons ! Un jumelage entre les villes de Paris et Deshnok, décidément, s’impose. »
 

* http://www.liberation.fr/debats/2016/12/28/faut-il-tuer-ces-rats-que-paris-ne-saurait-voir_1537886

** Trois articles (de novembre 2011, janvier2015 et décembre 2016, parus sur le blog « Bagnolet en Vert » :
1- http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/article-mise-en-cause-des-methodes-de-deratisation-a-bagnolet-90563155.html
2- http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/article-rats-le-bol-quels-produits-employes-125347229.html

3- http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/2016/12/et-si-le-rat-etait-un-animal-utile-a-l-homme.html

 

Hélène Zanier

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 08:51
Quand Hollande, cédant à la facilité, reprend l'abattage des bouquetins du Bargy

Communiqué de France Nature Environnement du 19 septembre 2016 :

« Reprise de l'abattage des bouquetins du Bargy : Mr. le Président, ne cédez pas à la facilité !

François Hollande cède-t-il aux pressions de la FNSEA, premier lobby agricole de France ? Son cabinet aurait ordonné à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) de procéder à l’élimination de tous les bouquetins survivants, passant au-dessus de la tête de ses ministres, les faisant ainsi renier leurs engagements du 12 mai 2016. S’agit-il de sécuriser l’électorat agricole en vue des présidentielles de 2017 au détriment de la biodiversité française ?

Des instructions ministérielles écrites, claires et équilibrées avaient pourtant été données au préfet de Haute-Savoie en mai dernier par Stéphane Le Foll, Ségolène Royal et Barbara Pompili. Elles s’appuyaient sur l’expertise des spécialistes de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) préconisant de combiner l'euthanasie sélective de tous les bouquetins reconnus séropositifs et la vaccination des animaux sains. Une option certes de long terme mais la plus sûre pour la résolution de l’épizootie de brucellose sur le massif du Bargy. Depuis, les deux établissements publics, l’ONCFS et l’Anses ont travaillé étroitement tout l’été pour mettre en place un protocole de vaccination. Ce revirement de situation, contraire à l’avis scientifique, risque de remettre en cause durablement la sortie de crise et d’enliser définitivement le conflit entre éleveurs et protecteurs de la nature.

A ce jour, plus de 430 bouquetins ont été abattus dans le massif, dont une forte proportion d'animaux sains. Il y a eu un seul cas de brucellose en 17 ans - pour lequel la responsabilité des bouquetins n’est pas établie - et le risque de transmission de cette infection est nul ou quasi-nul pour tous les experts qui se sont penchés sur la question. Ils ont également affirmé que les tentatives d’abattages massifs et indiscriminés se solderaient probablement par la dissémination de la maladie sur les massifs avoisinants, risquant d’aggraver la situation.

Pour les associations : « Monsieur le Président, ne cédez pas à la facilité ! Si cette décision devait être confirmée, ce sont des années de travail des acteurs locaux pour une cohabitation apaisée entre la faune sauvage et le pastoralisme dans nos montagnes qui seraient anéanties ». La préservation des 200 bouquetins sains qui restent sur le massif du Bargy constitue un objectif de cohérence de préservation du capital nature de la France et pas seulement pour ceux qui militent comme la FRAPNA, FNE, Humanité et Biodiversité, l’ASPAS et la LPO. »

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 08:36
« Le renard et le blaireau, deux animaux mal-aimés à réhabiliter d’urgence »

Si les espèces menacées bénéficient de mesures de protection, d’autres continuent à faire l’objet de persécutions toute l’année, pour des raisons souvent fallacieuses. Alors que la période de chasse vient de s’ouvrir, France Nature Environnement fait un focus sur le renard et le blaireau, deux mammifères sauvages victimes de leur mauvaise réputation, et appelle à reconsidérer leur place au sein de notre patrimoine naturel.

Communiqué du 13 septembre 2016 de France Nature Environnrmrnt :

« Le renard et le blaireau, deux animaux mal-aimés à réhabiliter d’urgence

Le renard : un auxiliaire de l’agriculture

Le renard européen est un carnivore de la famille des canidés, cousin du chien domestique. Ses proies principales sont les petits rongeurs, campagnols et mulots. Le renard est donc un allié des agriculteurs. Un seul individu peut consommer plusieurs milliers de rongeurs par an ! Pourtant, en France, le renard est une espèce gibier, chassable de septembre à mars, au fusil ou par chasse à courre et il est même considéré comme espèce « nuisible », ce qui autorise à le détruire toute l’année en utilisant des pièges. Au total, plus de 500 000 renards sont tués chaque année. Pourquoi un tel acharnement ? Ce n’est pas pour le consommer, ni pour vendre sa peau. Les chasseurs voient en lui un concurrent qui prélève du gibier. Mais les faisans d’élevage lâchés pour la chasse, incapables de se défendre, n’ont aucune chance de survie dans la nature ! En réalité, le renard est un maillon indispensable dans les écosystèmes où il jour le rôle de régulateur des petits rongeurs et d’équarisseur naturel. Ses effectifs s’auto-régulent sans que l’homme ait besoin d’intervenir. Ce sont au contraire les destructions aveugles qui perturbent et déstructurent les populations de renards.

Le blaireau : une espèce discrète et méconnue
La vie nocturne du blaireau a longtemps valu une mauvaise réputation à cet animal paisible qui se nourrit principalement de petits invertébrés et de végétaux. Alors qu’il est protégé dans plusieurs pays d’Europe, en France c’est l’espèce qui subit la plus longue période de chasse : du 15 mai au 15 janvier. La vénerie sous terre consiste à acculer l’animal dans son terrier et à l’en sortir en creusant avec des pelles pour le saisir à l’aide de pinces et le tuer. Ce mode de chasse, particulièrement cruel, endommage les terriers et provoque un stress important chez les animaux. De plus, à la mi-mai, les jeunes blaireaux ne sont pas encore émancipés. Cette chasse ne répond à aucune nécessité, puisque le blaireau est une espèce peu prolifique, qui est incapable de pulluler. Le blaireau est aussi détruit toute l’année, bien qu’il ne soit pas classé « nuisible », car on l’accuse d’être porteur de la tuberculose bovine. Ls campagnes de destruction n’ont jamais permis d’éradiquer la maladie. La solution passe par des mesures sanitaire strictes et le suivi des élevages.

Alors, n’est-il pas urgent de réhabiliter le renard et le blaireau ? Loin d’être des « nuisibles » à pourchasser et à détruire, ce sont des animaux beaux et utiles. Comme les autres animaux sauvages, le renard et le blaireau méritent que l’homme les respecte et s’attache à préserver notre précieuse et fragile biodiversité. Alors que la loi biodiversité vient d’être adoptée, il est temps d’entreprendre une démarche humaniste et responsable.

France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l´environnement. C´est la porte-parole d´un mouvement de 3500 associations (dont Bagnolet Écologie), regroupées au sein de 74 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. France Nature Environnement, partout où la nature a besoin de nous.www.fne.asso.fr »

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 08:59
Ollé !, la corrida définitivement radiée du patrimoine immatériel de la France

Le Conseil d'État vient de rejeter le pourvoi de deux organisations pro-corrida, qui contestaient la décision de la cour administrative de Paris de radier cette pratique de l'inventaire du Patrimoine immatériel de la France. « Le pourvoi de l'Observatoire national des cultures taurines et de l'Union des villes taurines de France est rejeté », indique une décision du Conseil d'Etat du 27 juillet.


Rappel : l'association des villes taurines et l'Observatoire national des cultures taurines avaient obtenu en 2011 l'inscription de la corrida à l'inventaire du Patrimoine immatériel, mais cette décision avait été infirmée en juin 2015 par la cour d’appel, sur appel deux associations CRAC Europe (comité radicalement anti-corrida) et à l'association Droits des Animaux.

La décision est définitive.

Le CRAC Europe et Droit des animaux déclarent dans un communiqué : « Ce fut un long combat: cinq ans de lutte acharnée pour obtenir une évidence, la corrida, séance de torture et d'agonie, n'a rien à faire avec les parfums de Grasse et la tarte Tatin3

Il reste maintenant à obtenir l’interdiction en France de la corrida.

L'inventaire français du patrimoine immatériel comprend quelque 300 pratiques dont la fauconnerie, le compagnonnage, la dentelle au point d'Alençon, le maloya (musique traditionnelle de la Réunion) ou le trac
é de la charpente française.

Pierre Mathon

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 10:05
« Enfin un pas pour sauver l'ours brun des Pyrénées ! »

« Enfin un pas pour sauver l'ours brun des Pyrénées !

Le Comité de Massif des Pyrénées, rassemblant les acteurs de la chaîne des Pyrénées, s’est prononcé ce vendredi 1er juillet 2016 à 50 % des voix en faveur d'un renforcement minimum du noyau occidental d'ours des Pyrénées, dans le cadre du volet Ours brun de la Stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité.

vendredi 01 juillet 2016

Après 6 ans d’attente et de tergiversations pour répondre à la commande du Ministère de l’Environnement passée en 2010, cet avis est un pas déterminant vers le lâcher d’une femelle en Béarn afin d’éviter l’extinction du noyau historique de présence de l’ours.
L’expression favorable d’élus en faveur de ce renforcement dénote une forte évolution des mentalités et de l’acceptation de l’ours sur le terrain.

Les associations de la coordination CAP OURS ne peuvent qu’approuver cette attitude, même si elles souhaitaient que le comité se prononce en faveur de l’hypothèse proposée par le groupe de travail réuni à cet effet au cours du printemps 2014 : à savoir, renforcer les deux noyaux pyrénéens de la population, conformément aux conclusions de l’expertise scientifique réalisée par le Muséum National d’Histoire naturelle en 2013.

Néanmoins, CAP OURS considère l’approbation du renforcement d’une femelle en Béarn comme un premier pas significatif qui, pour être efficace, devra être suivi par d’autres afin d’atteindre une population viable d’ours bruns dans le massif pyrénéen.

CAP OURS demande maintenant au Ministère de l’Environnement de prendre ses responsabilités et d'adopter un Plan de conservation et de restauration de la population d’ours bruns dans les Pyrénées, dont le volet "Ours" proposé initialement par le groupe de travail du Comité de Massif constituerait une bonne base.

Ce Plan devra prévoir des renforcements, de pérenniser les mesures d’accompagnement en matière de pastoralisme, et d'amplifier la sensibilisation du public et la promotion du tourisme et de produits locaux, grâce à l’image de l’ours.

La restauration de la biodiversité doit être un engagement fort du Gouvernement. Après des années d’immobilisme sur cette espèce, cet avis du comité de massif permet maintenant au gouvernement de passer aux actes.

Les associations membres de Cap Ours :
Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature Midi-Pyrénées, Pays de l’Ours-ADET, Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France. »

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 12:29
Pour le respect de la directive oiseaux

Un communiqué de France Nature Environnement du 8 juin 2016 :


« Non-respect de la directive oiseaux : Le ministère de l’environnement sanctionné pour la huitième fois par le conseil d’état français !

Saisi par France Nature Environnement, la LPO et Humanité et Biodiversité, le Conseil d’État vient d’annuler une circulaire de la ministre de l’environnement qui autorisait les chasseurs à chasser les oies au-delà de la fermeture de leur chasse, fixée au 31 janvier 2015.Biodiversité

A sept reprises déjà le Conseil d’Etat a annulé les arrêtés ministériels prolongeant la chasse au-delà du 31 janvier, rappelant que la chasse en février, qui affecte des oiseaux en migration prénuptiale, est contraire à la directive européenne « Oiseaux » et à la loi française qui imposent la protection complète des oiseaux en période de reproduction.

Après avoir tout essayé ces dernières années pour contourner la réglementation, jusqu’à prétexter des prélèvements à fins scientifiques, le ministère en charge de l’environnement a de nouveau innové : le 28 janvier 2015, sachant qu’un nouvel arrêté serait immanquablement censuré par la justice, la ministre de l’environnement a écrit au directeur de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et à tous les préfets pour leur confirmer que la chasse serait bien fermée au 31 janvier, mais qu’il ne faudrait pas verbaliser les chasseurs en infraction entre le 1er et le 9 février !

Choquées par cette officialisation du braconnage, nos associations ont aussitôt contesté cette circulaire devant le Conseil d’Etat. Il vient de leur donner raison pour la huitième fois. Officialiser le braconnage n’est pas compatible avec un État de droit. Pourtant, cette année encore, la ministre de l’environnement a donné des consignes verbales pour que les chasseurs d’oies ne soient pas verbalisés en février. Imaginerait-on de telles pratiques pour la santé, la sécurité… et qu’arriverait-il en cas d’accident de chasse ? C’est d’autant plus choquant lorsque l’État français prétend être exemplaire pour la conservation de la biodiversité.

France Nature Environnement, la LPO et Humanité et Biodiversité sont satisfaites de cette décision et attendent de l’Etat qu’il prenne ses responsabilités en faisant enfin appliquer la loi sur le terrain en mettant un terme au braconnage, notamment des oies.

France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l'environnement. C'est la porte-parole d'un mouvement de 3000 associations (dont Bagnolet Écologie. Ndlr), regroupées au sein de 80 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. Retrouvez-nous sur fne.asso.fr, Facebook et Twitter (@FNEasso). »

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 14:36
Père courage (ou le cygne du parc de la Courneuve-Georges Valbon)

En voyant cette photo, on pense "naturellement" à une maman cygne promenant paisiblement son petit cygnon.

Cette scène se passe sur le lac du parc de La Courneuve ce dimanche 29 mai 2016.

Malheureusement, la réalité de ce spectacle est bien plus triste.

En effet, après avoir couvé ses sept œufs, un couple de cygnes (unis pour la vie) a vu naître ses sept cygnons... Malheureusement, leur bonheur n'a pas duré longtemps. La famille cygne a été victime d'une agression sauvage de la part d'un abruti, il y a une dizaine de jours - juste après la naissance des jeunes -, qui a lancé son molosse pour se repaître d'un spectacle de tuerie.

La femelle a péri sous les crocs de cette "arme" avec quatre de ses petits. Aujourd'hui le papa s'acquitte seul de l'éducation et de la survie du dernier survivant... Quel gâchis !

Une plainte a été déposée par la direction du parc et par la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux).

Malheureusement, comme souvent, il est impossible de retrouver le coupable qui pourra ainsi sévir à nouveau ... faute de témoins qui … témoignent.

Il apparaît également que cet immense parc soufre d'un manque criant de gardiens ... ce qui n'arrange rien évidemment.

Hélène Z
anier

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 15:45
Poules en batterie : une vidéo de L214 contraint Matines à reculer

Il est question ici de souffrance animale ! On ne dira jamais assez le mérite des militantEs de la cause animale et tout particulièrement de L214.

Le Parisien.fr du 25
mai 2016 :
« Vidéo-choc : Matines rompt avec l'élevage de poules dénoncé par L214

La marque d'œufs Matines va cesser de s'approvisionner dans l’élevage de poules de l’Ain incriminé par une vidéo de l’association L214 pour ses conditions « alarmantes », a annoncé mercredi son directeur qualité.


«Nous avons pris la décision de stopper les approvisionnements venant de cet élevage. Il n'y a pas un œuf qui sera conditionné en provenance de cet éleveur» à partir d'aujourd'hui, a expliqué David Cassin. Des mesures de «retrait en magasin des œufs déjà commercialisés» vont également être prises, a-t-il précisé, sans être en mesure de détailler le nombre et l'emplacement des supermarchés concernés.

La marque Matines appartient au groupe Avril, prés
idé par Xavier Beulin, patron du 1er syndicat agricole la FNSEA. Matines, qui dispose d'une «politique d'approvisionnement extrêmement stricte», prend «très au sérieux» l'affaire.


Un audit réalisé en novembre 2015 par la marque dans l'élevage mis en cause, près de Châlons-sur-Saône, avait «mis au jour un certain nombre de manquements, mais en aucun cas à la hauteur de ceux montrés dans la vidéo de L214», a expliqué David Cassin. Une «demande de plan d'action» avait été adressée à l'éleveur à la suite de cet audit.

Matines réalise une fois par an des audits chez ses fournisseurs en œufs, qui peuvent être complétés par des audits menés par les distributeurs. La marque vend 1,5 milliard d'œufs par an, soit 10% de parts du marché français. Les distri
buteurs Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché et Super U, qui vendent la marque Matines dans leurs supermarchés, n'avaient pas encore réagi en fin de matinée.

Tournées selon L214 en avril dans le Gaec du Perrat à Chaleins, les images montrent des poules déplumées, une prolifération de poux, d'asticots, des cadavres de volailles en état de décomposition avancée gisant dans des cages, des accumulations de
fiente. http://www.leparisien.fr/societe/video-choc-matines-rompt-avec-l-elevage-de-poules-denonce-par-l214-25-05-2016-5828413.php »


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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 11:17
Retour du loup en France : les associations dénoncent la mauvaise gestion du dossier par l’État

Le 17 mai 2016, France Nature Environnement,, Humanité & Biodiversité et WWF France sont conviés avec d'autres participants à une «réunion d’information et de concertation sur le loup». Une dénomination technique qui cache une énième réunion du Groupe national loup, groupe auquel les associations ont suspendu leur participation depuis 2014.

mardi 17 mai 2016


FNE, Humanité & Biodiversité, WWF France et la LPO ne participeront pas à cette réunion parce que :

- notre expérience témoigne de l’inutilité dans le contexte présent de notre participation à ces réunions, sinon à cautionner des décisions prises dans d'autres lieux, sans concertation et dans un sens défavorable à une coexistence pérenne avec l'espèce
- le groupe de travail prospectif sur les conditions de cette coexistence, demandé depuis 10 ans et décidé lors de l’élaboration du plan loup 2013-2017, n’a toujours pas été mis en place trois ans plus tard (alors que le besoin d'élaborer des solutions pérennes et de sortir d'une gestion au fil de l'eau n'a jamais été aussi manifeste)
- les déclarations et actions ministérielles remettent en cause le statut protégé de l’espèce, notamment par son contingentement, numérique et géographique, avec une nette amplification depuis 2 ans, en autorisant notamment le tir de loups par les chasseurs lors de chasses ordinaires
- le gouvernement laisse croire que l’abandon de ce statut d’espèce protégée serait une solution alors qu’il correspond à la nécessité présente en l'état de développement de l'espèce, tout en permettant des dérogations
- loin de pacifier le débat, condition sine qua non à l’émergence de conditions favorables à la cohabitation, la politique actuelle du gouvernement ne fait que renforcer les demandes démagogiques des opposants les plus farouches à la coexistence, avec une surenchère dans les déclarations
- le président du groupe national loup, M. Christophe Castaner, a déclaré à la presse en janvier dernier, « assume(r) que les ONG quittent la table du GNL », démontrant une singulière compréhension de l'importance du dialogue
- aucune des associations n’a été reçue par la ministre de l’environnement qui a rencontré de façon répétée des responsables professionnels agricoles.

Ne constatant aucun signal ministériel, ni aucune décision concrète montrant une inflexion de cette politique à courte vue, FNE, WWF France, Humanité & Biodiversité et la LPO ne donneront pas suite à cette invitation. Si la coexistence avec le loup n’est pas facile, ni se décrète pas, elle ne se construit qu'avec une volonté et des politiques de long terme, absentes pour l'heure. Nos associations poursuivront leur investissement dans ce sens.

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 11:12
Conservation de l'ours brun dans les Pyrénées : toujours pas de décision

Le Comité de Massif des Pyrénées devait se prononcer hier jeudi 12 mai 2016 sur le volet Ours brun de la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la Biodiversité. Une fois encore ce point a été retiré de l’ordre du jour.

mardi 17 mai 2016

Voulant être impliqué dans les décisions concernant la restauration de la population d'ours dans les Pyrénées, le Comité de Massif des Pyrénées s’est vu confier en 2010, par le ministère de l’Ecologie, le travail d’élaboration du volet Ours brun de la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la Biodiversité.
Après 6 ans d’attente et de tergiversations, de report en report sous des prétextes divers et variés, l’espoir était grand de disposer enfin d’une stratégie pour sauver l’ours des Pyrénées.
Mais une fois encore, le comité de massif reporte l’examen du volet Ours au motif que certains élus n’ont pas eu le temps de s’approprier le dossier et remet sa décision au 1er juillet prochain. Alors même qu’il y a eu une réunion d’information spécifique le 12 Avril 2016 à destination des nouveaux élus.
Les associations de CAP Ours dénoncent ce nouveau report et prennent note de l'échéance annoncée, qui doit permettre aux élus de prendre enfin leurs responsabilités, la situation actuelle étant pour cette instance aussi absurde que ridicule.
Les associations de CAP Ours rappellent que sans renforcement à court terme, il sera impossible de maintenir le noyau occidental qui ne compte plus que 2 mâles et bien difficile d’apporter de la diversité génétique au noyau central qui bien qu’en phase de restauration, a encore besoin de l’introduction de nouveaux individus comme le confirme l'avis des experts du Museum National d'Histoire Naturelle.

France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l'environnement (dont bagnolet cologie. Ndlr). C'est la porte-parole d'un mouvement de 3000 associations, regroupées au sein de 80 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. Retrouvez-nous sur fne.asso.fr, Facebook et Twitter (@FNEasso).


Les associations membres de CAP Ours :

Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois(CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature Midi-Pyrénées, Pays de l’Ours-ADET, Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France

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